RSS
RSS



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
Redécouvrez certaines races avec des manières de jeux exclusives qui pourront vous ravir. ''Moon's Spell'' cherche plusieurs
PV's très importants pour le développement du jeu. Personnages construits mais libres en plusieurs points, ils ont tous des
liens entre eux. N'hésitez pas, inscrivez vous !



Partagez|

Une demoiselle en détresse - Abel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Valentina Gianni

avatar

Vampire - Reine du Centre



¤ AVATAR : Adriana Lima
¤ CRÉDIT AVATAR : january cosy
¤ MESSAGES : 128
¤ POINTS : 5
¤ MULTIS : Katherine Chadwick - Ora Lewis - Jack Miller
¤ AGE : 33 ans physiquement, le temps passe pourtant si lentement pour cette immortelle, seulement 125 ans d'existence, 125 ans que son cœur saigne.
¤ ZONE LIBRE : Son histoire, personne ne la connait réellement en dehors d'elle et de ce Sire ô combien cruel. Balbutiements londoniens, elle vogue en eau calme pour trouver des alliances qui lui permettront de s'établir durablement dans la ville anglaise.
¤ GROUPE : à venir
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 27/12/2017


MessageSujet: Une demoiselle en détresse - Abel Mer 17 Jan - 23:29

Une demoiselle en détresse
Valentina & Abel

Et son preux chevalier ?



Je ne retournerais plus dans ce bar. Plus jamais. Pire bar que j'ai jamais vu. Les gens y sont lourds, les femmes sont stupides et se font prendre pour des objets afin de rendre leur vie un peu moins minable et le gérant... Mon Dieu, j'ai rarement vu aussi rustre de toute ma vie. Où est passé la classe anglaise ? Ce n'est qu'un mythe ? Un peu comme les français et leur romantisme ? Je suis stupéfaite de voir qu'on ne sait pas faire la fête convenablement dans cette ville. Je m'ennuie terriblement et rien pour arranger ça. Peut-être faut-il que je connaisse un peu plus la capitale pour trouver un endroit branché mais là, franchement, je désespère. J'ai l'impression d'être entourée par des idiots qui ne savent pas réellement apprécier la fête et la nuit.

Je marche rapidement dans les rues malfamées. Oui, j'aurais dû me douter que c'était un mauvais bar vu le contexte, mais très sincèrement, il m'arrive parfois d'être naïve. Puis j'ai souvent appris que l'habit ne faisait pas le moine, mais là, c'était clairement le cas. Je dirais même que c'était le chef de la paroisse. Je n'avais pas ce problème, à Chicago, j'étais traitée comme une reine. C'est un peu ce que j'étais, vu que j'étais la compagne de roi de la ville... Jusqu'à ce que je prenne les jambes à mon cou et ne passe le restant de ma vie à fuir un salaud. Et encore, je suis gentille.

Mon ouïe développé me permet d'entendre que quelqu'un me suit. Certainement un de ces gros lourds du bar qui a eu la mauvaise idée de croire qu'il pourrait me violer dans un coin. Encore les bonnes idées de la gente masculine... Visiblement, il a trop bu, je l'entends parfois se heurter à des poubelles ou des objets qui traînent au sol. Encore un lourd que je vais devoir maîtriser. Au moins, ce soir, je n'aurais plus faim.

Je ralentis le pas pour qu'il arrive à moi sans difficulté. Même ça, il peut pas le faire comme il faut... Une fois à ma hauteur, je sens sa poigne sur mon bras, il me retourne avec violence et je suis prête à m'attaquer à lui quand soudain, du coin de l'oeil, un peu plus loin, je vois un homme. Merda. Je fronce les sourcils pendant qu'il me dit un truc que je n'entends pas. Je m'en fiche, je regarde juste si l'homme s'en va pour pouvoir lui planter mes crocs. Visiblement pas.

- Lâchez moi !

Je lui crache presque au visage. Il pue l'alcool, il me dégoûte. Je sens qu'il me secoue et que mes mains se font pressantes sur moi. Je me débats sans attirer trop l'attention sur moi. Je rêve de lui briser les os mais si nous ne sommes pas seuls dans cette ruelle, je ne pourrais rien faire. Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais parlé trop fort, mais je vois que l'homme au loin m'a entendu et se rapproche de nous... Valentina, trouve une solution pour l'éloigner sinon ce soir, tu ne manges pas.
Code by AMIANTE


la douleur qui fascine, le plaisir qui tue
Tes yeux, où rien ne se révèle de doux ni d'amer, sont deux bijoux froids où se mêle l'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, belle d'abandon, on dirait un serpent qui danse au bout d'un bâton.  › alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
Abel Quinn

avatar

Chamane • Meute Sud • Admin



¤ AVATAR : Kellan Lutz
¤ CRÉDIT AVATAR : Lilie
¤ MESSAGES : 297
¤ POINTS : 11
¤ MULTIS : Septimo
¤ AGE : 33 ans
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 24/10/2017


MessageSujet: Re: Une demoiselle en détresse - Abel Lun 22 Jan - 2:45




"Une demoiselle en détresse"


Valentina & Abel








Le surnaturel, Abel y a toujours cru. A vrai dire, il ne s'est jamais vraiment posé de question sur la chose. Il a toujours su que c'était là, quelque part, tapis dans l'ombre à attendre qu'on le découvre. Les fées, les lutins, les sylphide, les loups, les vampires, les sorciers. Il en était certain. Les légendes étaient là pour en attester, sinon, pourquoi tout ce folklore, ces traditions, ces offrandes et ces rituels ? Au cas où, cela n'aurait pas suffit pour le convaincre de toutes ces histoires-là, il avait une raison d'y croire, du plus fort qu'il pouvait. Cette raison, c'était sa grand-mère, sa seule famille et, sûrement la personne qu'il aima le plus au cours de sa vie. Elle a toujours été tout pour lui, il savait qu'elle s'était serré la ceinture plus d'une fois afin de lui offrir l'enfance qu'il avait eu. Jamais il ne put la remercier suffisamment pour tout ce qu'elle avait pu faire pour lui. Cette vieille dame le berça, tout le long de son enfance et de son adolescence d'histoires en tout genre sur ces créatures que l'Homme pensait faire partie des fables. Selon elle, tout cela était vrai, alors, tout simplement, pour lui cela le devint tout autant. Peut-être était-il idiot pour penser aussi simplement mais, pas une seule fois sa grand-mère ne lui avait menti, même pour le taquiner, même pour le contraindre à finir son assiette. Jamais. Ainsi, pourquoi diable aurait-elle menti sur cela ? N'essayait-elle pas tout simplement de le préparer à ce qui pourrait arriver ? Sans doutes. Cependant, cela eut sur lui, un effet que la vieille dame n'avait peut-être pas envisagé. En effet, son garçon eut, au fil du temps, une tendance à voir du surnaturel là où il n'y en avait peut-être pas. Oh, cela n'avait rien de particulièrement dangereux, fort heureusement, mais, sans doutes le prit-on pour un fou, plus d'une fois.

Une de ces visions les plus mémorables résulte d'une rencontre hasardeuse et chanceuse. Une de ces rencontres que notre homme n'aurait jamais pu imaginer, même dans ses rêves les plus fou. La journée s'annonçait pourtant des plus simples et des plus banales, comme de très nombreuses avant celle-ci. Il était resté à la maison, une bonne partie de l'après-midi avec sa grand-mère, discutant de tout et de rien tout en regardant quelques films. Ils avaient aussi fait quelques courses pour la semaine, malgré sa jambe blessée qui le faisait souffrir. Souffrance qu'il cachait toujours tant bien que mal à sa grand-mère, inquiète bien trop facilement. Oui, il avait mal. Il aurait même sans doutes mal pour le reste de sa vie mais, il était solide alors, marcher avec cette douleur, il pouvait assumer, encore plus si cela évitait à la vieille dame de porter des sacs bien trop lourd pour elle.

Le soir venu et après avoir fait la vaisselle, Abel s'habilla plus chaudement pour quitter la maison, non sans oublier un baiser sur le front à sa mamie pour lui souhaiter la bonne nuit. L'idée était simple, comme chaque soir, se dégoter un pub, boire tant qu'il pouvait et rentrer pour dormir comme une bûche. Sa jambe devenait alors supportable après quelques pintes et, surtout, tous ses cauchemars qui le ramenaient sur le front s'adoucissaient, s'évaporaient même, de temps en temps. Les choses qu'ils voyaient la nuit le terrifiaient si bien que, parfois, l'idée même de s'endormir était insoutenable. Parfois, durant la journée, un simple bruit le paralysait, le faisant voyager jusqu'en Afghanistan où il revoyait ses morts, ce sang, ces horreurs, entendant le son des balles et des hurlements. Oui, l'alcool n'était pas forcément une bonne solution mais, c'était malgré tout la meilleure qui pouvait lui être accessible. Et puis, il y avait l'ambiance des pubs, voir des gens, parler, boire, regarder des matches à la télé. Lui, n'avait jamais été très doué pour se faire des amis, il n'en avait que très peu. Il n'en était pas fier, bien entendu mais, ainsi, cela donnait l'illusion d'en avoir, ne serait-ce que pour un moment.

Son pas clopinant finit par le mener vers le centre de la ville, dans des endroits pas forcément respectable mais, au moins, les pintes n'étaient pas très chères et, il y avait du monde. De part son handicap visible à des dizaines de mètres, l'écossais eut déjà quelques soucis avec des pseudos-caïds locaux, malheureusement pour lui, malgré sa jambe malade, quand il s'agissait de cogner, il ne rigolait pas et ne prenait guère le temps de réfléchir bien longtemps. Très vite, les surprises de la sorte cessèrent, les gens préférant sans nul doutes faire la fête que d'essayer de cogner un colosse boiteux. Le pub qu'il voulait rejoindre fut enfin en vue mais, plus loin dans la rue quelque chose d'autre capta son attention. Il y avait une femme, qui semblait particulièrement élégante, marchant seule mais qui, semblait se faire rattraper par un homme à la démarche hasardeuse, sans doutes était-il bien alcoolisé. Un homme, une femme, dans une petite ruelle, Abel avait beau être idiot et quelques peu naïf, il devina sans trop de soucis les objectifs potentiels de l'inconnu.

Alors, plutôt que de s'arrêter à l'endroit où il était venu se sustenter, notre homme continua douloureusement la route, et arriva sans doutes au bon moment. En effet, l'homme avait saisi le bras de la jeune femme qui semblait se débattre en lui ordonnant de la lâcher, chose que l'agresseur ne sembla vouloir faire. D'une voix puissante, Abel finit par prendre la parole, interpellant cet homme aux mauvaises intentions. « Dites, j'pense que la dame elle veut qu'vous la lâchiez, ça s'rait bien d'l'écouter, 'pensez pas ? » Ayant capté l'attention de son auditoire qui s'était retourné, l'écossais reprit sa marche vers le faux couple, marchant de plus en plus douloureusement, chose qui sembla amuser grandement l'homme éméché qui lui demanda de s'en aller, d'une façon bien insultante, trouvant au passage un grand nombre de mots issus du champs lexical lié à l'handicap. Un exploit si l'on essayait d'imaginer combien de verres il avait pu tomber. Soupirant longuement, l'estropié s'avança de plus belle, ce qui énerva l'homme, le menaçant de son poing droit, le sommant de partir, rajoutant au passages de nouvelles insultes. Un véritable dictionnaire vivant. Voyant cette main levée, Abel colla son épaule droite sur le mur de cette ruelle, faisant quelques derniers pas pour riposter. « Allez, sois raisonnable, j'veux pas m'battre ce soir. Me force pas à m'battre d'accord. Allez, on est bien ce soir, j'veux juste aller boire un coup et rentrer d'accord. Laisse-là tranquille, j'te paie même un verre si tu v... » Ne lui laissant guère l'occasion de finir sa proposition, l'agresseur se servit de son poing menaçant pour tenter un violent et hasardeux crochet du droit, visant cette bouche qui l'agaçait au plus haut point. Particulièrement alerte et, surtout, parfaitement préparé à cette éventualité, Abel se contenta d'une esquive que l'on nomme, par retrait du buste, chose qui expliquait bien  la situation. Cette main passa à une poignée de centimètres de sa cible pour venir s'écraser lourdement contre le mur sur lequel l'ancien soldat s'était appuyé. Un bruit de craquement se fit entendre ainsi qu'un cri de douleur alertant. De nouveau, notre ami tenta de le ramener à la raison. « Allez, on s'arrête là, d'accord ? M'oblige pas à frapper s'il te plaît. » Malheureusement, l'alcool et la colère firent suffisamment mauvais mélange pour forcer cet homme à tenter de frapper à nouveau, ce qui fit longuement soupirer le combattant. Le nouveau coup était lui aussi prévisible. Sa main forte hors de service, il lui restait sa jambe arrière et, quelle était la meilleure cible inimaginable que la jambe blessée d'un adversaire qui boitait ? Ne pouvant guère esquiver le coup dans un lieu si étroit, le colosse se contenta de changer de garde. Sa jambe arrière, la gauche passa rapidement devant, dans un mouvement fluide et agile, lui faisant ainsi prendre le coup au départ du mouvement, n'encaissant que le choc de sa cuisse. Cela le fit grogner tout de même mais, les dégâts étaient moindre. Même si cela ne lui plaisait guère, il fut contraint à attaquer et, cela alla vite. Montant ses deux mains dans une garde de boxe anglaise typique d'un gaucher, il asséna un violent uppercut dans le foie, ce qui sembla avoir un effet considérable sur l'homme puis, un crochet du droit dans le menton, ce qui le déstabilisa et, enfin, un uppercut particulièrement armé et fulgurant qui vint lui fracasser le menton, ce qui le fit tomber au sol, sur le coup.

Pour être certain que l'homme ne causerait plus de problème, il le balança dans les poubelles un peu plus loin, prenant tout de même soin de mettre quelques cartons sur lui afin de lui tenir chaud jusqu'à ce qu'il se réveille. Puis, sans vraiment détailler cette femme à l'allure gracieuse, il l'invita à la suivre dans la rue principale, éclairée et, surtout, loin de cet énergumène. « Venez m'dame, j'pense pas qu'ce soit une très bonne idée d'rester par là encore plus longtemps. C'plus sûr la grande rue ! » Clopinant un peu plus difficilement qu'à l'aller, il lui fallut quelques pas pour rejoindre l'endroit tant attendu. Soupirant un long moment tout en faisant remuer les doigts de sa main gauche qui accusait le choc, il commença à prendre des nouvelles de l'inconnue. « J'espère être arrivé à temps en tout cas ! Y'a d'sacrés tarés qui traînent par ici m'dame, c'dangereux pour une dame toute seule, encore plus dans les p'tites ruelles comme ça. » Avec un petit rire amusé, il se retourna enfin vers elle et, lorsqu'il la vit pour la première fois, son cerveau sembla s'arrêter un moment, tout comme son cœur. Restant muet, ébahi, ahuri même, un court moment, il se perdit dans les traits de ce visage et de ses yeux, retirant même son bonnet, pensant être en présence d'une déesse, ou quelque chose comme ça. Elle était belle. Terriblement belle. Il n'avait pas les mots pour décrire ce qu'il voyait à ce moment-là, il ne les eut d'ailleurs malheureusement jamais. Elle était … C'en était impensable. Alors, tout naturellement, une idée lui vint, une créature issue de différents folklore. Une sylphide, esprit du vent représentant la beauté, la grâce et l'inspiration artistique. Certains pouvaient faire la référence à une muse mais … Cette femme qui était face à lui, le laissa sans mots quelques instants et, quand son cerveau se remit en marche, il ne put s'empêcher de s'excuser comme un idiot, en baissant maladroitement les yeux. « Ohh, je suis désolé m'dame c'est juste que … Vous êtes tellement belle ! » Riant légèrement d'un air idiot, il releva doucement le regard pour venir se perdre dans ses yeux, en se grattant nerveusement la barbe. « Vous allez m'prendre pour un idiot mais … J'pensais même pas qu'c'était possible d'être si belle ça m'fait penser aux sylphides ! Mamie m'en parlait beaucoup et … Vous êtes tellement élégante en plus ! » Regardant rapidement sa tenue, particulièrement classe et, sûrement inaccessible à sa petite bourse – je parle bien entendu de celle comportant la monnaie, petits coquins – il remonta bien vite vers son regard, bien plus captivant pour s'excuser à nouveau en riant bêtement. « Oh désolé ! J'passe pour un idiot, c'pas l'genre de choses qu'vous voulez entendre après c'genre de choses mais … Oh ! Voilà ! C'que j'voulais dire c'est que … Jolie comme vous êtes ça doit être encore plus dangereux ! Mais, héhé … J'vous avouerai bien qu'je pense me souv'nir de ce moment toute ma vie. » Riant à nouveau bêtement, il pointa du doigt la grande rue d'où il était arrivé. « J'vous conseillerai plutôt d'paser par là, en marchant cinq minutes, 'trouverez un métro. Rentrez bien surtout et restez dans la lumière, y'aura plus de chance de tomber sur un idiot comme moi pour vous secourir s'il y a un soucis. » Un grand sourire s'afficha sur son visage, prêt à rejoindre son pub. Certains le prendraient pour un idiot de ne pas tenter de discuter plus avec pareille femme. Pour lui, c'était bien différent. Une si belle créature et, d'un tel standing qui plus est, ne lui aurait jamais adressé la parole en temps normal. Ne lui aurait même pas jeté le moindre regard et, peut-être même qu'elle n'aurait jamais remarqué son existence. Autant ne pas bousculer la nature des choses, n'est-ce pas ?

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Valentina Gianni

avatar

Vampire - Reine du Centre



¤ AVATAR : Adriana Lima
¤ CRÉDIT AVATAR : january cosy
¤ MESSAGES : 128
¤ POINTS : 5
¤ MULTIS : Katherine Chadwick - Ora Lewis - Jack Miller
¤ AGE : 33 ans physiquement, le temps passe pourtant si lentement pour cette immortelle, seulement 125 ans d'existence, 125 ans que son cœur saigne.
¤ ZONE LIBRE : Son histoire, personne ne la connait réellement en dehors d'elle et de ce Sire ô combien cruel. Balbutiements londoniens, elle vogue en eau calme pour trouver des alliances qui lui permettront de s'établir durablement dans la ville anglaise.
¤ GROUPE : à venir
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 27/12/2017


MessageSujet: Re: Une demoiselle en détresse - Abel Jeu 15 Fév - 19:17

Une demoiselle en détresse
Valentina & Abel

Et son preux chevalier ?



- Dites, j'pense que la dame elle veut qu'vous la lâchiez, ça s'rait bien d'l'écouter, 'pensez pas ? 

Le repas pour ce soir, c'est foutu. Je le regarde s'approcher en boitant et me dis que si je n'interviens pas, l'homme qui vient à mon aide va très rapidement être mis KO. Il était d'ailleurs en train de le conseiller de se casser avec de jolis noms d'oiseaux. Je me crispe lorsque la main de mon agresseur se lève sur l'homme qui vient d'arriver près de nous.

- Allez, sois raisonnable, j'veux pas m'battre ce soir. Me force pas à m'battre d'accord. Allez, on est bien ce soir, j'veux juste aller boire un coup et rentrer d'accord. Laisse-là tranquille, j'te paie même un verre si tu v... 

Je suis surprise de voir que mon agresseur me lâche pour tenter de frapper mon sauveur. Je plisse légèrement les yeux alors que les effluves des deux hommes parviennent à mes narines. L'homme qui me défend est un loup-garou. Plutôt drôle quand on y pense. Je croise alors les bras pour regarder comment il se débrouille. Je ferme quelques secondes en entendant le bruit des os qui se cassent.

- Allez, on s'arrête là, d'accord ? M'oblige pas à frapper s'il te plaît

Je plissais les yeux en regardant les coups qui pleuvaient. Mon agresseur était dans une bien mauvaise posture. Et là, ce fut le KO. Il tomba lourdement au sol et le lycan l'attrapa pour le balancer dans les poubelles les plus proches. Je le suivais, dubitative.

- Venez m'dame, j'pense pas qu'ce soit une très bonne idée d'rester par là encore plus longtemps. C'plus sûr la grande rue ! 

Je remarquais qu'il lui était beaucoup plus difficile de marcher cette fois, sa jambe lui faisait visiblement beaucoup plus mal.

- J'espère être arrivé à temps en tout cas ! Y'a d'sacrés tarés qui traînent par ici m'dame, c'dangereux pour une dame toute seule, encore plus dans les p'tites ruelles comme ça.

Lorsqu'il me regardait pour la première fois, il sembla sous le choc. Avait-il remarqué que j'étais un vampire et qu'il avait fait une grosse erreur ? Il retire son bonnet et reste bouche-bée. Je fronce les sourcils sans comprendre. Qu'est-ce qui se passait dans son cerveau pour être soudainement coincé dans le temps, immobile à me regarder ? Je regarde autour de nous, mal à l'aise, et il prend enfin la parole.

- Ohh, je suis désolé m'dame c'est juste que … Vous êtes tellement belle !

Oh, c'était ça ! C'était la manière la plus innocente et la plus sincère de me dire que je suis belle. Je souris largement face au colosse gêné.

- Vous allez m'prendre pour un idiot mais … J'pensais même pas qu'c'était possible d'être si belle ça m'fait penser aux sylphides ! Mamie m'en parlait beaucoup et … Vous êtes tellement élégante en plus !

Les sylphides ? Jamais entendu parler. Je le lui signifiais d'un mouvement de tête. Cette fois, je ris à ses compliments. Il est étrange, ce lycan.

- Oh désolé ! J'passe pour un idiot, c'pas l'genre de choses qu'vous voulez entendre après c'genre de choses mais … Oh ! Voilà ! C'que j'voulais dire c'est que … Jolie comme vous êtes ça doit être encore plus dangereux ! Mais, héhé … J'vous avouerai bien qu'je pense me souv'nir de ce moment toute ma vie.

Alors là, je peux pas m'empêcher de trouver ça mignon. J'essaie tout de même de rester digne et de ne pas lui attraper les joues pour lui dire comme il est chou. Il me donne ensuite des conseils pour rentrer en sûreté. À la place, avec l'agilité d'un chat, j'attrape l'un de ses bras pour prendre ma route avec lui.

- Vous avez l'air de souffrir et je suis certaine de pouvoir faire quelque chose.

Je le fixe alors que nous marchons et je plisse les yeux. J'hésite à me lancer. Sait-il au moins ce qu'il est ? Forcément qu'il sait. Je finis par le lancer.

- Ca doit être certainement moins douloureux que les soirs de pleines lunes mais ça ne doit pas être facile tous les jours.

Je cligne d'un œil pour lui faire comprendre que je suis dans la confidence et marche un instant silencieusement. Mes pas sont légers par rapport aux siens, je semble presque danser agilement sur mes pieds. Mes cheveux flottent avec moi, c'est comme si je défiais presque la loi de la pesanteur, tandis que l'homme auquel je m'accroche semble emplir tout l'espace.

- Je vais vous confectionner une ongue pour la douleur. Ça vous apaisera pour ce soir. Je peux au moins faire ça, vous n'étiez pas obligé de prendre des risques pour moi.

Je lui tends une main fine pour faire les présentations, essayant de restreindre mon accent italien en prononçant mon nom.

- Je m'appelle Valentina, et vous ?
Code by AMIANTE


la douleur qui fascine, le plaisir qui tue
Tes yeux, où rien ne se révèle de doux ni d'amer, sont deux bijoux froids où se mêle l'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, belle d'abandon, on dirait un serpent qui danse au bout d'un bâton.  › alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
Abel Quinn

avatar

Chamane • Meute Sud • Admin



¤ AVATAR : Kellan Lutz
¤ CRÉDIT AVATAR : Lilie
¤ MESSAGES : 297
¤ POINTS : 11
¤ MULTIS : Septimo
¤ AGE : 33 ans
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 24/10/2017


MessageSujet: Re: Une demoiselle en détresse - Abel Jeu 19 Avr - 2:28




"Une demoiselle en détresse"


Valentina & Abel








Il était étonnant de voir à quels points les aveux du colosse semblèrent toucher l'inconnue. Il n'y avait aucune idée derrière ces mots, une simple vérité sortie spontanément de son esprit encore embrumé par tout cela. Belle, oh, ça, elle l'était, à tel point que les épithètes manquèrent cruellement à notre jeune ami. Alors, tout simplement, Abel parla, sans mots compliqués sortis tout droit d'on ne sait quel dictionnaire, et encore moins quelques vers piqués à je ne saurais quel poète. Pourtant, malgré ce manque de vocabulaire, de retenu et même de politesse, la demoiselle en détresse ne put s'empêcher de sourire, semblant presque attendrie face à cet étranger, avant de rire tout en douceur, les yeux doux et pétillants. D'un simple geste de la tête, la jeune femme sembla avouer ne pas connaître les sylphides, alors, son interlocuteur se permit un petit cours de rattrapage, tout gêné, n'osant presque pas la regarder dans les yeux, espérant ne pas être plus troublé qu'il ne l'était déjà. « Oooh … C'est … Ce sont des créatures de la mythologie celte. M'semble aussi qu'elles sont dans la germanique ... » Restant pensif un instant, il plissa les yeux en se grattant la barbe pour finalement repartir de plus belle. « Mais ! C'pas important ! Ce sont des élémentaire de l'air, on les dit gracieuses, subtiles, agiles et suffisamment belle pour dépasser l'entendement. On les dit aussi élégantes et raffinées, à tel point qu'elles ne supportent pas les grossièretés et qu'elles inspirent les plus grands artistes ! » Riant tout doucement en relevant les yeux, son regard retomba bien vite, en comprenant qu'il monopolisait encore la parole. « Désolé m'dame, j'parle beaucoup mais vous êtes … Ohoh, j'me répète, pardonnez-moi. »

Bien vite, après être certain que la belle n'avait rien et qu'elle serait capable de rentrer tranquillement chez elle sans encombre, Abel lui donna quelques conseils sur le chemin à prendre et, les coins à éviter, pensant pouvoir repartir vers sa direction initiale et pouvoir se mettre une mine, comme à l'accoutumée. Cependant, contre toute attente, la brune avait quelques plans bien différents pour son sauveur, si bien qu'au lieu de le laisser filer, avec grâce et légèreté, celle-ci vint s'accrocher à son bras pour l'encourager à la suivre, pour finalement lui avouer qu'elle pourrait sans doutes faire quelque chose pour sa jambe. Pouvait-il refuser quoi que ce soit à quelqu'un s'étant retrouvé dans cette situation ? Certainement pas. Peut-être que, au final, la raccompagner chez elle pourrait l'aider à se sentir mieux. Alors, avec un grand sourire radieux, notre homme répondit avec un certain naturel « Oh ! C'est gentil ça m'dame ! Mais vous savez, j'vais sûrement traîner ça toute ma vie, j'pense pas qu'on puisse faire quelqu'chose. Faut pas vous en faire pour moi en tout cas ! J'ai l'habitude de ça ! L'plus important c'est vous et qu'vous allez bien après tout ça. » Riant bêtement à tout ça, ne sachant guère comment se comporter face à un tel être. Celles qui n'étaient déjà qu'à moitié jolie ne lui adressaient à peine la parole, alors là … Une sorte de grande première.

Bientôt, la sylphide proclamée eut des mots qu'Abel ne comprit pas comme il l'aurait du, malgré cette petite voix dans sa tête qui le traitait d'abruti fini. Elle accompagna même ces mots étranges d'un clin d’œil, qui eut vite fait de faire bondir son cœur, tandis que ses joues se tintèrent de rouge, tel un jeune adolescent. Une chance que la scène se déroulait dans la pénombre. Qu'il était sage de ne pas essayer de passer pour encore plus bête. « J'pense pas vraiment qu'les jours de pleine lune ça m'fait plus mal vous savez, c'est plus … Quand il y a vraiment mauvais temps j'dirais. Puis, faut pas vous en faire hein, j'ai l'habitude moi et, une amie m'donne des plantes d'temps en temps, 'savez, pour apaiser et tout mais … Ça marche pas des masses malheureusement. » En marchant tout doucement, alors qu'il semblait être une hideuse créature à côté d'elle, il soupira devant cette image, la voyant se déplacer avec tant de grâce, s'imaginant la scène que tout deux devaient offrir. « Mais, z'êtes obligée d'rien hein, c'est la moindre des choses d'venir en aide aux gens. 'Savez, j'ai fait l'armée, durant un looong moment, pour ça qu'j'me suis engagé. Enfin, en partie m'dame. Servir et protéger, quelqu'chose comme ça. Puis, j'aime vraiment pas c'genre de gars. Et … J'pense que c'est un peu une … Sorte de rêve pour plein d'mecs de sauver une demoiselle en détresse j'dirais. Mais j'pense que jamais j'aurais pu imaginer quelqu'un comme vous. » Riant légèrement un bref instant, Abel reprit bien vite la parole, l'air abattu. « Désolé … J'vais arrêter d'dire ça, après tout ça c'est pas bien, on dirait qu'j'ai fait ça rien qu'pour ça. Tout ça pour dire, faut pas vous en faire m'dame. J'suis content d'être passé au bon moment ! »

Après avoir marché un peu plus, la demoiselle en détresse finit par s'arrêter, s'écarter légèrement de son protecteur de fortune pour lui tendre la main pour finalement se présenter sous le nom de Valentina. Cela le fit sourire tendrement, se perdant un instant dans son sourire et son regard. Le retour à la réalité sembla presque brutal, tant il s'activa à frotter sa main droite contre son jean, ne voulant en aucun cas la salir du sang qu'il pourrait avoir sur celle-ci. Avec une infinie douceur, que l'on pourrait penser inaccessible au vu de sa carrure, le loup attrapa la main de la belle pour la secouer avec tendresse, toujours avec un grand sourire. « C'est un très joli nom ça m'dame ! Très très joli ! J'crois bien qu'vous êtes la première personne qu'je rencontre avec c'nom. Z'êtes italienne ? Enchanté en tout cas ! Moi c'est Abel, moins exotique ! » Riant de bon cœur, il relâcha doucement ses doigts avant de se rendre compte de quelque chose, qui, sur le moment lui sembla pourtant une évidence. La belle était vêtu d'une façon particulièrement légère au vu de la saison. N'imaginez cependant pas là quelque chose d'osé, non. Valentina représentait l'élégance de la plus belle des façons. Non, disons que, sa veste ne semblait guère adaptée à l'hiver londonien. Alors, avant qu'elle ne puisse se raccrocher à son bras, Abel ôta son épaisse veste. « Mais ! M'dame Valentina ! J'avais pas vu! Vous allez attraper froid comme ça voyons ! Tenez, prennez ma veste ! Elle s'ra peut-être un p'tit peu grande pour vous mais … Vous n'allez pas choper quelqu'chose au moins. Allez ! » Toujours avec cette étrange douceur, le colosse déposa délicatement son vêtement sur ses épaules fines, avec un grand sourire, ne semblant ni trembler, ni frissonner. La guère l'avait habitué à bien pire comme situation. Des situations, auxquelles, d'ailleurs, il préférai ne pas repenser.



Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé







MessageSujet: Re: Une demoiselle en détresse - Abel

Revenir en haut Aller en bas
Une demoiselle en détresse - Abel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Y aura-t-il quelqu'un pour aider une demoiselle en détresse? [Selim]
» Sauvetage d'une demoiselle en détresse. [Gabriel N. de la Reynie]
» Une demoiselle en détresse? Homme à la rescousse! [Pv Aureane]
» Demoiselle en détresse... En détresse à cause de qui ?! [privé]
» Seriez vous, une demoiselle en détresse ? Je ne crois pas non.. •• Léon et Indy ••

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Moon's Spell :: BIENVENUE A LONDRES :: Le Centre de Londres-
Sauter vers: