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Syndrome du Stress Post-Harpies

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Virgile d'Espérandieu

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Alliance • Vampire



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MessageSujet: Syndrome du Stress Post-Harpies Ven 13 Avr - 15:42

— Je suis juste soulagé que tu ailles bien. Et que ce soit fini.

Techniquement, ça ne répondait pas tout à fait à la question de Kylian et, au fond, Virgile lui en voulait bien. Un peu. Le comportement de Kylian et de Jesse l’avait agacé, particulièrement dans des circonstances si dangereuses, et toute cette petite aventure lui laissait un goût amer. Rationnellement, il savait certes qu’il était parfaitement naturel que deux garçons aussi jeunes, dans une situation de rivalité, se laissent aller à une hostilité un peu primaire, qu’il était désormais beaucoup trop vieux pour pouvoir vraiment comprendre, mais, la fatigue aidant, la raison ne suffisait pas à lui faire fermer les yeux.

La berline démarra et s’éloignait de l’entrepôt qu’un incendie commençait à ravager. Il détruirait des preuves importantes et ferait gagner un temps précieux à l’Alliance, quand viendrait le moment d’étouffer l’affaire. Plus le temps passait, plus Virgile se demandait si l’organisation n’aurait pas dû se pencher sérieusement sur le cas des Frères. Les méthodes de Declan, la profonde détresse psychologique qu’il avait sentie chez Jesse comme chez Kylian, tout lui soufflait que ce groupe de fanatiques était une menace beaucoup plus considérable à la paix civile que n’importe quel clan de vampires ou n’importe quelle meute de loups.

Le trajet l’aida à digérer ses émotions de la soirée. La vague colère froide, mêlée de frustration, avait cédé la place à une lassitude mélancolique et, quand la voiture se fut rangée dans le garage de son loft, ce fut finalement avec douceur qu’il caressa la joue de son Infant et murmura :

— On est à la maison, Kylian.

Ils descendirent de voiture et, sans attendre, Virgile se dévêtit, sauf son boxer : sa tenue couverte de sang, de rouille, de suie, de poussière, d’huile, de Dieu seul savait quoi encore, était au-delà des aptitudes même du meilleur des pressing. Il aida Kylian à en faire de même et fourra leurs vêtements dans la benne à ordures avant de gagner ses appartements proprement dits. A la lumière du séjour, il considéra le corps dénudé de son protégé et examina les blessures. Les harpies ne l’avaient pas épargné mais la régénération avait déjà commencé.

— Ça devrait aller. Boire te fera du bien et ensuite une douche, pour que les plaies se referment plus vite, et correctement.

Lui-même paraissait avoir été relativement épargné par les combats, sauf une mine fatiguée, mais l’avantage de cinq siècles lui donnait une vitesse incommensurable à celle d’un jeune vampire, et c’était toujours, sur le terrain, un atout très précieux. Kylian se retrouva en tout cas très vite avec un grand verre de sang dans la main, alors que Virgile se perchait sur un tabouret du petit bar qui séparait la cuisine du vaste salon.

— Ce n’est pas une circonstance exceptionnelle. Enfin, si, mais pas unique. Il arrive de temps en temps qu’un vampire se prenne la fantaisie de lever une armée. Conquérir le monde ou quelque chose comme ça. C’est une perversion profonde du lien qui unit l’Infant et son Sire, et qui devrait être particulier, personnel, pas… Utilitaire.

Cette leçon de chose avait d’ailleurs un but bien précis. L’heure n’était pas à l’édification.

— Tu es le seul avec qui je l’ai jamais fait, en cinq siècles. Et quoique puisse en penser Declan. Ou n’importe qui d’autre. Quoiqu’ils puissent en dire. Toi, tu es unique dans l’histoire de mon existence. Tu es ce que j’ai de plus cher. Et je suppose que je peux comprendre que tu aies l’impression d’avoir tout perdu dans ta vie, mais...

Il haussa les épaules sans finir sa phrase. Il avait eu l’impression d’être un lot de consolation dans la vie de Kylian. Un ersatz qui remplaçait ce que celui-ci avait pu connaître à Declan, même si, de toute évidence, le tempérament du Frère et celui du vampire n’avaient pas grand-chose de comparable. C’était cette idée cruelle surtout qui le travaillait, ce soir-là.

— Enfin bref, conclut-il d’une voix triste, avant de vider son verre d’un trait. Je vais prendre une douche.

Difficile de dire s’il s’agissait d’une invitation ou d’une excuse pour s’isoler un moment.
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Kylian Byrne

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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Ven 13 Avr - 20:30

Syndrome d'un stress

Je le regarde alors avant de baisser les yeux et les fermer. Je sentais que je l'avais énervé. Mais savoir que lui et Jesse se connaissait en plus d'avoir ce misérable dans les pattes m'avaient légèrement fait oublier mes bonnes manières.
Je me repose en silence pendant le trajet, le laissant conduire, repensant à tout ce qui s'était passé. Ca, les harpies, les vampires nouveau-nés, le Russe... Et rien que de repenser à ça me rappelait mes douleurs physiques.
Les méthodes de Virgile étaient tellement différentes des nôtres... J'avais été élevé pour combattre, pour frapper fort et bien, pour être agile, rapide. Pas vraiment pour devenir un médiateur et sortir la carte du pourparler...
Je finis par m'endormir un peu, me réveillant aux caresses du blond sur moi. Juste sentir cette tendresse m'aidait à aller mieux, lui offrant un sourire avant de sortir en râlant un peu.
Enfin à la maison. Je me passe les mains sur le visage pour me sortir un peu de ma somnolence avant de finir avec un verre de sang dans l'une d'elles, m'approchant du bar en buvant quelques gorgée.

- Dit moi qu'il était juste un cas isolé... Quel intérêt il avait de faire une armée de nouveau-nés à moitié transformé...

Je me pose face à lui sur un autre tabouret, fixant le verre avec une émotion de réflexion intense. Je sentais qu'il avait quelque chose de plus profond à me dire sur le sujet. Et je ne m'étais pas loupé. Mes yeux se plonger alors dans son regard tandis que je l'écoutais. Ce discours me soulageait surtout venant de lui. Je sais parfaitement que Declan pense qu'il m'utilise pour x raison tordue. Je sais parfaitement aussi que ce crétin est jaloux, mais que jamais il ne pourra se l'avouer. Et je sais aussi qu'il ne supporte pas Virgile pour une raison qui m'échappe légèrement. Mais pour la première fois, j'avais fait passer quelqu'un avant lui. Et même moi, je n'y croyais toujours pas.
Je bois de nouveau quelques gorgée avant de le voir hausser les épaules et conclure d'une voix triste. Et la encore, je sentais qu'il ne me disait pas tout... Je ne répondis rien sur le coup, sentant qu'il souhaitait prendre cette douche seul avant de terminer mon verre.

Je reste au bar, réfléchissant à ses mots. Ce qu'il avait de plus cher. En cinq siècles... Ce n'était pas une des plus belles choses qu'on aurait pu me dire actuellement ?
Je soupire avant de laver les verres et les mettre à trempé, sentant mes blessures se refermer peu à peu. Posé sur l'accoudoir du canapé, je me surprends à fixer un point invisible au sol, toujours perdu dans ses réflexions.
C'était long. Et je n'avais pas envie d'attendre plus... Je finis par aller vers la porte de la salle de bain, sans ouvrir et sans être sûr qu'il m'écouterait réellement. Mais ce regard triste me hantait.

- Vi... Je suis désolé pour mon comportement vraiment... Le... Le fait que tu connaisses Jesse m'a énervé bêtement parce que j'ai eu peur...

Peur de perdre quelqu'un à qui je tiens encore à cause de lui... Parce qu'il semble tellement meilleur que moi sur tout les points... Il y avait bien une raison pour que les gens le préfère non ?

- Et je sais que tu tiens à moi autant que moi, je tiens à toi... Et je ne veux pas que ça change... Et, oui peut-être que j'ai perdu beaucoup de chose, mais tu m'aides tellement à retrouver goût à la vie que j'aurais du mal sans toi... Je sais que Declan n'approuve pas, comme moi, je n'approuve pas sa relation, mais ça n'a rien à voir avec lui. Il peut penser ce qu'il veut... Ca m'est égal...

J'aimais mon frère passionnément, mais si je voulais supporter ce qu'il avait fait de sa vie, il fallait que je stoppe mes utopies avec lui. À vrai dire, je ne savais même pas si l'humeur de Virgile avait vraiment à voir avec ça ou si c'était juste mon comportement qui l'avait déçu.
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Virgile d'Espérandieu

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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Sam 14 Avr - 15:55

L’eau fraîche de la douche eut un effet plus salvateur encore qu’il ne l’avait escompté. Alors que Virgile se débarrassait du sang, de la sueur et de la poussière, il avait l’impression que beaucoup du poids de la nuit le quittait. C’était peut-être un mécanisme de défense, comme l’aurait dit son psy de l’Alliance, une manière d’affronter une longue existence pleine de combats et d’horreurs, après cinq siècles : développer la capacité à passer à autre chose avec un bon verre et une bonne douche. Quasi une nécessité de survie.

Un shampoing, deux shampoing plus tard, après s’être séché, il coiffait lentement ses cheveux blonds devant le miroir, pour se donner du temps avant de sortir et d’affronter Kylian. Affronter, c’était un bien grand mot, mais après la démonstration de possessivité de son ami avec Declan, ce soir-là, évidente dans son hostilité envers Jesse, Virgile avait du mal à ne pas se sentir la cinquième du carrosse. Il pouvait apprendre à s’en contenter.

Sans doute.

Ses réflexions furent interrompues néanmoins par la voix de son ami. La brosse à cheveux dans une main, suspendue dans les airs, il l’écouta attentivement, avant de la poser, de se retourner et d’ouvrir la porte, encore entièrement nu. Une larme avait roulé, c’était évident, sur la peau douce de sa joue. Il eut un sourire timide et avoua, avec une simplicité presque ingénue :

— J’ai eu peur d’être une solution de remplacement.

Il se décala d’un pas sur le côté pour laisser Kylian rentrer dans la salle de bain.

— Je veux dire, je suis une solution de remplacement, et ça, ce n’est pas grave, en soi, mais j’avais peur de n’être que ça. Mais on n’a pas à avoir peur. Ni moi de Declan, ni toi de Jesse. Il faut juste qu’on apprenne à se faire confiance. L’un à l’autre. Et en nous, aussi.

Virgile déposa un baiser au coin des lèvres de Kylian, avant de regagner la chambre.

— Pas trop chaude, l’eau de la douche. L’eau brûlante, c’est mauvais pour les blessures.

Dehors, les stores automatiques venaient de s’enclencher. Le soleil n’allait donc pas tarder à se lever. Virgile referma doucement la porte de la salle de bain pour laisser à Kylian un peu d’intimité, avant de se glisser sous les couvertures de leur lit, armé de son téléphone. Il parcourut rapidement les réseaux sociaux, répondit à quelques mails de l’Alliance et posta un commentaire irrité sur un forum de hacker avant que Kylian n’émerge à son tour dans la salle de bain et ne le rejoigne dans le lit.

Virgile l’attira aussitôt dans ses bras.

— Je crois que ça pourrait se réparer, avec Declan. Pas pour moi, je veux dire, mais toi et lui.

C’était sa manière de sauter le pas de la confiance : envisager sereinement la relation entre Kylian et celui qu’il considérait comme un fanatique psychopathe trop gravement endoctriné pour se rendre compte de la réalité du monde. Il devait bien admettre que Declan n’avait pas voulu tuer Kylian, alors c’était qu’il existait pour lui au moins un petit espoir.

— Cette nuit, avec toutes ces émotions fortes, ce n’était pas propice évidemment à ce que chacun garde son calme, mais laisse quelques jours passés et essaie de reprendre le contact. S’il t’a accepté alors qu’il est un vampire, il peut bien faire abstraction du reste. Et toi réciproquement. Les gens campent rarement autant sur leurs positions qu’ils ne veulent le laisser croire. Je ne dis pas que vous serez capable de tout mettre à plat dès le début. C’est bien probable que vous en soyez d’abord réduits à ignorer les sujets qui fâchent. Mais c’est toujours ça de pris.

Virgile déposa un baiser sur le front de Kylian. C’était un exercice peu agréable que de conseiller l’homme qu’il aimait pour qu’il puisse se rabibocher avec l’homme qui avait promis à maintes reprises de le tuer mais toute relation n’exigeait-elle pas quelques sacrifices ?

— Tant qu’on ne l’invite pas à une partie de Twister ou que sais-je encore, moi, ça me va.
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Kylian Byrne

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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Sam 14 Avr - 18:42

Syndrome d'un stress

Je sursaute un peu en le voyant ouvrir la porte, le regardant tristement en voyant le trait d'une larme sur sa joue. Bon sang, que je détestais voir cette force de la nature se sentir mal. Surtout, lorsque c'était par ma faute...
Je l'écoute avant de m'avancer et lui refaire face une fois dans la salle de bain. Une solution de remplacement ? Mais de quoi ? De qui ? De Declan ? Mais jamais de la vie et de la mort... Je lui donnais vraiment cette impression ? C'était tout ce que je détestais. J'avais moi-même peur d'être remplacé, je ne voulais pas donner la sensation aux autres qu'ils étaient là que pour combler quelque chose. Et encore moins à lui. Je sentais tellement de sensibilité au fond émaner de lui malgré son âge.
Je n'eu pas le temps de répondre qu'il m'offrit un baiser avant de sortir et me laisser la douche. Je soupire un peu avant de finalement en prendre une rapidement, à l'eau tiède, avant de gagner la chambre, vêtue à peine d'un t-shirt histoire de protéger les dernières petites coupures.
J'étais encore un peu courbaturé, mais ce n'était rien face à mon état d'il y a à peine une heure. Et que dire de ma folie d'avoir sauvé Jesse... Parfois, j'avais même du mal à me comprendre.
Je me colle à lui, le prenant contre moi tout en continuant de l'écouter. Je baisse un peu les yeux, couché sur son épaule alors qu'il me parlait de Declan. Où est-ce que tu pompais l'énergie nécessaire pour me dire ses mots ?
Il m'embrasse sur le front avant de me faire un peu rire et me voir me redresser légèrement sur les coudes.

- On... Peut revenir aux premières choses que tu m'as dites... ? Tu... N'es absolument pas une solution d'un quelconque remplacement Vi... Je te promets... Et, je vais tâcher également de te faire totalement confiance face à.... Certaines fréquentations... Surtout une en réalité, hum. Et... Je verrais avec Declan, je vais laisser le temps passer comme tu dis. Il va avoir beaucoup à digérer et moi de même d'ailleurs...

Je soupire un peu avant de me recoucher sur son épaule, lui caressant le ventre avec douceur. Non, il n'avait rien d'un remplacement... Lui s'était lui, Declan, s'était Declan. Et autant dire que les deux ne se ressemblaient pas du tout et encore moins nos relations. Bien que celle que j'entretenais avec mon frère était légèrement étrange et borderline.

- Et ne t'inquiète pas, je tâcherais de m'en souvenir pour le Twister... Mais... Concrètement, bon, tu es un vampire d'accord, mais, pourquoi il a cette haine contre toi ? Il me semble que ça dure depuis bien plus longtemps que ce soir non ? Ca n'a donc rien à voir avec moi... Tu as fait comme la moitié de Londres et tu as couché avec l'autre enfoiré ? Je rigolais, mais clairement, ça n'avait rien de drôle quand on y réfléchissait... Qu'est-ce que mon frère faisait avec lui, théoriquement ?

- Enfin, ce n'est pas un reproche hein, juste... Une question... Parce qu'il semblait vraiment vouloir ta mort quelle que soit la manière de faire... Et j'avoue que, même si on ne peut pas prétendre que tu as besoin d'aide, je ne supporterais vraiment de te perdre surtout de sa main... Ou de sa hache même...
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Virgile d'Espérandieu

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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Sam 14 Avr - 20:20

— Moi aussi, j’ai couché avec la moitié de Londres. Ou du monde.

Un petit rappel de circonstance. La morale sexuelle de Virgile n’avait pas grand-chose à voir avec celle du commun des mortels — ou même des immortels. A ses yeux, la frivolité était plutôt une vertu qu’un défaut et les rencontres sexuelles, multipliées, étaient souvent le signe d’une saine curiosité. C’était les gens qui érigeaient l’exclusivité en pierre de touche de la fidélité et de la romance qui lui paraissaient de dangereux dégénérés.

— J’aurais bien aimé, oui, coucher avec lui, finit-il par concédé, après avoir réfléchi et s’être décidé pour une sincérité de circonstance, et à au moins deux reprises, ce n’est pas passé très loin, je crois. J’ai bu son sang, aussi. Il aime ça. Il y prend un plaisir même un peu égoïste, sans grande contrepartie pour les autres. C’est ce que Declan a surpris, une fois. Et depuis, il est dans une rage folle. Mais j’ai l’impression que la rage folle, c’est un peu son humeur par défaut.

Il n’avait pas pu retenir cette petite pique.

— J’imagine bien que ça ne te plaît pas t’entendre ça, poursuivit-il d’un ton patient, mais Jesse et moi, nous nous connaissons depuis plusieurs années. D’abord virtuellement, alors que nous nous penchions sur les mêmes affaires de justice sociale, et ensuite, en se rencontrant, lors d’une chasse aux vampires. J’ai pour lui une tendresse sincère et, une fois, il m’a sauvé, sinon de la mort, du moins de bien des tortures. Mais...

Virgile repoussa doucement Kylian pour l’allonger sur le dos. Couché sur le flanc pour sa part, il se redresse sur un coude, pour pouvoir plonger les yeux dans ceux de son ami.

— Jesse est un ami, toi, tu es mon Infant. Et si j’ai de la tendresse pour lui, pour toi, j’ai un amour brûlant. Je n’aime pas vraiment jouer aux comparaisons entre les gens. Chaque personne m’inspire des sentiments qui n’ont de sens, selon moi, que dans la relation qui me lie à elle. Une relation n’en affecte pas une autre. Elle ne retire rien à une autre. Mais il n’empêche que ce que j’éprouve pour toi et ce que j’ai pour toi, c’est sans commune mesure avec ce que j’ai avec qui que ce soit d’autres. Et c’était le cas avant même que tu ne deviennes mon Infant, et moi ton Sire. Tu es plus que mon Infant, tu es...

Le Français eut un sourire rêveur.

— Mon ami, mon amant, mon confident, ma personne de confiance, mon compagnon, mon homme, mon mâle même, mon… amoureux.

Il y avait quelque chose de délicieusement puéril dans ce terme dont Virgile ne savait toujours pas très bien s’il était ou non réciproque. La main posée sur le torse de Kylian, il laissait la ferveur de son regard appuyer celle de son propos. D’un ton tranquille, il conclut finalement :

— Mais je ne coucherai pas avec Jesse. Promis. De toute façon, il a l’air d’avoir l’esprit assez étroit en la matière, et à part Declan…

Ce genre d’attitudes demeurait parfaitement incompréhensible à Virgile. A ses yeux, c’était comme avoir un livre préféré et refuser de lire tous les autres, alors même qu’une vaste culture littéraire ne pouvait que nourrir le plaisir et l’intérêt que l’on trouvait à l’ouvrage fétiche.

Cette fois-ci, ce fut lui qui se glissa dans les bras de Kylian, pour poser la tête sur son épaule, en passant une jambe au-dessus des siennes. D’une voix pensive, il remarqua :

— C’est une étrange circonstance du destin qui pousse nos quatre chemins à se croiser constamment. Assurément le signe de quelque chose. Pour ma part, ce matin, je crois que c’était l’occasion pour toi et moi de parler franchement. Et te savoir avec moi, ce matin, plutôt que n’importe qui ailleurs, être avec toi et dans tes bras… Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi rasséréné.

Le corps gracile de Virgile se serra un peu plus contre celui de Kylian. Quoique sa force soit incommensurablement supérieure à celle du jeune vampire, il aimait se sentir protégé, grâce à la différence de leurs carrures. C’était un plaisir simple que de se réfugier dans les bras de son Infant.

— Jamais je ne t’abandonnerai, Kylian.

Sauf, évidement, quand la prédiction de la voyante se réaliserait et qu’il se jetterait dans le soleil pour brûler vif.
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Kylian Byrne

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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Sam 14 Avr - 23:18

Syndrome d'un stress

Sa première phrase avait eu l'effet escompté, celle de me remettre un peu à la place. Ok, touché. J'avouais que ce n'était pas vraiment ma morale bien que, effectivement, j'avais tendance à me laisser aller au bar dès que j'y allais. Je ne disais pas amen à tout le monde, mais je me libérais beaucoup plus que lors de ma vie humaine où j'avais dû le faire trois fois tout au plus. Et la suite n'était pas des plus agréables non plus. Bien entendu. Tout le monde veut le grand seigneur dans son lit, c'est connu. Tant qu'il n'aura pas dévoré tout ce que j'ai, son foutu appétit insatiable ne s'arrêtera pas à croire. Je garde cette jalousie pour moi, ne disant rien. Malheureusement, même sans ouvrir la bouche, il était facile de deviner que je prenais ça très mal. J'essayais de me consoler silencieusement en me disant qu'ils ne l'avaient pas fait au moins...

- J'en suis ravi... Dis-je finalement à la fin, incapable de ne pas le dire au moins avec une voix typiquement énervé et dégoutté. Au moins, cette fois, je n'avais pas hurlé en cassant tout la pièce, c'était un progrès.

Je garde les yeux baissé, jouant avec un bout de couverture avant de me faire un peu pousser sur le dos et oser enfin regarder Virgile. Mes yeux étaient humides et il était facile de comprendre que je retenais bien des choses.
Ces mots faisaient mouche, c'est sûr. Je n'étais pas sûr qu'il parlait uniquement de nous deux. Est-ce qu'il essayait aussi de me faire comprendre que je pouvais garder une relation profonde avec Declan malgré sa relation ? Qu'il soit en couple, changeait-elle vraiment sa perception de la nôtre ? Je ne savais plus... Je savais juste maintenant que l'eau qui sortait de mes yeux était surtout des larmes de bonheur d'entendre le blond me dire ces choses. Parce que je tenais à lui énormément et de tout mon être. J'en oubliais même le fait qu'il me rappelle que Declan couchait avec l'autre abrutis finit.

- Merci... D'être là...

Je finis par le prendre dans mes bras, le serrant fort tout en le caressant un peu de ma main posé sur lui. Ma tête se coller le plus possible à la sienne, réfléchissant à ses paroles.

- C'était hors de question que je ne rentre pas avec toi après ça... Qu'importent les circonstances... Même si je t'avoue que je n'avais absolument pas prévu de tomber sur eux... Maintenant je sais en tout cas que je ne m'étais pas trompé sur l'odeur que j'avais remarqué sur ton peignoir la première fois...

Ce genre d'odeur qui vous prend au nez comme un cadavre pas frais à l'abandon en plein soleil. L'odeur de coco en plus.

- J'espère... Je ne suis pas sûr de le supporter, je l'admet... Et je refuse que quelqu'un ou quelque chose t'arrache à moi... Et... Ca me rassure tout ce que tu me dis. Je sais que j'ai du mal avec les relations... Les Frates m'ont appris à aimer une personne uniquement à la fois, jamais plus et j'imagine que ça n'aide pas à l'âge adulte... Mais, je vais t'écouter et tacher de... Comprendre tout ça et d'avoir confiance parce que je ne t'abandonnerais jamais non plus...

C'était impensable et encore plus depuis ma nouvelle transformation par le français.
Je reste un moment silencieux, le caressant seulement.
Mes blessures faites par Dee avec sa dague bénite me faisant encore un peu mal, mais tout le reste avait cicatrisé enfin.
Je me demandais comment aller Declan et surtout son état mental après ça. Il devait être en train de tuer tout ce qui n'était pas complètement humain sur son passage pour se calmer...

- Vu que nous sommes dans une phase sincère, c'est moi qui ai cassé le vase de la table basse du salon et non le livreur du pressing...

J'avais loupé le verre de sang ce jour-là...
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Lun 16 Avr - 13:59

La vérité n’offrait pas de ces soulagements immédiats et entiers que l’on voyait parfois dans les films, où une simple confession suffisait à dissiper tous les malentendus et, ainsi, Virgile ne s’était pas attendu à ce que leur discussion franche et directe ne laisse pas ses marques. Il avait bien compris que la situation perturbait Kylian. Il savait que son Infant aurait aimé l’avoir rien qu’à lui, à cultiver la même exclusivité que l’on voyait partout, dans le monde des humains, mais qui existait avec beaucoup moins de netteté dans celui des créatures de la nuit.

Mais quelque amertume et quelque inquiétude que leur discussion ait pu nourrir, elles étaient négligeables, aux yeux de Virgile, par rapport aux bienfaits qu’ils en retiraient. L’étreinte de Kylian en était en soi une preuve suffisante. Le dernier aveu du jeune vampire arracha un rire léger au blond.

— Ah bah c’est bien, monsieur se met à ravager le mobilier, maintenant. Tout ça, ça mériterait une punition.

Si l’on devait en juger par le ton très lubrique de Virgile, la punition en question ressemblerait très probablement à une récompense mais, pour l’heure, les blessures de Kylian invitaient à beaucoup de pondération.

— Mais plus tard. C’est l’heure de dormir. Demain serait une meilleure nuit. Laisse moi t’aider à trouver le sommeil.

Le vampire se dégagea à nouveau des bras de Kylian pour se redresser dans le lit. Après avoir posé un baiser sur le front de son ami, il ferma ses paupières du bout des doigts, posa la main sur son cœur et laissa son esprit gagner celui de son Infant. Petit à petit, sa présence apaisa les pensées encore tumultueuses du jeune homme, pour l’aider à trouver rapidement le sommeil réparateur dont il avait tant besoin. Quand Kylian se fut assoupi, Virgile se cala à nouveau entre ses bras et il ne tarda pas à sombrer à son tour.

Le soleil de printemps n’était pas encore tout à fait couché quand il se réveilla, le lendemain soir. Se glissant hors du lit aussi discrètement que possible, pour ne pas réveiller Kylian, il enfila un jean sans mettre de sous-vêtement, embarqua son ordinateur portable et descendit à pas de loup au rez-de-chaussée, pour se servir un verre de sang et s’installer sur le canapé.

Quelques recherches rapides lui confirmèrent rapidement que l’incendie qu’ils avaient orchestré la veille avait bien eu raison de l’entrepôt et ses collègues de l’Alliance lui avaient écrit pour l’informer que les dispositions avaient été prises pour faire disparaître les squelettes les plus étranges, preuves uniques de la nature des événements qui s’étaient produits là. Virgile entreprit de pénétrer dans les serveurs de la police londonienne, pour consulter les rapports préliminaires sur l’incendie et s’assurer définitivement qu’aucun obstacle ne s’élèverait de ce côté.

Il lui paraissait également nécessaire de faire un tour en personne et le plus tôt possible dans certains cercles vampiriques de la capitale, afin de sonder l’état d’esprit des vampires radicaux. Il doutait qu’Igor ait fait beaucoup d’émules, parce que le Russe n’avait jamais brillé par son charisme — et c’était sans doute la raison pour laquelle il avait dû recourir à une autre méthode de recrutement — mais mieux valait en avoir le cœur net. Si ce projet d’armée en inspirait d’autres, la situation pouvait rapidement dégénérer.

L’idée de prendre des nouvelles de Jesse l’effleura un moment. Celui-ci avait été en piteux état, la veille, mais Kylian l’avait soigné de son sang et, supposait-il, Declan assurait désormais sa protection. Mieux valait s’en tenir éloigné pour quelques temps au moins, afin de ne pas jeter d’huile sur le feu. En réalité, un éloignement en bonne et due forme pouvait même être profitable.

Quelques secondes après cette brillante révélation, Virgile était en train d’écumer Booking et TripAdvisor, à la recherche des destinations potentielles pour un séjour qui leur permette, à Kylian et lui, de mettre leur éprouvante rencontre avec Jesse et Declan loin derrière eux.[/justify]
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Lun 16 Avr - 15:14

Syndrome d'un stress

J'avoue que j'avais le choix entre le verre de sang et ça et je voulais à tout prix éviter de ravager ton parquet... Dis-je tout en accompagnant mes mots d'un rire discret. Même si j'avais tendance à rêver de ces punitions, je le remerciais silencieusement de me laisser un peu de répit ce soir. Ainsi, je le regardais se lever, fermant les yeux à sa demande avant de sombrer dans un sommeil sans cauchemars, mes rêves accompagnant mes pensées les plus agréables. Instinctivement, je me collais de nouveau au blond avec l'impression d'être naturellement heureux.

Incapable de sentir le blond se lever le lendemain, je mets un bon moment avant d'émerger, me retournant dans le lit pour sentir le vide. J'ouvre les yeux lentement en me redressant, cherchant le français du regard avant de finalement me résoudre à sortir du lit pour le rejoindre en bas après avoir enfilé un pantalon.
Je souriais en le voyant sur son ordinateur, arrivant derrière lui, me calant sur le dossier du canapé avant de me frotter tendrement à lui, l'embrassant sur la joue en guise d'un bonjour matinal.

-On parle de nous aux infos pour que tu te mettes à regarder des sites de voyage ? Dis-je en contournant le canapé pour partir en direction de la cuisine, sortant un verre de sang du frigo avant de le mettre aux micro-ondes.

Mes blessures étaient enfin toutes guéris et grâce au blond, j'avais passé une de mes nuits les plus paisibles.
Un voyage... J'aimais parcourir le monde avec lui, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages... Et puis l'idée de partir de nouveau un peu de Londres était particulièrement tentant.

-Partout où tu iras, j'irais... Laisse-moi juste quelques jours le temps de digérer un peu tout ça et prendre le recul nécessaire pour m'épanouir de nouveau...

Je m'approche de lui, me mettant à ses côtés. J'avoue que je n'avais pas forcément envie de réitérer la discutions d'hier. J'avais surtout besoin de les oublier un peu tous les deux pour me focaliser sur nous.

- Une idée de la destination ? Dis-je tout en caressant ses cheveux, les enroulant autour de mon doigt. Leur douceur me rappelait que je devais tester son shampoing d'ailleurs. Oui, j'avais toujours cette fascination pour les cheveux doux malgré le fait que Naoki m'avait un peu brisé dans mes espoirs, moi et mes huiles essentielles.

Je bois quelques gorgées de mon sang chaud avant de le reposer après un soupir. Légèrement réchauffer aux micro-ondes avec quelques herbes et c'était clairement parfait. Je m'avouais que si je ne trouvais pas la chasse aussi palpitante, je pourrais me contenter de sang chaud parfumé tranquille à la maison. Je finis par de nouveau porter mon attention vers le blond. Penchant légèrement la tête, je le trouvais ailleurs. Pensif. Je savais qu'il me cachait beaucoup de choses de ces missions. Ou alors il n'avait juste pas vraiment envie de m'inquiéter. Et je ne l'obligeais jamais à le faire.

- Ca va toi ? Tu me sembles un peu soucieux... Je sais que, ce n'est pas forcément mon rôle vu mon âge, mais si tu as besoin de parler... Je t'écouterais et j'essayerais de te conseiller et rassurer au mieux...

La larme que j'avais vue hier restait quand même gravé. J'avais du mal à le voir si vulnérable. Et hier, si mon cœur battait encore, il se serait véritablement serré. Je savais bien entendu que l'âge ne faisait pas tout et qu'il pouvait ressentir les mêmes émotions que moi avec cette même intensité, mais j'avais tellement prit l'habitude de le voir fort et presque... Insensible au monde environnant que le voir se mettre dans cet état pour moi et pour toute cette situation était une vraie épreuve.

- Je suis désolé de t'avoir blessé hier...

J'allais m'excuser encore longtemps à croire.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Mar 17 Avr - 11:39

— Je sais. Je sais que tu es désolé, murmura doucement Virgile, que la tendresse de Kylian au saut du lit avait charmé, ne t’inquiète plus pour ça.

Le vampire referma son ordinateur et le posa à côté de lui sur le canapé, avant de s’installer à cheval sur les cuisses de son infant, d’un mouvement souple et félin. Il posa les mains sur le torse nu de Kylian.

— Je pensais simplement à la possibilité que l’initiative d’Igor ait inspiré d’autres vampires un peu trop ambitieux et certainement trop irréfléchis. Il serait peut-être opportun de faire un tour dans certains des lieux les plus… craignos, disons… de Londres. Pour vérifier l’état d’esprit des franges radicales de la population.

L’avantage, c’était que dans les cercles des suprémacistes vampires, s’il y avait bien une chose que l’on respectait en général, c’était la hiérarchie de l’espèce fondée sur l’âge et, si Virgile ne s’était jamais rêvé, malgré sa longévité, en chef de clan, il savait quand c’était nécessaire occuper son rang et faire valoir ses droits ou, plutôt, les droits que les conceptions à ses yeux rétrogrades de certains de ses congénères lui attribuaient.

— Mais je peux faire ça seul, si tu as envie de rester tranquille. Je les connais un peu et puis c’est surtout histoire de regarder, poser deux ou trois questions, ça n’aura rien de très dangereux. Enfin bref. On verra plus tard.

C’est-à-dire dans quelques heures, parce que ce n’était pas une tâche que le blond jugeait prudent de repousser trop longtemps. Pour l’instant, cela dit, il accueillait volontiers le réconfort de Kylian et ses mains, après avoir caressé les pectoraux de l’ancien chasseur, s’étaient glissées, l’une sur sa nuque, l’une dans ses cheveux, alors qu’il venait chercher un baiser passionné. Revoir Kylian en pleine santé lui donnait assurément du baume au coeur.

Après le baiser, sans quitter son poste sur les genoux de son Infant, il confirma :

— Je nous voyais bien prendre quelques jours de repos. Peut-être ailleurs que dans une grande ville, pour une fois. Et au chaud. Parce que le printemps londonien, c’est quand même pas l’extase. Quelque part en Sicile, en Espagne ou en Sardaigne, par exemple. Ou en Grèce. C’est joli aussi, la Grèce.

En tout cas, des destinations faciles à atteindre, en avion, en une seule nuit. Malgré les progrès de la technologie, les voyages plus longs demeuraient toujours délicats, même s’ils étaient toujours possibles de se cacher dans un coin d’aéroport, le temps que le jour passe, pour prendre le lendemain un autre vol de nuit et se transporter jusqu’au bout du monde. Mais Virgile attendait toujours avec impatience l’invention de la téléportation.

— Découvrir le monde, c’est important. C’est pas nécessaire de se faire tous les musées et d’étudier la langue, même si c’est toujours préférable, mais voir simplement des réalités différentes de la sienne, prendre en quelque sorte la mesure de l’immensité du monde, c’est une manière saine de prendre conscience que la longévité qui nous est offerte peut se peupler de bien plus que l’interminable répétition des chasses. Certains de nos congénères ont hélas en la matière les idées un peu courtes. A ce propos...

Après un baiser dans le cou de Kylian, qui se termina en léger mordillement, Virgile quitta les genoux de son ami et disparut quelques secondes à l’étage, avant de revenir près du canapé pour tendre une carte bancaire à son ami.

— J’ai pris la liberté de t’ouvrir un compte sous une identité d’emprunt et d’organiser des versements réguliers.

La situation financière du blond devait demeurer quelque peu nébuleuse pour Kylian. De toute évidence, et comme de nombreux vampires d’un âge avancé, Virgile était à l’abri du besoin. La nature exacte de ses revenus n’était pas facile à déterminer. Il travaillait comme expert en cybersécurité et il avait déjà parlé de contrats. En réalité, le blond avait aussi des investissements nombreux et variés, fruits d’une fortune pour moitié familiale, pour moitié accumulée au fil des siècles. L’ensemble était distribué dans un système inextricable de holdings, de sociétés écrans, de comptes en Suisse, aux Caïmans et au Luxembourg.

— Au cas où tu aies besoin de faire des dépenses. Je ne sais pas si tu avais prévu de travailler d’une manière ou d’une autre, mais je ne veux pas que tu y sois obligé. Je veux que tu puisses profiter de la vie, comme tu l’entends.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Mar 17 Avr - 14:46

Syndrome d'un stress

Je le regarde venir sur mes cuisses alors qu'il parlait d'une éventualité de mutinerie chez d'autres groupes de vampire qui aurait pu être charmés par les idées folles et soi-disant révolutionnaire du Russe.

- Je n'ai rien de prévu... Je peux venir avec toi... Et promis, je me tiendrais tranquille cette fois dis-je avec un sourire tout en l'observant, cherchant également le contact de ce qu'il s'apprêtait à faire.

J'amplifiais son baiser comme si j'avais juste eu peur de ne plus jamais y avoir droit. Posant une main sur sa nuque également, je le gardais contre moi alors qu'il me parlait de son idée de voyage avec plus de précision. Un coin chaud, loin, proche du paradis où deux démons frôleraient le sol avec comme seule envie, se retrouver. À force, je ne serais pas loin de lui demander de partir totalement d'Angleterre, malgré ma connaissance de l'impossibilité de la chose.

- Je ne suis pas contre chasser sur plein de continents différent cependant... Avais-je un instinct plus primitif que lui à cause de mon jeune âge ? Ou juste mon habitude malsaine de traquer tout ce qui bouge, changeant juste mon choix d'espèce ?

Virgile finit par se lever pour monter à l'étage tandis que je profite de retrouver l'usage de mon corps pour boire le reste de mon sang et aller laver le verre à la cuisine.
Je retourne sur le canapé, m'installant n'importe comment avant de voir une carte bancaire m'arriver devant la tronche, levant le regard vers le blond. What ? Décidément, je n'étais jamais au bout de mes surprises avec lui. Il ne cessait de m'étonner. Et qu'est-ce qu'il avait mis dessus ? Bon, ce n'était pas avec mon travail à temps partiel à la morgue que je gagnais beaucoup certes, et encore, je n'étais pas sûr qu'il me reprenne depuis mes absences. D'ailleurs, il faudrait que j'y retourne pour m'excuser et prier de retrouver ma place, si bien sûr ce n'était plus le cas.
Je finis par la prendre, l'écoutant, ne sachant pas quoi dire au début.

- He bien... Je comptais essayer de demander un vrai travail à la morgue et... J'ai un autre projet qui me grignote la tête depuis quelque temps, mais... Je ne veux pas que tu te sentes obliger de m'aider... Et encore moins que je prenne tes économies ou autre... Tu fais déjà tellement. M'héberger même si j'avais à présent un endroit, la voiture, l'aide apporté, les vêtements... Tant de choses qu'il m'offrait sans retour depuis qu'on s'était rapproché. Mais... Je te remercie encore... Il était tellement parfait que je me demandais par quel miracle j'avais réussi à être important pour lui. Si y a... Quelque chose que je peux faire... Pour te remercier ?

Il fallait avouer que son aide serait le bienvenu pour mon idée d'investissement... Mais je comptais, un jour lui rendre la pareille. Et encore plus. Je garde sa carte bien précieusement avant de l'emmener contre moi pour un baiser passionné de nouveau. Je n'arrivais pas à m'en lasser décidément. Infant ou pas, j'avais juste besoin de lui.

- Serais-tu partant pour m'accompagner dans ce projet totalement fou ? Bon, ce ne serait peut-être pas pour tout de suite, mais j'envisage d'y réfléchir sérieusement dans quelque temps.

L'achat de ce fameux bar où il m'avait emmené quelque temps plus tôt. Le refaire à ma sauce, devenir le petit prince du lieu. Un lieu où humains, vampires, loups, sorcières, qu'importe, pouvaient venir pour un plaisir charnel, un plaisir sanglant ou juste boire un verre. Pas de violence, juste du plaisir. Un bar moderne avec une touche vampirique où tout est permis. Juste un lieu où je pourrais régner.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Jeu 19 Avr - 12:03

D’un geste de la main, Virgile balaya les scrupules de son Infant.

— Ce n’est pas l’argent qui me manque. En fait, pour être honnête, tu te rendras compte qu’à partir du moment où l’on vit très longtemps et où l’on sait se montrer très persuasif, l’argent a tendance à s’accumuler naturellement. L’argent et le reste, d’ailleurs. Les métaux précieux, les pierres, tout ça. Il suffit juste d’être un peu prévoyant et méthodique.

Naturellement, le monde était plein de vampires qui menaient une vie trop dissolue pour rouler sur l’or et il fallait de la discipline et un certain esprit rationnel pour accroître sa fortune. La longévité et les pouvoirs psychiques offraient cependant des avantages considérables. Pour Virgile, l’argent avait cessé de devenir une préoccupation pressante plus de deux siècles auparavant mais il continuait à veiller de près à ses actifs. C’était un coup à prendre.

— Je t’apprendrai. Ce ne sera pas ma leçon la plus palpitante mais on a tous besoin d’un cours d’économie domestique pour créatures de la nuit.

Et sur cette promesse, il se laissa attirer sur le canapé, pour s’y allonger, renfermant Kylian, au-dessus de lui, entre ses cuisses. Ses mains coururent sur le dos du jeune homme alors qu’il répondait avec ardeur à son baiser, jusqu’à se glisser sous son jean pour caresser ses fesses musclées. Il ne se lassa pas de sa compagnie mais il n’avait jamais été, après tout, l’un de ces vampires frivoles, qui après avoir couché une ou deux fois avec n’importe qui, peinaient à retrouver le même intérêt chez le même partenaire. Virgile s’attachait, toujours, même aux coups d’un soir, comme en témoignait le respect immuable qu’ils avaient pour les humains qui s’offraient à eux avec une humilité toute masochiste.

Le baiser interrompu, ses mains restèrent néanmoins bien en place.

— Pour me remercier, tu peux m’accompagner, oui. On ne serait pas trop de deux. Les vampires que j’ai en tête sont dans le genre turbulents. Pas forcément toujours de la mauvaise graine et ils auront pour moi une espèce de respect automatique dû à l’âge, mais on ne sait jamais trop à quoi s’attendre avec eux. Des fois, il faut s’imposer de manière plus musclée.

Il ne s’agissait pas nécessairement d’en liquider deux ou trois pour faire bonne mesure mais simplement de jouer des muscles, pour imposer le respect. C’était un peu primaire, au goût de Virgile, mais il fallait bien composer avec les habitudes des autres. Ses mains remontèrent lentement dans le dos de Kylian, dessinant du bout des doigts les muscles du jeune homme sous sa peau, comme pour s’assurer que toutes les blessures étaient bien refermées.

— Parle moi de ton projet. Ça me plaît que tu aies des projets. De savoir que tu te sens confiant. Conquérant.

Et surtout, qu’il parvenait à surmonter l’état d’esprit à court terme qui était invariablement celui des jeunes vampires après leurs transformations. Les premières semaines, ils étaient incapables de voir au-delà de l’heure qui arrivait, de la prochaine morsure. Immortels, mais prisonniers de leur avenir immédiat. Il fallait du temps pour retrouver la capacité à réfléchir, à se projeter dans un avenir plus lointain et à élaborer des pensées complexes.

Quand il avait trouvé Kylian dans sa morgue, Virgile avait eu l’impression que le jeune homme stagnait, entre deux mondes, incapable de trouver quoi faire d’une vie qu’il ne parvenait pas à accepter tout à fait. Depuis, son ami avait bien changé et l’entendre parler de projets et d’investissements le rassurait beaucoup.

D’un geste de hanche puissant et souple, Virgile renversa la situation pour se retrouver au-dessus de Kylian. Il se redressa, à cheval sur les cuisses de son compagnon, à faire courir les doigts sur les abdominaux de ce dernier.

— Allez, vas-y, j’t’écoute. Fais mon ton pitch de vente. Convainc l’investisseur qui est en moi. N’épargne aucun détail, j’aime bien savoir précisément où je place mon argent.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Jeu 19 Avr - 18:52

Syndrome d'un stress

J'avais beau être, finalement, qu'un parmi d'autres pour lui, avec néanmoins un respect et une place beaucoup plus privilégié, pour moi il était juste mon soleil, mon sire d'adoption et une énorme obsession. J'avais du mal à me passer de plus. Mais n'est-ce pas ce qu'il m'avait dit après m'avoir mordu ? Je savais qu'il m'aimait et ça me soulageait toujours de m'en souvenir. Je ronronne dans ses bras tout en inspirant à fond son odeur, cette merveilleuse odeur qui me mettait dans tous mes états. Ses gestes sur moi étaient des plus sensuels et des plus demandés.
Après l'avoir embrassé en lui partageant bien plus qu'une affection physique, il me reparle de sa mission improvisée dans le monde obscure.

- Et comme tu as pu le remarquer, je suis meilleur pour le rentre-dedans que pour la communication... Je ne suis pas vraiment un bon négociateur... Mais pour ma défense, on ne m'a jamais vraiment appris à l'être...

Parler chez les Frates, c'était juste un synonyme d'euthanasie rapide. Il fallait cogner, se défendre, sauter partout, jouer avec l'environnement. On ne négociait pas...
Je souris alors à ses paroles. J'aimais conquérir, que ce soit les gens ou le monde. J'avais toujours rêvé grand, mais j'étais juste parfois trop paresseux pour aller au bout de mes projets. Le pourquoi je n'avais jamais rien fait sans Declan. J'avais toujours besoin qu'on m'encourage et qu'on me pousse. Avoir un partenaire, c'est ce que je préfère...
Je finis basculer, me retrouvant sous lui. Ce qui n'était pas pour me déplaire. Je garde mon sourire, croisant mes bras sous ma tête. Je réfléchis un moment, levant le regard vers la droite avant de me racler la gorge pour me la jouer plus sérieux.

- Tu sais le bar, où tu m'as emmené la première fois ? Là où Solstice va souvent et où j'avoue traîner quelques soirs par semaine... Je comptais le racheter, en faire mon empire, un lieu où vampires, humains, loups-garous ou même sorcières pourraient venir pour se sentir un peu moins seul... Lieu de débauche, de plaisir où le sang coulerait à flots ainsi que tout autres liquide rafraîchissant. On garderait la pièce en bas pour les plus si affinité, le style serait gothiques, vampiriques, cuir et latex... On gouvernerait, toi et moi là-bas... Il y aurait des shows pourquoi pas, des soirées à thème... J'ai vu une salle qui n'était pas exploitée assez grande... On pourrait l'appeler Lux pour Luxure ? Ou... Je ne sais pas Punish... J'en sais rien, je ne suis pas très fort pour les noms, je dois avouer... Mais, pour le reste, j'ai tout en-tête... Qu'est-ce que vous en dites Monsieur l'investisseur ? Besoin d'autres arguments peut-être ?

Je gardais toujours mon sourire un peu coquin. Après tout... J'avais toujours d'autres arguments en tête... Je commence à le caresser un peu, fixant mes doigts qui parcourait son corps.

- Et puis, dans les bars on parle beaucoup, ça pourrait t'aider pour tes missions, je suppose... Pas de baston, juste un lieu safe pour tout le monde où on pourra se nourrir... Tous les deux... Sur les autres... Je relevais mon regard vers lui. En totale liberté...

J'espérais qu'il accepte de m'accompagner dans ce jolie rêve, dans ce projet un peu ambitieux. Ce serait notre bébé à nous.
Je me redresse un peu, l'embrassant dans le cou tout en posant mes mains sur ses hanches.
Je n'arrivais vraiment pas à me passer de lui.

- Si on ne devais pas partir, je t'aurais dévoré... En rentrant peut-être ?
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Lun 23 Avr - 13:11

— Hmm…

Lorsque Kylian se redressa, Virgile passa les bras autour de son cou et son bassin vint naturellement chercher celui de son compagnon. L’excitation de son ami ne lui avait pas échappé et, pour tout dire, il était à deux doigts de laisser la prudence et les responsabilités de côté pour céder aux appels de la chair.

— Si tu es très sage, peut-être que tu auras le droit. Très sage ou très conquérant, ajouta Virgile avec un sourire malicieux, une main sur la nuque de Kylian, pour guider les lèvres de son ami contre son torse.

Il ne tarda cependant pas à se soustraire aux baisers.

— Mais le devoir nous appelle.

Alors qu’ils se changeaient à l’étage, le vampire revint sur la question du bar.

— Le Lux, ça me paraît une très bonne idée. D’abord, c’est une affaire rentable. Les établissements bien tenus sont très courus et la concurrence est rude mais le marché ouvert. Souvent, les bars à vampires sont ouverts par des amateurs qui croient profiter d’une opportunité et ne savent pas gérer une affaire. Ils ferment aussi vite qu’ils apparaissent. Il y a toute la place pour un établissement sérieux. Et avoir toutes ces ressources à disposition, l’information surtout, les rumeurs, ce serait inestimable.

Bien sûr, il y avait le reste, la promesse des caresses, des cous à porter de crocs, des plaisirs exotiques dont l’imagination de Kylian paraissait s’être finalement remplie et Virgile ne négligeait pas ces réalités prometteuses mais, pour l’heure, son esprit était concentré sur le travail et il voyait surtout les avantages stratégiques à un établissement de ce genre.

Une fois ses chaussures lacées, il confia les clés de voiture à Kylian et s’installa sur le siège passager. Après avoir pianoté un peu sur l’écran du GPS, il afficha l’adresse d’un quartier ouvrier de Londres, là où les usines du début du siècle précédent étaient encadrées par les résidences des travailleurs. La plupart du temps, le tissu économique local avait été dévasté par les délocalisations successives, laissant derrière elles des pâtés de maison entiers vides. C’était des squats de choix pour les bandes de vampires qui tenaient à adopter un mode de vie marginal sans se mêler aux humains.

Calé contre le fauteuil alors qu’ils s’éloignaient du loft, Virgile reprit le fil de ses réflexions.

— Je vais monter une société écran par laquelle tu pourras faire l’acquisition, afin de ne pas éveiller de soupçons. On trouvera quelqu’un qui puisse servir de prête-nom pour la partie purement légale, l’acte de propriété notamment. On vérifiera qu’aucun clan ni aucune meute n’a d’idées trop arrêtées sur le territoire mais comme le précédent bar fonctionnait plutôt bien, je pense que ça ne posera guère de problème. On demandera à Solstice, il en connaît probablement un rayon sur les petites affaires de tout le monde dans le coin.

Et puis l’humain était attachant, alors ce n’était jamais une mauvaise chose de le revoir.

— Pour les travaux, je suppose qu’on peut faire l’essentiel nous-mêmes.

L’avantage d’une force et d’une vitesse décuplées, c’était que la maçonnerie ne prenait pas trop de temps. Pendant le reste du trajet, Virgile évoqua les différentes mesures à prendre, avec un esprit pragmatique et méthodique qui montrait bien que ce n’était pas la première fois qu’il se lançait dans un projet de ce genre. Comme il l’avait laissé entendre, le Français considérait que de solides notions entrepreneuriat constituaient l’une des bases nécessaires de l’éducation de tout vampire qui se respectait. La survie au fil de siècles dépendait au moins autant de la santé économique que des aptitudes mystiques.

— C’est là, finit-il par dire, en désignant un immeuble aux briques rouges typiques du sud de l’Angleterre.

La bâtisse avait l’air délabré : des planches de bois barraient les vitres brisées, des tags couvraient la façade qui s’effritaient par endroits et personne n’avait entretenu depuis longtemps les petites plates-bandes d’herbes désormais sauvages qui longeaient le mur de l’immeuble et le trottoir. Mais l’on apercevait de la lueur à l’intérieur, signe que les lieux n’étaient pas désertés.

Les deux hommes descendirent de voiture, grimpèrent les quelques marches du perron et pénétrèrent dans le hall de l’immeuble où une rangée de boites aux lettres défoncées menait à la cage d’escaliers. Sans hésiter, Virgile commença l’ascension et, guidé par le bruit des conversations et la lumière, il finit par pénétrer dans un appartement dont la porte d’entrée n’était plus qu’un lointain souvenir.

On avait détruit à la masse la plupart des murs intérieurs pour former une espèce de vaste salon tordu, meublé de bric et de broc, où des vampires au look de loubards, affalés sur des sofas ou assis sur de grosses bobines de câbles industriels dévidés, refaisaient le monde. Mais les conversations se turent quand ils pénétrèrent dans la pièce.

— V’z’êtes qui, vous ? Dégagez. C’est privé, ici, lança une vampire avec un fort accent écossais, après avoir détaillé Kylian et Virgile, dont la tenue cadrait mal avec les lieux.
— Silence, vermine, répondit le Français du tac-au-tac, trop familier de la manière dont ces groupes fonctionnaient pour ne pas chercher à imposer son autorité dès son entrée.

La vampire s’élança vers lui, le visage déformé par la rage, et d’un revers de la main, Virgile l’envoya valser à travers l’appartement. Le corps de l’imprudente heurta un mur de soutien en un craquement sinistre et le Français promena un regard ouvertement dédaigneux sur les autres.

— Un autre abruti se sent des pulsions suicidaires ?

La hiérarchie, c’était essentiel pour ces vampires intégristes. Et Virgile avait le sens du coup d’État.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies Lun 23 Avr - 15:23

Syndrome d'un stress

Je l'avouais, après ça, les responsabilités de la mission qu'il m'avait conté un peu plus tôt avaient très vite disparut. Là ce que je voyais, c'était lui, ses envies et également les miennes. Je me rapproche alors, me collant à lui, levant les sourcils en esquivant un sourire avant d'aller embrasser son torse avec passion. Je continuais un moment comme ça avant de sentir autre chose me tirailler au bas-ventre. Il ne pouvait pas me laisser comme ça... Douces pensées suaves qui me prenaient avant de le voir se lever. Ha, bah si, et à présent, il y avait autre chose qui se levait aussi. Dépité, je me laisse retomber sur le canapé, l'écoutant parler de mon projet. Je finis par me relever un peu, m'aidant du dossier pour regarder par-dessus dans sa direction.

- Exactement ! C'est bien entendu à ça que je pensais aussi ! Ou pas. En fait, je laissais ce côté-ci de l'affaire à Virgile. Il était cent fois plus calé que moi là-dessus et j'étais persuadé qu'on pouvait former une bonne équipe. On la formait bien dans plein d'autre domaine...

Au vu de certains regards qu'il me lançait, je finis par me lever en soupirant, jouant les fatigués avant d'aller m'habiller, récupérer les clés qu'il me lançait et sortir de l'appartement sur ses talons.
Une fois installé en voiture, je ferme la portière, met ma ceinture (oui, la sécurité même chez les immortels c'est important !) et démare le contacte en sortant du garage le temps qu'il installe le GPS.
Quel coin paumé... Rien que la voiture ferait clairement tache parmi les nombreux bâtiments délabrés...

- J'avoue que je comptais juste donner les sous et m'installer, mais ta façon de faire est cent fois plus sécuritaire... Dis-je sans quitter la route des yeux. J'en ai parlé rapidement à Solstice, fin, pas de la partie propriétaire, mais de la partie rentabilité et changement qu'il aimerait voir... J'ai noté tout ça, je te montrerais en rentrant, mais en gros ça à l'air de très bien fonctionner. Le propriétaire compte partir de Londres donc j'en ai un peu profité pour doucement me mettre premier sur la liste des potentiels acheteurs.

De façon correcte bien entendu... Bien que j'ai un peu joué de mes charmes...
J'avais déjà fait quelques pronostics en amont, mais rien de concret bien entendu pour le moment. J'avais toujours voulu être propriétaire, et c'était une bonne occasion. Bon, ça ne changeait rien au fait que de voir Virgile avec d'autres me faisait partiellement un peu de mal, mais comme je ne pouvais rien y changer, autant créer un lieu où ce genre de plaisir pouvait également se faire à deux n'est-ce pas ?

Alors que le GPS me précisait que l'on été arrivé, je me mets à chercher un endroit sûr un peu reculé pour nous garer avant de sortir et observer les lieux. Ouais, il n'y avait que des vampires digne d'un blockbuster qui pouvait s'installaient là pour faire des plans sur la comète.
N'importe quel humain auraient pensé le lieu désert, mais il était facile pour nous d'entendre les faibles murmures d'une discutions pleine d'enthousiasme à un des étages de l'immeuble le plus proche.
Après avoir passé le perron de l'immeuble, je m'arrête devant les boites aux lettres où quelques noms subsistaient encore. Je finis par rejoindre Virgile en haut avant de rentrer dans un des appartements qui était digne du visu extérieur de l'immeuble. Les murs non-porteurs avaient été décimés et le nid de vampires s'était installé au milieu de toutes ces décombres sur de vieux sofas massacrés et sur tous autres objets qui pouvaient faire office d'assise.
Je me dépoussière un peu la veste, énervée par toute cette poussière avant d'entendre un des vampires arrivait dans un grognement de rage, repartant assez vite à l'autre bout de l'appartement. Je suis l'ascension de cette pauvre créature, grimaçant au craquement de son dos contre un vieux mur déjà bien craquelé. Quelle idée aussi.

Alors que les autres tournent de nouveau leurs regards vers nous, je grimace un faible "il ne plaisante pas" derrière le français.
Finalement, après avoir remarqué qu'aucun ne souhaitait réitérer l'expérience, je m'avance vers eux, flânant à travers les saletés au sol pour caresser les murs d'un doigt que je me nettoie rapidement.

- Bien. On va être enclin à pouvoir discuter à présent même si votre... Ami, à présent fusionné avec le décor, ne fera pas part à la discutions, je suis sûr qu'il l'entendra très bien. En attendant... Je vous conseil de vous taire et d'écouter et... Ensuite... Vous pourrez l'ouvrir.

Et tout ça avec mon sourire charmeur. Autant, quand Declan et l'autre crétin étaient la, j'aimais montrer ma supériorité, autant avec Virgile, je savais où était ma place.

Je m'installe alors contre un mur, écoutant parler le blond de nombreuses secondes. J'étais là pour l'accompagner et l'aider en cas de besoin, même si je ne me doutais pas un seul instant qu'il avait déjà fait ça seul de nombreuses fois. Mais j'aimais bien faire partie de ce genre de sortie. Cela m'amusait...

Un moment donné, je m'approche d'un des vampire avant de lui tordre le bras dans le dos pour lui faire lâcher son marteau qu'il essayait depuis trois bonne minutes de prendre en douce.

- Non... On a dit d'écouter... Pas de travaux pratique... Dis-je en prenant l'instrument avant de le lâcher et de retourner à ma place. En fait, je jouais un peu le chien de garde... Bon flic, mauvais flic. Hum, j'appréciais.
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MessageSujet: Re: Syndrome du Stress Post-Harpies

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