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« Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn

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Lysander A. Låndström

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MessageSujet: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Dim 7 Jan - 18:42

Aslinn
&
Lysander
« Run rabbit, run rabbit, run, run. »
« A défaut de vivre, il te faudra apprendre à imiter ceux qui le font encore et à t’en nourrir. » — Les premiers mots de Niels après sa transformation résonnaient encore dans la caboche de la bicentenaire. Et, aujourd’hui plus que jamais, Lysander entendait ces mots, chaque jour, à presque chaque instant de sa non-vie. Depuis son arrivée à Londres, elle avait du se faire à la population, se faire à leurs étrangetés et à leur façon de vivre ou de percevoir la vie. Cela ne changeait pas beaucoup de la Suède actuelle, certes, mais quand on avait connaissance de quelle époque venait la Låndström, on pouvait se douter des efforts que cela lui demandait. Pourtant, il lui arrivait bien souvent d’apprécier les nouveautés de cette esquisse de vie, de contempler son nouvel environnement et d’en savourer les exotismes. Camden. Ce petit quartier, ce petit village à part – bien qu’au cœur de Londres – avait attiré son attention dès son arrivée. La ‘faune’ y était étrange quoique rafraichissante et elle appréciait les odeurs qui se dégageaient du petit marché. Et, bien qu’elle n’ait pas d’intérêt à se nourrir à proprement parler, il lui arrivait parfois de craquer, plus pour sentir la texture des choses que pour en apprécier le goût ; l’odeur suffisait presque à titiller ses papilles et à redonner vie à de vieux souvenirs.

Ce soir, comme beaucoup de soirs quand elle travaillait plus tard – voire pas du tout – elle s’était rendue dans ce quartier, y faisant son petit tour habituel, saluant celles et ceux qui – derrières leurs étales – se souvenaient de cette étrange femme qui ne faisait que passer en s’emplissant de cette vie - de leur vie - qui émanait de ces lieux. Elle s’était d’ailleurs faite spécialiste du paraître, adoptant les comportements des mortels, s’allumant une cigarette de temps-en-temps, refermant sa main sur un ‘cup’ de café bien chaud, parfois… Et, si elle n’avait que tardivement connu le café, elle aimait son amertume – seule chose qu’elle pouvait en retirer – et l’effet qu’il avait contre son palais. Fumer. Fumer aussi lui procurait un plaisir étrange mais grisant. 'Inspirer, expirer… Inspirer, expirer…' Cela lui rappelait vaguement la façon dont elle respirait, avant, et elle pouvait dorénavant presque ressentir l’essence de son ancienne existence ; si respirer n’était plus nécessaire à sa survie, elle se souvenait de sa condition d’humaine, et de la façon tout à fait automatique qu’elle avait à le faire.

D’ailleurs, son café en main et une cigarette dans l’autre, Lysander avait brièvement déambulé sur la place du marché avant de remonter et de quitter le petit quartier, s’engouffrant dans une autre grosse rue, non loin de là. Ici, elle observait les gens - comme toujours – sirotant distraitement et humant les derniers effluves qui parvenaient encore à ses narines. Et puis, le nez à moitié en l’air, les sourcils maintenant froncés, Lysander capta une odeur toute particulière… L’une de celles que l’on oublie pas, l’une de celles que l’on souhaiterait laisser moisir dans les oubliettes et qui pourtant vous hante encore, bien des années plus tard. Aslinn. La dextre qui tenait son gobelet de carton se serra si fort que le café vint se répandre sur la pâleur de sa main, laissant dans son sillage une marque rouge, signe d’une prochaine brûlure que le vampire ne connaitrait pourtant pas. Si elle n’avait été qu’humaine, nul doute que la suédoise aurait crié de douleur. Aslinn.

Fiévreuse, la blonde cherchait dans la foule de son regard trop perçant pour être humain. Elle ne pouvait pas se tromper, non, elle pouvait reconnaître cette odeur partout dans le monde. Cette odeur de mort, cet immonde parfum inéluctablement lié – et à jamais – à la mort de Niels, son éternel amour. Mais, bien consciente de peut-être paraître folle, Lysander invoqua tout ce qu’elle avait en elle pour laisser à nouveau glisser sur ses traits son indicible masque d’impassibilité ; elle ne pouvait pas prendre le risque de faire peur à quiconque, ou de faire savoir sa présence à la Louve. Pas encore, en tous les cas… Ah ! Son regard bleu acier se posa enfin sur la silhouette toute menue de l’assassin, du monstre qui lui avait brisé son cœur pourtant déjà mort. Une poignée de pas et la blonde se trouvait tout près – si près – de cette femme. Un pas de plus et elle aurait pu lui mettre la main dessus pour la trainer jusqu’à sa mort.

Son sang – ou en tout cas celui dont elle s’était nourrie seulement quelques heures auparavant – battait à tout rompre dans des veines asséchées et tendues par un état de nerf bien humain. Une haine sans nom faisait hurler tout son être et pourtant… Pourtant Lysander ne fit pas un geste à l’encontre de cette femme. Non, tout au plus, elle tordit son visage dans un rictus à peine perceptible dans lequel suintait un mépris sans borne. « Aslinn. » - elle tentait d’être neutre, dans sa voix. – « Fancy seeing you here… » - elle souriait, maintenant, d’un sourire presque inquiétant d’hypocrisie. « And there I wanted to let my past behind and put some distance between you and the dreadful memories you gave me the last time we met… » Essuyant enfin sa main dans un mouchoir qui bien vite n’avait plus rien de blanc, la suédoise ne quittait pas la louve des yeux, la toisant, cherchant dans ses prunelles le moindre signe de reconnaissance, la moindre petite chose qui la trahirait. Il y avait une mince possibilité qu’elle ne se souvienne pas d’elle, Aslinn… Mais soit : la dents-longues se ferait un plaisir de le lui rappeler.


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Aslinn Ó Dónaill

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MessageSujet: Re: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Ven 12 Jan - 10:35


Aslinn ft. Lysander

Les journées défilaient. Les semaines. Les mois. Les années. Pourtant, les souvenirs restaient. La douleur était la même, malgré l’âge qui défilait. Mais cette année, la souffrance semblait bien plus forte, plus étrange, plus présente. Les retrouvailles avec Niallán étaient certainement responsables de tout ceci. Les souvenirs remontaient à la surface depuis plusieurs jours maintenant. Les nuits étaient agitées. Bien souvent, Aslinn se réveillait en sueur, les draps humides, le cœur battant. Souvent, elle se retrouvait obligée de se lever, se doucher, boire une tisane aux vertus apaisantes, reste de ses connaissances apprises durant sa tendre jeunesse, aux côtés de son père, l’Alpha de sa meute. Souvent, elle pensait à lui, se demande si, là où il se trouvait, il était encore fier d’elle. Ou si au contraire elle n’avait cessé de le décevoir. Ces derniers temps, ce n’étaient cependant pas les souvenirs de son Père qui se rappelaient à elle, mais ceux de Kieran, celui qui fut son mari. L’époque était, en effet, propice à ce genre de souvenirs, rappels de cette date que ni son esprit, ni son corps, ne parvenaient à effacer complètement. Certaines années, les cicatrices se rouvraient à peine, la Louve étant trop occupée. Mais cette année, la mémoire semblait plus fraîche que jamais. Cent vingt-trois années s’étaient écoulées depuis cette nuit tragique. Celle durant laquelle Aslinn avait tout perdu. Sa famille. Sa meute. Sa vie. Son honneur. Son statut. Une nuit qu’elle aurait voulue oublier à tout jamais, mais qui, pourtant, lui rappelait sans cesse d’où elle venait. Cette nuit était là. Les souvenirs rongeaient son corps, son âme. Des douleurs fantômes se réveillaient, lui rappelant à quel point elle avait souffert.

Aslinn avait, tant bien que mal, travaillé à la boutique de fleurs ce jour-là. La bonne humeur de Jodie étant contagieuse, la Louve avait oublié ses soucis. Les souvenirs s’étaient tapis dans un coin, attendant de pouvoir ressurgir sans prévenir. Même le chat de la boutique avait réussi à ne pas l’énerver. Définitivement, cet emploi était un petit plaisir pour elle, une sorte de havre de paix où elle parvenait presque toujours à ignorer ce qui pouvait la tracasser. Et, au final, la journée s’était écoulée sans encombre et Aslinn avait quitté la boutique à la fermeture. Décidée à ne pas rentrer chez elle, elle préféra se promener dans les rues de Londres, rejoignant doucement le Nord et son appartement. La louve s’arrêta à Camden, profitant du marché encore ouvert pour fourrer son nez au milieu de multiples odeurs, s’arrêtant même pour acheter quelques affaires. Viande fraîche, légumes, fruits… de quoi se nourrir pour les jours à venir. Elle envisageait d’ailleurs d’inviter Dante chez elle, pour un petit dîner en tête-à-tête. Elle ne le lui avait pas encore demandé, mais après tout … Pourquoi pas ! Dante lui faisait du bien et lui avait sauvé la vie. Elle se devait de le remercier. Et puis, elle devait bien l’avouer, sa compagnie était plus qu’agréable, elle l’avait toujours été. Et ces derniers temps, Aslinn était en quête de compagnie, besoin naturel que finissait par éprouver n’importe quel loup solitaire. Et Aslinn n’était définitivement pas n’importe quelle louve. Jeans, bottines noires, pull blanc assortit à sa longue et épaisse écharpe, veste en cuir sur le dos, Aslinn ne passait pas inaperçu. Là où d’autres avaient froid, elle ne supportait les températures basses. Elle dégageait un quelque chose de particulier, son aura de louve alpha se propageant autour d’elle.

Finalement, son marché fait, elle continua son petit bout de chemin, s’enfonçant dans des rues plus éloignées de là, où la population était moins dense, où les odeurs agressaient moins ses narines. Mais elle ne la sentit pas venir. Elle n’y fit pas attention. Ce n’est que lorsqu’elle se retrouva nez à nez avec cette femme qu’elle perçue l’odeur significative des Vampires. Elle ne les haïssait pas. Aslinn avait appris à ne pas détester les Vampires, certains du moins. Elle avait été l’amante de certain(e)s et ennemie d’autres. Du moins, qu’on la respectait, il n’y avait donc pas de soucis à se faire. Normalement. Mais cette femme là, plantée devant elle, lui balançant des mots qui n’avaient visiblement aucun sens pour elle. La louve plissa le nez, fronçant les sourcils. Elle avait beau la dévisager, elle ne lui disait rien. Pourtant, la Vampire connaissait son prénom. Si encore elle ne l’avait pas appelé ainsi… Mais elle la connaissait. Silencieuse, cherchant dans ses souvenirs embrouillés, elle huma à nouveau l’odeur. Un parfum. Un effluve qui semblait lui dire un petit quelque chose, vaguement en tout cas. Mais elle ne parvenait à mettre le doigt dessus.

- Mhmh … désolée pour les mauvais souvenirs. Je m'excuse si je t’ai volé un truc ou si j’ai fricoté avec ton homme ou ta copine hein, y a pas de mal à ça … Et désolée, mais j’ignore totalement qui tu es. Donc un conseil … Oublie moi. Ressasser le passé, c’est jamais très bon tu sais.

Un signe de tête et Aslinn tourna le dos à la Vampire, restant malgré tout sur ses gardes. Elle ignorait qui elle était. Ses souvenirs ne voulaient pas remonter. Et quelque chose lui disait que cette femme n’en resterait pas là. Les Vampires étaient bien souvent plus rancuniers que les loups. Alors Aslinn, prudent, s’éloigna de la foule, préférant les ruelles plus calmes, plus sombre aussi. Rue piétonne où personne ne devrait venir les déranger. Car elle savait, elle sentait que la dents-longues la suivait. Alors elle s’arrêta, ses sacs à la main et se retourna pour lui faire face.

- Bon … visiblement t’as envie de parler … ou de te battre, j’en sais trop rien. Alors dis moi qui tu es, qu’on ne perde pas trois ans à jouer aux devinettes.

Non, Aslinn n’était pas spécialement conciliante. Si sa journée avait plutôt été calme et agréable, elle avait eu l’espoir de finir sa soirée de la même manière. Mais son putain de karma s’acharnait. Définitivement, les souvenirs du passé venaient l’emmerder.



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MessageSujet: Re: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Mer 17 Jan - 16:18

Aslinn
&
Lysander
« Run rabbit, run rabbit, run, run. »
L’on pouvait dire de Lysander qu’elle avaient de ‘vieilles manières’ ou qu’elle était trop engoncée dans une éducation obsolète et passée, mais s’il y avait une chose qu’elle ne supportait pas, c’était qu’on lui manque de respect. D’une part, cette femme, cette garce la tutoyait, comme si elle avait gagné le droit de le faire, et ensuite, ensuite elle osait lui tourner le dos. Ah, si la dents-longues n’avait pas peur d’affoler la foule, elle se serait bien offert le plaisir de dépecer la louve, sous les yeux agars et terrorisés des badauds. Mais on lui avait appris, à la Suédoise, on lui avait enseigné à ne pas – trop souvent – laisser sa colère prendre le pas sur sa raison. Il lui fallut tant d’efforts et d’auto-persuasion pour ne pas laisser sa soif de sang prendre possession de son être… Lysander laissa à Aslinn quelques mètres d’avance avant de lui emboiter le pas ; soit, elle avait l’air de se diriger vers un lieu un peu moins fréquenté. Une aubaine pour le Vampire, qui, dans ‘l’intimité’ d’une ruelle qui ne verrait qu’elles, pourrait jouir de tranquillité. Il n'y aurait qu'elles et leurs comptes, elles et leur passé qu’elle se jetteraient sans aucun doute au visage. Et, la voyant enfin lui faire face, des sacs plein les mains, Lysander se laissa aller à un sourire carnassier, ses canines légèrement apparentes ; l’appel du sang. Elle laissa une poignée de pas entre elles, juste assez pour ne pas se laisser vomir de dégout et de haine. L’idée de se battre lui frôla l’esprit – elle n’allait pas s’en cacher – mais elle était une femme de mondanités, une femme d’éducation et jamais elle ne se laisserait aller à de telles extrémités. Pas si vite, en tous les cas. « Fight with you ? Well, of course I should’ve known better ; you’re a beast after all… » - elle avait craché ce mot, cette insulte comme si le mot lui-même était un poison pour elle  - « But no, dear, I’m not that kind of woman. » Elle lui tournait autour, la jaugeant, observant sa silhouette comme un faucon lorgnait une carcasse encore tiède. Non, elle ne voulait pas la tuer. Non pas qu’elle l’aurait fait, de toute façon, mais si le meurtre pouvait être temporairement satisfaisant, on avait appris à Lysander que « Killing is a hobbie, torturing is an Art. » Ça, elle aurait prit plaisir à le faire… Regarder le corps gracile se tordre de douleurs, les traits du visage se figer dans la souffrance… Rien qu’à y penser, Lysander pouvait déjà sentir l’excitation s’insinuer dans ses veines alors qu’elle passait sa langue, avide, sur ses lèvres affamées. Mais non, non il ne fallait pas se laisser aller à ses bas instincts. Liam. Lui, il servait à ça, jadis, à supporter les coups sous couvert d’un plaisir superficiel qui maquillait la douleur. Mais il n’était plus là, plus pour ça, ou plus pour l'instant, en tout cas. Et c’était sûrement pour cette raison que Lysander avait bien du mal à se contenir ; après tout, depuis combien de temps n’avait-elle pas épanché sa soif de sadisme ?

« Niels, October the 3rd, 2010. » - Cette date, ce nom lui écorchait la gorge, comme si à chaque fois qu’elle les disait, elle crachait des graviers enflammés. « Do you remember, now ? » Plus de sourire, plus d’apparat : le visage de Lysander vibrait d’une colère sourde. « Remember the way you bit him ? I loved him… I loved him and you just took him from me. » Maintenant, sa voix, son corps entier vibraient d’une rage et l’on pouvait presque voir sa peau se hérisser sous l’emprise de celle-ci. « I should make you pay, I should kill someone you love, too… » Si elle avait pu pleurer, elle l’aurait fait tant elle souffrait encore, comme si Aslinn lui avait pris Niels hier. Et pourtant, pourtant elle n’était pas venue ici pour faire couler le sang ou pour encore en vouloir au monde entier. Alors, elle soupira, déglutissant le mouton dans sa gorge sèche. « But that wouldn’t bring him back, would it ? » Question rhétorique. Passant l’une de ses mains dans ses cheveux courts, elle regardait autour d’elles, pour ne plus avoir à revivre cette scène, encore et encore, quand elle regardait le visage de la Louve. « Why ? » Un murmure, un souffle jeté dans la nuit et elle lui refit face. « Why did you kill him ? I should’ve stopped him… You could’ve found another way to save whoever you saved that night… Nobody had to die that night. » Elle faisait les cents pas devant Aslinn, braquant son regard dur sur elle. Elle arrivait à temperer sa colère, maintenant, espérant avoir des réponses. Et, si elle le pouvait venger Niels, si elle ne voulait plus nourrir sa vengeance, il lui fallait au moins savoir pourquoi, pourquoi elle ne passerait plus le reste de son éternité avec celui qui lui avait, jadis, ouvert les portes de ses Nuits.


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MessageSujet: Re: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Dim 21 Jan - 9:48


Aslinn ft. Lysander


Aslinn avait beau chercher dans ses souvenirs, cette femme ne lui disait rien. Il fallait dire qu’elle avait rencontré beaucoup de monde dans sa vie ; croisé de nombreux chemins. Certaines rencontres n’avaient été qu’éphémères, d’autres plus longues. Non pas que la Louve avait la mémoire courte, mais elle ne pouvait se souvenir de tout le monde. Cette Vampire avait pourtant été marquée par Aslinn, sans qu’elle ne sache encore pourquoi. Et c’était bien ça qui l’intriguait. Agacée, elle fit donc face à cette créature qui semblait la mépriser au plus haut point. Aslinn n’avait guère peur du sourire carnassier qu’affichait cette femme. Cherchait-elle à l’effrayer ? Peut-être. Cela ne fonctionnait clairement pas. Elle restait là, observant son ennemi naturel et sa cruauté qui brillait dans son regard. Un rictus, mi amusé, mi mauvais, étira les lèvres de la Louve qui écoutait les propos de cette femme. Évidemment, elles n’avaient ni la même classe, ni la même vie. Aslinn se moquait bien qu’elle puisse la traiter de bête. Qu’elle fasse. Cela ne pouvait la touchait. Elle avait suffisamment vu de Vampires assoiffés de sang, agissant comme des bêtes, s’acharnant sur leurs proies. Les Bêtes, se sont eux, ceux qui se nourrissent sans pitié aux cous d’humains innocents, laissant derrière eux des cadavres ou des êtres abusés, blessés. Alors oui, Aslinn se moquait bien de ce qu’elle pouvait dire ou penser, cette femme dont elle ne parvenait pas à se souvenir. Elle avait beau dire qu’elle n’était pas ‘ce genre de femme’, Aslinn l’imaginait facilement céder à ses pulsions et à sa soif de sang. Mais elle ne lâcha pas un mot, rien. Elle ne bougea pas non plus. Aslinn était une femme patiente, observatrice, attentive. Son regard ne lâcha pas la créature en face d’elle. Car la Louve savait de quoi ces êtres-là étaient capables. Toutes deux, finalement, s’observaient ainsi, se jugeant. L’une sachant mieux que l’autre pourquoi.

Et finalement, la Vampire s’expliqua enfin. Au départ, Aslinn se retrouva toujours dans le brouillard, le flou, ne sachant pas re-situer. Octobre 2010. Rapidement, son esprit fit le tour, se rappelant qu’à cette époque de sa vie, elle avait traversé les terres du Nord. Elle avait foulé le sol du Danemark. Et tout devint clair. Elle se rappela avec de Damaris, la jeune rousse qu’elle avait croisé, se faisant attaquer par un Vampire. Incapable de tracer sa route sans aider la jeune femme, elle s’était alors transformée en Louve et avait attaqué l’immortel, le blessant certainement mortellement. Elle ne se rappela cependant pas de la femme en face d’elle. Mais au moins, maintenant, elle comprenait. Cette blonde avait aimé l’homme tué. Elle souffrait encore, malgré les années passées. Menaces prononcées, Aslinn plissa les yeux, toujours silencieuse. Quelque part, elle pouvait comprendre. Quelque part, elle ne pouvait pas lui en vouloir. L’amour, peut importe la race ou le sexe, pouvait faire souffrir. Cette femme en face d’elle avait aimé, elle avait perdu l’amour de sa vie et ne parvenait toujours pas à faire le deuil. Cependant, Aslinn était surprise de voir qu’elle connaissait son identité. Avait-elle cherché après elle ?

Un soupir s’échappa des lèvres de la louve. Ses sacs trouvèrent place sur le sol, quittant lentement ses mains. Elle avait besoin de se sentir libre et d’être prête, juste au cas où.

- Je me souviens en effet. Je l’ai surpris à attaquer une jeune femme, innocente, qui n’avait rien demandé à personne. Une jeune femme qui avait toute la vie devant elle. Personne n’avait à mourir en effet. Mais si je n’étais pas intervenue, cette gamine serait certainement morte. Et vous vous en moquez de ça ! Le respect de la vie d’autrui ne vous concerne pas. On s’en moque non, qu’elle ait famille, amis, peut-être des enfants. Elle était là, seule, dans cette forêt, personne n’aurait retrouvé son corps. Vite fait, bien fait.

Diable qu’Aslinn détestait ça. Elle ne haïssait pas les Vampires pour ce qu’ils étaient. Elle haïssait les ordures de toutes races, qui se permettaient de détruire les autres, sans raison, par plaisir, par besoin. Sous la couleur, son regard se tinta de rouge, signe du sang d’Alpha qui coulait dans ses veines.

- Dans ces moments-là, c’est toi ou l’autre. Ta vie ou celle de l’autre. Je n’allais pas chercher à savoir s’il m’épargnerait ou s’il allait gentiment rebrousser chemin. Alors désolée de te dire ça comme ça, mais c’est arrivé et on ne peut rien y faire. On perd tous des gens qu’on aime dans la vie. Tous. Surtout lorsque comme toi et moi, nous sommes amenés à vivre très longtemps. Est-ce quoi et ton compagnon vous passiez votre temps à vous apitoyer sur les personnes que vous avez tué ? Sur leurs familles endeuillées ? Est-ce que vous vous posiez des questions avant de vider de leurs sangs vos victimes ? Mhm ? N’es-tu pas hantée par leurs fantômes et leur désespoir ?

Aslinn plissait les yeux, son regard perçant celui de la Vampire.

- Tu ne peux pas me reprocher ce que tu as certainement fait à d’autres, ce que ton compagnon à certainement fait lui aussi. J’ai défendu une jeune innocente. C’est tout. C’était lui, elle, ou moi. J’ai choisi mon camp ce jour-là. Et je suis navrée que tu aies souffert de ça. Mais il est temps de faire le deuil de ton passé, vraiment. Lâcha-t-elle finalement avant d’ajouter. Et que tu me tues ou tues mes proches ne te ramènera pas, en effet, celui que tu as perdu.

Et maintenant ?



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MessageSujet: Re: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Lun 29 Jan - 15:32

Aslinn
&
Lysander
« Run rabbit, run rabbit, run, run. »
Suffisance insufflée dans ce sang qui n’était pas le sien – pas vraiment –, arrogance pondérée dans son être en déliquescence ; Lysander réfléchissait, avalait les mots de l’autre brune. Bien sûr, ils étaient pleins de sens, bien sûr qu’ils avaient en l’immortelle une résonnance si particulière tant elle entendait, tant elle comprenait ce flot, cette vomissure de paroles. Et elle aurait préféré ne pas les entendre, d’ailleurs… Ne pas faire face à cet aspect de cette non-vie qu’elle n’assumait pas, qu’elle n’assumerait jamais ; il fallait parfois tuer, pour se jouer de la mort et prétendre vivre encore… Dit ainsi, la suédoise n’avait rien à redire du comportement d’Aslinn. Pire encore, elle aurait elle-même condamné Niels, autrement, peut-être. Mais ça, ça, elle n’aurait jamais pu le dire ou l’avouer à quiconque, et surtout pas à elle même.

Elle en était là de ses pérégrinations, de cette marche sans but quand elle s’arrêta devant la ‘jeune’ femme. Elle entendait, certes, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle acceptait. Pas maintenant, pas pour l’instant. « He wouldn’t… He didn’t… » Ah et puis, qui trompait-elle ?  Un soupir à la volée, un grognement presque mignon et elle passait ses mains dans ses cheveux courts. « I would’ve stopped him. He wasn’t a bad man… He… » A cours d’arguments, elle pestait entre ses dents, préférant un autre angle d’attaque. « And why did you care ? You didn’t know her it wouldn’t have been that bad if… » - sanglot perché dans la gorge, tremblements dans les mains, elle rageait encore, butée qu’elle était – « Oh for fuck’s sake. » Elle tournait le dos à cet ennemi de toujours, à cette Némésis que ses gènes, que la Nature elle-même avait érigée ; prédateur contre prédateur, les deux espèces étaient vouées à se haïr jusqu’à la fin des temps. « You’re right. » Le murmure à peine prononcé sembla flotter dans l’air alors que le temps s’étirait comme une guimauve qu’on travaille. Lysander, arrogante, fière – que dire – outrageusement orgueilleuse avait avoué – à demi mot – que sa vis-à-vis ait pu avoir raison. « Nobody has to die for our sake… » - Bataille perdue d’avance entre une conscience trop droite et une rage dépassée, Lysander trouva le banc le plus prêt et s’y assis, lassée par cette discussion. Elle n’avait pas de sens, ni pour Aslinn, ni pour elle, d‘ailleurs. Elle ne la regardait pas, ne la regardait plus, cette femme, ce petit bout qu’elle avait cherché, qu’elle avait haï jusqu’à elle-même plonger dans des extrémités qu’elle réprouvait. Adossée, elle regardait les étoiles danser dans la voute céleste. « I hope this young lady is safe, somehow. » Elle avait un sourire vague sur ses lippes et c’était comme si, le regard plongé au dessus de leurs têtes, elle acceptait enfin qu’elle ne puisse rien à la mort de son amant. Qu’il n’y avait plus rien à faire et qu’il n’y avait, de toute façon, jamais rien eu à faire… « You know » - elle eut un rire amer, presque désolé – « I killed more than once just to find you… I was so obssessed with you that I killed many people, no matter what. Not thinking about their families or their beloved ones… I was selfish. » Elle reporta ses iris aciers sur Aslinn, plus calme, plus sereine, véritablement apaisée. « And now you’re here and I wasn’t even tring to find you. » - Elle rit, nerveuse quoique résignée. « Fate is a bastard. »

Ghosts. — Hantée ? Lysander ne pouvait pas se permettre de l’être. Pas quand – comme le disait Aslinn – il y avait encore tant d’années devant elle. Pas quand elle aurait peut-être encore à tuer. « No dear. » - elle soupirait, croisant ses jambes avec toute la distinction qu’on pouvait avoir – « I have no regrets… It would be quite futile, wouldn’t it ? » Pourtant, l’immortelle cachait bien son jeu ; elle se laissait ronger par une culpabilité qui ne cessait de grandir mais qu’elle laissait de côté, le plus clair de son temps. Et, aussi ironique que cela puisse être, si elle avait voulu trouver à Londres une tranquillité qu’elle ne méritait sûrement pas, le Destin avait bien d’autres projets pour elle. Depuis qu’elle était en Angleterre, c’était comme si tout lui revenait au visage, décuplant cette culpabilité qu’elle n’arrivait plus à faire taire, depuis qu’elle avait revu Liam. Liam, ce gredin, cet humain, ce pantin qu’elle commençait à soupçonner de lui aussi, savoir tirer les ficelles d’un cœur déjà mort ; le sien. Mais, étirant ses lippes dans un sourire qui ne se voulait ni mauvais ni ironique, elle retourna la question à la louve, presque curieuse, l’invitant d’une main nonchalante à s’asseoir, elle aussi. « What about you, wolf ? Have you moved on from your past ? » Elle ne connaissait rien d’elle, non… Mais qui sait, Londres allait peut-être les aider à faire connaissance, autrement.

CODAGE PAR AMIANTE


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Aslinn Ó Dónaill

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MessageSujet: Re: « Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn Ven 9 Fév - 10:31


Aslinn ft. Lysander



La Vampire cherchait des excuses à cet homme qu’Aslinn avait tué. La Louve observait le manège qui se déroulait sous ses yeux. Cette femme-là crevait d’un amour trop grand. S’en était presque fascinant et morbide à la fois. La louve avait aimé dans sa vie. Mais pas comme ça. Pas d’un amour si brûlant qu’il semblait vous consumer de l’intérieur. Pas d’une passion si folle qu’elle vous déchirait le cœur et l’âme bien des années après son terme. Non, elle n’avait pas connu ça. Pas si intensément. Et quelque part, Aslinn n’était pas certaine de vouloir vibrer si fort dans sa vie ; pas certaine de vouloir aimer au point d’en souffrir autant. Parce qu’elle avait eu son lot de souffrance, de larmes, de haine, de trahison. Parce qu’elle ne voulait plus souffrir pour quelqu’un. Son passé la hantait suffisamment depuis quelques jours, faisant naître des douleurs fantômes, des rêves devenant cauchemars. Et pourtant… Pourtant il y avait Dante. Des retrouvailles surprises, des blessures, du sang et tellement de tendresse. Depuis quand ne s’était-elle pas sentie aussi bien aux côtés de quelqu’un ? Ces retrouvailles-là venaient tout chambouler dans l’esprit de celle qui, au fond d’elle, éprouvait l’envie de se poser, de fonder une fois pour toute, un foyer. Mais comme toujours, la belle avançait en freinant des pattes, rongée par la peur et les doutes. Et voir cette femme, là, perdue devant ses yeux, souffrant de ce passé encore trop présent, lui rappela ses propres peurs. La Vampire avait beau tergiverser, elle savait, au fond d’elle, qu’Aslinn n’avait pas entièrement faux. Tuer n’était pas une nécessité et certains Vampires semblaient bien souvent l’oublier. S’ils se montraient moins criminels, moins sauvages, les deux races opposées auraient certainement pu s’entendre depuis des siècles. Malheureusement la folie courait dans les veines, dans le sang et il était bien difficile de changer certaines choses.

Dos tourné à Aslinn, enveloppée par ses propres tourments, Lysander avoua enfin que la Louve disait vrai. Un murmure envolé dans le calme de la ruelle, soufflé tout bas. Heureusement, Aslinn avait l’ouïe fine. Un soupir s’échappa de ses lèvres, se détendant légèrement, restant malgré tout sur ses gardes. Si elle ne craignait pas, de base, les Vampires, cette femme là était avant tout une femme blessée. Et Aslinn était bien placée pour savoir ce qu’une telle femme était capable de faire. Parce que, dans d’autres circonstances, elle avait eu cette place à une époque. Et elle avait fait des ravages.

Aslinn ne bougea pas, vacillant un peine sur ses pieds, observant la Vampire qui alla prendre place sur un banc non loin de là. La vérité sautait parfois à la gueule, violente, déchirante. C’était visiblement ce qui était arrivé à cet instant précis ou l’immortelle s’était avoué cette vérité. Cette nuit-là, Aslinn avait fait le choix de sauver une jeune femme, une Sorcière inconnue, pleine de vie, avec qui elle avait finalement fait un petit bout de chemin. Une Sorcière aux cheveux de feu, qu’elle avait rapidement croisé à Londres. Du moins, il lui semblait que c’était elle. - Elle va bien oui. Je ne l’ai pas sauvé pour rien. Répondit-elle d’une voix calme, posée. Elle n’en dirait pas plus, de peur de voir la Vampire l’attaquer pour être vivante à la place de son compagnon tué. La vie à Londres, Aslinn la voulait la plus paisible possible. Malheureusement, de mauvaises aventures s’étaient déjà déroulées. Elle ne voulait pas que Damaris souffre. Elle ne voulait pas que la Sorcière sache et soit mêlée à tout ça.

L’immortelle assise parlait encore. Cette fois, ses mots vinrent percuter Aslinn de plein fouet, la secouant, la faisant même grogner. A cause d’elle, des familles entières étaient mortes. Non … pas à cause de moi. A cause d’elle. La vengeance de cette femme n’avait eu de limite, folle à l’idée de pouvoir mettre la main sur la Louve responsable de la perte de l’homme qu’elle aimait. Aslinn ne pouvait s’en vouloir. Seule cette femme là avait le sang d’innocents sur ses mains froides et si blanches. Mais la simple idée que personnes étaient mortes ainsi la répugnait. Comment pouvait-on agir ainsi ? Il n’y avait définitivement que des bêtes cruelles pour se comporter comme ça. Presque sans cœur. Et pourtant c’était le cœur qui avait dicté ça, un cœur blessé, déchiré. Aslinn portait sur ses épaules des choses trop lourdes pour pouvoir supporter la mort de toutes les victimes de cette femme. Elle n’aurait qu’à voir ça avec sa conscience. La Louve, elle, n’avait rien à se reprocher. Même si l’autre ne semblait rien regretter. Quelque part, les regrets étaient inutiles. ‘Ce qui est fait, est fait’. C’était ainsi. Un haussement d’épaule, Aslinn approuvait, quelque part, les dires de la blonde.

Invitée à s’installer aux côtés de la Vampire, Aslinn hésita quelques instants. Finalement, ses doigts glissèrent sur les hanses et s’y accrochèrent pour soulever de terre les sacs abandonnés. Ses pas lents la menèrent donc au banc. Les fesses s’y posèrent, laissant une certaine distance entre elle et l’autre femme. Elle l’écouta. Les mots résonnèrent en elle, la faisant ironiquement sourire. Le passé.

- Comme tu dis, le destin est un enfoiré. Mais je crois que rien n’arrive pas hasard… On se rencontre alors que mon passé m’éclate à la gueule ces derniers jours. À croire que Londres réveille bien des choses. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors que la Louve s’enfonça un peu plus dans le banc, son dos se collant complètement au dossier. - Je n’ai pas fait table rase de mon passé, mais j’essaye. Une chose est sûre, je n’ai pas massacré pour oublier ou pour me venger. Enfin ... Aslinn se rendit compte qu’elles se ressemblaient peut-être plus qu’elles pouvaient bien le croire. - J’ai massacré la femme qui m’a volé ma vie. Quelque part je comprends ce que tu as pu ressentir pour moi. La différence, c’est qu’elle, c’était vraiment une grosse connasse. Un rictus étira les lèvres d’Aslinn alors qu’elle revoyait la Chamane maudite, crever sous ses crocs puissants. Elle aurait presque pu ressentir le goût du sang dans sa bouche et la jouissance ressentie à ce moment là. Et pourtant … Entre nous, j’ai été satisfaite quelques minutes seulement de l’avoir tuée. Parce que ça ne change rien. Ni a la douleur, ni aux souvenirs, ni à ta vie. Rien du tout. Pendant des années, tu vis pour la vengeance, pour ce but ultime, pour la jouissance que tu espères en tirer … Et quand ça arrive, il ne te reste finalement plus rien. Tu n’as plus aucun but à poursuivre et tu te retrouves seule avec ce passé et ses souvenirs douloureux. Seule et obligée d’affronter ton existence.

Le visage d’Aslinn se tourna lentement vers l’immortelle, croisant son regard. Elles n’étaient plus une Vampire et une Louve. Elles étaient deux femmes. Deux femmes blessées par un passé qui s’était rejoint, à un moment donné.


- code by lilie -




Running for a soft place to fall.
And I was running far away. Would I run off the world someday? Nobody knows, nobody knows. And I was dancing in the rain. I felt alive and I can't complain. But now take me home. Take me home where I belong.

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« Run rabbit, run rabbit, run, run. » — ft. Aslinn
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