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The House of the Rising Sun - Katherine

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Ambrose Finnigan

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MessageSujet: The House of the Rising Sun - Katherine Sam 13 Jan - 23:49

Garé devant l’école primaire de ses enfants, Ambrose baissa les yeux sur l’adresse écrite à la va vite et au crayon de papier sur un post-it déjà usé. Sa mâchoire se crispa sensiblement en repensant à la conversation qu’il avait eue un peu plus tôt avec sa belle-mère, celle-ci ne l’avait pas épargné, lui glissant un « je te l’avais dis » quand il lui avait expliqué son léger soucis d’emploi du temps. Entre le déménagement, le décès de Louise, les papiers administratifs à remplir pour sa mutation et la scolarisation des jumeaux, Ambrose avait fait l’impasse sur son organisation du soir : il travaillait actuellement sur une affaire qui lui prenait tout son temps, et il n’était pas rare qu’il restait tard au MPS… Bien trop tard. Les jumeaux n’avaient que sept ans et par conséquent il était hors de question de les laisser seuls après l’école. Pour le moment, Ambrose rapportait le travail à la maison mais ce n’était pas l’idéal… d’autant plus qu’il n’avait pas de bureau à lui et qu’il avait toujours la crainte que Louis ou Moira ne finissent par tomber sur un dossier contenant des photographies compromettantes.

Non, définitivement, il ne pouvait pas continuer comme ça. Après deux, trois jours à chercher une nounou convenable –Ambrose était stricte, à la limite de la paranoïa, quand il s’agissait de la sécurité de ses enfants- il avait fini par se confier à Marion quand celle-ci avait appelé pour prendre des nouvelles. Il ne savait toujours pas ce qu’il lui avait prit de s’être laisser aller comme ça… Mais après quelques reproches subtilement glissés à coup de « ça aurait été plus simple, s’ils étaient restés en France », Marion avait fini par lui filer une adresse. Ambrose n’avait pas beaucoup d’information sur cette Katherine Chadwick, si ce n’était qu’elle était quelqu’un de confiance et que Marion la connaissait bien.

Il hésitait. Marion, tout comme le reste de la famille de Louise d’ailleurs, avait toujours été étrange aux yeux d’Ambrose, mais il savait également que jamais elle ne ferait de mal aux jumeaux. Elle les aimait bien trop pour ça… Et c’était surement pour cette raison qu’il allait tenter le coup, il n’avait plus rien à perdre après tout. Ambrose releva les yeux quand la portière arrière s’ouvrit soudainement sur Louis qui grimpa à l’intérieur suivit de près par sa sœur. Ils parlaient avec enthousiasme de leur journée et Ambrose se retourna pour les dévisager, un léger sourire sur le visage.

« Hey, salua t-il en arquant un sourcil. Ca allait l’école ? »

Moira répondit à son sourire tandis que Louis hochait la tête. Ambrose ne put s’empêcher de se faire la réflexion qu’ils étaient adorables dans leur petit uniforme obligatoire. Putain, qu’il était papa gâteau, c'était à en gerber !

« On va faire une visite au château de la Reine d’Angleterre avec l’école !

- Ouais, et même qu’on va pouvoir voir son fauteuil !
Moira eut un sourire moqueur.
- Ca s’appelle un Trône !
Louis la fusilla du regard.
- J’le savais ! »

Ambrose qui sentait la dispute arriver, mit rapidement le « ola ».

« C’est cool, vous me raconterez tout ça ce soir. Mettez vos ceintures, je dois d’abord m’arrêter quelque part, qu’il expliqua en redémarrant, jetant un rapide regard dans le rétroviseur avant de faire une marche arrière.
- On va où ? Demanda Moira qui était d’une curiosité à toute épreuve.
- Quelque part chérie, répondit-il distraitement, concentré sur la route.
- Oui, mais où ça ? Insista cette fois Louis. »

Putain, il les aimait à en mourir mais parfois ses gamins se liguaient contre lui pour le rendre dingue… Et Ambrose avait très souvent des envies de meurtres dans ces moments là.

« Les mioches vous commencez à me saouler là ! Maugréa t-il en tournant dans une rue assez chic et étonnamment pas très loin de chez eux. »

Les gamins eurent un rire amusé : bande de morveux, qu’il pensa avec affection en se garant devant un manoir. Un putain de manoir, de ceux qu’on voyait dans les films d’époque. Ambrose fronça les sourcils en regardant à nouveau l’adresse pour être sûr de ne pas s’être gouré. Il ne savait foutument pas où Marion l’avait envoyé mais Ambrose ne roulait pas sur l’or…

« Wouah !
S’exclama Moira, émerveillée. On dirait la maison d’une princesse !
- Mouais, fit Ambrose en ouvrant la portière. Ou celle d’une méchante sorcière. Restez là les mômes, je reviens dans cinq minutes. Louis, tu surveilles ta frangine. »

Après un regard appuyé en direction de son fils, Ambrose monta l’allée et grimpa les marches du perron en regardant autour de lui… Pendant une seconde il eut un doute, et si Marion l’avait envoyé chez une de ces fanatiques hippies croyantes des plantes magiques ? Il hésita encore quelques secondes avant d’appuyer sur la sonnette… Il jeta un coup d’œil en direction de la voiture pour s’assurer que les jumeaux n’avaient pas bouger quand la porte s’ouvrit enfin.

« Hey… Bonjour,
fit-il en se demandant ou il foutait les pieds. Ambrose Finnigan, je sais pas si Marion LaBarrière ça vous dit quelque chose ? Elle m’a filé votre adresse… »

Ouais, franchement, il se demandait vraiment si c’était une bonne idée, Ambrose se sentait brusquement débile à rester planter là comme un con.
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Katherine Chadwick

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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Dim 14 Jan - 23:20

Baby-Sitter
Ambrose & Katherine

The house of the Rising Sun

Mes journées étaient désespérément longues, et mes nuits aussi. Je ne trouvais pas le sommeil et mes engagements étaient de plus en plus lourds à porter. J'avais l'impression que plus le temps passait, plus c'était pire. J'avais même envisagé d'abandonner mon boulot à Nance & Fils mais j'avais trop besoin de cette argent pour ma vie mortelle. Je n'avais surtout pas le courage de contacter Tony : j'avais trop honte de m'être laissée avoir par l'alcool et encore plus d'avoir cédée à mes pulsions. Est-ce normal, une régente qui a une vie normale avec des amis et plus ? Je pensais que non, ma mère m'en avait persuadée mais je commençais à croire qu'elle avait tort. A chacun sa manière de régner, la mienne allait certainement changer.

J'étais rentrée tôt, comme tous les jours, pressée de retrouver le confort et de ne plus voir Ashley – parce qu'elle était infecte et que de voir tous les jours la sœur de la personne à qui on ne parle plus, c'est un peu malsain. Je m'étais installée sur mon canapé, las, et j'avais longtemps regardé le plafond. J'avais eu le droit à la visite du fantôme de ma mère qui était évidemment venu, comme toujours, pour me dire qu'une régente ne faisait pas ça, mais je l'avais ignorée royalement. Résignée, elle avait fini par me foutre la paix.

J'avais peur également, d'avoir laissé Ivana en liberté. Nous avions passé un accord mais elle ne contrôlait pas sa soif et j'étais terrorisée à l'idée de trouver, un jour, un tas d'humains massacrés parce qu'elle n'avait pas su se contrôler. Et si je faisais ça, je perdais en crédibilité.

Las, j'étais tout simplement las.

Quand soudain la sonnette retentit. J'avais d'abord pensé à ne pas répondre mais je m'étais dit que les visites étaient si rares qu'il valait peut-être mieux répondre. Alors je me levais sans grand entrain pour aller répondre.

Je jetais un coup d’œil au miroir de l'entrée pour avoir l'air présentable en ouvrant la porte. Je passais une main dans mes cheveux noirs pour les disciplinés, passait un doigt sous mes yeux pour retirer le peu de maquillage qui avait coulé et finis par ouvrir la porte. Je découvrais un homme grand, brun, aux yeux clairs. Sa peau était pâle et il avait l'air fatigué. Pas l'ombre d'un sourire mais il ne paraissait pas hostile. Je restais plantée là, me demandant ce qu'il me voulait. Je me concentrais pour voir s'il s'agissait d'une créature surnaturelle mais il ne possédait pas une once de magie. Depuis quand les humains viennent frapper à ma porte ? Est-ce que j'ai fait une connerie ?

«  - Hey… Bonjour, Ambrose Finnigan, je sais pas si Marion LaBarrière ça vous dit quelque chose ? Elle m’a filé votre adresse… »

Je haussais les sourcils surprise à sa demande, droite et fière, je passais en revue les LaBarrière que je devais connaître. Ça me disait vaguement quelque chose... Je crois que ma mère m'en avait parlé. Je regardais derrière moi pour voir si elle était là pour m'aider mais évidemment, elle était jamais là quand on en avait besoin. Alors je me concentrais rapidement sur son passé avec le nom de cette Marion en tête : je voyais une dame française plutôt âgée : à côté d'elle planait le signe de l'éther, elle devait certainement faire partie d'une communauté en France.

« - Euh, bonjour, oui ! Marion, je m'en souviens très bien... Pourquoi est-ce qu'elle vous a donné mon adresse, au juste ? »

Je m'en souviens très bien, quelle menteuse, je ne l'avais jamais vu de ma vie, mais elle faisait partie de mes sœurs sorcières, je ne pouvais pas donc pas refuser sa demande. Je le voyais parfois regarder en direction de sa voiture et je compris très vite que deux bouts de chou l'attendaient sagement à l'intérieur.

« - Vous voulez entrer, peut-être, et me dire ça à l'intérieur ? Je vais faire du thé. »

Avant même qu'il n'ait pu me répondre, je me tourne pour m'enfoncer dans mon manoir, direction la cuisine. Je lui balance par dessus mon épaule :

« - Vos enfants peuvent venir prendre le goûter aussi, je ne mange personne. »
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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Mer 17 Jan - 12:09

Une mauvaise idée, définitivement. Il arqua un sourcil sceptique, elle semblait prise par surprise et ce n’était pas la réaction à laquelle il s’était attendu. Ambrose esquissa un sourire, une grimace à peine visible, ses doigts se portant machinalement à sa joue, glissant contre la barbe qui s’y était installée. Sa grimace s’accentua légèrement, peut-être devrait-il penser à se raser, un jour, quand il serait à nouveau capable de croiser son reflet dans un miroir sans avoir l’irrésistible envie de le fracasser.

« Je crois…
- Vous voulez entrer, peut-être, et me dire ça à l'intérieur ? Je vais faire du thé. »

Elle le prit de vitesse alors qu’il s’était apprêté à faire demi-tour, pour grimper dans sa voiture et rentrer chez lui avec ses gamins. De toute évidence, elle ignorait ce qu’il foutait là et Ambrose n’était pas d’humeur à jouer avec les magouilles de sa belle mère. Il ignorait qui était réellement Katherine Chadwick, il n’avait pas eu le temps de faire ses recherches mais elle le prenait totalement au dépourvu. Ambrose n’était pas certain d’apprécié la sensation, lui qui aimait toujours avoir tout sous contrôle. Son boulot de flic l’avait rendu légèrement paranoïaque avec le temps, mais il avait enquêté sur des affaires assez glauques et sordides pour savoir que le danger ne venait jamais de là où on s’y attendait.

« - Vos enfants peuvent venir prendre le goûter aussi, je ne mange personne. »

Une nouvelle fois, Katherine le devança et Ambrose se tourna vers elle, captant le regard ombrageux qu’elle lui lança. Et il se surprit. Il se surprit à laisser ses yeux glisser le long de sa silhouette, sur ses courbes longilignes, sur le déhanché de ses hanches, sur la chute gracieuse de ses reins… Immédiatement, sa mâchoire se crispa, chassant le gout âpre de la culpabilité sur le bout de la langue, ignorant le regret qui vint lui tordre l’estomac pour le narguer de ses pointes acérées. Trois mois depuis le décès de sa femme. Trois mois qu’il se laissait guider par la frustration d’un plaisir solitaire trop rapidement effectué les matins dans la douche, avant de pouvoir endosser son rôle de père célibataire. Ambrose avait l’impression d’avoir oublié qu’il était un homme soumis à ses instincts les plus primaires et les plus basiques.

C’était pathétique. Il aimait à croire qu’il était plus fort que ça, que son besoin de tout contrôler pouvait l’aider à surpasser des envies qui n’étaient, au final, que futiles. Ambrose se redressa, haussant un sourcil avant de secouer la tête, un léger sourire narquois aux lèvres.

« Si vous insistez, et je préfère le café, répondit-il simplement, son sourire s’agrandissait, amusé cette fois. »

Il se retourna pour aller chercher ses enfants mais se figea en s’apercevant que les jumeaux se tenaient juste derrière lui. Moira avait l’air surexcité et Louis lui lança un regard plein de sous-entendu.

« Elle a pas voulu rester dans la voiture.
- Sale rapporteur ! S’exclama Moira en lui lançant un regard noir.
- Mouais, coupa Ambrose. De toute façon j’allais venir vous chercher. »

Il se baissa à leur hauteur, posant une main sur leur épaule pour mieux capter leur attention.

« Okay les mômes, soupira t-il, déjà fatigué. On va prendre le gouter avec une dame, elle s’appelle Katherine… Tenez-vous à carreaux et soyez polis. »

Ou du moins, essayez, qu’il pensa amèrement. Quand il s’agissait de se comporter en public, ses enfants avaient malheureusement prit du côté Finnigan de la famille. Ils le dévisagèrent un instant, impassibles, avant d’hocher la tête.

« Okay, bon bah… N’oubliez pas de dire bonjour. »

Moira fut la première à s’échapper, s’engouffrant dans le manoir en courant presque, le père et le fils restant en retrait, échangeant un regard blasé. Ambrose referma la porte derrière eux, regardant autour de lui, empruntant le même chemin que Katherine. Sa fille l’ayant devancé se trouvait déjà dans la cuisine.

« Bonjour madame, je m’appelle Moira, qu’elle s’exclama avant de littéralement se précipiter pour la prendre dans ses bras, passant ses petits bras autour de la taille de Katherine, sous les yeux effarés d’Ambrose qui resta planter sur le pas de la porte. Tu es belle !
- Moira ! Prévint-il en allant récupérer sa fille.
- Quoi ? J’ai dis bonjour ! »

Putain mais pourquoi n’avait-il pas des enfants… normaux ? Il passa une main dans les cheveux de sa fille, le cœur battant la chamade, depuis la mort de sa mère Moira s’était renfermé sur elle-même, refusant tout contact avec une femme… alors la voir s’ouvrir comme ça avec une inconnu, ça lui donnait envie d’hurler. De joie ou de soulagement, il ne savait pas vraiment.

« Désolé, c’est pas son genre d’habitude, fit-il en direction de Katherine, son regard dans le sien. Excuse-toi, Moira. »
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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Jeu 18 Jan - 23:32

Baby-Sitter
Ambrose & Katherine

The house of the Rising Sun

« - Si vous insistez, et je préfère le café »

Je souris et tourne à droite pour entrer dans ma cuisine. Je l'entends qu'il parle avec ses enfants tandis que je fais de l'eau et que je mets le café en route. J'entendais des pas pressés jusque la cuisine, voyant une petite fille faire irruption dans la pièce, suivit visiblement de son frère et de son père.

« - Bonjour madame, je m’appelle Moira. 
- Bonjour Moira, tu peux m'appeler Katherine. 
- Tu es belle ! »

Je ris légèrement à son compliment tandis que son père lui fait une remontrance. Il vient la chercher et passe une main dans ses cheveux. Il a l'air très attachés à ses enfants, j'ai rarement vu un père aussi tendre. Je sonde rapidement leur passé pour voir la tragédie qui concernait la maman.

« - Désolé, c’est pas son genre d’habitude. Excuse-toi, Moira.
- Ne vous en faites pas. C'est une enfant vive, on ne peut pas lui reprocher. »

Je souris à Moira et m'approche d'eux. Je m'agenouille face à elle et lui embrasse la joue.

« - Merci. Toi aussi, tu es très jolie. »

Je me tourne alors vers le petit garçon qui est resté en retrait près de son père.

« - Et ce jeune homme s'appelle ? dis-je en m'approchant de lui et en lui tendant ma main. Il me semble qu'on serre la main aux hommes de la famille, j'ai tort ? »

Il ressemble beaucoup plus à son père que la jeune fille. Il a l'air de le prendre pour modèle, ce qui me fait sourire. Je les comprends, ces enfants. Moi c'est mon père, que j'ai perdu jeune, mais je n'ai pas eu la chance d'avoir une mère aussi dévoué que cet homme l'est envers ses enfants. Enfin, c'était une tout autre dévotion... Son dessein, me faire devenir une régente parfaite dévouée d'émotion avant sa mort. Et même si elle n'est plus là aujourd'hui, le poste de Régent me permet d'être hantée nuit et jour par elle qui continue à me dicter ce que je dois faire. Une vraie plaie. J'aimerais parfois ne plus la voir pour avoir enfin la paix. Le petit finit par me serrer la main avant réflexion. Je me lève finalement pour sortir une boite d'un placard que je dépose sur la table. Je les invite à s'asseoir et sers le café à Ambrose, mon thé et ouvre la boite qui est pleine de sucrerie aux enfants.

« - J'ai grandi trop vite, mais s'il y a une chose sur laquelle je n'ai pas voulu grandir, c'est ma gourmandise. Vous avez le droit à trois sucreries, celles que vous voulez. Pas plus, sinon, vous devrez aller voir le dentiste... »

Je fais un clin d’œil aux enfants et m'adosse à ma chaise en regardant Ambrose, ma tasse à la main. Il est bel homme mais son visage indique qu'il a connu de nombreux déboires. Lesquels, Dieu seul sait.

« - Je vais être franche avec vous. Ça fait une éternité que je n'ai pas eu de nouvelles de Marion. C'est une amie à ma mère, elles étaient en contact. Quand elle est morte, étant fille unique, j'ai pris les commande de mon « clan » familial et je crains d'avoir un peu mis de côté les amis. »


Il y avait des vérités et des mensonges. C'était véritablement une amie à ma mère, j'ai vraiment arrêté de la contacté par manque de temps. En ce qui concerne ma famille, je suis la seule survivante de ma famille en voie d'extinction. Le clan dont je parle, ce sont mes sœurs sorcières.

« - Malgré tout, je serais ravie de vous venir en aide, les amis de ma mère sont mes amis. Dites moi ce qu'il vous faut, je suis une vieille famille de Londres, je peux peut-être vous aider. »
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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Dim 21 Jan - 21:25

« Louis, Madame, qu’il répondit en lui serrant la main, de manière si solennelle qu’Ambrose eut envie d’éclater de rire. »

Être assis autour de cette table, avec ses enfants, et cette inconnue dont Moira semblait être littéralement sous le charme, le désarma. Juste un instant. Juste une seconde. Ambrose n’aimait pas perdre le contrôle, déformation professionnelle très certainement, mais il préférait de loin quand il avait étudié le terrain avant de se lancer dans... Il retint difficilement un ricanement amer. Il n’était même plus certain de ce qu’il faisait là. Lentement, son regard glissa sur ses enfants qui piochaient avec attention trois sucreries dans la boite, et son cœur se serra douloureusement... Il n’avait même pas penser à acheter ce genre de chose à la maison, les gâteaux étaient réellement le dernier de ces soucis, oubliant que les jumeaux n’étaient que des enfants.

Quel piètre père il faisait. Louis demanda son accord d’un regard, et il approuva d’un sourire et d’un hochement de tête avant de reporter son attention sur Katherine. Son explication lui fit échapper un profond soupir, las et fatigué, tandis qu’il se pinçait le nez entre le pouce et l’index : une habitude qu’il prenait pour l’aider à se recentrer. Et il avait besoin de se recentrer, de se concentrer, de trouver un point d’ancrage dans cette nouvelle vie avec laquelle il luttait quotidiennement. Et de dormir aussi. De pouvoir dormir plus de trois heures par nuit avant d’avoir les hurlements terrifiés de Moira qui le réveillait sursaut. Il lui était impossible de refermer l’œil après une de ces étranges crises qui semblaient hanter sa fille.

« Je vois. »

Un ricanement.

« Marion est ma belle mère, expliqua t-il à son tour, buvant une gorgée de café. La grand mère de Moira et Louis et... »

Il s’interrompit, captant du coin de l’oeil que les jumeaux le dévisageaient consciencieusement, la bouche remplie de sucreries. Ambrose grimaça, allant essuyer du pouce, une trace de chocolat au coin des lèvres de son fils.

« Okay, les mômes vous pouvez aller jouer... »

Une fois encore, il se tut, lançant un regard vers Katherine. Il ignorait si elle avait un endroit pour les enfants. Merde, il ignorait même si elle était gardienne d’enfants ! Ambrose se jura de traiter Marion de tout les noms, quand il l’appellerait plus tard dans la soirée.

« Allez dans le salon... J’en ai pas pour longtemps. »

Il sortit son téléphone portable, actionna la 4G et lança Youtube avant de le tendre à Moira.

« Matez vous un épisode de Bob l’Eponge. Sagement. Si j’entends quoique ce soit, vous savez ce qui vous attends. »

Après un hochement de tête, ils se levèrent non sans lancer un coup d’œil à Katherine, comme s’ils demandaient sa permission aussi, et Ambrose attendit patiemment qu’ils sortent de la cuisine.

« Je sais pas comment vous faites pour avoir autant d’autorité aussi rapidement... Ils sont pas faciles d’habitude. Dites moi votre formule magique, ça pourrait être utile. »

Il inspira profondément, l’humeur sombre, tandis qu’il levait les yeux dans sa direction. Machinalement, il passa une main dans sa barbe rugueuse.

« Ma femme, Louise, est décédée il y a trois mois. Louise était la fille de Marion, expliqua t-il soudainement, sans faire de fioriture, ce n’était pas son genre. Après sa mort, j’ai décidé d’accepter un poste ici, à Londres. »

Sans la quitter du regard, Ambrose se redressant, s’adossant nonchalamment sur sa chaise, posant un coude sur le dossier.

« Mon métier me prend beaucoup de temps. Je suis inspecteur au Metropolitan. Il m’arrive de faire beaucoup d’heures de nuit... Il me faut une babysitter disponible, responsable, sérieuse et capable de pouvoir gérer des jumeaux de sept ans, encore traumatiser par la perte de leur mère. »

Il arqua un sourcil.

« La paye ira avec, évidemment... Donc si vous connaissez quelqu’un qui réponds à ces critères, faites le moi savoir. »

Ambrose posa une main sur la table, jouant machinalement et nerveusement avec son alliance qu’il portait toujours à la main gauche.

« Vous n’êtes pas gouvernante, ni même babysitter n’est ce pas ? »

Question rhétorique. C’était tellement évident : elle semblait jouir d’une situation sociale et professionnelle enrichissante, l’argent n’avait pas l’air d’être un problème... et il doutait fortement qu’elle travaillait avec des enfants.

« Je connais les difficultés des clans, fit-il en souriant légèrement. Je fais parti d'une famille nombreuse, pas facile de gérer et de faire cohabiter une bande d'abrutis ayant des personnalités différentes. Parfois, ça explose. -Il soupira- Désolé, je crois que nous avons tous les deux perdus notre temps, mademoiselle Chadwick. »
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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Ven 2 Fév - 23:53

Baby-Sitter
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Je souriais jusqu'aux oreilles en leur tendant ma boite aux sucreries. Mon Dieu, ça faisait une éternité que je n'avais pas vu autant d'innocence, même la mienne avait disparu à leur âge à cause de mes responsabilités à venir. Souvent, je m'étais demandée si les autres régentes du monde avaient vécu ça. Je m'étais même imaginée, en cours d'histoire, un jeune prince comme moi qui plutôt que de s'amuser avec sa fratrie, devait apprendre les devoirs d'un roi en devenir. Encore fallait-il que j'ai une fratrie, ce qui m'avait toujours terriblement manqué. Alors, elle en avait de la chance, cette Moira, d'avoir un frère si mignon qui la protégerait et partagerait ses joies et ses peines.

Je le vois alors se pincer le nez en soupirant, visiblement fatigué. Peut-être même bien agacé. Etre père veuf et policier ne devait pas être de tout repos, c'est certain. Changer de ville non plus, apparemment, je ne comprenais pas sa détresse mais je voulais l'aider. Je ne fais que ça de toute façon, c'est ce que je fais de mieux. Je bois une gorgé de mon thé tandis qu'il congédie ses enfants dans le salon. Autoritaire. Mais juste. Les enfants me demandent silencieusement la permission et je leur autorise avec un sourire à rejoindre le salon. Marion est donc sa belle-mère. Les enfants sont de descendance sorcière et de l'élément éther, qui plus est. J'ai bien intérêt à garder contact avec lui pour me rapprocher des enfants. Sans mère, coupés de la magie, la petite pourrait être une catastrophe et le garçon se doit d'être un initié parfait. Vu qu'ils sont jumeaux, il est très certainement l'initié de sa propre sœur et sera la meilleure personne pour l'aider à contrôler son pouvoir.

Et c'est à ce moment là que ma mère apparaît derrière lui pour me rappeler mes obligations. Que je dois aider ma communauté, blablabla, comme si je n'étais pas déjà au courant. Ils parlent en même temps et j'ai du mal à suivre les deux conversations. Je lui lance un regard mauvais pour lui faire comprendre qu'elle me dérange, donnant certainement l'impression à Ambrose de froncer les sourcils, désolée, à l'annonce de la mort de sa femme. Et quand elle s'en va, je peux enfin me concentrer pleinement sur lui. Dieu merci, elle n'est pas apparue devant les petits, si Moira la voyait, qu'est-ce que j'aurais bien pu expliquer à son père ? Il s'adosse à sa chaise, l'air sûr de lui, trop sûr et ça lui donne un charme. Katherine, les hommes, c'est une distraction futile, me dirait ma matriarche...

Voilà, tout s'explique. Son métier lui prenant beaucoup de temps, il veut que quelqu'un les lui garde. Ça explique sa fatigue et mon adresse donnée par Marion. Bon, il semblerait que je dois devenir baby-sitter pour éduquer ses enfants à leur magie. Je m'accoude à la table et dépose mon visage dans ma main, le fixant, le détaillant lentement, alors qu'il joue avec son alliance. Mon Dieu, l'image d'Aaron me vient soudainement à l'esprit : un humain, marié à une sorcière de l'éther. Il est même policier comme lui. Tout ce qui aurait pu m'arriver à moi s'il n'avait pas fui. Je souris lentement en me disant que cette sorcière était beaucoup plus futée que moi : elle ne lui a rien dit et il est resté. Je ferme quelques secondes les yeux pour oublier mon passé et me recentrer sur l'instant présent. Aaron ne faisait plus partie de ma vie et j'avais suffisamment culpabilisé.

Je souris à l'évocation de sa fratrie. Ça expliquait l'autorité qu'il a sur ses enfants, il l'a acquise bien avant d'être père. Quel homme étrange...

« - Vous tirez des conclusions hâtives, monsieur Finnigan. D'abord, sachez que vous pouvez m'appeler Katherine. Mademoiselle Chadwick, c'est un peu trop formel. »

Je me lève et pioche des herbes dans mon placard que je fais bouillir dans un peu d'eau. Un remède magique contre la fatigue que j'ai appris très jeune. L'une des concoctions les plus simples, d'ailleurs. Je continue de la préparer tout en enchaînant.

« - Je ne suis, en effet, ni baby-sitter, ni gouvernante. Mais je doute que vous en trouviez une rapidement et vu votre état de fatigue, quelques jours de plus et vous allez tout droit vers le burn-out. »

Une fois l'eau bouillie, je filtre les plantes à travers un chinois pour ne laisser passer que le fluide dans une petite tasse. Je m'approche de la table, me poste derrière lui et la lui dépose. Je me penche pour ajouter :

« - Vous connaissez les clans, vous savez ce que c'est de gérer une grande famille et moi aussi. Je peux m'occuper de vos enfants sans problème. Ma maison est suffisamment grande ; ma mère a veillé à me donner suffisamment d'autorité et mon père énormément de douceur pour gérer des enfants. Ça ne me pose pas de problème. Pour ce qu'il en est de leur deuil, j'ai perdu mon père, moi aussi, lorsque j'étais jeune, je peux parfaitement me mettre à leur place et gérer ça sans faire de dégâts. »

Je retrouve alors ma place en face de lui, affiche un large sourire et pousse la tasse du bout des doigts pour l'inciter à boire la concoction.

« - Buvez. Une recette de grand-mère contre la fatigue. Ça vous permettra de tenir au moins jusqu'à ce soir. »
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Ambrose Finnigan

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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Ven 9 Fév - 17:25

« Katherine. »

Il répéta le prénom de la jeune femme un peu bêtement, roulant chaque lettre sous la langue, de cet accent irlandais qu’il désespérait un jour à parfaitement dissimuler. Ambrose était fier de ses origines, de sa famille, mais l’histoire de l’Irlande et de l’Angleterre ne poussaient pas les anglais à apprécier plus que cela les irlandais. Il suffisait de voir la manière dont les médias tournaient constamment en dérision les écossais et les gallois. Poussant un soupir soudainement las et fatigué, il ferma les paupières, passant une main sur son visage.

Katherine avait raison, il avait besoin de se reposé. De pouvoir dormir une nuit entière sans avoir à consoler Moira d’un énième cauchemar. Sa mère lui avait proposé de garder les enfants, juste quelques semaines à la ferme, le temps qu’il finisse par trouver un rythme de croisière avec le boulot mais Ambrose ne supportait pas l’idée de devoir se séparer de ses enfants. Ils étaient tout ce qu’il lui restait de Louise. Ils étaient ce qu’il l’aidait à avancer, à ne pas se laisser submerger par la perte de la femme qu’il avait passionnément aimé. Lentement, il releva les yeux vers Katherine, cette dernière s’était levée, préparant il ne savait derrière les fourneaux.

Immédiatement l’odeur familière des plantes et autres fleurs séchées lui parvinrent et il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire nostalgique. De dos, Katherine lui rappelait sa femme, avec cette silhouette fine et gracile, ses boucles noires cascadant sur ses épaules. Même la manière dont elle se mouvait lui rappelait Louise, cette façon inconsciente mais précise de bouger autour de la cuisine. Figé sur son siège, un coude nonchalamment posé sur le dossier de sa chaise, l’autre main tapotant nerveusement le bois de la table, Ambrose dévisagea Katherine avec un soudain et brusque intérêt.

L’espace folle d’une seconde, il eut l’envie de se lever, de se glisser derrière elle afin de passer un bras autour de sa taille et de déposer un baiser dans son cou. Son sourire se fit plus triste, le regard perdu dans le vague, loin dans des souvenirs qu’il lui était chers. C’était de cette façon qu’Ambrose aimait surprendre Louise, se glissant derrière elle pour la prendre dans ses bras. Ses doigts se crispèrent soudainement, se serrant en poings tandis qu’il tentait de reprendre pied avec la réalité. Il se redressa sensiblement quand Katherine se pencha vers lui, déposant une tasse encore chaude sur la table. Ambrose tourna la tête dans l’optique de la remercier, mais il ne s’attendait à ce qu’elle soit si proche, et son nez cogna gentiment contre sa joue.

« Merci. »

Que pouvait-il dire d’autre ? Il la suivit du regard une seconde avant de reporter son attention sur son breuvage.

« Louise avait l’habitude de me faire ce genre de tisane. Elle aussi croyait dans ce genre de trucs… Le pouvoir plantes, le karma, l’influence de la lune. Fin’ des conneries comme ça,
fit-il brusquement, non sans affection. »

Bien qu’il n’y croyait pas lui-même, il avait toujours trouvé adorable la dévotion de sa femme dans ses croyances. Tant qu’elle ne l’obligeait pas à croire dans ses convictions.

« N’allez pas croire que je dénigre,
expliqua t-il en haussant les sourcils, portant la tasse à sa bouche. Chacun a le droit à ses croyances. »

Ambrose grimaça à la première gorgée, putain il avait oublié combien c’était dégueulasse et amer ce genre de trucs. Fronçant les sourcils, il essaya de se concentrer sur Katherine, soudainement plus sérieux.

« Je suis désolé de l’apprendre. Mes condoléances. »

A vrai dire, il était un peu paumé. Est-ce que Katherine lui offrait-elle ses services ? Il était un peu décontenancé et il n’était pas sûr d’aimer ça.

« Ecoutez, déclara t-il en posant les deux coudes sur la table, plongeant son regard dans le sien. Avant d’accepter de garder mes enfants… Je veux que vous sachiez que je risque très souvent d’être de garde de nuit. Est-ce que vous vous sentez de garder les jumeaux le soir ? »

Ambrose voulait être parfaitement certain que Katherine comprenne dans quoi elle s’engageait. Il n’avait pas envie de devoir rechercher une gouvernante en plein milieu de l’année, surtout qu’il connaissait les jumeaux, ils s’attachaient rapidement aux gens. Le père qu’il était refusait qu’ils souffrent de la perte soudaine d’une autre personne dans leur vie, même s’il s’agissait d’une nounou.

« Et si vous vous sentez capable, sachez que Moira a des difficultés à… dormir. Elle fait des cauchemars, je penche pour des terreurs nocturnes personnellement. Ça a commencé depuis que Louise est décédée, pas une seule fois sans qu’elle ne se réveille en plein milieu de la nuit en hurlant à la mort. »


Il termina d’une traite le reste de la concoction, retenant tant bien que mal une grimace.

« Elle dit que parfois elle voit sa mère, ou des monstres… enfin le genre de peur des mômes, quoi. »


Soupirant, il se laissa retomber lourdement contre le dossier de la chaise.

« Je suis moi-même complètement dépassé… Et je veux être certain, réellement certain, que ce n’est pas un aspect qui risque de vous faire changer d’avis d’ici un mois ou deux. Mes enfants vont s’attacher à vous, je ne veux pas qu’ils subissent un autre changement en si peu de temps. »

C’était bien la première fois qu’il avouait être dépassé par la situation. Etrangement cet aveu ne le soulagea pas.

« Evidemment vous serez payer convenablement et vous n’aurez rien à dépenser pour les enfants. Je fournirais tous ce dont vous aurez besoin… Faites moi une liste. Je vous fournirais le double de mes clés de maison, ainsi que la ligne direct de mon portable personnel et professionnel en cas d’urgence. Dîtes moi combien vous demandez ? »

La partie la plus délicate, Ambrose grinça intérieurement, il espérait que Katherine ne lui demandait pas un bras. Ou deux. Marion participait aux finances des jumeaux, et à eux deux, ils versaient un très bon salaire… même s’il n’était pas certain que ça puisse complètement la satisfaire.

« Est-ce que ça semble bon pour vous ? »
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Katherine Chadwick

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MessageSujet: Re: The House of the Rising Sun - Katherine Jeu 15 Fév - 17:26

Baby-Sitter
Ambrose & Katherine

The house of the Rising Sun

- Katherine.

Je le regardais discrètement par-dessus mon épaule, tandis que je lui préparais une tisane. Cet accent irlandais, j'en avais rarement entendu des aussi prononcés. Peut-être parce que les irlandais nous détestaient tout particulièrement et que les anglais leur rendaient bien. Tant et si bien qu'ils ne s'aventuraient pas jusque Londres. Rarement, du moins. Alors que je déposais la tasse en me penchant sur lui, son nez cogna mon visage et j'eus du mal à réprimer un rire. Il devait être très loin dans ses pensées pour ne pas remarquer que j'étais près – un peu trop, peut-être?- de lui.

- Louise avait l’habitude de me faire ce genre de tisane. Elle aussi croyait dans ce genre de trucs… Le pouvoir plantes, le karma, l’influence de la lune. Fin’ des conneries comme ça.

Je m'assis et revenais à ma tasse de thé, silencieuse, lui laissant le choix de s'étendre sur les souvenirs de son épouse défunte si l'envie lui prenait. Je savais à quel point il était important d'évoquer son souvenir, pour ne pas oublier. Parce qu'avec le temps, malgré nous, nous oublions ce petit grain de beauté significatif au dessus de son sourcil, ce petit rictus qu'il pouvait faire lorsqu'il était remonté ou sa manière de claquer ses doigts lorsqu'il était pressé. Ce sont des souvenirs auxquels on s'accroche désespérément pour honorer la mémoire du disparu et on se sent terriblement coupable quand son visage n'est plus qu'un vague souvenir lorsqu'on ferme les yeux.

- N’allez pas croire que je dénigre. Chacun a le droit à ses croyances.

- Vous seriez surpris d'apprendre ce que la terre sait nous cacher, dis-je mystérieuse, un sourire mutin aux lèvres, tandis que je glisse mes longs doigts sur les bords de ma tasse. 

Après tout, il a deux enfants et il ne sait même pas l'existence de leur potentiel magique... Il serait surpris, choqué, de voir ce qu'ils peuvent réellement faire. J'espérais au moins respecter le plus possible le souhait de son épouse de ne rien lui dire ou, au pire, repousser au maximum l'échéance. Je le vois grimaçais à la première gorgée et je fuis son regard, me mordant la lèvre pour ne pas rire. Il pensait que c'était du jus de fruit ? Le seul moyen de ne pas montrer mon hilarité, c'est de me cacher derrière ma tasse en y buvant une gorgé.

Il s'approcha soudainement sur la table, s'y accoudant, très sérieux, essayant visiblement de reprendre le contrôle de la situation. Je me tourne vers lui, très sérieuse également, écoutant ce qu'il a à me dire.

- Écoutez. Avant d’accepter de garder mes enfants… Je veux que vous sachiez que je risque très souvent d’être de garde de nuit. Est-ce que vous vous sentez de garder les jumeaux le soir ?  

- Je ne suis pas du genre à sortir tous les soirs, si c'est ce que vous souhaitez savoir. Je suis entièrement libre le soir pour garder vos enfants. 

- Et si vous vous sentez capable, sachez que Moira a des difficultés à… dormir. Elle fait des cauchemars, je penche pour des terreurs nocturnes personnellement. Ça a commencé depuis que Louise est décédée, pas une seule fois sans qu’elle ne se réveille en plein milieu de la nuit en hurlant à la mort.


J'ai un mouvement de recul. Elle voit sa mère ? Ce n'est pas un simple cauchemar, c'est son don qui se manifeste. Je comprends bien mieux pourquoi il se sent dépassé. Je me rappelle des seuls moments de douceur qu'à fait preuve ma mère à mon égard : j'étais petite et je voyais des gens dans ma chambre. Des morts. Elle matérialisait une minuscule boule de lumière, d'énergie, propre à l'éther pour me rassurer.

- Pauvre puce. Ça n'a pas dû être simple tous les jours. 

J'essaie de faire passer ma surprise. Je suis en fait en pleine réflexion. Il est impératif que je prenne les choses en main.

- Elle dit que parfois elle voit sa mère, ou des monstres… enfin le genre de peur des mômes, quoi.  Je suis moi-même complètement dépassé… Et je veux être certain, réellement certain, que ce n’est pas un aspect qui risque de vous faire changer d’avis d’ici un mois ou deux. Mes enfants vont s’attacher à vous, je ne veux pas qu’ils subissent un autre changement en si peu de temps. Évidemment vous serez payer convenablement et vous n’aurez rien à dépenser pour les enfants. Je fournirais tous ce dont vous aurez besoin… Faites moi une liste. Je vous fournirais le double de mes clés de maison, ainsi que la ligne direct de mon portable personnel et professionnel en cas d’urgence. Dîtes moi combien vous demandez ?

Je fronce les sourcils alors qu'il s'adosse à sa chaise. Il est épuisé, il ne sait plus comment gérer tout ça et j'ai un élan de compassion pour lui. Je suis toujours sollicitée par mes pairs, je ne peux que comprendre. Je suis presque tentée de le prendre dans mes bras pour le rassurer et lui dire que tout ira mieux maintenant. Katherine, ne fais surtout pas ça. À la place, je me penche à mon tour sur la table, on ne peut plus sérieuse.

- Vous seriez surpris de voir à quel point je suis coriace, dis-je en reculant, déposant un doigt sur mes lèvres, faisant mine de réfléchir. J'avais, en fait, déjà pris ma décision depuis longtemps. Je veux... 

Je regarde avec amusement, sa réaction, il a l'air d'être impatient de connaître la sentence.

- Je ne veux rien. Marion était un peu comme une sœur pour ma mère, alors considérez que c'est un service que je rends à la famille. Vous avez assez à vous préoccuper pour, en plus, me fournir une paie. En revanche, ramenez moi une bouteille de votre breuvage irlandais. C'est de là-bas que vous venez, n'est-ce pas ? Je suis plutôt vin mais je ne suis pas contre essayer de nouvelles choses.

Je me lève et fais signe aux enfants de nous rejoindre. Ils étaient visiblement absorbés par le téléphone et je soupirais légèrement. Un véritable fléau générationnel. Quand ils furent près de moi, j'attrapais le téléphone pour y enregistrer mon numéro et le lui tendais.

- Considérez cette nuit comme une période d'essai ? Si tout ce passe bien et que vous êtes satisfait, je continuerai à les garder. Qu'en dites-vous les enfants ? 
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