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La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha]

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Virgile d'Espérandieu

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MessageSujet: La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha] Ven 13 Avr - 10:48

— Moi, il me semble que c’est vraiment une perspective néo-heideggerienne sur notre être-au-monde qui guide les œuvres du courant trans-post-néo-méta-moderniste, et je crois pas qu’on puisse nécessairement les réduire à une simple reprise ironique de la grammaire, si je puis dire, d’une impressionnisme déconstructionniste.
— Je suis tout à fait d’accord et, en même temps, profondément en désaccord, voyez-vous.
— Naturellement, naturellement.

A deux pas de là, Virgile réprima un soupir exaspéré. Difficile de trouver rien de plus agaçant, dans une galerie d’art, que les conversations entre pseudo-esthètes amateurs des concepts mous. S’il aimait l’art, il préférait en général ne pas en parler. A son époque, les amateurs de tableaux s’abstenaient en général de les commenter : ils les achetaient, ou bien ils allaient les voir dans les églises, et ils en profitaient. C’était beau et bien exécuté, ou ça ne l’était pas, et l’on ne se sentait pas forcé de produire une critique en quinze volumes des courants contemporains.

Encore un quoi du romantisme. Il y avait décidément des intellectuels du XIXe siècle qui avaient raté l’occasion de se taire. Le vampire fit quelques pas de côté, pour s’éloigner des bourgeois pontifiants, plus intéressés par leur propre culture que par les œuvres qui les entouraient. Il n’était pas là par sonder ce qui faisait la mode philosophique, ces derniers temps, chez les critiques d’art mondains des beaux cercles de Londres. Il voulait prendre le pouls de la création elle-même, découvrir de nouveaux artistes, peut-être acheter quelques choses. Pour lui, pour les bureaux de l’Alliance, pour Kylian, pour un musée de province.

Virgile prenait très au sérieux son rôle de mécène. C’était l’une de ses nomnbreuses attitudes aristocratiques. Quand on naissait noble, et relativement riche, on avait le devoir de protéger les arts et les sciences, et cette protection passait par un soutien financier. Quatre siècles plus tôt, il aurait commandé un retable pour une chapelle de château, désormais, il sortait de temps à autre parcourir le pléthorique marché de l’art londonien, à la recherche de talents émergents et prometteurs.

— La sculpture vous plait ?

Une jeune artiste au look bohème venait de se glisser à ses côtés, alors qu’il observait un tableau. Il la fixa un instant sans la reconnaître mais se souvint que, deux ans plus tôt, il lui avait acheté une sculpture dont il avait fait don à une maison de quartier de Newcastle.

— C’était une donation mais elle était exceptionnelle.
— Plein de goût et généreux. Un homme aux multiples qualités.
— Et modeste, avec ça, renchérit Virgile avec un sourire entendu.

La jeune femme se pencha à son oreille et murmura :

— Si jamais tous ces bourgeois vous ennuient et que les coupes de champagne ne suffisent pas à vous distraire, j’ai un atelier pas très loin, je peux vous montrer mes… créations.

Le vampire croisa le regard de la jeune femme.

— Plus tard, très certainement, avec plaisir, mais je vais faire l’effort surhumain de supporter encore un peu les mondanités.

La sculptrice lui glissa sa carte de viste dans la main avant de s’éloigner. Voilà en tout cas une perspective riante pour la fin de la soirée. Il traversa la galerie pour éviter le groupe des philosophes commentateurs qui venaient dans sa direction. D’ordinaire, il évitait les vernissages, précisément parce qu’ils servaient aux habitués de podium et de tribune, et que l’on s’y intéressait moins à l’art qu’aux conversations et au réseau, mais on lui avait assuré que les œuvres de l’artiste du soir pouvaient partir bien vite et qu’il valait mieux ne pas perdre de temps.

Alors il s’était fait violence, et il avait supporté les petits discours, les échanges de carte visite, les coupes de champagne et les sourires étincelants. Rien ne vaudrait jamais pourtant le calme des galeries désertes et le tête-à-tête silencieux avec les toiles. D’ailleurs, il était sur le point de déclarer forfait et de partir, en slalomant entre les critiques et les notables.
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Sasha Montgomery

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MessageSujet: Re: La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha] Ven 13 Avr - 18:38

La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme
Virgile & Sasha


Ambiance

Discussions intellectuelles. Quand l’art ne se ressent plus mais se pense. Quand la moindre toile se voit décortiquer au lieu d’être contemplée. Simplement. Sans aucun discours. Sasha était avant tout présente en tant que propriétaire de la galerie. Elle n’assistait pas à tous les vernissages, mais celui-ci la concernait directement. Ou du moins, cela concernait Blue. Ce nom qu’elle utilisait depuis qu’elle peignait toutes ces toiles de cette teinte. Cette identité secrète qu’elle gardait précieusement pour ne pas attirer l’attention. Il y avait Sasha et Blue. Peu étaient au courant que les deux étaient la même et unique personne. Et comment pourraient-ils donc s’en douter? À voir Sasha, habillée d’une robe beige, près du corps, toute en élégance avec son fin bracelet doré au poignet, ses boucles d’oreilles parsemées d’éclat d’Améthyste, on ne se douterait pas qu’elle préférait les tenues volatiles qui permettent à ses gestes d’être libres de toute attache. Personne ne pouvait s’en douter, à part ceux qui aimaient voir au-delà des apparences.

Elle savait que la majorité du monde préférait voir ce qu’on leur donnait à voir. La vérité - celle tapie au creux de la nuit - attirait quand elle ne portait aucun visage. Mais il en allait autrement dès qu’elle se personnifiait, dès qu’elle prenait le visage d’une habitude, d’un vice, d’un confident. Tout le monde fuyait quelque chose. Tout le monde préférait porter un masque plutôt que d’exposer ce qui fait mal, ce qui n’a pas de charme, ce qui affaiblit. Elle-même le fait bien à sa façon. Toujours souriante ou d’un calme olympien, elle peut devenir une vraie furie face à ses peintures, comme possédée par un démon afin que le vide - qui sert si fort son ventre - s’exprime pleinement et en toute latitude. Elle ne parle à personne de cela. De ce vide maudit qu’elle ressent depuis toujours. Il était déjà là, fidèle, avant de devenir une vampire. Avant que l’éternité ne l’embrasse et la condamne à le ressentir encore et encore. Même dans ces moments de joies factices, partagées par tous, elle ne peut nier sa vérité. Elle ne peut nier le message qui se trouve réellement au-delà de chaque oeuvre d’art. Il ne s’agit pas de poser des mots dessus...mais de ressentir. Peu le comprennent. Tu es de ceux-là.

Sans doute est-ce pour cela qu’elle s’est tournée vers toi à ton passage. Elle te surprit à parler avec l’une des artistes de la galerie, cette dernière semblant intéressé par ton avis, mais aussi par autre chose. Si elle ne connaissait pas ta nature, sans doute que Sasha aurait été sous ton charme. Il y avait une élégance, une prestance qui était rare, même chez des vampires. Et puis...elle voyait à ton air réprobateur que toutes ces discussions t’embêtaient autant qu’elle. Alors? Spontanéité. La voici déjà s’approchant de toi, s’excusant auprès des serveurs qui tenaient tant à lui offrir du champagne. Elle n’avait pas envie de s’oublier dans l’alcool, pas envie de faire semblant encore trop longtemps. Tout se passait bien, le vernissage était un succès, mais l’art ne pouvait s’oublier en cette soirée.

«Que vous fait ressentir cette peinture?» Tu étais à deux pas de quitter les lieux. Mais elle n’avait pu se résoudre à te laisser faire. Alors, ici, dans l’intimité de cet alcôve où tu t’étais arrêté, elle est venu t’accompagner. Son regard avait glissé sur toi, pour plonger dans la toile Orchestra de son petit nom. Une toile qu’elle avait peinte en ressentant toute la destinée que contient le monde. Les coups de pinceaux - bleus, toujours - étaient épars et profonds, dessinant au premier plan un chef d’orchestre et en arrière fond des magiciens qui semblaient fous. Certains possédaient des ailes, d’autres des cornes...d’autres encore des mains immenses, des habits déchirés. La toile donnait la sensation d’être vivante et en mouvement perpétuel.

«Ne vous méprenez pas. Je n’attends pas de vous de grands discours mais...la vérité.» Son regard d’un bleu vif s’ancra dans le tien. Puis-je attendre cela de toi? Une vérité non feinte, authentique et unique. Bien loin des discussions de la galerie, comme portés hors du temps, le temps d’un tableau.


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Virgile d'Espérandieu

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MessageSujet: Re: La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha] Sam 14 Avr - 13:53

Haussement de sourcil. Plissement de nez. Voilà, il avait reconnu une semblable dans la jeune femme qui s’était glissée à ses côtés. Rien de surprenant, bien sûr : les vernissages étaient au moins une distraction nocturne où les vampires pouvaient interagir avec les humains dans une relative normalité et ces occasions rares étaient précieuses. On avait vite fait de se lasser des bars et des boites de nuit, théâtres ordinaires de ces rencontres, et certains vampires écumaient les événements en tout genre qui se tenaient le soir, de la conférence de l’association de psychanalyse à la nuit des musées. C’était un moyen comme un autre de se raccrocher au monde des vivants.

Virgile considéra le tableau et, après avoir mûrement réfléchi, il déclara d’un ton fort sérieux :

— Je suppose que l’artiste a voulu représenter mes samedis soirs.

Un sourire malicieux éclaira son visage angélique. Il n’était pas du genre à livrer tout de go le fond de ses amis devant une œuvre d’art. C’était bien trop intime. Son regard quitta le tableau pour considérer l’autre vampire. Son élégance attentive lui soufflait qu’elle n’était pas là pour chasser, en tout cas pas seulement. Lui-même pour rien au monde n’aurait plongé les canines dans ces cous dont le sang devait avoir la liquoreuse affectation des esprits.

— L’artiste est sans aucun doute très douée. Regrettable cela dit qu’elle n’ait pas choisi de se présenter au vernissage, elle aurait certainement remporté du succès auprès de tous ces gens, dit-il en désignant d’un geste vague les petits groupes qui discutaient ici et là, un verre de champagne à la main, et aussi regrettable que cela puisse paraître, c’est toujours une nécessité pour progresser dans sa carrière que de se mêler de ce genre de mondanités.

Une analyse socio-culturelle de la professionnalisation dans le domaine de l’art contemporain ne répondait pas vraiment à la question personnelle qu’on lui avait posé mais, à sa manière, Virgile était pudique et ses émotions ne concernaient que lui et ses proches. Il se remit cependant à considérer attentivement les tableaux.

— En tout cas, je crois que je vais en prendre un, poursuivit-il d’un ton songeur, j’ai un ami qui vient d’emménager dans un nouvel appartement, enfin, depuis quelques semaines, et ce serait un cadeau approprié, peut-être.

L’un des nombreux cadeaux que Virgile faisait à Kylian, à vrai dire : le Français était particulièrement généreux avec son Infant, soucieux d’effacer en lui le souvenir de cette époque regrettable où il avait dû vivre dans une morgue. Restait à faire le bon choix. Il connaissait bien le jeune vampire, très intimement même, mais leurs conversations n’avaient pas vraiment roulé jusque là sur le domaine des préférences picturales.

— Il est jeune. Jeune à tous égards. Il vient juste de se… réveiller.

« Réveiller », c’était un euphémisme pour la transformation en vampire qu’un regard entendu de Virgile dut éclairer suffisamment.

— Et je ne crois pas qu’auparavant, il ait été beaucoup exposé à autre chose que l’art des églises, alors je ne voudrais pas verser tout de suite dans des créations trop conceptuelles. Pas de l’art pour initiés qui pourrait le rebuter. Quelque chose de plus engageant, vous voyez.

Autrement dit, il n’était pas à la recherche d’un minimalisme abstrait et géométrique, à coup de carrés rouges sur fond blanc, un art auquel il n’était d’ailleurs pas entièrement insensible lui-même, mais dont la compréhension lui paraît procéder d’abord d’un long cheminement esthétique.

— Et puis je ne voudrais pas que ça ait l’air pontifiant. Que ça prenne pas la forme d’une leçon de chose sur l’art contemporain en somme. Alors, je ne sais pas… Disons quelque chose de moins torturé que le chef d’orchestre et les magiciens, peut-être. Non que la toile ne me plaise pas à moi, entendons-nous bien.

Puisqu’elle était la directrice de la galerie, à ce qu’il avait compris des discours d’ouverture, elle saurait sans doute le conseiller. Mais avant que Sasha n’ait pu répondre, un type enveloppé dans un long châle de soi s’exclama derrière eux :

— Ah, mais alors, vous voulez quelque chose de chez Gregory’s. C’est beaucoup moins m’as-tu-vu que ce qu’on trouve ici, beaucoup plus élégant et classique. Tous ces tableaux de Blue sont vraiment très divertissants, enfin, pittoresques, oui, littéralement pittoresques, mais enfin, soyons francs, on ne voudrait pas de ça chez soi.
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Sasha Montgomery

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MessageSujet: Re: La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha] Hier à 15:19

La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme
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Secret. Prudent peut-être. Mais sans doute pas timide. Tu possédais cette éloquence et ce charisme propre à ceux d’un autre temps. Elle le sentait sans trop savoir comment. C’était comme inscrit dans ses veines depuis qu’elle était une vampire: une sensibilité aux siens, peu importe ce que cela voulait dire, et ça incluait de reconnaître les “anciens”. Mais elle était loin de se douter de ton âge, elle ne possédait pas ce talent. Toutefois elle était attentive et elle apprécia ton trait d’humour. Au moins savais-tu apporter de la légèreté faute de sustenter sa curiosité. Cela avait le mérite de la garder auprès de toi tandis que tu commenças à parler de l’artiste qui ne pouvait sciemment se montrer. «Peut-être ne cherche-t-elle pas à faire carrière? Peut-être est-ce son agent qui la pousse à vendre ses toiles mais qu’elle pourrait se contenter de les peindre et nullement de les vendre?» Elle levait des points emplis de vérité mais tu ne pouvais le savoir. Après tout, elle n’était pas supposée être l’artiste, donc elle aussi n’en savait rien. Mais qui sait, peut-être seras-tu suffisamment attentif, au point de déceler la vérité dans ses paroles. Mais elle n’espérait pas cela de toi, mais plutôt tout l’opposé. «Après tout, qui voudrait sincèrement être reconnu de toutes ces personnes ici présentes? L’art est loin de l’intellect...et pourtant, tout le monde a son mot à dire, sa critique bien pensé qui ne fait que révéler celui qui l’a dit.»

Peut-être était-ce cette légèreté qui se dégageait de toi, mais elle était surprise que sa part artistique s’exprime aussi aisément. Plus tu retiens, plus elle s’exprime, comme des polarités qui se font réagir naturellement. Elle fut réellement surprise d’entendre que tu souhaitais offrir un tableau à l’un de tes amis. Ce qui l’intéressait réellement désormais, était qui pouvait bien être cet ami. Non vis à vis de toi, mais pour que ce tableau te le rappelle. C’est là que tu nommas sa jeunesse, avant d’exprimer ce dont il avait l’habitude autrefois, dans sa vie de mortel, qui n’était pas si éloignée de celle actuelle. Elle fut étonnée que tu lui parles de cette intimité entre vous, car c’est cela qui transparaissait dans ta façon de parler de lui. Elle trouva cela particulièrement charmant d’entendre qu’un lien précieux pouvait vous unir. Mais peut-être aussi s’imaginait-elle n’importe quoi, portée par le rêve et le désir que des êtres parviennent à de tels liens.

Elle fut étonnée que tu prennes le soin d’énoncer tes goûts, tandis que tu annonçais que ton choix ne pouvait se porter sur cette toile en particulier. Elle avait conscience que cette dernière, contrairement à ses autres créations, était bien trop engagée...non pas comme certains l’entendraient de façon hâtive, en se focalisant sur chacun des dessins, mais bel et bien en raison du mouvement qu’il y avait sur la toile. C’était ça le point d’ancrage du tableau, et cela pouvait donner le tournis, même au plus émérite des esthètes. Ses toiles avaient un quelque chose de vivant qui dérangeait...et elle ne fut donc pas surprise d’entendre un homme que la politesse n’étouffait pas, s’exprimer sur ses toiles en des termes peu glorieux. «Et pourtant monsieur…?» Sasha n’avait jamais croisé cet énergumène par ici, et ce fut avec beaucoup de classe qu’elle répondit à ses propos: «Les tableaux de Blue sont ceux que nous vendons le plus aisément...Mais si vous êtes ici, c’est qu’il doit bien y avoir des artistes de cette galerie qui trouve grâce à vos yeux?» Une question qu’elle trouvait légitime, qu’elle assena avec tact et délicatesse à la fois.

L’homme était habillé d’un costume ajusté bien trop près du corps, ce qui laissait entrevoir ses quelques embonpoints. «En effet Madame Montgomery, je ne peux que faire honneur à votre galerie, je ne voulais nullement me montrer déplaisant. Mais il est vrai que le seul artiste que j’admire réellement parmi les œuvres exposées est Dilto.» Sasha acquiéça doucement: «Classique...en effet. Au moins êtes-vous cohérent dans vos goûts.» Elle échangea un regard avec toi, avant de poursuivre: «D’après vous ses toiles peuvent être au goût de monsieur ici présent, sans qu’il ne doive se rendre jusqu’à Gregory’s...Qu’en dîtes-vous?» Il hésita un instant, son regard devenant quelque peu fuyant. Il avait eu fier allure toutefois en se rendant compte qu’il s’agissait de la propriétaire des lieux, mais en cet instant, qu’elle lui remette à la face ses propos, il ne savait comment le gérer: «Oui...tout à fait. Veuillez m’excuser.»

Sasha sourit avec une franchise rafraîchissante. «Ils sont plusieurs à critiquer à outrance et à venir trouver des clients chez la concurrence. Pourtant, comme il l’a très bien nommé, Gregory’s donne dans le classique...ce que je nomme le non engagement.» Elle fit une pause, son regard s’attardant sur sa propre toile avant de poursuivre: «Entendons-nous bien, l’engagement ne passe pas nécessairement par dessiner des diables, des anges ou peu importe la figure métaphorique...Elle passe énormément par l’émotion qu’une toile peut éveiller en nous.» Son regard s’arrêta dans le tien, avant de t’inviter de la main à la suivre: «Veuillez me suivre monsieur? J’ai quelques toiles à vous montrer qui éveilleront peut-être chez vous un sentiment en lien à votre ami...sinon, il vous restera toujours Gregory’s.» Un clin d’oeil, tout en légèreté. Elle n’était pas du genre à se laisser déstabiliser, pas quand il s’agissait d’art en tout cas.


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MessageSujet: Re: La perspective néo-heideggerienne dans le transpostnéométamodernisme [Sasha]

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