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Déjeuner d'affaire

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Anthony A. Daniels

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MessageSujet: Déjeuner d'affaire Sam 4 Nov - 8:00






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Ce matin je me lève d’un pas décidé. De bonne humeur comme toujours, je me prépare à rejoindre ma librairie qui ouvre dans moins d’une heure. Je profite de mon thé matinal pour envoyer un sms à Bille qui a dû rentrer à l’aube comme toujours. Je sais qu’elle ne me répondra pas de suite, car elle doit dormir profondément à cette heure-ci, mais nous avons l’habitude de nous retrouver régulièrement pour déjeuner ensemble à la pause méridienne.

Tony a écrit:
Debout ma vieille ! Je t’attends pour le déjeuner au « Café Français » !

J’adore cet endroit. Typiquement parisien, ce petit « bistrot », comme s’évertue à l’appeler le patron des lieux, a l’accent et le gout de la France que j’affectionne particulièrement. Je me rends très régulièrement à Paris pour les affaires, pour dénicher des œuvres que je ramène ensuite dans ma librairie. J’ai quelques contacts réguliers que je connais bien depuis le temps et en qui j’ai confiance. Ces personnes ont toujours des choses intéressantes à m’apporter et à me faire découvrir. Depuis peu je m’intéresse à la lithothérapie et j’ai rencontré une adepte connaisseuse qui en connait un sacré rayon. Et franchement j’adore ça ! Sans compter que cette personne est charmante. Les françaises ont un petit quelque chose qui les rend fascinantes. En tout cas, je suis fan !

9h pétantes, je suis devant la porte de mon petit bijou. Ma librairie, mon chez moi. Cet endroit est mon bébé, le seul que je ne porterai jamais. Quand j’entre dans les lieux, je ressens toujours ce léger parfum feutré, mélange de bois et de cuir. J’ai créé cet endroit à mon image et j’en suis particulièrement fier. J’allume les lumières, ouvre les stores. L’énergie du lieu s’éveille.

Je passe derrière le comptoir, rangeant mes clés dans le petit tiroir et mon regard se pose alors sur un paquet de feuilles imprimées que j’ai laissé là la veille. Mon front se barre aussitôt d’une ride caractéristique, signe d’une inquiétude qui me ronge depuis quelques mois et que je n’arrive pas à accepter. Le travail s’accumule, surtout depuis que j’ai ouvert le site internet de la librairie. Les commandes affluent par le net. Je dois m’occuper en même temps de la boutique bien réelle où des gens en chair et en os me rendent visite et à qui je dois répondre. Je ne peux plus nier que je n’ai pas le temps de gérer les deux en même temps. Le site en pâtit, j’ai du retard sur les commandes et surtout les livraisons et je ne peux pas me le permettre. Non, pas aujourd’hui, pas à notre époque avec le progrès des livraisons en 24h. Je vais finir par m’attraper de mauvais commentaires retours qui finiront par me nuire tôt ou tard et signeront la mort assurer du site si je continue sur cette lancée.

L’idée me trotte depuis quelques jours. Je pèse régulièrement le pour et le contre, mais cela me semble la meilleure solution : je dois embaucher du personnel. Je pense que dans un premier temps, le mieux serait de prendre une personne à mi-temps. Financièrement, cela sera plus jouable et moins risqué. Cela me permettra de jauger le temps gagné et comment je peux ainsi pallier aux commandes internet. J’aviserai ensuite si jamais la nécessité s’en fait ressentir. Bon il faut dire aussi qu’Ashley m’a fortement recommandé cette option. Ne pas prendre trop de risque d’un coup, comme elle s’évertue à me dire. Et je pense qu’elle a raison. Je crois que l’idée s’est enfin imposée dans mon esprit, il va me falloir passer à l'action. J’hésite entre faire une petite annonce dans un journal ou de passer à l’agence d’emploi. J’ai tout de même peur de tomber sur une personne qui ne ferait cela que pour l’argent. Les livres c’est une passion avant tout, mais tout le monde ne raisonne pas comme moi.

12h. Je pousse la porte battante du bistrot français et balaye la salle d’un coup d’œil. Pas de Billie à l’horizon. Elle n’a d’ailleurs pas répondu à mon message. Je soupire et m’engage au milieu des tables partiellement occupée. Je fais signe au patron qui me salue depuis le comptoir d’un air entendu. Je rejoins la table qui m’est habituellement réservée et m’installe sans attendre en posant mon téléphone portable sur la table. Il vibre au même moment et je découvre alors le message de ma sœur.

Billie a écrit:
Désolée Tony, je suis pas très bien ce matin, je vais trainer un peu au lit, mais je passe te voir ce soir promis !

Je lève un sourcil interrogateur en découvrant le message et un petit sourire étire malgré moi le coin de mes lèvres. C’est moi ou elle me raconte des cracs ? Ce n’est pas du tout son genre et j’opterais pour la version qu’elle n’est pas rentrée seule cette nuit. Je souris pour moi-même, m’imaginant déjà comment je vais bien pouvoir la cuisiner quand je vais la voir. Parce qu’il est hors de question qu’elle ne me raconte pas. Je la connais, elle aura trop besoin de se confier à un moment donné, même si elle va tenter de garder le mystère le plus longtemps possible.

Je repousse mon téléphone sur la table et fais signe au serveur de venir prendre ma commande. Ce n’est pas grave, je vais déjeuner seul, ça ne sera pas la première ni la dernière fois. Au moment où il m’abandonne, j’aperçois Joanne qui entre dans les lieux. Je profite qu’elle regarde dans ma direction pour lui faire signe de venir.

Je connais cette fille depuis quelques mois, c’est une fidèle cliente et on a eu l’occasion de se retrouver autour d’un verre pour discuter. Quand elle approche, je me lève pour la saluer en lui faisant la bise.

« Salut Joanne, tu vas bien ? »


Je lui offre mon plus charmant sourire. Cette fille est solaire et c’est un régal de la côtoyer.

« Je t’offre quelque chose à boire ?... Ou tu as peut-être rendez-vous avec quelqu’un ? »

Je ne veux tout de même pas l’importuner. Elle n’est pas ici par hasard et surement pas pour m’accompagner.



©️ LILIE

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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 4 Nov - 12:10






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


À Londres, les pleines lunes étaient différentes en comparaison avec Prince Georges et ses grandes étendues vertes. Yuma devait sortir de la ville pour laisser son loup s’exprimer, gambader, chasser. Ici, Joanne ne connaissait pas vraiment les habitudes des autres loups. Même si elle avait bien vite compris que la ville était dirigée par des meutes Alphas. Eux ne voulaient rien de ça, pas pour le moment en tout cas. Ils étaient bien tout seuls, se retrouvant depuis une année maintenant, après leur trop longue séparation. Mais cela obligeait Yuma à chasser en solitaire dans des lieux que la Chamane et lui-même ne connaissait pas. Alors, depuis leur arrivée à Londres, Joanne envoyait Isha, son hibou totem, chasser avec Yuma à chaque pleine lune. Connectée à l’animal, elle pouvait sentir si Yuma allait bien ou non. Car, depuis cette nuit horrible du massacre de leur meute, Joanne n’était plus tranquille. Avoir retrouvé Yuma lui faisait revivre ces craintes, justifiées, de voir celui qu’elle aimait mourir. Les nuits de pleine lune étaient donc devenues sources d’angoisses et de manque de sommeil. La belle ne dormait pas, se droguait au café et aux séries débiles pour tenir le coup, jusqu’à ce que la porte d’entrée s’ouvre et que Yuma lui revienne. Alors, seulement là, elle pouvait se détendre à son tour et penser à dormir un peu. Mais voilà, la pleine lune, forte en énergie, avait tendance à lui filer des insomnies à la Chamane. La Mère Lune était aussi porteuse de songes et prémonitions, de visions du passé et du futur. Ainsi, les rares heures durant lesquelles Joanne avait pu dormir, ne furent pas reposantes du tout. Elle s’était vu en songe, dans une tenue traditionnelle indienne, soignant un homme à la peau froide, au visage qu’elle n’aurait pu identifier. Des cris et des larmes avaient fini par la réveiller en sursaut, ébranlée par les émotions qu’elle avait pu ressentir. Comme bien souvent, elle n’aurait pu dire s’il s’agissait d’un message du passé ou du futur, ou même s’il ne s’agissait que d’un rêve banal. Il est vraiment temps qu’on fasse la paix vous et moi, dit-elle en pensée aux esprits des Anciens avec qui elle s’était embrouillée depuis le massacre de la meute.

Tasse de café à la main, Joanne avait le regard rivé sur l’écran noir de la télévision. À l’étage, Yuma dormait à poings fermés après la longue nuit qu’il avait passé. Bien décidée à ne pas rester cloîtrée à la maison, Joanne avait fini par se doucher, enfilant un jeans troué, ses Converses et un pull noir dévoilant une épaule dénudée. Le temps à Londres était ensoleillé en cette journée et les températures étaient encore agréables, chose assez étonnante. De toute manière, Joanne n’était pas une frileuse. Vivre au Canada lui avait appris à ne pas craindre les basses températures. Maternelle, elle prépara des sandwichs pour son Loup et lui laissa un mot sur la table de la salle à manger.

‘Partie faire quelques courses. Il y a des sandwichs au frigo. À plus tard. Je t’aime. Ashaisha’

Elle souriait la belle, en signant de son nom indien, imaginant Yuma sourire en retour en le lisant. Lui seul le connaissait encore à présent qu’ils n’étaient plus qu’eux, seuls et elle appréciait tout particulièrement d’entendre la voix rauque de son Alpha lui murmurer ce prénom particulier.

Sac en bandoulière, lunettes de soleil sur le nez pour cacher ses cernes, Joanne prit bus et métro pour rejoindre le centre de Londres où, quelques semaines plus tôt, elle avait découvert une petite boutique qui vendant des encens de bonne qualité et, il fallait l’avouer, elle commençait à en manquer. Bien heureuse, elle trouva de quoi remplir son stock, ainsi que quelques bougies blanches. Quelques autres emplettes furent faites pour remplir les placards de douceurs dont elle raffolait. Et finalement, midi sonna, rappelant à Joanne qu’elle n’avait rien avalé de solide depuis la veille au déjeuner. Il était temps qu’elle se nourrisse d’autre chose que de café si elle voulait pouvoir tenir sur ses jambes. La Chamane jeta son dévolu sur un bistrot typiquement français qui lui rappela ses escapades dans la capitale française. La porte poussée, elle pénétra à l’intérieur, jetant un coup d’œil aux tables disponibles. C’est là qu’elle vit, Anthony, qui lui faisait signe. Le jeune homme tenait une librairie dans laquelle elle adorait se rendre. Ses livres la passionnaient au plus haut point. Elle appréciait tout particulièrement l’odeur des ouvrages anciens, de toucher leurs pages délicates et parfois, pour certaines, usées par le temps. Tout autant qu’elle aimait les ouvrages plus récents qui parlaient d’ésotérisme et de cultures de la magie. Cet endroit était un peu un remède à la morosité. Elle ne pouvait que s’y sentir bien. Ce fut donc tout naturellement qu’elle alla le saluer, souriante en lui faisant la bise.

- Bonjour Anthony, oui ça peut aller merci et toi ? dit-elle avant qu’il ne propose un verre. Oh, eh bien, je venais déjeuner en solitaire donc … si ta proposition tient toujours, je l’accepte volontiers !

Joanne attendit l’invitation d’Anthony pour prendre place, déposant ses quelques sacs sur l’une des chaises libres de leur table. Bien vite, le serveur vint les rejoindre pour prendre la commande de la jeune femme. Un jus de fruit et un steak-frites furent commandés. Joanne n’était pas de ces femmes qui se nourrissaient exclusivement de salade et qui faisait attention à sa ligne. Élevée au milieu des loups, elle avait bien vite était habituée à manger de la viande rouge et à se goinfrer. Le serveur les abandonna et la jeune femme s’attaqua à des bâtonnets de gressins croustillants.

- Alors, comment se porte la librairie ? Il va falloir que je vienne voir tes nouveautés.

Elle souriait, amusée, mais sincère. Se rendant compte qu’elle portait encore ses lunettes de soleil sur le nez, la belle les retira, s’excusant auprès d’Anthony pour son manque de politesse, dévoilant des yeux à peine maquillés et franchement cernés. Nul doute qu’elle avait passé une mauvaise nuit. Malgré son sourire légendaire, Joanne avait les traits tirés. Mais cela ne l’empêchait pas de sourire, faisant bonne figure en toutes circonstances. À cet instant, le serveur apporta les consommations, les repas n’étant pas encore prêts.

- Je t’ai déjà dis à quel point j’adore venir chez toi ? J’avais l’habitude de commander sur internet, mais là, pouvoir toucher les livres, les sentir… C’est merveilleux. Ne ferme jamais, je serai vraiment triste si ça devait arriver !

La jeune femme attrapa son verre et trinqua avant de boire une gorgée fraîche. Cela lui changeait des litres de café qu’elle avait avalé depuis la veille.



©️ LILIE




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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 4 Nov - 18:04






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Joanne m’aperçoit aussitôt, m’adressant alors un grand sourire tout en s’avançant vers ma table. Elle porte des larges lunettes noires sur le nez, nous ne sommes pourtant pas en plein été mais ce mois d’octobre est particulièrement doux pour une fois avec encore des belles journées comme aujourd’hui. Je n’y prête pas plus attention, étant moi-même habillé d’une simple veste de ville sur une chemise. Elle m’indique venir déjeuner en solitaire et je m’empresse de sauter sur l’occasion pour la garder à ma table.

« Déjeune avec moi, je suis moi-même seul à midi, ma sœur m’a lâchement posé un lapin. »

Je l’invite à prendre place et elle ne se fait pas prier. Non pas qu’elle me serve de bouche trou, je peux aisément déjeuner seul, mais l’occasion est trop belle pour la laisser filer. Et en l’occurrence, Joanne est une personne que j’apprécie beaucoup, d’autant plus que les occasions sont plutôt rares pour que l’on passe un peu plus de temps ensemble.

Je l’observe s’installer avec amusement. Elle dépose ses affaires sur le sièges d’à côté sans pour autant ôter ses lunettes qui sont d’un superflu à ce niveau. On dirait que j’ai face à moi une starlette qui cherche à passer incognito. L’image me fait sourire alors que le serveur revient vers nous, déposant devant moi le verre de whisky que je lui ai commandé en arrivant, accompagné de bâtonnets de gressins croustillants avant de prendre la commande de celle qui va m’accompagner pour ce déjeuner.

Lorsque le serveur s’éloigne, elle s’empresse de me demander des nouvelles de la boutique, une façon d’entamer la discussion sur le sujet qui nous rapproche le plus, avant de comprendre qu’elle porte toujours ses lunettes de soleil. Je ne peux réprimer un léger rire face à cette situation, mais qui me reste au fond de la gorge quand je découvre son regard cerné et ses traits tirés de fatigue. Le serveur revient pour lui apporter la boisson qu’elle a commandé et j’attends qu’il s’éloigne pour dire quoique ce soit. Joanne continue la conversation comme si de rien n’était, comme si je ne pouvais m’apercevoir de son état. Je plisse les yeux l’espace d’une seconde en scrutant son visage, zappant ouvertement la question qu’elle vient de me poser.

« Oh là, mais t’as fait la fête toute la nuit ? »

Je tente l’humour. Je la connaitrais mieux que ça, je me serais permis une allusion plus coquine sur une nuit de folie avec un homme, mais nous ne sommes pas assez intimes pour cela. Pourtant ce n’est pas ça, j’en suis certain. Mon regard s’assombrit quand je poursuis.

« Ou… T’es malade ? »

Elle tente de le cacher, c’est évident, me retournant un sourire sensé effacer tout le reste. Je remarque qu’elle se jette presque sur les croustillants comme si elle n’avait rien avalé de la veille, c’est plutôt l’effet inverse lorsqu’on couve une bonne grippe.

Le serveur revient sur ces entrefaites, coupant la conversation avant qu’elle puisse répondre quoique ce soit. Il dépose devant nous notre commande. Je ressens comme un soulagement de sa part de ne pas avoir à me répondre. Je ne pourrais pas de toute façon devenir trop insistant sur le sujet si elle souhaite éluder cette question. Encore une fois, nous ne sommes pas assez intimes pour cela mais cela me chagrine de la voir dans cet état. J’espère que tout va bien pour elle. Le serveur dépose son assiette avec un généreux steak-frites, de quoi remettre sur pied un grand gaillard tandis que je me contente d’une portion de saumon poché et sa garniture de légumes.

J’ai à peine le temps de prendre mes couverts en main que Joanne se jette sur les frites qu’elle dévore avec les doigts. Encore cette impression qu’elle n’a rien mangé depuis des lustres. Je reste intrigué, arrêtant mon geste pour observer mon invitée avec stupeur. Je ne peux pas m’empêcher de lui demander.

« T’es sûre que ça va ? »

Je m’avance et me penche vers la table, attrapant son regard qui revient sur moi à mon intervention tout en baissant la voix sur le ton de la confidence.

« Tu sais que tu peux compter sur moi Joanne… si tu as... des soucis… je peux t’aider tu sais. »

Je me sens tout de suite très con d’avoir dit ça. Il n’y a surement rien de grave ou d’alarmant. On peut tous avoir une sale tronche au réveil, moi le premier. Mais pourtant je n’arrive pas à me sortir de cette impression que c’est plus grave que ça.



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Joanne M. Moore

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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Dim 5 Nov - 10:13






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


La fatigue était un détail pour Joanne. N’étant pas grande dormeuse, elle pouvait supporter une nuit blanche, même si les traits de son visage étaient tirés et ses yeux à la fois rougis et cernés. Mais ce n’était rien. Elle en avait passé des nuits sans dormir, à aider les femmes de la meute à accoucher, comme dans le passé ; à soigner les jeunes loups, ou même les anciens, blessés à la chasse ; à veiller les malades ou les morts, les aidant à passer de l’Autre côté. Être Chamane d’une meute n’était pas de tout repos, elle devait l’avouer. Elle avait consacré sa vie à ça, oubliant parfois la jeune femme qu’elle était. Devenue Chamane à vingt ans, elle avait rapidement compris que sa vie ne se résumerait en partie qu’à ça. Elle avait dû se montrer disponible, tout le temps, en toutes circonstances. Et malgré la dureté de sa tâche, elle la regrettait. Elle aurait aimé passer encore des nuits blanches pour ces raisons là ; avoir les mains pleines de sang en soignant les siens. Tout simplement parce que cela aurait voulu dire qu’ils étaient encore tous là, avec eux, vivants. Mais il n’y avait plus que Yuma et elle, eux deux, seuls. Alors une nuit blanche par mois, ça n’était pas grand-chose, vraiment pas. Elle le faisait d’elle-même, sachant que Yuma n’aimait pas la priver de sommeil. Seulement, Joanne considérait que c’était son rôle, de le veiller encore, pour ne rien risquer, pour ne pas le perdre. Alors tant pis pour les cernes qu’elle oubliait presque si son corps ne lui rappelait pas qu’elle manquait effectivement de sommeil.

Malheureusement, Anthony n’oubliait pas les cernes qu’il pouvait observer maintenant que les lunettes de soleil avaient quitté le nez de la jeune femme. Sa remarque fit sourire Joanne qui ne s’offusqua pas. Mais, le libraire semblait réellement préoccupé, allant même jusqu’à demander si elle était malade. Ma pauvre fille, t’aurais dû te maquiller à la truelle avant de sortir ! Joanne, souriant, leva les yeux au ciel avant de dévorer un nouveau gressin, son ventre grognant comme si un monstre s’était caché dedans. Difficile pour elle de lui répondre. Non pas qu’elle était une piètre menteuse, ça non, elle avait du apprendre à la faire, pour cacher qui elle était et qui elle fréquentait. Mais elle n’aimait pas mentir si elle n’en avait pas besoin. Autant détourner la question, l’éviter et passer à autre chose. Par chance, le serveur arriva et l’odeur alléchante s’élevant de l’assiette fit saliver la jeune femme presque affamée. Lorsqu’elle observa l’assiette d’Anthony, elle eue presque honte. Saumon et légumes. Bon sang, elle devait passer pour une ogresse, mais tant pis. Sans plus attendre, elle attaqua ses frites à la main, coinçant son précieux entre ses doigts pour la porter à sa bouche. Elle en ferma les yeux tant elles furent savoureuses et croustillantes, tant i était bon de sentir le gras couler sur sa langue. En tant normal, avec Yuma, cela aurait été des plus naturel, ni inquiétant, ni dérangeant. Mais Joanne oubliait parfois que tous n’étaient pas comme Yuma, amusé en la voyant dévorer son assiette. Et son comportement ne fit qu’augmenter l’inquiéter d’Anthony à son égard.

Elle le vit, soucieux, lui redemandant si elle allait bien, allant même jusqu’à se rapprocher pour parler à voix basse. Anthony s’inquiétait sincèrement et proposait son aide si Joanne avait des soucis. Et il était sincère, elle pouvait le lire dans son regard, sur les traits de son visage. Et merde Jo’ ... Et là, la jeune femme se sentit bien bête et gênée. Quoi dire, que faire ? Elle ne pouvait pas lui dire la vérité, lui avouer qu’elle avait veillé toute la nuit en attendant que son coloc’ de loup-garou rentre de sa nuit de pleine lune. Anthony n’était … qu’un humain, un homme certainement bien loin de toute cette vie surnaturelle et c’était certainement tant mieux pour lui. Mais elle ne pouvait lui dire la vérité.

- Euhm … oui … oui ça va. J’ai juste fait une nuit blanche, d’où ma sale tête du jour. Mon coloc’ n’est pas rentré de la nuit, je me suis inquiétée, du coup je n’ai pas dormi jusqu’à son retour. De toute façon, il ne risque pas de faire le rapprochement avec la pleine lune non ? On se connaît depuis qu’on est né alors je suis un peu trop maternelle avec lui. Et ça l’énerve d’ailleurs, il risque de m’engueuler en voyant ma tête.

Un rire, léger, s’échappa des lèvres de la Chamane, dévorant une nouvelle fois quelques frites avant d’attaquer la découpe de sa viande bien saignante.

- En réalité, commença-t-elle a voix plus basse, je cache de lourds secrets, mais si je t’en parle, je serais obligée de t’éliminer, ça serait dommage, je n’aurais plus ma librairie préférée.

Son sourire, sincère, amusé, solaire, étira ses lèvres, faisant briller ses yeux fatigués d’une certaine pointe de malice. Et pourtant, elle disant vrai. Non pas qu’elle devrait le tuer, ça non, mais elle avait de lourds secrets qu’elle ne pouvait partager avec n’importe qui.

Bouche à moitié pleine, elle reprit la parole. Il était temps de changer de sujet car celui-là avait tendance à la mettre, malgré tout, un peu mal à l’aise.

- Mhmh je me demandais, tu crois que tu arriverais à me dénicher des ouvrages sur les légendes amérindiennes ? Mes ancêtres l’étaient et cette période me fascine un peu.

À cet instant, elle sentit un regard, puissant, sur elle, qui lui fit tourner la tête. À travers la baie vitrée, Joanne aperçu Isha, son Hibou blanc, perché sur une branche, un peu caché entre les feuilles d’un arbre. Monsieur n’apprécia visiblement pas cette légère confidence concernant les ancêtres. Car oui, Isha était connecté à Joanne lorsqu’il la surveillait et, étonnamment, elle ne l’avait pas vu le suivre. Fronçant des sourcils, se croyant discrète, elle gronda mentalement son animal totem qui s’en alla en boudant. Décidément, il avait un sacré caractère celui-là. Et Joanne se rendit compte qu’une nouvelle fois, elle semblait bizarre. Elle allait finir par penser que ce déjeuner n’était pas une si bonne idée, sauf si elle voulait passer pour une allumée.




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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Mar 7 Nov - 20:33






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"Joanne & Tony"


Mes inquiétudes ne semblent pas l’affecter outre mesure. Elle me sourit, se veut rassurante et ne cherche aucunement à cacher quoique ce soit. Dans un sens ça me rassure et m’enlève toute idée saugrenue qui pourrait concerner les ennuis que j’ai pu évoquer un peu plus tôt. Elle m’explique alors, entre deux frites croquées, avoir veillé toute la nuit pour attendre son colloc sorti. Un ami de longue date, ce qui explique visiblement cela. J’hoche la tête et mon inquiétude redescend d’un cran. Je me sens presque idiot d’avoir pu envisager quelque chose de plus grave. J’hoche à nouveau la tête à ses mots, capitulant en entamant alors mon assiette à mon tour comme pour désamorcer la cellule de crise que j’ai moi-même lancé un peu plus tôt. Assister mes sœurs et surtout Katherine, au milieu de tout ce surnaturel, m’a fait voir la vie autrement. Elle est surement loin de tout ça, Joanne. Simple petite humaine avec des préoccupations plus terre à terre, comme les simples nuits blanches de bringue.

Comme pour se moquer gentiment de ma réaction disproportionnée, elle me fait cette fausse confidence, jouant sur ce secret avoué qui l’obligerait à me faire disparaitre. J’en ris spontanément. Si elle savait. Je m’attaque alors à mon saumon qui est ma foi, fort délicieux, reprenant ainsi le cours normal de ce déjeuner. Je tache d’oublier cet aparté pour retrouver une discussion normale, celle que l’on n’aurait jamais dû abandonner. Sa petite boutade la fait embrayer aussitôt sur un autre sujet qui me tient bien plus à cœur.

Je termine ma bouchée, buvant une gorgée d’eau avant d’attraper ma serviette pour essuyer mes lèvres.

« Tu n’as pas tort… m’éliminer te priverait d’une source d’information non négligeable. »

A mon tour de lui rendre ce regard malicieux. Je plisse les yeux, simulant bon nombre de sous-entendus avant d’éclater de rire, l’entrainant avec moi sur cette pente. Mais bien vite elle redevient sérieuse, en me demandant des informations sur les légendes amérindiennes. Le sujet me passionne mais elle l’ignore pour le moment. J’en oublie la plaisanterie aussitôt, reposant mes couverts en croisant les doigts sous mon menton pour aborder ce sujet plus sérieusement. J’inspire et entrouvre la bouche, prêt à me lancer pour lui exposer ce que je sais déjà sur le sujet mais mon geste reste en suspens. Elle n’est plus avec moi, elle ne m’écoute plus. Quelque chose vient de capter son attention. Quelque chose que je n’ai pas vu venir. Intrigué, je l’observe minutieusement, sans bouger pour ne pas effrayer l’instant suspendu à un fil. Elle semble ailleurs tout à coup, comme happée par quelque chose d’imperceptible. Puis elle tourne la tête brusquement, son regard s’échappant dehors à travers la baie vitrée. Sans bouger, je suis du regard le sien, cherchant ce qu’elle peut bien percevoir dehors. Je scrute mais ne trouve rien. Personne n’est là à nous observer. Personne qui ne semble suspect à mes yeux. Rien d’anormal ne semble se jouer dehors. Sentirait-elle des forces invisibles ?

Mille questions se bousculent dans ma tête. Je n’avais jamais vu Joanne dans cet état. Cela fait trop de choses étranges qui la concernent en même temps pour que cela reste une coïncidence. Il n’y a pas de coïncidence, ça je l’ai appris depuis longtemps.

Puis tout d’un coup, je le vois. Je le vois l’objet de son attention, celui qui vient bouleverser notre déjeuner de la sorte. Je le vois cet hibou blanc qui s’envole. Un hibou blanc en plein jour et en pleine ville, c’est tellement naturel, n’est-ce pas ? Non, on ne me fera pas croire ça, je suis bien trop au courant pour savoir que non, cela n’est pas normal. Dans ma tête ça fuse. Je pense instantanément au corbeau de Billie, au serpent d’Ashley et les images se superposent.

Oh-my-god ! J’y crois pas et pourtant ça serait tellement logique. Je ferme les yeux une seconde, cherchant à chasser l’idée qui vient de me traverser. Mais déjà Joanne revient vers moi, portant son regard sur ma personne. Il y a un moment de flottement, je n’arrive pas à sortir un son tandis qu’elle me fixe, attendant peut-être une réponse à sa question faite un peu plus tôt. Je cligne des yeux, balbutiant. « Heu… ouai… » Je cherche mes mots, cherchant la première idée qui vient à l’esprit.

« Ecoute… c’est compliqué en ce moment la librairie… j’aurais besoin d’embaucher quelqu’un car je croule sous les commandes via internet et je n’ai plus le temps de vraiment m’occuper du reste… »

Je m’arrête pour attraper mon verre que je vide d’un coup, manquant de peu de m’étrangler. Je toussote. J’attrape alors ma serviette pour tousser dedans.

« Excuse moi, j’ai avalé de travers je crois… »

Une fois remis, j’inspire profondément, tout en essayant de redevenir le plus naturel possible avant de reprendre la parole. « Mais je vais chercher et je trouverai t’inquiète pas. J’ai quelques pistes mais je préfère approfondir les recherches avant de te dire. » Je lui souris pour ponctuer mes paroles tandis que mon esprit fait barrage à l’idée qui tente de germer depuis tout à l’heure.



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Ven 10 Nov - 20:59






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Joanne, malgré son côté bon vivant, solaire et souriante, était quelqu’un de méfiante. Sa confiance n’était jamais gagnée d’avance et il fallait prouver une certaine sincérité pour pouvoir la mériter. Mais, concernant sa magie, les choses étaient encore plus délicates. Le monde mortel ignorait tout de l’existence des êtres surnaturels, bien que certains savaient, par la force des choses. Mais, officiellement, Loups et Vampires n’existaient pas ; quant aux Sorcières, elles étaient surtout des femmes un peu allumées et différentes. Et c’était mieux ainsi. Le monde n’était pas prêt pour ça, pas encore. Peut-être ne le serait-il jamais. Quoi qu’il en soit, Joanne ne pouvait mettre Anthony dans la confidence, parce qu’elle l’imaginait loin de ce monde étrange, à la fois dangereux et fascinant. Et ce n’était pas à elle de l’amener là-dedans. Surtout que sa propre vie de Chamane n’était pas simple, ignorant si sa route croiserait à nouveau celle des bourreaux de sa meute décimée. Alors, la présence d’Isha à l’extérieur du restaurant ne l’enchantait guère. Passer pour une folle encore moins. Il fallait vraiment qu’elle prenne plus de précautions. En même temps, elle ne s’était pas attendue à croiser quelqu’un aujourd’hui. Anthony était réellement un homme charmant, à l’humour agréable. Même s’ils ne venaient clairement pas du même monde, elle l’appréciait, le trouvait naturel et enjoué, intelligent, cultivé. Et puis sa librairie était clairement un petit paradis pour la Chamane qui aimait dévorer les livres en tous genre. Les libraires ésotériques n’étaient pas forcément courantes et celle-ci avait un charme particulier. La jeune femme appréciait de déguster une tasse de thé, installée sur l’un des canapés de la librairie, en lisant un livre qu’elle venait d’acheter. Et, pour rien au monde, elle n’avait envie de devoir changer de lieu ou pire, de ville. Car oui, elle et Yuma s’étaient installés là dans le but d’y rester un moment, de recommencer leurs vies, à deux. Même si les vastes étendues vertes du Canada pouvaient leur manquer.

Espérant donc passer inaperçue, la jeune femme reprit presque naturellement la conversation, parlant de sa recherche de livre qui était réelle et presque importante. Les livres qui se trouvaient sur internet ou dans les libraires standards n’étaient pas, selon elle, assez poussés. Elle espérait donc qu’Anthony pourrait trouver quelque chose d’intéressant. C’est alors qu’elle se mit à penser, pour la première fois, qu’une telle librairie était tout de même étrange pour quelqu’un qui n’y connaissait rien en surnaturel. Joanne en vain alors à se demander si Anthony cachait quelque chose. En attendant, il ne répondit pas de suite, observant la Chamane de manière étrange. Quelque chose n’allait pas, elle le sentait. Quelque chose clochait. Lorsqu’il répondit enfin, il ne fut cependant pas naturel. Lorsqu’il s’interrompit pour boire, manquant de s’étouffer, Joanne s sentit presque mal à l’aise. Rassurée lorsqu’il cessa de tousser, Joanne ne le quitta pas des yeux, cherchant à capter chez lui une once de magie ; cherche à comprendre pourquoi son comportement venait de changer à ce point. Malheureusement, l’endroit n’était pas propice aux confidences. Il fallait malgré tout continuer à converser, naturellement. Mais la jeune femme ne parvenait à cesser de se poser des questions, voyant le libraire d’un œil nouveau envisageant qu’il pouvait être comme elle, ou quelqu’un dans ce genre-là.

- D’accord, ça ne presse pas. Mais c’est gentil de t’en occuper. Disons que je ne sais pas forcément où chercher pour trouver des ouvrages authentiques et qui ne racontent pas de conneries juste pour faire vendre. Et ça, elle le pensait réellement.

Entre deux bouchées dont elle savoura les saveurs et le saignant de la viande, Joanne continua de parler, essayant de détendre l’ambiance qui avait nettement changée.

- Tu dis que tu cherches quelqu’un pour t’aider ? C’est super que la libraire fonctionne à ce point ! En même temps, tu en as fait un endroit magique, dans tous les sens du terme. J’aime beaucoup l’ambiance que tu lui as donnée. Comment ça se fait que ce thème assez ésotérique t’intéresse ? Raconte-moi l’histoire de ta librairie. Je sais, je suis curieuse, ajouta-t-elle en souriant, un peu gênée de poser autant de questions. Mais quelque chose lui disait qu’il était important de trouver des réponses aux doutes qui commençaient à naître.

- Mais quelque part, c’est parce que je t’envie, je crois, j’aurais adoré avoir un endroit comme ça, à moi. Mais j’ai beaucoup trop voyagé, je me pose réellement pour la première fois depuis au moins quatre ans.

Haussant les épaules, Joanne reprit une bouchée de frites croustillantes. Il est vrai que, durant ses années de vadrouilles, elle n’avait pu se poser réellement quelque part et construire sa vie. Peut-être avait-elle toujours inconsciemment su qu’elle retrouverait Yuma et qu’elle ne devait rien faire en attendant ces retrouvailles, rien qui pourraient changer leur vie commune. Alors elle s’était contentée de quelques jobs dans chacun de ses périples, vivant avec ses maigres ressources, mais vivant pleinement. Mais parler d’elle n’étant pas ce qu’elle préférait, Joanne avait très envie de savoir comme Anthony était tombé dans le monde de la librairie et de l’ésotérisme. ‘The Other Side’, ce nom était tellement particuliers. C’était d’ailleurs ça qui lui avait fait pousser la porte la première fois. Parce que l’autre côté, elle le connaissait bien.



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 11 Nov - 12:44






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Joanne continue à me faire la conversation, le plus naturellement du monde, comme si rien ne s’était passé. C’est juste moi ou ?... Franchement je ne sais plus quoi en penser. Lentement mon assurance revient, mon sourire réapparait et j’en arrive à me demander si ce n’est pas juste moi qui me suis imaginé quelque chose. Je baigne tellement dans la magie depuis que je suis petit, que j’en perdrai parfois la notion de normalité. Je tache de me sortir cette idée de la tête et recommence à manger tout comme Joanne. Elle relance la discussion sur ce que je viens de lui dire au sujet de ma recherche d’employé tout en se montrant bien curieuse pour quelqu’un comme elle d’habitude si réservé. Elle me fait rire et j’en souris face à tant de questions tout à coup. Comme lui dire que je suis tombé dedans quand j’étais petit ?

« Oui, ça marche très bien. Je suis le premier surpris mais c’est tant mieux ! » Je termine mon poisson et me ressert un verre ainsi qu’à Joanne. « Je ne m’attendais pas à autant de succès, je vais pas m’en plaindre c’est sûr ! Mais l’ouverture du site internet y est pour beaucoup. »

Je bois une gorgée puis repose mon verre. Je la toise alors longuement, croisant mes mains devant moi, mon index venant tapoter mon menton. Cette fille est une admiratrice de la littérature. Elle l’aime profondément, s’en passionne. Je le vois bien quand elle passe chez moi comment elle se comporte. Elle ne peut mentir ou jouer un jeu, c’est évident. C’est quelqu’un comme elle que j’aimerais trouver. Et puis elle vient de me dire qu’elle aimerait avoir un endroit à elle comme le mien. L’idée germe à ce moment-là, cette idée qui me plait déjà. Je poursuis, comme pour lui vendre cette place que je m’apprête à lui proposer.

« Je cherche quelqu’un de confiance, quelqu’un de sérieux, discret mais surtout un passionné. Il faut l’aimer ce métier sinon ça n’en vaut pas la peine. Et c’est pareil pour l’ésotérisme. Tu te poses la question alors je vais te dire mon secret. » Je prends un air de connivence et me penche un peu pour dévoiler mon secret le plus sérieusement du monde. « Je suis tombé dans la marmite d’Harry Potter quand j’étais petit… »

J’éclate de rire et quelques têtes se retournent vers nous. Ca m’est bien égal. Je poursuis. « Non sérieusement, quand t’as trois sœurs pré-ado au moment où Harry Potter sort sur les écrans, t’as beau rien y comprendre, t’as pas d’autre choix que de subir. Meredith était amoureuse de Harry, Billie se prenait pour Hermione… je te jure, un supplice ! Je savais pas lire mais je connaissais déjà l’histoire de Poudlard. » Je glousse rien qu’à évoquer ces souvenirs qui sont authentiques. Ma bonne humeur est contagieuse à voir le visage de Joanne qui s’illumine. « Et puis, franchement, j’aime vraiment ça, c’est passionnant. Il faut avoir l’esprit suffisamment ouvert, j’en suis conscient, mais je suis certain que tu l’as également. » J’observe sa réaction, avant de lâcher la petite bombe qui fera, je l’espère, son effet.

« Ça te dirait de travailler pour moi ? » Ses yeux s’écarquillent de surprise. Je ne lui laisse pas le temps de répondre, préférant préciser les choses avant tout. « Je ne te promets pas un gros salaire, loin de là, le poste ne sera même qu’à mi-temps au départ. Mais je me rends compte que c’est quelqu’un comme toi que j’aimerais trouver. Il va falloir me supporter, je ne suis pas toujours facile à vivre. » Je ris dans ma barbe. « Mais je ferai des efforts, promis ! »

Je lui fais mon regard le plus enjôleur, la suppliant comme un gosse le ferait pour avoir un jouet. « S’il te plaiiiit… » Puis il faut bien avouer que Joanne est plutôt charmante et agréable à regarder, ce qui n’est pas pour me déplaire. Oui bon, je suis pas là pour me trouver une aventure d’un soir, mais tant qu’à faire, autant lier l’utile à l’agréable. Et puis rien ne dit que nos relations resteront uniquement professionnelles.

Mon petit manège est interrompu par la sonnerie de mon portable qui m’annonce l’arrivée d’un message. Le bout de mon doigt glisse sur l’écran que je consulte de loin, distraitement. C’est ma sœur, j’aurais dû m’en douter.

Billie a écrit:
Tu boudes ?

C’est vrai que je n’ai pas répondu à son dernier message. Je n’ai le temps de rien que déjà la sonnerie retentit. Elle préfère m’appeler directement. Je lâche un petit soupir et adresse un regard désolé à Joanne avant de décrocher. Je n’ai pas d’autre choix, sinon ma sœur va me harceler.

« Tony de mon cœur tu boudes à ta sœur ? »
« Mais non Billie, qu’est-ce que tu vas imaginer ? »
« Arrête, je te connais, tu dois te morfondre tout seul à ta table en me maudissant ! »
« N’importe quoi ! » Je ris de ses bêtises. « Figure toi que j’ai trouvé une charmante compagnie pour m’accompagner à déjeuner… » J’adresse en même temps un clin d’œil entendu à Joanne.
« Ah ouai ? » Je sens ma sœur accuser le coup et même se vexer. « Je vois… »
« Non tu vois rien du tout justement ! Fais pas ta gamine steplait. En plus je parle affaire. »
« Oh… okay ! Bon j’te laisse alors, a plus tard ! »
« Ouai, à plus tard, et fais pas ton Bill ! »
« Gnagnagna !!! » Je l’imagine aisément me tirer la langue à travers le combiné. Elle raccroche aussi sec. Vexée la frangine, mais ça ne dure jamais avec elle.

Je repose mon téléphone sur la table, « Excuse-moi. » et reporte mon regard sur Joanne, attendant sa réponse. « Alors ? T’en dis quoi ? »



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Mer 15 Nov - 17:34






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Déjeuner d'affaire
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J’aimais les gens passionnés et Anthony en était un. Cela se sentait lorsqu’il parlait. Cela se voyait lorsqu’on l’observait évoluer dans sa librairie, en caressant ses livres du bout des doigts, en servant ses clients, en les conseillant. Il aimait ce qu’il faisait et c’était assez rare de nos jours. À vrai dire, Joanne le considérait chanceux de pouvoir exercer un métier qui le passionnait, sans rien devoir à personne ou presque. Il pouvait être fier de lui et du succès de sa librairie. Et il avait eu bien raison d’ouvrir un site internet, permettant à n’importe qui d’accéder à sa grande quantité de livre en tous genre, tous passionnant, c’était évident. Alors elle l’écoutait, terminant son assiette dont elle savourait la moindre bouchée. Son esprit s’envola quelques secondes vers Yuma, se disant qu’il aurait adoré cette viande saignante, exquise. Elle l’écouta dresser le tableau de la personne qu’il voudrait à ses côtés, lui parler de sa passion pour l’ésotérisme grâce à … Harry Potter. Elle ne parvient à retenir un rire amusé elle aussi, accompagnant joyeusement Anthony malgré les regards posés sur eux. Elle s’en moquait bien des autres, depuis toujours. Leurs rires terminés, le libraire continua sur sa lancée. Il lui avoua alors avec trois sœurs qui s’étaient passionnées pour ces films et qu’il n’avait pas trop eu le choix que de suivre leur passion. Anthony était lumineux, rayonnant, lorsqu’il parlait des siens. C’était réellement beau à voir, détendant totalement Joanne qui en oublia les quelques désagréments causé par la vue d’Isha et sa nuit blanche.

- Avoir l’esprit ouvert ce n’est pas un souci pour moi, pas du tout même … Et je vais t’avouer que moi aussi, j’ai vu et lu tous les Harry Potter ! La meilleure, c’est Luna Lovegood, complètement barrée et différente. Team Luna ! dit-elle en riant à nouveau, totalement sérieuse.

Malgré tout, malgré la détente, elle notait certains mots d’Anthony. L’ésotérisme lui plaisait, c’était une évidence, mais ses mots semblaient pleins de sous-entendus. Ou alors la fatigue lui faisait se jouer des films. Mais pas le temps d’y penser que déjà le libraire lâcha une bombe, lui proposant de travailler pour lui. Les yeux de la Chamane s’écarquillèrent de surprise sans savoir quoi dire, fourchette pleine de frites suspendue dans les airs. Profitant du silence de la jeune femme, Anthony continua sur sa lancée, lui proposant donc un mi-temps, ajoutant que c’était quelqu’un comme elle qu’il lui fallait. Elle se demanda alors ce qu’elle avait de particuliers, mais soit. Le jeune homme se voulait charmeur, presque suppliant, ce qui fit rire à nouveau Joanne.

- Je suis certaine de connaître plus difficile à vivre que toi ! Du style un Alpha de mauvaise humeur, jaloux et possessif, mais dont je suis dingue.

Par chance, Joanne fut sauvée par la sonnerie du téléphone d’Anthony, adressant un sourire à ce dernier, l’excusant évidemment de devoir répondre. À l’autre bout du fil, une voix féminine s’élevait, une certaine Billie. Joanne en profita pour consulter son portable, ne voulant pas se faire indiscrète et écouter la conversation qu’elle entendait malgré tout. Elle roula des yeux en souriant lorsque Anthony la qualifia de charmante compagnie, se demandant qui il cherchait à rendre jaloux ou à taquiner. En tout cas, il avait cette même lueur dans le regard que lorsqu’il s’était mis à parler de ses sœurs. Peut-être était-ce l’une d’entre elle. Quoi qu’il en soit, elle n’aurait pas osé demander, cela ne la regardait pas. La conversation fut rapide, à peine le temps pour Joanne de réfléchir à la proposition du jeune homme.

Il fallait l’avouer, Joanne cherchait un emploi. Les factures ne pourraient se payer seules et être enfermée à la maison ne l’enchantait que très peu. Femme libre, elle avait besoin de son indépendance, besoin de voir du monde, même si accordait difficilement sa confiance aux autres. Malheureusement, elle n’eut le temps de réfléchir beaucoup plus, Anthony raccrochant déjà, attendant la réponse de la jeune femme à sa proposition.

- Je dois avouer que la proposition est vraiment très intéressante… mais je ne sais pas si je serais douée pour ça … Bon j’ai déjà fait un peu de commerce, travaillé dans des boutiques, mais je n’ai pas lu des millions de livres dans ma vie. Après oui, l’ésotérisme me passionne ...

Joanne eut subitement la gorge sèche, prenant une gorgée de sa boisson avant de reprendre.

- Mais j’ai besoin de travailler, même à mi-temps ça m’irait. Les factures ne se paient pas toutes seules malheureusement. Alors autant faire quelque chose que je risque d’aimer ! Ajouta-t-elle en souriant. Disons que je pourrais faire une semaine d’essai et nous verrons alors tous les deux si ça nous convient. Qu’en dis-tu ? Je commence quand ?

Il fallait l’avouer, Joanne avait déjà hâte de commencer. Mais alors sa fatigue se rappela à son esprit, se rappelant que Yuma devait certainement être réveillé et grogner face à son absence.

- Par contre … si jamais ça colle, il faudra certainement m’accorder une journée de congé dans le mois. Mais … on en parlera ailleurs si tu veux bien. dit-elle un peu gênée.

Non, elle ne comptait pas lui dire qu’elle était une Chamane, qu’elle vivait avec un loup Alpha. Elle ne comptait pas le lire dire de cette manière. Mais il lui faudrait ses lendemains de pleine lune pour récupérer de ses nuits blanches et épuisantes. Impossible d’en parler ici, autour d’oreilles indiscrètes.



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Mar 28 Nov - 18:55






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Elle reste figée un moment. J’imagine que ça cogite dans sa tête et qu’elle doit être, un minimum, intéressée sinon elle aurait refusé direct. J’attends toutefois qu’elle me réponde quelque chose avant de lancer l’artillerie lourde pour la décider. Mais je pense ne pas en avoir besoin quand elle commence à parler, m’annonçant qu’elle cherche en effet du travail. Je balaye d’un revers de la main ses doutes sur le fait de pas être douée. Il n’y a rien de sorcier à apprendre pour ça et je lui fais confiance, elle est suffisamment intelligente pour s’en sortir haut la main. La preuve, elle me propose d’elle-même de faire une semaine d’essai, coupant court à ce que j’allais rétorquer. « Tu vois, ce job est fait pour toi ! » Je termine à mon tour mon verre alors qu’elle me questionne sur les aspects pratiques, m’annonçant d’avance un besoin de jours de congé, surement pour quelque chose déjà prévu. C’est vraiment pas un problème. « Ecoute pour ça on s’arrangera, y’a pas de soucis, je te laisse t’organiser sur ton emploi du temps. Tu peux faire une journée entière si ça t’arrange et avoir un jour de repos derrière, ou alors faire des demies journées, en matinée ou en après-midis. Franchement, là, je n’ai rien décidé et j’ai envie de te dire qu’on avisera en fonction. Il faut tester pour voir ce qui ira le mieux, vu que j’ai jamais pris personne avant toi. » J’attrape en suivant mon téléphone, regardant l’heure. « Si tu veux commencer aujourd’hui, c’est possible. Mais je comprendrais que t’ais autre chose de prévu et dans ce cas, on remet ça à demain. Mais si tu peux, on se retrouve à la boutique dans une petite demie heure, là j’ai une course à faire. » J’adorerais qu’on attaque les choses dès cet après-midi, bien que je doute qu’elle ait le temps disponible pour cela et je ne veux surtout pas lui forcer la main. L’idée m’emballe énormément et j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. Je repose ma serviette sur la table et me lève. Je préfère ne pas attendre sa réponse, je verrai bien, cela sera la surprise. « Et bien sûr, le déjeuner est pour moi. » Je lui adresse un clin d’œil avant de quitter la table pour aller régler la note au comptoir. Je me retourne une dernière fois en sa direction pour lui faire un petit signe de la main avant de sortir du café.

Quatorze heures pétantes, je suis devant ma boutique. Pas de Joanne à l’horizon, je tique un peu, déçu. J’espère qu’elle viendra demain finalement. Je réalise que je ne lui ai même pas donné mon numéro de téléphone. Quoiqu’elle puisse me joindre au magasin, mais je regrette de ne pas l’avoir fait. J’entre dans les lieux, allume les lumières et déposes les colis que je porte sur le comptoir. Je file ensuite à l’arrière-boutique mettre au frigo la bouteille que j’ai acheté pour l’occasion. J’entreprends alors de déballer les colis qui sont arrivés par la poste. Des livres, évidemment, que j’ai commandé à l’étranger. Passant derrière le comptoir, j’ouvre l’un des tiroirs pour sortir un petit cutter qui me permet de découper soigneusement le scotch qui recouvre le carton, tachant de pas le transpercer pour ne pas abimer les œuvres qu’il renferme. J’ai l’habitude et je suis minutieux sur la question. Le carton cède rapidement et ouvre sa gueule pour me laisser sortir ce qu’il renferme. C’est une commande qui me vient de paris, des livres en français souvent, mais certains traduits en anglais. Je déballe un à un les ouvrages, redécouvrant les titres car ma commande remonte à quelques semaines déjà. Au quatrième livre, le tique sur le titre. C’est un ouvrage qui s’appelle « Chaman » d’un certain Maxence Fermine. La couverture d’un blanc pur et aux motifs simpliste arbore un magnifique attrape-rêve indien incrusté dans les lettres du titre. Je repense à la question de Joanne et je parcours rapidement le résumé qui se trouve au dos tandis qu’un large sourire étire mes lèvres. Je pense qu’elle va trouver ce qu’elle cherche dans ce bouquin. Je le mets alors de coté et poursuis mon déballage.

Une fois terminé, je dépose les bouquins en pilot, en attendant de les étiqueter pour les mettre en rayon. Il faut également que je les enregistre dans ma base de données et sur mon site en ligne. Je retourne à l’arrière-boutique pour allumer la bouilloire afin de me préparer un thé. J’en profite pour sortir l’ordinateur portable de l’étagère où je le range, le glissant alors sous mon bras. J’attrape mon mug de l’autre main pour revenir vers la boutique, m’installant sur le tabouret derrière le comptoir. Le nez dans l’ordi, j’enregistre mes dernières trouvailles, un travail rébarbatif mais indispensable. C’est le meilleur moment pour le faire car le début d’après midi est souvent très calme. Pourtant la petite sonnette d’entrée m’annonce la venue d’un client. Je lève le nez de mon écran et mon visage s’illumine quand je découvre ma visiteuse. « Joanne ! » Je lâche aussitôt ce que je suis en train de faire pour me lever et m’avancer jusqu’à elle. « Tu as pu te libérer, c’est génial ! Viens entre ! » Je pose la main sur mon cœur de façon théâtrale. « Bienvenue dans ma modeste demeure ! » Je suis content. Non en fait, je suis très content.



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 2 Déc - 10:09






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Joanne aimait sa vie à Londres, même si tout n’était pas simple. Elle aimait Yuma. Mais elle avait ce besoin d’indépendance, ce besoin d’être libre. Elle ne pouvait se contenter de rester à la maison aux côtés de son Loup, même si cela n’aurait certainement pas dérangé ce dernier qui semblait souffrir plus qu’elle de chacune de leurs petites séparations journalières. À croire que la Chamane gérait mieux cette vie à deux que lui. À croire que leurs attentes n’étaient pas encore les mêmes. Le fait était que Joanne n’était pas encore prête à se laisser totalement aller. Alors oui, cette offre d’emploi tombait plutôt bien, elle devait l’avouer. Si Yuma était toujours heureux pour elle et respectueux de ses choix, la belle savait déjà qu’il ne serait malgré tout pas fou de joie à l’idée de la savoir ‘loin’ de lui. Mais après tout, lui aussi avait sa vie, ses clients, ses déplacements. Et Joanne en restait persuader, vivre l’un sur l’autre en permanence ne les aiderait pas. Ils ne pourraient jamais rattraper le temps perdu durant leur -bien trop longue- séparation. Donc, oui, elle se sentait prête à essayer une semaine à l’essai, ne sachant pas si elle était faite pour ce rôle. Ce qu’elle savait, par contre, c’était qu’elle faisait toujours les choses avec passion et sérieux. Et puis il y avait pire comme job que de travailler dans une superbe librairie, avec un patron franchement sympa ! Cela ne pouvait que la rendre enjouée.

Anthony semblait lui aussi ravi de la décision de la jeune femme, acceptant de la laisser gérer son emploi du temps et ça, il fallait l’avouer, ça plaisait énormément à Joanne. Les pleines lunes ne tombaient jamais à la même date, elle pourrait donc s’organiser. Cela ne fit donc qu’agrandir son sourire radieux malgré cette fatigue qui la plombait un peu. Le libraire proposa à Joanne de faire un essai le jour même, lui donnant rendez-vous une demie heure plus tard à la librairie. Voilà qu’il la prenait un peu par surprise et cela se lisait certainement sur le visage de la Chamane.

- Oh …euh ...

Joanne analysait tout en temps normal. Elle laissait sa spontanéité à des choses et moments plus simples et légers. Mais après tout, pourquoi pas ? Elle n’eut cependant pas le temps de répondre que déjà, Anthony se relevait, annonçant que le déjeuner était pour lui, ce qui gênait Joanne.

- Merci Anthony mais ...

Non, pas de mais. Le jeune homme s’était déjà sauvé pour payer la facture, ce qui fit rouler des yeux la jeune femme. Saluant Anthony d’un geste de la main, sourire aux lèvres, elle le regarda partir. Alors elle souffla, comme si elle avait retenu sa respiration durant ces quelques longues minutes. Que devait-elle faire ? Le temps allait vite s’écouler et les trente minutes finiraient par être passées. Elle devait se décider. Alors elle attrapa ses sacs, reposa ses lunettes de soleil sur son nez et quitta la brasserie. L’air extérieur lui fit du bien. Perdu dans ses pensées, Joanne ne vit pas que son très cher Isha la suivait de lui. Sans s’en rendre compte, Joanne arriva près d’un petit parc familiale dans lequel elle se décida à se poser. Un banc vide vint l’accueillir, elle et ses pensées qui se tournaient vers Yuma. Le loup était rentré de sa pleine lune, un peu différent d’en temps normal, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Il était évident qu’il y avait encore de nombreux non-dits entre eux alors qu’ils s’étaient retrouvés un an plus tôt.

Vous ne voudriez pas m’aider un peu là-haut ? Me faire savoir si je vais sur la bonne route et si je dois accepter ce job ? J’ai besoin de savoir … j’ai besoin de vos conseils. S’il vous plaît ...

Une légère brise fit virevolter les cheveux de la jeune Chamane qui se sentit alors entourée, bien plus qu’en temps normal. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, cachés derrière ses lunettes de soleil, Joanne aperçue la silhouette d’une femme qu’elle avait déjà aperçu, une ancêtre. Vêtue d’une tenue de cérémonie indienne, elle l’observait, un sourire chaleureux glissé sur ses lèvres. Ses mains s’élevèrent, une vers la gauche direction l’appartement, l’autre vers la droite, direction la librairie.

- Nitawa kahnige, Ashaisha … C’est ton choix Ashaisha.

Et la silhouette s’envola. Joanne reprit ses esprits, son regard captant celui de son animal totem qui était bien caché dans un arbre haut et feuillu. À l’horloge de l’église la plus proche, quatorze heures sonnaient déjà. Elle était en retard au rendez-vous donné par Anthony. Comme bien souvent ces dernières années, les esprits ne lui avaient pas été d’une grande aide. Elle voulait bien apprendre à revivre avec eux, mais ils ne mettaient clairement pas d’eau dans leur vin et cette intervention ne l’aidait pas dans ce choix à faire. Alors elle essaya d’appeler Yuma, qui ne répondit pas … Décidée à lui laisser un message malgré tout, elle attendit de tomber sur le répondeur.

- Eh bah alors tu dors encore ? Grosse marmotte ! Bon je ne vais pas rentrer de suite, j’ai peut-être trouvé un job, mais j’hésite encore. Bref je t’en parle quand je rentre. Prends soin de toi mon Sumanitu tanka.

Et elle raccrocha, attrapant ses sacs, se remettant en route pour rejoindre la librairie. Non, elle n’était pas décidée à cent pour cent, par certaine finalement de faire le bon choix. À vrai dire elle en avait envie, tellement. Mais elle avait cette peur de laisser Yuma, de ne pas être là pour lui au bon moment. Peur qui était en totalement contradiction avec son besoin d’indépendance qu’elle éprouvait depuis son plus jeune âge. Et c’est toujours en pleine réflexion qu’elle poussa la porte de la librairie, faisant tinter la sonnette de l’entrée. Son regard se posa sur Anthony qui leva sur nez de son écran pour voir qui venait d’entrer. Il l’accueillit avec un sourire radieux et sincère, ce qui fit naître celui de la jeune Canadienne. Décidément, Anthony avait un côté jovial et rayonnant lui aussi et cela la mettait de bonne humeur malgré ses hésitations.

- Merci, dit-elle en s’avançant dans cette librairie qu’elle appréciait tant. Pardon pour le retard … je suis allée me poser dans un parc et je me suis perdue dans mes pensées. En fait je … j’aime tellement cet endroit tu sais, il n’y a pas une semaine qui passe sans que je ne vienne ici … et j’aimerais tant travailler pour toi. Mais … mais vie est un peu compliquée et ...

À cet instant, un bruit se fit entendre non loin d’eux. Un livre venait de tomber d’une des bibliothèques, comme poussé par une main invisible. ‘Le grand livre des loups : Mythes, légendes et le loup d'aujourd'hui’. Joanna, la plus proche du livre, le ramassa et son regard en disait long sur son étonnement à la lecture du titre du livre. Ok, à quoi vous jouez là hein ? Demanda-t-elle à ses ancêtres qu’elle croyait responsable de ça. Mais étaient ce réellement les siens qui cherchaient à pousser la vérité à sortir ?




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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Lun 4 Déc - 18:18






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Mes derniers doutes s’envolent quand je vois apparaitre Joanne dans l’entrée. Je suis soulagé de la voir, je craignais en effet qu’elle ne vienne pas. Je pense vraiment qu’elle peut être la personne que je recherche. Je m’avance jusqu’à elle tandis qu’elle s’excuse du retard tout en cherchant à se justifier pour m’annoncer qu’elle… refuse ? Oh non ! Pas ça… Je suis surpris à me lancer dans des explications pour la convaincre. Je suis prêt à lâcher beaucoup de chose pour qu’elle accepte, mais nous sommes coupés tous les deux par un bruit qui vient de la boutique. Un livre vient de tomber tout seul de son étagère.

Ce genre de phénomène n’arrive pas souvent mais ce n’est pas la première fois que j’y suis confronté. En général, c’est que la personne présente dans ces lieux reçoit un signe de l’invisible. Et ce genre de personne est liée de près ou de loin à la magie. Je rejoins Joanne qui a ramassé le livre, découvrant alors le titre de l’ouvrage « Le grand livre des loups ». Mon regard remonte de l’ouvrage à ses yeux que je sonde. Je fronce légèrement les sourcils. Serait-il possible que … ?

Elle se détourne comme pour me fuir. Je repense à tout ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Le hibou… son teint si fatigué… des mots à doubles sens… Mais qui est-elle au juste ? « Joanne… » Je murmure son prénom et ma main se pose sur son bras pour la retenir et l’obliger par là à me faire à nouveau face. Ses grands yeux se reposent sur moi remplis d’une sorte d’inquiétude. Je poursuis sur le ton de la confidence. « Il se passe des choses pas normales, mais je sais très bien ce que c’est… Tu n’as pas à t’inquiéter pour ça. » Je pose mon index sur mes lèvres en guise de silence. Autant pour elle que pour moi. Ce n’est pas le moment de parler et je ne lui demande rien. Puis je lui prends délicatement le livre des mains pour le reposer sur son étagère. Je l’entraine ensuite avec moi dans l’arrière-boutique, l’installant sur l’un des sièges, m’asseyant en face d’elle. On se regarde un moment dans le blanc des yeux. Elle n’est pas très à l’aise. J’inspire longuement avant de me lancer. « Ecoute, on va jouer franc jeu. Je te veux pour bosser ici et depuis ce midi, je sais que c’est de toi dont j’ai besoin. Je te l’ai dit, on aménage tes horaires comme ça t’arrange le mieux, je suis pas chiant pour ça. »

Je m’arrête une seconde. Je ne veux pas me montrer trop pressent. Et puis il faut que j’aborde la question qui me brule les lèvres. Sauf que j’ai peur qu’elle prenne la fuite si jamais je me suis planté sur toute la ligne. Si l’une de mes sœurs étaient là, j’aurais déjà la réponse, sauf que moi tout seul, j’arrive pas à discerner ce genre de chose. Je passe ma main dans mes cheveux, échappant un rire nerveux. Oh et puis merde, je me lance. « Ecoute… je me demande si… comment dire… » Je me racle la gorge. « … tu serais pas… » Je me mords la lèvre. « Une… sorcière… » J’ai prononcé le mot d’une toute petite voix. Je retiens mon souffle, attendant sa réaction. Ca passe ou ça casse. Et j’ai franchement pas envie que ça casse.

Sauvée par le bong, j’entends le tintement de la porte d’entrée de la boutique, signe que quelqu’un arrive. Et merde ! Je souffle, c’est vraiment pas le moment de me déranger. Mais j’ai pas le choix et je me relève à regret, ne lâchant pas Joanne du regard jusqu’à passer la porte. Je retourne à la boutique, accueillant le visiteur avec le plus de naturel possible et ce dernier cherche à discuter. Je réponds un peu sèchement, faisant de mon mieux pour ne pas paraitre comme un vieil ours mal léché mais j’ai du mal à ne pas l’envoyer bouler. Finalement au bout de dix minutes, il m’achète un livre et se tire. Je le raccompagne pour verrouiller la porte derrière lui, tirant l’écriteau « fermé momentanément ». Au moins on sera tranquille.

Je retourne vers l’arrière-boutique, m’arrêtant sur le pas de la porte. Joane n’a pas bougé de son siège. Je me racle la gorge pour signaler ma présence et m’avance lentement pour reprendre ma place en face d’elle. Je la regarde avec toute ma sympathie. Elle peut avoir confiance ne moi, même si j’imagine bien que ça n’a doit pas être facile comme ça, d’un premier abord. Il est peut-être temps pour moi de faire un premier pas et devant son silence, je reprends la parole. « Tu sais… non en fait tu sais pas mais… » Je relève les yeux sur elle, fixant ses prunelles sombres. « Je suis un… initié. »



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Jeu 7 Déc - 21:12






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Déjeuner d'affaire
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Les esprits n’étaient parfois pas très drôles, du moins selon Joanne. Elle qui cherchait à passer inaperçu et à rester discrète, commençait à se sentir de plus en plus mal à l’aise. Finalement, l’idée de travailler ici n’était peut-être pas bonne. Clairement, la Chamane fuyait le regard d’Anthony qui semblait vouloir sonder son esprit et son âme. Ne pose pas de questions Anthony, évite nous ça ! Pensa-t-elle alors, cherchant un moyen de détourner l’attention et les pensées du libraire. Alors elle voulut rebrousser chemin. Mais Anthony l’empêcha de s’enfuir, l’attrapant par le bras pour qu’elle lui fasse face, leurs regards se croisant à nouveau, celui de Joanne étant certainement effrayé. Les mots du jeune homme ne firent que d’aggraver l’angoisse de la Chamane. Que savait-il ? Que pensait-il avoir compris ? Et surtout comment ? Le regard maintenant plein d’interrogation, Joanne respecta le silence demandé par le propriétaire des lieux. Choquée, étonnée, elle ne broncha pas lorsque le livre quitta ses mains, ni même lorsqu’il la conduisit vers l’arrière de la boutique. De nombreuses choses traversaient l’esprit de la jeune femme qui se demandait réellement quelles étaient les conclusions d’Anthony à son sujet. Connaissait-il les créatures surnaturelles ? Peut-être, cela pouvait arriver même chez certains humains. Pensait-il qu’elle était une Louve ? Peut-être, à cause du livre, à cause du reste.

En quelques minutes, Joanne se retrouva assise sur un siège, Anthony installé en face d’elle. Le silence régnait. Lourd. Pesant. Pour elle en tout cas, ne sachant absolument pas ce qui allait se passer entre eux, redoutant clairement ce que le libraire pouvait imaginer la concernant. Mais elle l’écouta. À vrai dire, elle n’avait pas spécialement le choix non plus. Cependant, elle n’était pas du genre sauvage. Alors elle resta là à l’écouter lui dire qu’il voulait d’elle pour ce job, que c’était elle, personne d’autre. Muette depuis qu’elle avait ramassé le livre, Joanne déglutit, hochant la tête.

- C’est gentil Anthony, mais… je n’sais pas ...

Je ne sais pas ce que tu t’imagines sur moi et là tout de suite ça me fait un peu peur. Voilà ce qu’elle aurait aimé lui dire. Mais aucun mot ne parvint à franchir à nouveau la barrière de ses lèvres. Anthony, par contre, reprit la parole, toujours aussi nerveux lui aussi. Et la bombe tomba, faisant s’écarquiller les grands yeux de la Chamane, choquée, surprise. Une Sorcière. Comment pouvait-il savoir ? Comment en était-il arrivé à cette déduction ? Était-elle si fatiguée qu’elle en avait été négligente ? Battement de cils… Le temps semblait en suspend, tout autant qu’Anthony se trouvait suspendu aux lèvres de Joanne en attendant une réponse qui ne semblait pas vouloir venir.

- Je … euh ...

La sonnerie de l’entrée retentit. Joanne lâcha un soupir profond et libérateur. Le temps qu’Anthony s’absente, la jeune femme chercha à se détendre, à trouver une solution à tout ça, à trouver une raison à ça. Qui était-il ? Qui se cachait derrière cette belle gueule, derrière ce libraire passionné ? Des tonnes de questions vinrent envahir l’esprit de la demoiselle. Perdue dans ses pensées et réflexions, elle n’entendit pas Anthony revenir. Son raclement de gorge la fit légèrement sursauter, tournant son regard vers lui. Toujours incapable de parler, ne sachant pas si elle devait livrer la réalité ou tenter de contourner tout ça. Et à nouveau, une bombe tomba. Un Initié... Joanne sentit un poids tomber, allégeant ses épaules. Même si tout ceci était complètement fou, elle le croyait. La vérité brillait dans le regard d’Anthony. Elle savait, ou plutôt elle sentait, qu’il ne pouvait inventer ça. Si Sorcières, Loups et Vampires faisaient partie du folklore, des légendes, qu’on les voyait partout à la télé sans savoir s’ils existaient vraiment, les Initiés n’étaient connus de personnes, n’était jamais cité où que ce soit dans la vie courante.

- Un Initié ? Vraiment ?

Quelque part, elle n’en revenait pas. Mais d’un autre côté … cette libraire, avec ces parties ésotériques… Anthony avait toujours semblé différent des autres ? Voilà pourquoi.

- C’est fou … Oui … oui je suis une Sorcière … Une Chamane pour être plus précise. Ce livre n’est pas tombé par hasard, je crois. Donc … mon jour de congé, c’est pour la pleine lune. Je vis avec un loup-garou. Et les nuits de pleine lune j’évite de dormir, je veille, avec l’angoisse au ventre, en attendant qu’il rentre à la maison. C’est mon rôle. Et t’as vu la tête que ça me donne le lendemain.

Un rire, léger, plein de soulagement, s’échappa des lèvres de la Chamane, maintenant bien plus détendue. Elle restait malgré tout nerveuse, n’ayant pas l’habitude de parler d’elle.

- Comment as-tu deviné ? Ai-je été si négligente ? … Inité hein ? Je crois qu’on a donc beaucoup de choses à se dire …

Joanne avait l’impression d’halluciner. Sa main passa dans ses cheveux, son rire nerveux s’éleva légèrement, étirant ses lèvres en un sourire gêné. Elle était démasquée. Mais elle faisait confiance à Anthony qui venait de faire naître des tonnes de nouvelles questions chez elle.




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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Mer 13 Déc - 20:57






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Et là, ça passe ou ça casse. Je la regarde, sans bouger, sans même respirer en attendant qu’elle dise quelque chose. Et si je m’étais planté royalement et qu’elle ignore tout de ce que je viens de lui dire, j’aurais sacrément merdé dans la semoule… Elle prononce elle aussi le nom, comme étonnée. Bordel mais on va y arriver oui ? Et enfin, elle se lâche, déballant tout, m’avouant être une sorcière pour sa part. Et ben c’est pas trop tôt, mais on va y arriver ! Je laisse échapper un rire libérateur tandis qu’elle poursuit. Elle est chamane. Tiens ça me fait penser au bouquin que j’ai mis de coté pour elle. Elle me raconte ensuite vivre avec un loup-garou et que les nuits de pleine lune, c’est un peu compliqué. Je l’écoute avec attention, les yeux pétillants tellement son histoire me fascine. Oui je comprends mieux la tête qu’elle avait à midi. J’acquiesce en rigolant.

Avant de répondre à ses questions, je me cale dans mon siège, croisant mes bras sur mon torse en l’observant avec attention, un sourire pendu aux lèvres. « Alors si on m’avait dit que j’allais embaucher une sorcière… » Je rigole sans cesser de la fixer avant de redevenir sérieux, levant la main pour l’arrêter dans ses propos. « T’inquiète pas, mais vraiment pas du tout, tu n’as pas été négligente du tout. Mais il y a des signes, tu le sais, et ces signes je les connais aussi. Mais je t’avoue que j’avais peur de me planter dans mes déductions. Dans ce cas, j’aurais été obligé de te tuer. » J’éclate de rire et me lève pour retourner dans la boutique chercher le bouquin que je lui destine. Quand je reviens, je reste debout à coté d’elle, l’air mystérieux tandis qu’elle m’observe en attendant de savoir ce que je mijote. « Quand je te parle de signe, regarde donc un peu. » Je lui tends le bouquin qu’elle finit par prendre dans les mains. « Je l’ai déballé tout à l’heure, de la commande que j’ai reçue ce jour et je ne me souviens pas vraiment de l’avoir commandé. D’ailleurs il est pour toi, cadeau de la maison. Cadeau de bienvenue on va dire. » Je lui adresse un petit clin d’œil de connivence. « Et tu me diras ce que tu en penses, que je le recommande pour l’avoir en vente ici. »

Elle me remercie timidement tout en faisant glisser ses doigts sur la couverture. Pendant qu’elle détaille le livre, un peu gênée je dois l’admettre, je vais chercher la bouteille que j’avais mis au frais et sors deux verres que j’installe sur la petite table devant nous. Me rasseyant en face d’elle, je fais sauter le bouchon et nous sers deux verres de cet or pétillant. Quand j’attrape le mien, je le lève vers elle pour trinquer. « A nous et cette nouvelle collaboration ! » Je suis vraiment content de cette journée, elle se passe bien mieux que je l’aurais imaginé. Il faudra juste que j’appelle Ashley pour l’histoire du contrat mais c’est un détail accessoire pour l’instant. Reposant mon verre que je fixe longuement, je redeviens sérieux et j’inspire un bon coup avant de me lancer.

« Bon, par où commencer ?... Le contrat on verra après. Ton job aussi, je crois que je te dois quelques explications plus claires avant toute chose. Donc je suis initié et plus précisément l’initié de la Régente que tu dois connaitre j’imagine. Ma mère et mes sœurs sont sorcières aussi, je connais donc bien le milieu on va dire. » Je relève les yeux sur elle, ponctuant d’un petit sourire. « Après tu sais, moi je suis fâché avec personne, loup ou vampire, du moment qu’on vient pas me faire chier, je suis cool. J’ai aucun souci avec le fait que tu en côtoies un. Je préfère le préciser pour pas qu’il y ait la moindre ambiguïté. »
« L'initié de la Régente donc ... J'en ai entendu parler ... Katherine Chadwick ou quelque chose comme ça ? Je n'y connais pas grand chose. Chez les loups c'est différent. Mais je suis heureuse de savoir que tu n'as rien contre eux ... Yuma et moi nous sommes seuls, notre meute a été assassinée il y a quelques années. Il n'y a plus que nous » Me dit-elle en haussant doucement les épaules et je m’empresse de lui répondre.
« C’est ça, Katherine oui. Tu verras elle est sympa. » Ben oui, elle la rencontrera bien un jour. Je marque une pause avant d’ajouter. « Je suis désolé pour la meute… »



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 16 Déc - 17:34






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Anthony était tout aussi étonné que Joanne. Ils se voyaient depuis quelque temps maintenant, Joanne appréciant réellement cette librairie. Ils s’entendaient, se parlaient parfois, riaient ensemble. Au fond, on ne connaît jamais vraiment les gens que l’on croise, ceux à qui l’on parle. On ne sait jamais ce qui se cache au fond d’eux, ne voyant que la surface, ce que les gens veulent bien laisser voir ou faire croire. Et si Anthony était étonné d’embaucher une Sorcière, Joanne était tout autant étonnée de travailler pour un Initié. Elle fut cependant rassurée de savoir qu’elle n’avait pas été négligente, chose qu’elle avait toujours eu peur de faire, préservant son secret, celui des autres. Elle était malgré tout une Sorcière différente. Sa mère, et sa grand-mère avant elle, avaient toujours dit à Joanne que les Chamanes étaient une classe à part de la magie, des êtres différents. Elles n’étaient ni des élémentaires, ni des sorcières du mental ou des nécromanciennes. Elles étaient un savant mélange de tout ça, destinées à servir les Loups. Alors que les Sorcières avaient été créées pour préserver l’équilibre entre Loups et Vampires. Les Chamanes n’appréciaient pas toujours les Vampires et plaidaient plus facilement la cause des Loups. Pour elle, appelée Ashaisha dans son ancienne meute, appelée encore ainsi par Yuma, avoir un Initié n’avait aucun sens, du moins elle n’y connaissait pas grand-chose, s’étant toujours débrouillée seule. Elle ne connaissait finalement pas tout de ce monde magique et du fonctionnement des Conseils des Sorcières. Bien évidemment, elle avait entendu parler de la Régente de Londres, s’étant renseignée en arrivant en ville avec Yuma. Joanne en venait à se dire que quelque chose de particulier l’attendait dans cette ville et se rappela du jour où elle avait découvert cette librairie. Elle avait trouvé, ce jour-là, une plume de rossignol à ses pieds. Chez les Indiens, ces plumes possèdent une signification mystique importante, aidant à comprendre les choses, à assimiler les connaissances. Elle l’avait alors ramassé et, en relevant les yeux, elle avait découvert cette librairie. Ainsi, quand Anthony parlait de signes, elle ne pouvait que comprendre.

Après s’être absenté quelques secondes, Anthony revint, un livre à la main. Plissant les yeux, Joanne l’observait, se demandant ce qui se tramait. Il reprit alors la parole, parlant de signe à nouveau, lui tendant un livre que la belle prit une main, caressant la couverture en écarquillant les yeux.

- Chaman ... Murmura-t-elle. Pour un signe, s’en était un en effet.

La couverture du livre était belle et parlait réellement à Joanne qui releva les yeux vers Anthony, son regard plein de douceur et d’étonnement. Le bouquin lui était offert avec générosité, avec sincérité.

- Merci, c’est vraiment gentil ! Pour un signe, tu parles, il est énorme ce signe là ! Bon sang, ils savent se faire comprendre quand ils veulent, dit-elle un peu timide, un peu gênée. Bien évidemment, elle parlait des esprits, se doutant qu’Anthony comprendrait. Je me ferais un plaisir de t’en faire une critique juste. dit-elle en souriant, jetant un nouveau un regard au livre, sourire aux lèvres, ses doigts courant doucement sur la couverture, s’attardant sur les traces de pas laissées dans la neige.

À nouveau, Anthony s’absenta pour revenir cette fois une bouteille et deux verres pour fêter cette journée, pour célébrer cette place de Joanne à ses côtés. Posant le livre sur la petite table, elle s’empara du verre tendu, se jurant de ne pas trop boire pour garder l’esprit clair. Les deux jeunes gens trinquèrent, sourires aux lèvres. La fatigue de Joanne semblait s’être envolée pour le moment.

- A nous, à tout ça, aux signes, dit-elle en riant avant de poser ses lèvres sur le verre, avalant une gorgée de l’alcool qui lui chatouilla le palais. Un délice qu’elle savoura, l’esprit malgré tout un peu embrouillé. Tout ça faisait beaucoup pour une seule journée. Des émotions, des révélations, qui ne pouvaient la laisser indifférente. Et évidemment, sa curiosité était fortement attisée, se posant des tonnes de questions sur le rôle d’Anthony. Ils avaient beaucoup de choses à se dire.

Anthony reprit la parole. À ses yeux le contrat, l’emploi, tout ça passait au second plan pour le moment, préférant orienter la conversation vers eux, leur magie. Il lui avoua alors qu’il était l’Inité de la Régente de la ville et que les femmes de sa famille étaient Sorcières. Il connaissait en effet le monde de la magie et en savait certainement plus que Joanne elle-même qui, au final. Silencieuse, elle lui renvoya son sourire, amicale et sincère. Elle fut soulagée lorsqu’il lui avoua ne détester personne, aucune race, du moment qu’on ne venait pas lui chercher des ennuis. Joanne était pareille, malgré la haine qu’elle aurait pu éprouver pour les Vampires. Elle faisait la part des choses et jugeait les gens par leurs actes, non pas par leur race. Anthony se livrait avec facilité, semblait faire réellement confiance à Joanne qui était touchée. C’était à elle de se livrer un peu.

- L'initié de la Régente donc ... J'en ai entendu parler ... Katherine Chadwick ou quelque chose comme ça ? Je n'y connais pas grand chose. Chez les loups, c'est différent. Mais je suis heureuse de savoir que tu n'as rien contre eux ... Yuma et moi nous sommes seuls, notre meute a été assassinée il y a quelques années. Il n'y a plus que nous, avoua-t-elle douloureusement, haussant les épaules.Anthony confirma l’identité de la Régente avec de se montrer désolée pour elle, pour sa meute. Il était sincère, elle pouvait le sentir, le lire dans son regard. Ce qui la poussa à en dire un peu plus.

- Je viens du Canada, Prince Georges pour être précise. Je suis née au sein d’une meute de loups aux origines Indiennes. Chamanes de mère en fille depuis aussi loin que les légendes permettent de remonter. Notre meute a été attaque en 2011 par un clan de Vampires de la ville … Je suis arrivée trop tard, je n’ai pu sauver que Yuma, l’Alpha de notre meute. Le regard de Joanne s’était légèrement voilé. Elle marqua une pause, légèrement, buvant une gorgée d’alcool, avant de se reprendre. Et malgré ça, moi non plus je n’ai rien contre personne tant qu’on ne m’emmerde pas. Yuma n’est pas trop comme moi, il déteste les Vampires, mais bon, je le comprends. C’est gentil en tout cas d’accepter cette condition. J’ai vraiment besoin d’être là pour lui, c’est mon rôle de Chamane. J’imagine que pour toi ça doit être pareil avec la Régente non ? Je suis curieuse un peu, mais … chez moi, enfin chez les loups, il n’y a pas d’Initiés ou de Coven. Les meutes ont des Chamanes, pas toutes, mais la plupart en tout cas. La mienne tirait vraiment ses origines chez les amérindiens et je pratique encore la magie à leur manière. Même si ma magie est plus faible sans une meute complète. Joanne se dévoilait, sans réfléchir, sans crainte, sentant qu’elle pouvait vraiment avoir confiance en Anthony.

- Et ça se passe comment pour toi ? Tu fais quoi exactement ? T’as le droit de m’en parler ?

Oui, la curiosité de Joanne était piquée à vif et elle avait très envie d’en savoir plus.





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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Mar 9 Jan - 9:47






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A son tour, Joanne s’ouvre un peu plus. Il faut dire que j’ai parlé en total confiance, sans arrière-pensée, sans craindre quoique ce soit non plus. Ce n’est pas calculé mais cette fille m’inspire confiance, je ne me sens pas en danger, même si je ne la connais que depuis peu. C’est le genre de femme honnête dans l’âme et qui ne triche pas, à aucun niveau. Encore une fois, rien n’arrive par hasard et ce n’est pas pour rien, si c’est à elle que j’ai proposé ce job. Elle m’explique alors venir du Canada et être née au sein d’une meute. Elle me raconte alors, avec beaucoup de pudeur et d’émotion comment sa famille a péri sous l’attaque de vampires. Je reste muet et admiratif de son histoire aussi touchante soit elle. Je n’ose dire un mot qui viendrait troubler le recueillement que ses propos appellent en pareilles circonstances. Elle-même se sent obligée de boire une gorgée, peut-être pour outrepasser l’émotion que je lis dans ses yeux ou pour passer à autre chose aussi. D’ailleurs elle me retourne la question, m’interrogeant sur mes fonctions d’initié. Je cligne des yeux, sortant de cette sorte de torpeur que ces confessions ont provoquée chez moi. Je me gratte la tête en cherchant à retrouver le fil de mes idées et mon sourire s’élargit.

« Bah, c’est pas tout à fait pareil, c’est plutôt l’inverse. La sorcière c’est la Régente, moi je ne suis que son « serviteur » en quelque sorte, même si j’aime pas le mot car il y a bien souvent un lien très spécial entre la sorcière et son initié. » J’hausse les épaules, avant de poursuivre. « On a aucun pouvoir, juste les connaissances nécessaires pour les potions, les plantes, les formules et on peut quand même faire quelques recettes de bases, des rituels de protection par exemple. C’est comme un travail de fourmi pour nous, pour seconder la sorcière et lui assurer des bases solides si on veut. Je sais pas si tu vois bien la nuance… » Je m’arrête une seconde, la dévisageant en fronçant les sourcils. « Mais toi, y’a un truc que je pige pas. Tu es louve ou pas ? Si tu es née dans une meute, tu devrais l’être non ? » Je suis loin d’être un expert sur les différentes races, je me contente de savoir le stricte nécessaire et les légendes amérindiennes ne sont pas mon fort non plus. « Et d’ailleurs, j’aimerais développer cette partie dans la librairie. On me demande souvent des bouquins sur les légendes amérindiennes mais je n’ai pas grand-chose. Si tu veux, je te confie cette mission, on en reparlera bien sûr, t’en fais pas. » Je nous ressers un verre à chacun, comme pour sceller officiellement cette demande.

***

Quinze jours ont passé depuis que Joanne est devenue mon employée. La semaine d’essai a été transformée. Elle a très vite pris ses marques, sans en faire trop, sans vouloir tout bouleverser, au contraire, elle attend toujours que je valide ce qu’elle fait afin de s’assurer qu’elle fait bien. Et je n’ai vraiment rien à redire de son travail. Franchement, je ne regrette pas de l’avoir embauchée car elle me soulage quand même beaucoup, j’ai plus de temps pour gérer le site et la boutique tourne bien aussi. Il fallait être deux pour ça, c’est maintenant une évidence flagrante.

Je rentre d’une course, les bras chargés. J’ai acheté des croissants français pour le thé. Joanne est déjà là et me souris quand m’aperçois. « Salut ma belle ! » Je m’avance, lui faisant une bise avant de poser mes affaires sur le comptoir pour enlever ma veste et mon écharpe. « Tout va bien ? » Son sourire est radieux, je peux sentir sans mal combien elle est heureuse de bosser ici. Et j’en suis tout autant ravi je dois bien l’avouer. On s’entend bien, on est souvent sur la même longueur d’onde. Que demander de plus ? Elle me fait un petit signe de tête qui m’alerte sur la présence de clients au milieu des rayonnages. J’acquiesce d’un air entendu et ne poursuis pas la discussion. On évite en général de parler quand il y a du monde. Surtout que j’ai tendance à me laisser emporter sur des sujets qui ne sont pas à glisser dans toutes les oreilles. Je finis de ranger mes affaires et m’installe ensuite derrière le comptoir, devant l’ordinateur pour vérifier la boite mail de la boutique. Deux jeunes gens sortent alors de derrière les rayonnages en discutant. Quand ils nous aperçoivent, ils s’arrêtent et nous sourient. L’un d’eux lève la main en désignant les bouquins qu’il tient. « On a trouvé notre bonheur, y’a vraiment qu’ici qu’on pouvait trouver ça ! » Joanne s’avance pour s’occuper d’eux tandis que je replonge le nez dans mes mails.

Avec l’arrivée de Joanne, j’ai beaucoup moins de retard sur mes commandes internet et c’est vraiment une bonne chose. Je ne me préoccupe plus des jeunes dont Joanne encaisse la vente, leur adressant simplement un signe de tête quand ils me saluent avant de quitter la boutique. Je replonge alors le nez dans l’ordi, laissant Joanne faire du rangement dans les rayonnages. Je suis pourtant interrompu par le tintement signification d’ouverture de la porte du magasin. Je relève la tête, comme à chaque fois, pour saluer les nouveaux arrivants. Une femme fait son entrée, sans même me regarder. Je ne sais pas pourquoi mais je n’aime pas du tout le ressenti que j’ai de cette personne. Elle est habillée richement, presque d’une autre époque et l’atmosphère s’alourdit sensiblement à son passage. Je la suis des yeux tout le temps qu’elle déambule dans l’entrée. Puis je cherche Joanne du regard mais celle-ci a disparu dans les rayonnages. Merde ! Je me sens poussé, comme obligé de l’interrompre. Sortant de derrière le comptoir, je m’avance vers elle. « Madame ? » Elle s’arrête et tourne lentement son visage vers moi. Ses yeux se plissent une seconde, comme m’examinant et je n’aime pas du tout la sensation que cela me provoque. Je me racle la gorge avant de reprendre la parole. « Je peux vous aider ? » Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais regretter mes paroles.



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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Sam 13 Jan - 9:47






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


Joanne était curieuse de nature. C’était, selon sa défunte mère, une qualité importante pour grandir, évoluer. Il ne fallait jamais, toujours selon elle, rester sur ses acquis. Cette curiosité, les proches de Joanne l’avait toujours attisé. Alors, il était normal de la voir si curieuse en ayant devant elle l’Initié de la Régente de Londres. Les Chamanes étaient des Sorcières particulières, différentes des autres, car liées directement aux Loups. Elles étaient une sorte d’exceptions, n’ayant pas d’Initiés à leurs côtés, ayant un rôle particulier à jouer au sein de leur meute. Joanne savait des choses, en avait entendu d’autres, mais, jamais, elle n’avait eu la chance de pouvoir parler directement avec quelqu’un comme Anthony. C’était donc une chance pour elle. Alors elle l’écouta, attentivement, se disant qu’au final, tous deux étaient au service d’autres. Elle comprit également que les initiés n’étaient pas des êtres surnaturels, mais des hommes à qui on apprenait les bases de la magie. Et, à ses yeux, cela faisait malgré tout d’eux des êtres exceptionnels. Elle hocha la tête, comprenant parfaitement tout ce que le libraire lui expliquait. Oui, je vois tout à fait. Je trouve ça génial d’être plongé dan ce monde et je pense que tu as énormément de chance d’être aux côtés de la Régente. En tout cas moi je trouve ça chouette ! dit-elle avec un sourire sincère. Anthony, quant à lui, avait maintenant des questions la concernant. Il est vrai que les Chamanes, les légendes sur elles, étaient parfois floues et mystérieuses. Les interrogations d’Anthony n’étaient donc aucunement gênantes.

- Alors non, je ne suis pas Louve. Je suis bien une Sorcière. Dans ma meute, qui est très très trèèss ancienne, la première Chamane a été adoptée par le couple Alpha. C’était des amérindiens. C’est elle, Nahima, qui a commencé notre lignée. Mon père n’était même pas un loup, mais il n’est pas resté longtemps à nos côtés. C’est particulier de vivre en meute. Mes amis étaient tous des Loups, j’ai grandi à leurs côtés et ils m’ont toujours tous considérée comme l’une des leurs.

Joanne n’avait aucune gêne ou peur à parler de tout ça. Elle était fière de son passé, de ses ancêtres et Anthony était clairement baigné dans ce monde magique. Elle lui faisait naturellement confiance. À aucun moment, depuis qu’elle le connaissait, son instinct lui avait dit de se méfier de lui. Leur rencontre était écrite, c’était le destin et elle faisait confiance à ce destin là. Bien que parfois, il se trouvait tâché de larmes et de sang. Du sang qu’elle ne voulait plus voir couler. Le désir de Joanne, en venant à Londres aux côtés de son Tout, était de se poser, de vivre une vie, simple et heureuse. Cet emploi, aux côtés d’Anthony, allait y contribuer, elle en était certaine. Et elle s’avoua plus que ravie à l’idée de développer une partie spéciale dans la librairie. Elle serait fière, de faire découvrir ses origines.

- Ce serait un vrai plaisir. Vraiment. Merci Anthony, ce travail, c’est plus que ce que j’aurais pu rêver !

Ensemble, ils trinquèrent à nouveau. Une nouvelle étape de cette vie venait de s’écrire. Un nouveau chapitre qui commençait là, dans la libraire.

(…)

Même si Yuma n’aimait pas voir sa Ashaisha loin de lui, il avait bien évidemment accepté qu’elle aille travailler dans cette librairie. L’Alpha avait toujours su que sa belle se pourrait se résoudre à rester sagement à la maison pendant qu’il payait toutes les factures. La jeune femme avait toujours été indépendante et avait toujours éprouvé ce besoin de faire les choses par elle-même. Elle avait donc pris son poste avec son sourire et sa joie légendaires. Bien vite, elle avait pris ses marques dans cet endroit qu’elle connaissait déjà très bien. Mais il y avait une différence entre être cliente et être vendeuse. Respectueuse, Joanne n’avait pas voulu révolutionner la librairie, bien au contraire, elle l’aimait comme elle était. Ses quelques idées et propositions furent appliquées uniquement après validation d’Anthony qui, en général, approuvait. Souriante et professionnelle, mais surtout passionnée, elle s’était vite faite accepter par la clientèle dont elle avait fait elle aussi partie. Une quinzaine de jours s’étaient écoulés. La période d’essai s’était transformée en un vrai contrat, pour la plus grande joie de la Chamane et de l’Initié. Pour Yuma aussi, naturellement, qui était fière de sa partenaire.

Fidèle au poste, Joanne faisait un peu de rangement lorsqu’Anthony arriva, les bras chargés. Un sourire, une bises. Bonjour Anthony, oui tout va très bien merci ! Deux clients se trouvaient dans les rayonnages, chose que Joanne fit comprendre à Anthony. Lorsqu’ils étaient seuls, ils se laissaient aller parfois à des conversations que le commun des mortels ne devaient entendre. Alors chacun retourna à ses occupations, jusqu’au retour des clients qui avaient trouvé leur bonheur. Ravie et souriante, Joanne s’occupa deux.

- Excellent choix, dit-elle en scannant le livre avant de l’emballer. Cela vous fera 23 £ s’il vous plaît. Joanne encaissa la monnaie et accompagna les clients jusqu’à la sortie, leur ouvrant la porte sans perdre son sourire. N’hésitez pas à revenir nous voir. Passez une excellente journée, à bientôt !

Définitivement, la jeune femme se sentait à l’aise dans cet exercice. Elle aimait vraiment le contact avec la clientèle, le partage de sa passion pour la littérature.


- Je vais vérifier que tous les rayons soient en ordre. Si y a besoin de quoi que ce soit tu m’appelles.

Et Joanne s’éclipsa dans les rayonnages. Certains livres étaient désordonnés, mal rangés ou mal alignés. Les clients ne s’en rendaient bien souvent pas compte, remettant un livre au mauvais endroit lorsqu’ils n’en voulaient pas. Et c’était important, aux yeux de Joanne, que tout soit parfait. Pendant qu’elle rangeait, la clochette de l’entrée se fit entendre. Anthony étant à la réception, il pourrait s’en occuper. Mais quelque chose se fit sentir. Isha, que Joanne avait dans son champ de vision, semblait subitement nerveux. Une boule naquit dans le ventre de la Chamane dont les poils des bras se dressèrent. Quelque chose de mauvais semblait être entré dans la librairie. Déjà, la voix d’Anthony s’éleva alors que Joanne s’avançait doucement. Entre les rayons, elle aperçue la femme, vêtue de façon assez particulière. Elle dégageait quelque chose de réellement dérangeant.

- Que croyez vous que je sois venue chercher ici jeune homme ? … Mademoiselle, inutile de vous cacher, je sais que vous êtes là.

Joanne sentit son cœur rater un battement. Lentement, elle sortit de sa cachette. Gardant la tête haute, ne montrant rien.

- Je ne me cachais pas Madame. Bienvenue. En quoi pouvons-nous vous aider ? demanda-t-elle alors que la femme n’avait toujours pas répondu à la question d’Anthony.

- Je cherche un livre. Ancien. Il n’a pas de titre, juste un seau. Une sorte de vieux grimoire. Mais évidemment vous ne l’avez jamais vu. Fermez la boutique, je ne veux pas être dérangée.

La bouche entrouverte, Joanne jeta un coup d’œil à Anthony, ne sachant que dire ou que faire devant cette femme à l’aura qui dérangeait réellement la Chamane.





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MessageSujet: Re: Déjeuner d'affaire Lun 5 Fév - 23:00






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Déjeuner d'affaire
"Joanne & Tony"


La visiteuse ne mâche pas ses mots. Pas qu’elle soit arrogante ni venue dans un but autre que celui qu’on vient chercher dans une librairie mais le ton qu’elle emploi ne laisse pas de place à la discussion. Comme si tout lui était dû, à ses pieds. D’ailleurs elle déloge Joane qui ne s’était pourtant pas montrée. Je n’aime pas ça, fronçant les sourcils. Elle s’adresse à moi comme si j’étais un simple gamin. Elle est quand même chez moi merde à la fin ! Je m’avance vers elle, mon sourire a disparu. Je sais très bien qu’on est pas sortie d’affaire avec un énergumène pareil. Je croise d’ailleurs le regard de Joane quand elle se montre enfin pour répondre à sa petite pique, tentant de la rassurer comme je peux mais elle n’est pas dupe elle non plus. L’arrivante nous informe enfin du but de sa visite. Elle se fout de moi ou quoi ? J’accuse le coup et face à moi, Joane ouvre la bouche de surprise. Je ne peux pas ne pas intervenir à ce stade. Je m’avance alors la contournant pour venir me poster à coté de mon employée. « Madame, je suis le propriétaire des lieux. Anthony Daniels. » Je lui tends la main pour la saluer mais elle me retourne un regard courroucé. Okay. Restons calme. Je ramène ma main tendue contre moi, un peu mal à l’aise de cette situation. J’essaye de retrouver mon calme et surtout une certaine fermeté dans mes propos. « Avec tout le respect que je vous dois, je… » Je me racle la gorge, humectant mes lèvres. « Je ne peux pas me permettre de fermer ma boutique juste pour une cliente, cela ne se fait pas et je… » « Vous ne semblez pas comprendre monsieur… Daniels. » Elle appuie la prononciation de mon nom en me foudroyant du regard. Ca commence à sentir la pisses cette histoire. « Je peux d’un geste tout retourner ici, c’est vraiment ce que vous voulez ? » Wow… ah non, on est plutôt dans la merde là…

« Bon ok on se calme ! » Je fais un pas vers elle, levant les mains devant moi pour apaiser les tensions. « On peut essayer d’arranger les choses et de vous aider à trouver ce que vous cherchez, mais vous pouvez au moins vous montrer conciliante. » Je la fixe, j’ai pas l’intention de la laisser gagner de toute façon. Elle pince le nez, contrite. « Vous ne m’avez pas laissé le choix » Sa voix s’est radoucit. « Peut-on fermer cette boutique finalement ? » Je la regarde un long moment, pesant le pour et le contre. Dans le fond, c’est peut-être mieux, ça évitera les curieux, les visites inopportunes et que cette situation déjà très délicate ne vire au cauchemar. Je finis par soupirer, faisant un signe de tête à Joane pour qu’elle y aille.

Pendant que Joane s’exécute, je me rapproche d’elle, la fixant sans ciller. « Ne pensez pas faire tout ce que vous voulez, vous êtes ici chez moi, ne l’oubliez pas. » Sa nature surnaturelle est flagrante, mais je ne saurais la qualifier. Vampire ou vieille sorcière ? Elle me toise, un petit sourire flirtant sur ses lèvres fines. Elle n’est pas dupe tout comme moi. « N’ayez crainte, je connais trop bien votre famille pour oser venir vous faire un affront de la sorte. Maintenant que les choses sont claires, pouvons-nous commencer ? » J’acquiesce au moment où Joane revient nous trouver. J’en profite pour la présenter. « Joane qui va nous aider. Et vous êtes ? » J’aime bien savoir à qui j’ai affaire et j’ai un petit sourire quand je la dévisage, attendant une réponse précise cette fois ci. Elle me toise à nouveau, son regard brille de malice maintenant. « En effet, ce ne serait pas correcte de ma part. » Elle sourit avant de répondre. « Je suis la comtesse Alix de Calbourg. » Oh ? Sans déconner ! Elle rit franchement alors que j’ouvre les yeux en grand avant de regarder Joane. J’ai déjà entendu parler d’elle par ma mère. Si elles sont amies, je n’en sais rien, mais elles se connaissent. Donc là, plus de doute c’est une sorcière. « Elizabeth va bien ? » « Heu.. » Je ne sais quoi répondre et elle s’amuse de mon manque de répartie. « Et ce cher Adam toujours aussi charmant j’imagine ? » Ah parce qu’en plus elle connait mon père aussi ? Je me passe la main dans les cheveux, ne sachant comment réagir, surtout en ignorant le lien exact qui unit mes parents à cette femme. Je regarde Joane, cherchant un secours dans ses yeux bien qu’elle ne puisse pas vraiment m’aider. « Bon, ce bouquin alors ? » Autant revenir à nos moutons, elle n’est pas là pour nous faire la conversation de toute façon. Son rire s’efface, son sourire aussi. J’ai comme l’impression tout d’un coup qu’elle s’est fichtrement jouée de moi. « Je ne vous le fait pas dire. » Je déglutis, cherchant mes mots pour commencer mon explication. « C’est que… nous… » Je croise à nouveau le regard de Joane, cherchant une aide quelconque. « Nous… nous n’avons pas vraiment le livre ancien de ce genre ici. » Je regagne peu à peu ma confiance. « Je choisis personnellement tous les ouvrages qui entrent ici et je peux vous certifier que les livres les plus anciens remontent au début du siècle, mais aucun n’a de sceaux. » Je secoue lentement la tête pour ponctuer mes mots.

Un silence s’installe. Elle me toise, puis Joane, revient sur moi. « Ne dites pas de sottises s’il vous plait. » « Mais je… » Elle me coupe la parole pour s’adresser à Joane qu’elle fixe intensément. « Et vous ? Vous vous pouvez savoir, n’est-ce pas ? »




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