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De l'aiguille à la peau. [PV Dante]

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Isidora Ostrovski

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MessageSujet: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Ven 15 Déc - 8:29






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De l'aiguille à la peau.
"Isidora Ostrovski & Dante G. Wood"


Il fait froid dehors. Le genre de froid qui mordille les joues et force instinctivement le nez à vouloir retrouver le confort d’un foulard chaud. Celui qui suit toujours les premières tempêtes de neiges, mais qui finit par s’en aller, laissant la température se réchauffer quelques temps encore avant le pic de la saison. Les gens sont rares dehors, car personne n’est habitué à cette nouvelle froideur et personne ne veut abandonner la chaleur bienfaitrice de leur logis. C’est normal, après tout. Qui voudrait abandonner son réconfortant foyer à un heure aussi tardive?

Bien sûr, toi tu es une exception à cette question. Tu aimes le froid, cette sensation de picotement contre ton visage. Tu supportes mieux que les autres l’absence de chaleur et tu les laisses continuer de dire que c’est parce que tu es russe et que là-bas, il fait toujours froid. Tu préfères qu’ils t’apposent ce stéréotype au dos plutôt qu’ils ne découvrent que tu as vécu dans une cave froide presque toute ta vie. Alors tu souris, douce comme à ton habitude et tu réponds jovialement un «Dah ! » pour faire rire tout le monde.

Ce soir, tu marches donc le manteau ouvert, simplement vêtu d’un jean et d’un t-shirt d’un band quelconque. Tes cheveux sont en batailles et tes mains triturent l’intérieur des poches de l’épais tissu sombre alors que tu te tournes le coin d’une rue. Évidemment, prendre un taxi n’était pas une mauvaise idée, mais ces petites promenades solitaires te faisaient souvent du bien. Un peu comme une méditation que tu te permettais entre toutes les sphères de ta vie. Et puis ça te fait du bien, de faire la coupure entre ce que tu dois être tous les jours et ce que tu peux être avec Dante.

Parce que c’est lui que tu vas rejoindre ce soir, pour une énième séance de tatouage. Cet homme qui est devenu l’un de tes repaires lorsque tu es arrivée à Londres. Ça n’a pas seulement été du hasard, tu as vraiment cherché parmi les artistes de l’encre jusqu’à en trouver un qui ne te pose aucune question sur ces marques qui couvraient tout ton corps. Tu payas cash dès le premier rendez-vous et malgré ses yeux curieux, c’est comme s’il avait su que demander serait de te perdre comme cliente. Le fait que tu exiges d’être seule dans le salon pour effectuer les tatouages l’a surement convaincue que tu ne voulais pas avoir à parler de ce qui t'étais arrivée.

Et depuis trois ans, il a toujours été respectueux de tes drôles de demandes. Il a couvert la majorité de ton corps, bien que tu eusses commencé à camoufler tes cicatrices en voyageant. Chaque fois, tu lui laisses carte blanche, car son art est toujours magnifique. Vous avez fini par devenir amis. L’alcool vous a fait faire des bêtises, mêmes, parfois. Pourtant, ce lien de confiance n’a jamais été rompu et tu continues encore à ce jour à ne voir que lui pour décorer ta peau, peu importe dans quelle boutique de tatouage il se trouve. Et ce soir, c'est la première fois que tu entres dans ce commerce qu'il a fièrement fini par acheté, après t'avoir parlé de son rêve tant de fois déjà.

- Dante…

Tu ouvres la porte pour le trouver devant le comptoir, à t’attendre après que la fermeture de la boutique ait été effectuée. Ta voix est calme, comme soulagée. Dans sa posture désinvolte, tu reconnais bien là ton ami et tu souris, heureuse. Tu sais qu’il n’y a que lui à cette heure et ça te rassure de savoir que tu peux retirer ton masque avec lui. Tes pas te mènent rapidement à lui et tu ne te prives pas pour te glisser entre ses bras, au creux de ces muscles que tu sais réconfortant. Son torse est chaud contre ta joue froide et ça te fait sourire de plus belle. Affectueuse, tu glisses les bras autour de lui et le sert sans force avant de glousser tout bas.

- Tu m’as manqué, Negodyay.*

*Canaille.

©️ LILIE

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Dante G. Wood

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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Dim 17 Déc - 13:54






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


Un sourire éclairait ton visage, se jouant de la fumée qui sortait de tes lèvres. En fait pour être honnête il n’y a pas une saison dans l’année que tu parviens à détester. Tous à tes yeux ont leur beauté. Tu aimes le printemps et le retour des animaux, l’épanouissement de la nature. Puis vient l’état avec la chaleur de son soleil, les gens devenant eux même bien plus ouverts et prompts à sourire. Vient alors l’automne et ses couleurs qui n’ont de cesse de t’inspirer. Il y a aussi le bruit de la pluie et de l’orage qui au loin gronde. Puis l’hiver. Couvrant de son long manteau blanc ton environnement, lui donnant une allure bien différente. Les gens tombant dans une sorte de somnolence. Même si à contrario la nuit tombe plus tôt. A tes yeux ça n’était qu’un sacrifice bien minime.  En réalité tu n’as de cesse d’être inspiré, tes idées tu les puises au sein de tes journées. Des découvertes que tu n’as de cesse d’effectuer. Tu te dois de l’avouer tu craignais en revenant en ville de cesser d’être inspiré, tu étais bien loin des réalités. Tu as pris une pause dans ta journée, allant chercher de quoi te sustenter et te stoppant au Starbucks du coin pour trouver deux boissons chaudes ainsi que des petites gourmandises.

Tu sais que tu vas l’accueillir. Tu en es venu à te prendre d’affection pour elle. Isidora est une personne que tu n’auras de cesse de respecter et qui aura toujours une place particulière au sein de ton cœur où elle y demeura profondément ancrée. Le fait que vous aillez quelques fois dérapés n’en diminue pas moins ce que tu éprouves à son égard, rien ne semble réellement pouvoir l’altérer à dire vrai. Tu te réjouis même de pouvoir de nouveau la tatouer. Non pas que tu étais supposé avoir une quelconque préférence vis-à-vis de tes clients, néanmoins tu ne la considère pas comme tel. Pour toi ces heures supplémentaires n’en sont pas. C’est pour toi un petit extra dans ta journée. Tu es après tout un vrai passionné avec l’impression tous les jours de ne pas te rendre au travail. Les rencontres que tu n’as de cesse de faire au sein de ta boutique n’ont de cesse t’influencer ton art, de le développer et de l’étayer. Et elle n’a de cesse de t’inspirer. Ravi de pouvoir l’aider à accepter les cicatrices qui sont parsemées sur son corps. Elle est de ceux qui prouvent que le tatouage n’est pas qu’une simple lubie mais une véritable thérapie. Tu la considère comme une véritable amie et bien davantage encore.

Revenant à ta boutique, Hadès te suivant de près, tu te hâte d’y pénétrer. Tu laisses les lumières allumées mais l’écriteau indique que c’est fermé. Un repas pour ton fidèle allié et te voici installé à griffonner. Ton regard souvent se relève pour contempler la ville qui doucement s’endors, bercée par la neige qui déjà recommencer à tomber. A dire vrai il traduit l’impatience de de nouveau la revoir. Elle est ta bouffée d’oxygène après quelques journées pour le moins animées. Tu as hâte de lui présenter le lieu où tu t’es installé. Fier d’être le propriétaire de ta propre petite affaire. Non pas que tu aies des ambitions démesurées mais tu te souvenais de lui en avoir souvent parlé, c’est donc un rêve qui s’est concrétisé. Il manque peu de choses pour que tu sois totalement accompli. Peut-être une personne qui saura t’accompagner dans ton éternité. Tes doigts de nouveau en vienne à dessiner, deux visages se matérialisant sur le papier. Vous voici tous les deux, cote à cote et enlacés. Tes doigts en venant picorer les mini viennoiseries que tu as rapportées. C’est qu’il faut te nourrir, tu es un sacré ventre sur pattes. Néanmoins tu patientes, tu sais que généralement qu’après une séance vous mangez ensemble. C’est ce que tu es parti chercher. L’avantage des lieux c’est l’étage où il y a une salle de repos, les clients l’ignorant bien souvent. Au moins vous y seriez tranquille pour ensuite vous poser. Alors pourquoi t’installer au comptoir pour ainsi gribouiller ? Les passants n’ont de cesse de t’inspirer. Bien souvent tu t’imagines une vie derrière les apparences. C’est un jeu qui ne semble jamais t’ennuyer.

Tu n'as pas besoin d’un coup de fil pour savoir que Isy approche, tu en viens à te relever et délaisser le crayon HB qui semble s’être animé dès qu’il s’est retrouvé entre tes doigts. Tu ignores pourquoi mais en voyant ton apparence les gens sont bien loin de se douter que tu es un artiste dans l’âme qui peut faire preuve d’une réelle douceur. Tu le prouves pourtant à cet instant lorsqu’elle vient à t’enlacer et que ton nez vient se nicher dans son cou avec révérence. Vous êtes seuls témoins de vos retrouvailles, les vitres en sont venues à se teinter. C’est une petite trouvaille qui t’as couté chère mais efficace.  Toi qui n’est pas trop technologies tu te dois d’admettre que teinter ta vitrine à la demande est diablement efficace. Tu es un surnaturel tu t’ai donc paré à toutes les éventualités possibles. Tu en viens à déposer un tendre baiser dans le cou qui est à ta portée. Tu es un gars assez câlin, mais chut c’était un secret que tu t’efforçais de conserver, ouais c’était foutu hein ?

Un léger rire en vint à naitre de tes lèvres sous le surnom qui t’s été attribué. Il est bon de la retrouver. « Toi aussi ma ptite fleur. » C’est que tu en ronronnerais presque pour tout avouer. Tu y mets un peu plus de force, veillant tout de même à ne pas la blesser mais tu rends l’étreinte efficace, tu veux en profiter avant de te détacher quelques secondes plus tard. Vous avez toute la soirée pour profiter, ta main attrapant l’une des siennes. Tu ne peux t’empêcher d’effectuer un baisemain, tu t’y es accoutumé avant de déclarer. « Bienvenu dans mon antre ma belle. Je suis ravi de pouvoir enfin t’y accueillir après autant de mois à en parler et de te faire visiter. »  Son avis il compte, tu espère secrètement qu’elle va apprécier les lieux. Tu veux qu’elle aussi s’y sente à son aise, ça revêt une certaine importance qu’elle se sente en sécurité dans le lieu où elle s’apprête à être une nouvelle fois tatouée. « Libre à toi de visiter, tu y es chez toi comme à notre habitude. C’est bon de te retrouver. Je crois que tu as des choses à me raconter. Enfin nous avons des choses à nous conter nuance. » Oui, la dernière que tu l’as vu tu étais un loup solitaire, sans domicile, ni de boutique, te voilà devenu sédentaire. Même à toi cela sonnait étrangement à tes oreilles. « Je nous ai pris des boissons chaudes au Starbucks et de quoi grignoter pendant la séance. Nous pourrons manger là-haut une fois que ton nouveau bébé sera achevé. Tu valides réellement le dessin que je t’ai envoyé ? » Tu avais joint à un mail un scan de l’esquisse dessinée. Toujours inquiet que ça puisse ne pas lui plaire. Pour elle tu aurais pu le recommencer une centaine de fois jusque ce que ça lui plaise. Hadès en tout cas s’est relevé venant réclamer quelques caresses, après tout il la connaît.


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Isidora Ostrovski

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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Lun 18 Déc - 18:10






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De l'aiguille à la peau.
"Isidora Ostrovski & Dante G. Wood"


Son sourire, son odeur, et puis sa voix. Bon sang, tu ne réalises à l’instant combien ce grand gaillard t’as manqué. Tu as presque les larmes aux yeux lorsqu’il te sert tout contre lui et dépose un baiser fraternel contre ta peau froide. Il a toujours eu cette façon unique de t’accueillir, comme si tu étais la chose la plus importante dans la seconde. Tu sais bien qu’il traite tout le monde comme ça, que c’est plus fort que lui de bien s’occuper des autres et de s’assurer qu’ils se sentent comme chez eux. Mais plutôt que d’être jalouse, cela ne te fait que l’aimer davantage. Ton ami est un homme bon et tu es fière de pouvoir le compter parmi ton entourage proche. Sa voix chaude et grave t’apaise comme à chaque fois et tu le laisses parler sans répondre jusqu’à ce qu’Hadès vienne te retrouver.

Tu sens d’abord le museau contre tes doigts manucurés, trop attentive aux gestes de Dante, à cette nouvelle boutique qu’il te hâte à explorer dans sa fierté d’enfin détenir l’endroit à son nom. Pourtant, tu ne sursautes pas, c’est d’un naturel que ta paume s’ouvre pour venir caresser le poil doux de l’animal qui donne un coup de tête pour quémander plus de ta douceur. Tu baises donc la tête pour t’accroupir et glisser ton front contre celui du chien-loup. Tu t’y frottes tendrement et Hadès remue de la queue dans son enthousiasme de te retrouver.

- Le dessin est parfait, comme toujours, dis-tu en redressant le visage vers Dante, tandis qu’Hadès te donne un nouveau coup de tête pour recevoir des caresses. Haha. Je crois que je lui ai manqué plus qu’à toi. Regarde-moi ça… quel brave compagnon.

Tu remontes les deux mains pour le gratter sous les oreilles, rigolant un peu avant de te redresser en plongeant les doigts dans ton long manteau noir.

- J’ai moi-même préparé quelque chose pour notre séance.

Un clin d’œil et voilà que tu ouvres la paume pour montrer un énorme joint que tu ne réussiras certainement pas à fumer toute seule. Ton sourire s’élargit et tu glousses presqu’innocemment en le déposant près des cafés et du sacs de pâtisseries.

- Mais d’abord… Tu retires ton manteau et le dépose sur le comptoir, exposant ta chemise à carreau et ton t-shirt Nirvana. Fais-moi visiter ta merveilleuse boutique, j’avais si hâte de la découvrir!

Depuis qu’il a commencé à couvrir tes cicatrices de ses superbes dessins, Dante parle d’un jour pouvoir ouvrir sa propre boutique. Chaque fois, il en parlait avec tellement d’aspiration, les étoiles dans les yeux et la fierté transpirant dans sa voix. Et tu l’as toujours encouragé, à la fois parce que son art est impressionnant et parce que tu sais qu’il le mérite. Lorsqu’il t’a appelé pour t’annoncer la bonne nouvelle, tu n’as pas su retenir des cris de joie au bout du fil. Tu as d’ailleurs dû lui casser les oreilles avec ta voix aigüe ! Quoi qu’il en soit, alors que tu te retournes pour observer les murs couverts de cadres contenant les créations de ton ami, tu peines à cacher ton bonheur, ton sourire exposant toutes tes dents alors que tu reconnais l’un de tes propres tatouages sur l’un des murs.


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Mer 20 Déc - 17:51






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


Tu es ainsi, un passionné. Pour chaque personne à laquelle tu seras attaché tu offriras un petit bout de toi au risque de toi-même te blesser. Tu ignores si dans un sens que c’est parce que tu as un manque à combler, toi qui n’a jamais connu tes parents et qui fut en un sens adopté. Tu ne cherches pas à y trouver une quelconque explication ou réponse, tu es de nature à penser que ce monde est bien assez terne parfois pour tendre à davantage accabler ses habitants. Tu sais que Isidora a elle aussi été blessée dans son passé en un sens ton but est de l’aider à se soigner. Tu as présentement l’étrange attitude que de tendre à penser que cela fait bien plus de temps que prévu que tu la connais. Voir même l’éternité. Les âmes sœurs pouvaient se présenter, selon toi, de bien des manières. Bien qu’hélas associées bien souvent à l’Amour avec un grand A c’était là qu’une vision étriquée de la vérité. Preuve en était il suffisait de voir comment vous deux vous interagissiez pour comprendre de quoi il en retournait, jamais il ne vous était venu à penser que la notion de couple vous irait.  Dans un sens cela en serait venu à vous enfermer dans une case un peu trop étroite à votre gout. Votre situation était ambiguë à n’en pas douter mais pour l’instant vous pouviez sans peine en profiter, après tout aucun de vous n’était casé. Vous aviseriez lorsque ce moment viendrait, tu avais confiance envers le fait que votre relation n‘en souffrirait guère. Tu te savais être sérieux dans tes relations, même si pour l’instant tu n’avais su le prouver vu que ta destinée te positionnais en tant que célibataire.

TTon sourcil se hausse en avisant Hadès qui fait alors son jaloux. Tu sais que c’est de bonne guerre, lui aussi ne sait que trop apprécier la danseuse. Tu pourrais aisément lui rabattre son clapet, mais tu le considère en droit d’avoir lui aussi sa part, même si tu ne peux t’empêcher de grogner avec une certaine douceur et de l’humour. « Il ne m’a pas donné l’occasion de bien t’accueillir et me vole ma place. Jaloux va, c’est moi que tu nourris, tssss. » On sentait que ton ton était quant à lui léger, bien loin d’être vexé ou blessé par une telle attitude, à quoi bon l’être ça ne ferait gâcher que les précieuses heures qui vous sont accordées.   « Tu ne me caressais pas ainsi si je me souviens bien. » Tu te faisais taquin et usais de sous-entendus ho combien marqués, vous pouviez vous le permettre après tout, cette ligne-là vous l’aviez déjà quelques fois franchie.  Tu avais humé l’odeur de la weed avant même que son poing ne dévoile sa surprise. Tu te devras de bien aérer la boutique le lendemain mais tu n’es pas contre, pas que ça te fasse quelque chose il te faut l’avouer. Les effets sont presque inexistants en vue de ta nature, mais ça tu ne pouvais pas lui avouer, pas encore. Alors autant tendre à lui faire passer un bon moment, puis tu préférais qu’elle fume cela auprès de toi te permettant ainsi de veiller sur elle comme tu l’as toujours fait. Au moins ta « moitié » semble avoir retrouvé un peu de jovialité et ça te réchauffe de l’intérieur de la voir aussi à l’aise. Tu te souvenais que votre première fois ne ressemblait point à cela même si déjà un lien s’était tissé. « Tu sembles être heureuse, j’apprécie. » Ton regard est chaud, mais pas de manière abrupte c’est plus doux et fusionnel. Ce n’est pas blessant c’est au contraire transcendant.

Tranquillement tu attrapais sa main pour la guider, ravi qu’elle a pu voir que certains de ses tatouages trônent de manière fière sur le mur des expositions, elle a d’ailleurs une place de choix, personne ne saurait louper ce qui fut dessiné. « Tu fais et fera toujours parti de ces lieux tu sais bien. Mais si tu souhaites je peux retirer ces photos, je sais que je ne t’ai pas demandé ton accord. J’espère néanmoins que la surprise te plait. Que tu possèdes ta place ici me paraissait être une évidence. Tu m’as toujours poussé à moi-même me réaliser.» Tu as perçu son regard et à force vous vous connaissez par cœur à quoi bon s’en cacher. Le tien est doux et aimant encore une fois d’une manière que peu peuvent comprendre, point de Roméo et Juliette, juste des âmes sœurs fraternelles. Tu te souviens encore de son cri titanesque au téléphone qui t’as fais éclater d’un rire chaud et non prémédité. « Par ici. » Doucement tu la guides partout, aucune pièce n‘échappe à la visite que tu lui fais. Fait rare, Isidora peut même voir l’étage qui n’est logiquement dédié qu’au personnel. C’est un peu un studio où tu pourrais même dormir un soir, car tu te connais, tu peux être tellement prit dans tes dessins que tu en oublierais de rentrer. « On s’installera ici tout à l’heure après que tu sois passé sous mes doigts gantés. » Ton regard était espiègle et tu demandais : « L’ambiance te plait ? » Pour toi c’est important qu’elle se sente à son aise, tu ne veux pas qu’elle puisse être tatouée en un lieu où elle ne se sentirait pas bien. Ton but est par ailleurs de faire de cette boutique une sorte de foyer. « Il faudra que tu viennes si tu le souhaites visiter le loft. » Tu veux tout lui faire découvrir sans rien omettre. Tu brûles d’envie de lui dire qui tu es mais pour l’instant tu te retiens. « Tu as des choses aussi à me raconter depuis notre dernier voyage, je veux tout savoir. » Tu n'avais toujours pas lâché sa main, pour le moment tu ne le souhaitais pas, ta nature te rendant davantage tactile qu'un être humain l'aurait normalement été.

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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Jeu 21 Déc - 4:20






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De l'aiguille à la peau.
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Vos doigts s’entrelacent d’un naturel qui rendrait sans doute plusieurs inconfortables. C’est étrange pour certains, cette relation que vous avez. Entre la fraternité et la séduction. Vous aimez flirter, vous chauffer, perdre le contrôle quelque fois, et pourtant, il n’y a jamais de malaise, de quiproquo, de questionnements. Chaque fois que vous vous retrouvez, c’est comme si vous étiez de la famille, tout est pur, tout est doux. Vos sourires ne sont jamais forcés, il n’y a jamais de ces conversations polies, mais ennuyantes. Tu aimes plus que tout tes séances et même tes soirées avec Dante, car il te fait sentir presque normale, il t’apporte le calme, la tranquillité d’esprit.

Tu aimes le grain de sa voix, ce mélange entre la tendresse et une force que tu ne sais pas expliquer. Tu aimes la franchise de son regard, l’honnêteté de chacune de ses paroles, et tandis qu’il te fait faire le tour de l’établissement, tu ne peux empêcher un délicat sourire d’étirer tes lèvres charnues. Tu peux la voir, sa fierté, tu la comprends mieux que personne. Cet art, ce dévouement pour le tatouage, tu sais que c’est beaucoup pour lui, que c’est important, voir même vital. Le découvrir ainsi, si accompli, devenu homme d’affaire plein de responsabilités et de confiance, ça te fait chaud au cœur, ça parvient presque à te convaincre qu’un avenir est possible pour toi.

Presque. Car tu n’as jamais pu comprendre la notion de futur. Tu aurais dû mourir depuis longtemps, ton corps fragile aurait dû t’abandonner bien avant. Si ce n’était pas l’homme qui t’a torturé toutes ces années, ce devrait bien être ton nouveau mode de vie. Tu sais que tu te détruis à petit feu, que tu n’es pas immortelle, mais le seul moyen d’endormir la douleur, c’est en l’engourdissant, peu importe le prix que tu dois payer le lendemain matin.

- C’est magnifique. Un peu éparpillé, mais moderne, ça t’représente bien. Par contre moi, j’ai pas grand-chose à raconter depuis la dernière fois, j’ai pas d’aussi grand projets que toi, tu sais bien. C’est toi qui fait de moi un projet !

Un sourire un peu plus large et voila que tes doigts abandonnent les siens. Tu retournes à l’entrée, qui n’est pas bien loin maintenant que vous avez fait le tour et êtes revenu au point de départ. Tu cales le joint entre tes lèvres et l’allume du briquet au fond de ta poche arrière.

- Alors c’est là qu’on va s’installer ?

Tu pointes la station déjà montée dont tu reconnais les instruments d’un coup de menton, attendant qu’il te confirme pour approcher. Ce sont les outils habituels, mais tu peux voir la qualité des produits. Dante ne tatouerait personne avec des articles de mauvaises compagnies, tu le sais. Il prend toujours soin des autres comme s’ils étaient ses proches. Tu constates le minuscule canapé en forme de S qui sert à installer les clients et tu souris un peu bêtement en te disant que la forme est plutôt pratique et même invitante pour des choses au-delà du simple tatouage. Mais tu te gardes de passer le commentaire, parce que tu as hâte que la session commence.

- Tiens.

Tu lui tends ta drogue douce en croisant tendrement son regard et lorsqu’il la prend entre ses doigts, tu commences déjà à retirer tes vêtements. Les baies vitrées de l’entrée se sont noircies, tu n’as rien loupé de cette nouvelle technologie lorsque tu es entrée plus tôt. Alors tu ne prends pas le temps de passer dans une cabine pour subtilement retirer le tout. Sur le dossier du banc en forme de S, tu jettes ta veste à carreau, rapidement suivie de ton jeans. Tu te retrouves en petite culotte et en t-shirt de nirvana devant ton ami qui, tu le sais, ne manquera pas de mater. Voila pourquoi tu te retournes en lançant.

- J’vais pas tout enlever, faudra qu’tu viennes à mon taff pour ça.

Rire délicat, expression joyeuse au visage, tu t’allonges sur le dos, la partie du corps à encrer face à la chaise qu’il prendra pour les prochaines heures. Et tu attends là, ton regard prit dans cet éternel mélange d’innocence et d’indécence qui charme tellement de gens sans que tu ne le saches.
Juste pour tes yeux gourmands : https://goo.gl/KUtpvB ♥️

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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Lun 1 Jan - 18:56






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


L’art du tatouage n’a pas été qu’une thérapie seulement pour toi-même. Tu en avais croisé des âmes blessées pour laquelle l’encre avaient eu un effet salvateur. Tu te souvenais de cette femme qui avait subi un cancer du sein, dont tu avais tatoué sa poitrine, elle en avait pleuré et t’avais touché. Tu avais été coutumiers des violences conjugales, rude expérience métamorphosée par des sigles parfois guerriers. Tes aiguilles avaient aussi recouvert des cicatrises d’auto mutilation distillant de la confiance en soi pour ceux qui t’avaient accordé leur confiance. Alors forcément tu veillais au grain. Tu te faisais psychologue, oreille attentive et veillait toujours au détail. Tu m’étais quelques parcelles de ton âme dans tes dessins, perfection et harmonie étaient tes buts à atteindre. Pas surprenant que parfois tu en ressortes toi aussi épuisé, néanmoins c’était ainsi que tu t’épanouissais. Les gens étant loin de se douter que ton métier était bien plus que cela mais une manière de penser et d’exister. Ils ignoraient qu’à la fin de chaque journée tu couchais sur papier ces expériences passées afin de ne jamais oublier, et qui sait, peut-être qu’un jour leurs histoires seraient contées parce que ces personnes-là tu les estimais. Tu étais toujours admiratif de celui ou celle qui osait pousser ta porte pour parvenir à dépasser ses peurs afin d’évoluer. Te permettant en un sens toi aussi de te transformer, riche de ces rencontres fracassantes pour toi qui avait le cœur sur la main.

Un rire léger s’échappe de tes lèvres, tu en reviens à déposer un baiser sur son front indiquant avec douceur : « Ne dis pas de bêtise, chaque jour est une victoire, tu n’es pas qu’un simple projet. Un jour j’arriverai je l’espère à t’en persuader. Je peux être obstiné ça tu le sais. » Tu regrettais que Isi’ puisse aussi peu s’estimer, alors tu tentais de lui faire comprendre à travers ton regard qu’elle méritait d’exister, de s’épanouir et de se réaliser. Tu profites tout simplement de sa séance d’effeuillage pour observer mais avec respect, tes lèvres aspirant une bouffée d’herbe, t’amusant à faire circuler la fumée à travers tes narines. Ton regard parvient sans peine à entrevoir les tracés qui vont s’y ajouter. Tu frémis d’impatience, tu en es même presque excité. Tu sais te contenir, tu as beau être animal à moitié, le respect est pour toi une loi qui se doit d’être honorée. Ton sourcil se hausse, un air amusé se peignant sur ton visage : « Diantre tu me fends le cœur à n’en pas douter. Moi qui pensait t’être particulier.» Délicatement tu poses ce qui est supposé vous faire doucement planer, tes mains en viennent à être désinfectées. Ainsi à la suite de cela tu te permets de laisser tes doigts effleurer la zone à compléter. Certainement que ta petite rose devra t’aider pour que tu puisses fumer, tu es assez rigoureux en matière d’hygiène, c’est pour toi une question de respect. Le fait que tu fasses payer beaucoup moins cher ton amie n’exclue en rien que tu sois attentionné, bien au contraire. Un sourire se dessine sur ton visage, elle t’inspirait. Parfois il t’arrivait de dessiner pour au final partir sur une autre idée à l’opposé de ce que tu avais pu planifier. C’est qu’elle t’inspirait sans cesse et ne te bridait guère, la seule chose que tu t’imposais étant de respecter son genre.

Ton regard se relevait de nouveau ta chaise roulant pour attraper de quoi essuyer déclarant : « J’ignore si un jour je parviendrai à ne pas être inspiré à ton propos, je fourmille bien trop à tes côtés. » Tu plaçais tes aiguilles demandant presque innocemment : « En parlant de ton travail ça va ? Je n’ai pas besoin d’aller menacer je ne sais qui de s’être un peu trop emporté à ton égard ? » Loup tu étais et loup tu demeurais, tu étais sérieux dans tes propos. Parfois tu pouvais réellement montrer les crocs même si tu étais un pacifiste né, mais ne fallait-il pas parfois préparer la guerre pour obtenir la paix ? De plus la belle brune tu la considérais comme appartenant à ta petite meute personnelle, cercle intime que tu choisissais avec soin et pour lesquels tu étais encore plus dévoués. Tes gants étaient enfin enfilés et le bourdonnement familier retentissait enfin dans la pièce, douce mélodie à tes oreilles qui t’apaisais légèrement. « Je suis content que tu te sentes en ces lieux à ton aise tu sais. » On le sentait que c’était la vérité, tu voulais que les tiens se sentent bien au sein de cette boutique. Bien que ton secret te pesât un peu, tu hésitais encore à le lui révéler. Pas par manque de confiance mais pour la protéger, tu te refusais à la blesser.   « On a pas mal de temps à rattraper, je compte bien en profiter. » Tes anguilles effectuaient les premiers tracés de manière presque innée. « Une relation en cours ? » Tu aimais te renseigner, tu n’étais pas homme à aider autrui à tromper. Oui tu étais volage mais respectueux. Tu veillais à ce que ton ou ta partenaire soit en accord avec toi. Sex friends. Et surtout si eux aussi étaient volages que ça soit ok autant pour la personne avec qui tu t’amusais que pour ceux/celles avec laquelle il ou elle s’amusait aussi. Te retrouver avec un mari ou une femme blessée et énervée au seuil de ta boutique ? Non merci. Tu avais après tous des responsabilités et de la compassion. Adieu l’époque des quatre cents coups, bien que tu te faisais encore plaisir charnellement.  Bref tout cela pour dire que tu tâtais le terrain de manière éduquée, pas très subtile soit, mais polie. Avec Isidora il était aisé de se laisser prendre à ce jeu de séduction guère sérieux. Puis à quoi bon t’en cacher, elle était ton genre.


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Jeu 4 Jan - 23:39






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De l'aiguille à la peau.
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Dante a toujours été aussi protecteur avec toi. Ça n'a jamais été déplacé ou possessif, toujours respectueusement et d'une fraternité qui, tu dois bien l'avouer, te fait plaisir. Savoir qu'il se salirait les mains pour sauver ton honneur flatte ton ego, mais ce-dernier n'était jamais démesuré, tu t'aies souvent contenté de le rassurer, voir même de dévier la conversation histoire de ne pas l'attirer trop près de ton mode de vie chaotique. Tu exprimes donc un simple "Niet" pour le rassurer, lui laissant volontiers la parole en le regardant se préparer dans ce rituel que tu connais par coeur.

Installée sur le banc, tu lèves les bras vers le haut et les fait pendre par-dessus le dossier, exposant mieux tes côtes contre lesquels tu sens bientôt l'aiguille dessiner les points de repaires de la grande pièce que dessinera Dante ce soir. Dès le premier picotement, ton corps se tend et tu exprimes un délicat gémissement de douleur. Excepté que de ta bouche, on peut entendre une certaine excitation qui trahie ce côtés masochiste que tu cherches toujours à cacher aux autres.

Ton ami lui le sait, pour avoir tracé des lignes sur ton corps maintes et maintes fois, que cette douce douleur te provoque un certain.... éveil... Alors lorsqu'il te demande si tu es en relation, tu ne peux t'empêcher de pouffer de rire un peu. Ce n'est pas vraiment la question en soit qui te fait réagir de la sorte, mais plutôt l'intonation très peu subtile de l'homme qui tâte le terrain pour lui-même. Tu sais comment il est, ce séduisant Dante, lorsqu'il a envie de quelque chose. Et ce jeu de séduction auquel vous vous adonnez parfois est bien loin de te déplaire, alors tu le taquines un peu.

- Voyons Dante. Tu sais bien que ma relation la plus stable est avec toi.

Doucement, tu remontes une jambe et plie le genou pour poser le pied sur la table, ouvrant ton entre-jambe sans savoir que l'homme près de toi peut tout sentir de tes hormones. Tu fumes une bouffée épaisse et la souffle en l'air sans détourner ton regard perché au sien.

- Et toi ?

Tu lui relances la question en sachant bien que s'il avait une femme dans sa vie, tu aurais probablement été dans les premières personnes à être au courant. Toutes ces questions sont futiles, elles ne sont qu'une petite partie de votre jeu du chat et de la souris. Cette sorte de rituel que vous avez de vous agacer jusqu'à ce que l'un de vous perdre le contrôle. La position que tu viens d'adopter en fait d'ailleurs partie, parce que tu sais qu'avoir le visage aussi près de ton intimité seulement couverte d'une culotte va jouer dans la balance. Le pauvre. Il ne peut pas toucher tant qu'il te tatoue et vous en avez pour quelques heures encore. À moins qu'il ne perde le contrôle comme tu aimes tant le voir faire.


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Dim 14 Jan - 18:51






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


Tu es ainsi. Pas que tu fus éduqué ainsi, à dire vrai tu as morflé, tu as sacrément été ravagé par le passé. Alors peut-être que c’est cela la clé, ça qui t’empêche de sombrer, refusant devenir le monstre qu’on a prétendu que tu étais en t’enfermant. Tentant d’ancrer dans ton esprit enfantin que tu valais moins que ce pauvre rat qui était bien mieux traité que la pauvre petite âme que toi tu étais. Par ailleurs on t’avait soufflé qu’une âme tu n’en possédais pas, amèrement ironique de la part d’une sorcière folle à lier. Toujours est-t-il que tu te refusais à blesser, faisant de ton mieux pour au contraire adoucir la vie de ceux que t’entourais. Mais il ne fallait pas te prendre pour un con, loup tu étais et loup tu demeurais, tes instincts de prédateurs t’amenait parfois à grogner et si l’on te poussait bien trop dans tes retranchements a tout simplement attaquer. C’est donc dans un balancement positif que tu accueilles l’information comme quoi Isidora, ta petite sœur, se porte bien. Il peut hélas tellement y avoir des tarés, surtout dans le monde surnaturel dans lequel tu évolues depuis à présent des années. Ho même des humains pas très nets tu en as croisés, mais ils n’ont ni griffes, ni crocs ou pouvoirs magiques donc forcément c’est supposé limité la casse. Bien que les balles il est aisé d’en trouver.

Tu te prends aisance dans le tatouage que tu créés de tes doigts, c’est une sorte de bulle artistique, qui t’enivres et t’accomplis. C’est aussi ta thérapie à toi, parce que mine de rien même si tes plaies ont été pansées, des cicatrices demeurent, et ça sera le cas qu’importe ce que tu feras. Bien à mesure du temps et des souvenirs que tu parviens à créer tu sembles moins en ressentir le tiraillement. L’encre est ta drogue, bien plus saine que ce à quoi s’emploie celle qui passe en cette soirée sous tes doigts. Mais tu n’es pas là pour juger, après tout personne ne pouvait prétendre être parfait et ne jamais avoir pêché.  Toi tu fumes qu’avec elle, l’herbe ne semblant n’avoir que très peu d’effet sur toi. Tes sourcils se froncent délicatement sous la concentration que tu mets dans ton ouvrage, tu as le souci du détail et surtout de la perfection. Ton encre sera après tout éternelle et puis tu as beau avoir quelques années à ton compteur, tu juges que qu’importe les années que tu as traversées, tu seras toujours prompt à apprendre et à évoluer. Néanmoins ceci requiert que tu sois appliqué. Délicatement tu soupires. Pas que son interlocutrice t’agace ou t’ennuies, mais ces derniers temps tu es perdu, même si tu refuses de te l’avouer. Tu hésites, tes aiguilles se stoppant sous la réflexion avant de poursuivre le tatouage. Tu laisses encore quelques secondes passer avant de répondre.

« Je ne sais pas, rejoindre celui que je considère comme un frère, me sédentariser, me poser et tout cela me donne quelques envies. Les années passent, les conquêtes défilent. J’en fus satisfait un temps durant mais peut-être que présentement je souhaite davantage. J’ai pas mal vagabondé, je crois que pour tout avouer je suis un peu las. Voyager c’est beau, mais lorsque tu n’as personne avec qui le partager ça perd un peu de son sens. Je craignais que perdre la personne que je pourrais choisir, mais n’est-il pas pire de ne jamais la connaitre que de vivre de manière éphémère à ses côtés ? » Un rire émerge de tes lèvres. « Je crois que l’herbe me rend bien philosophique en cette soirée, tu as su bien la choisir. » A dire vrai ça n’a presque aucun effet, juste tu sembles avoir fais une rencontre qui semble avoir remis tes désirs, que tu avais profondément enfouis, en avant. Tu te souvenais D’Elijah et Abi, de leur fusion, qui ne rêverait de partager un tel lien ? Toi tu commençais à te questionner, gagnant en maturité. Une petite louve qui te comprendrait quoi de mieux ? Même si tu n’avais jamais connu tes parents biologiques, cela ferait-il de toi réellement un mauvais père ? Puis l’animal en toi avait ce besoin de procréer, c’était naturel que du vouloir tendre à agrandir sa meute. Le loup n’était pas si solitaire qu’il souhaitait le faire croire, un loup seul ne survivait jamais à plusieurs hivers.   « Puis c’est cool d’avoir un message d’une personne qui pense à toi. » Ton rire est plus bourru. « Je suis un peu trop fleur bleue ma chère. » A quoi bon mentir maintenant que tu savais la vérité. Tu avais apprécié être volage mais tes envies évoluaient en fonction de ce que tu avais vécu. On ne reniait sa nature qu’un temps. Adieu le solitaire, mais pour autant tu n’en perdais pas en fierté.


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Dim 14 Jan - 23:19






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De l'aiguille à la peau.
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Tu bois les paroles de ton ami comme un assoiffé qui goûte à l'eau. Si seulement il savait combien tu comprends ses émotions, ses doutes, ses besoins. Il y a, quelque part au fond de ton cœur, ce besoin d'aimer et d'être aimé que cache ton éternel pessimiste et ta conviction de ne rien mériter de mieux que cette vie difficile. Car alors que tu voudrais vivre une vie normale, comment pourrais-tu vraiment t'associer aux gens normaux alors que ton passé est une horreur à simplement se rappeler ?  Tu es comme une graine que l'on a forcé à grandir trop rapidement, ta tige est fragile, tes pétales incapable d'accéder au soleil, alors tu as apprit à t'épanouir dans l'ombre, sous les autres, cachée au milieu des débrits du monde parmi les autres marginaux. Aimer n'est pas ton privilège et tu le sais.

Pourtant, ta main se dépose doucement contre le bras de ton ami, le sommant une pause dans son art. Vos regards se croise et tu lui exprimes un sourire délicat, plein de cette tendresse que tu sais partager. Tu voudrais lui dire, là, tout de suite, l'insidieuse drogue te relâchant, te laissant avoir confiance. Tu voudrais partager, toi aussi, ta peine et lui raconter ton passé, ta vie, et puis ce monde que tu ne lui souhaites pas, mais tu ne pourrais jamais comprendre à quel point il y est lui-même ancré. Une seconde passe, peut-être deux, avant que tu ne remontes les doigts sur son bras.

- Tu n'es pas fleur bleue, mon ami. Tu es seul, depuis très longtemps, et ton désir de trouver quelqu'un avec qui tout partager est normal.

Ah Isidora. Toutes ces choses que tu comprends sans comprendre. Pas étonnant que Dante ce soit autant rapprocher de toi. Tu ne sais pas encore qu'il est un loup et pourtant tu sais voir exactement ce qu'il est.

- Tu as besoin d'une femme aussi douce que toi, mais qui pourra endurer ton caractère parfois limite chiant.

Tu ris, lui offrant un complice clin d'oeil en retirant ta main de sur sa peau pour lui permettre de continuer ta délicieuse torture. Tu étires le bras pour écraser le joint terminé dans le cendrier et puis te replace confortablement en lui souriant malicieusement. À aucun moment, tu n'oseras penser à être une candidate potable pour combler sa solitude. Tu as déjà une place importante en son cœur et s'il avait dû se passer quelque chose de plus sérieux entre vous, ce serait probablement déjà envisagé, discuté, vois même expérimenté. Et si vous appréciez partager la couche de l'autre, il vous semble plus naturel de simplement vous considérer comme des amis. De très bons amis qui verront sans doute encore plusieurs années s'ajouter à leur relation.

- Sinon, ce type que tu considères comme un frère. Pourquoi ne pas le rejoindre ? Si ça ne te fait pas fermer boutique, bien sûr, parce que sinon j'aurai mon mot à dire.

Oui non parce que tu n'as aucunement l'intention de changer de tatoueur, surtout maintenant qu'une nouvelle pièce commence à s'ajouter contre ta peau.


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Mar 23 Jan - 18:52






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


Cette douceur dont tu fais preuve sans le savoir elle te vient de ton passé. Toutes ces choses endurées t’ont mené à être l‘homme que tu es à ce jour te marquant à tout jamais. Chaque épreuve endurée nous forgeant d’une manière bien différente. Seul nous étions maitres de la manière dont nous décidions n un sens d’évoluer. A quoi bon être rempli de sadisme digne d’un grand méchant de roman ? Qu’est-ce que cela pouvait bien apporter que d’être un être abject ? Il fallait avoir un sacré problème pour daigner prendre du plaisir dans la douleur d’autrui et penser que cela était la seule manière de procéder. Bien sûr comme toute personne tu pouvais té révéler à ton tour dur et blessant. En prédateur que tu étais tu te défendais et protégeais ceux que tu jugeais être comme t’étant réellement importants. Après tout quand la neige tombait et que les vents glacés soufflaient, le loup solitaire mourrait, mais la meute survivait. Il était donc plus que nécessaire de protéger ce cercle de proche qu’il était en un sens une meute, bien que différente que celle que tu avais officiellement intégré. Tu jugeais que cela faisait partie des choses nécessaires à ton bonheur et ton développement personnel que d’être bien entouré. Isolé et enfermé tu l’eu été durant quelques années, et pour tout avouer jamais plus tu ne souhaitais que cela puisse t’arriver. Après tout voilà plus de deux siècles que tu foulaid cette terre et tu étais loin d’en avoir terminé.

Finalement peut-être tentes-tu de la protéger parce que l’aura d’Isidora est ho combien spéciale, les vampires l’ayant marqué à tout jamais. Ho tu croyais à ce genre de choses qui faisaient état de l’évolution des âmes. A quoi bon t’y refuser d’y croire, toi la légende urbaine incarnée. Ton regard se radoucissait, tu ne parvenais à jamais rester troubler bien longtemps. C’est que tu avais l’habitude de te maitriser chez toi ça en était devenu presque inné. Délicatement ta tête se hochait. C’est qu’elle est loin de se douter ton interlocutrice que « longtemps » comme mot est en effet plus qu’approprié, loin de se douter que les engrenages du temps sont pour toi bien différents. L’époque où vous étiez amants semblant être clôturée, et tu ne peux nier que ça te rassure que la tatouée puisse aussi bien le prendre. Tu étais un peu gêné et effrayé à l’idée qu’elle puisse s’en sentir blessée. Un léger rire s’échappant de ta gorge sous ce que tu sais une boutade à ne guère prendre au premier degré. « Etre chiant en un sens c’est bien, être trop planplan mènerait à un ennui profond. Nous ne vivons qu’une fois alors autant en profiter n’est-ce pas ? » Tu la fixais avec une certaine intensité, comme pour la convaincre que d’en effet appliquer ce précepte à sa propre existence. Néanmoins Isidora seule peut juger du la voie qu’elle souhaite emprunter.

Tu n’as jamais été dans le lieu où la jeune femme travaillait. Pourquoi ? Les odeurs te seraient trop agressives. Odeurs synthétiques mélangées aux phéromones de tout à chacun. Tu savais que cela risquait de te mettre les nerfs à rude épreuve. Une chose que tu ne pouvais pas te permettre. Vous les loups vous n’aviez pas le droit de déraper. Reprenant ton art tu poursuivais. « C’est déjà le cas petite fleur. C’est pour ça que je me suis établi en cette ville. Pas que j’en avais une en tête de toute manière. Les londoniens, pour certains ont le culte de l’art. Pour l’instant je m’y plais. Puis je viens juste de m’y instaurer, hors de question que je ferme boutique ! La paperasse est bien trop chiante. » Tu grognais doucement face aux difficultés éprouvées face à l’administration, parfois tu avais eu envie de les secouer. Ton regard de nouveau se relevais. « Pas que je sois prompt à te juger mais et toi ? Je veux dire ce travail tu ne pourrais le faire pour l’éternité ma belle. As-tu de quelconques projets en tête ? Tu sais que je peux toujours t’aider si besoin est. Maintenant que je suis fixé ça sera largement plus aisé. » Finalement voici que tu abordais le sujet. « Je sais que recouvrir ton corps de tatouages est une bonne thérapie, et que tu évolues à ton rythme. Allons-nous parler un jour de ce qui te semble tant de préoccuper depuis des années ? » Le ton était doux comme si tu ne souhaitais guère l’effrayer. Tu lui tendais une perche pour quelle daigne enfin se confier en cette soirée et en toute intimité.



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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Mer 24 Jan - 4:42






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De l'aiguille à la peau.
"Isidora Ostrovski & Dante G. Wood"


Tu ne te poses jamais ce genre de questions. Mais tu n'es pas comme les autres et tu le sais bien. Tous ces gens qui rêvent d'un futur épanouissant, ceux qui cherchent l'amour et le confort d'un foyer rempli d'enfants. Les gens veulent tous évoluer, trouver la carrière qui leur convient, faire suffisamment d'argent pour troquer le gris londonien pour les plages dorées, l'espace de quelques semaines. Sauf que la notion du temps pour ces gens qui se croient invincibles n'est pas la tienne. Tu as connu les secondes qui durent une éternité et les nuits qui prennent une tournure d'infini. Tu as vue la lourdeur des aiguilles qui n'avancent plus sur les horloges d'un manoir où le temps t'as semblé figé durant plusieurs années. Alors des projets... ça te semble un concept tellement futile, une vie inatteignable que tu ne sauras jamais vivre, toi, vulgaire poupée sans papiers qui, aux yeux de la loi, n'existe plus depuis se treize petites années de gamine.

Tu grimaces sous le passage de l'aiguille contre tes côtes sensibles. La douleur fait pression, la vibration de l'appareil semblant accentuer le pincement qui se propage et te créer des frissons. Ça te rappelle pourtant au moment présent et t'empêche de retomber dans de désagréables souvenirs qui n'ont pas leur place dans cette magnifique boutique. Et puis même si c'est inconfortable, il y a quelque chose de réconfortant dans cette sensation que tu connais par coeur. Comme un rappelle de la présence agréable de ton ami.

Tu n'as pas le temps de lui répondre que les projets pour toi ça n'est pas important. Que ton travail a beau être mal vue, tu y es appréciée, protégée par ton boss de qui tu as la chance d'être l'une des favorites. Tu voudrais le rassurer, lui expliquer qu'exposer ton corps de cette façon te permet de te sentir en contrôles, de te sentir forte et belle malgré cette peau ravagée par les cicatrices. Cette même peau que tu es aujourd'hui fière d'afficher, grâce à ses bons soins à lui, grâce à son magnifique talent et tous les tatouages qui complimente magnifiquement ton corps, comme si Dante avant prit la peine d'en détailler chaque courbe. Mais tu n'en as pas le temps.

Ton coeur manque un battement, bouleversée que tu es d'entendre finalement cette question qui était restée un tabou entre vous deux. Tu ne le sais pas, Isidora, mais l'homme près de toi peut entendre le changement de rythme cardiaque qui se déclenche en toi, malgré ton visage de porcelaine qui n'ose exposer la moindre émotion. Tu poses les yeux sur lui de nouveau, un dilemme monstre troublant ton esprit malgré ton expression tempérée. C'est peut-être le joint que tu as fumée presque toute seule. Le fait que t'as toujours besoin d'une cam un peu plus forte pour que Dante puisse décoller un peu lui aussi. C'est qu'il est résistant, le grand gaillard. C'est peut-être aussi parce qu'il vient de s'ouvrir lui aussi, mais là tout de suite, tu voudrais tout lui dire, retirer ce poids que tu portes seule depuis quatre longues années déjà...

Tu voudrais lui parler de cette journée d'hiver, de cette anniversaire de libération qui approche, journée que tu passes complètement seule chez toi, à regarder la neige tomber comme elle le faisait à Moscou. Tu aimerais exposer l'horreur de ton histoire, la déchirure de ce coeur que tu as du apprendre à reconstruire. Ces doigts qui réapprennent à écrire, cette langue que tu as tout fait pour mieux connaître, pour mieux te cacher. Tu voudrais parler des raisons qui t'empêchent d'exister vraiment, de celles qui ne font de toi qu'une jeune femme vivant dans l'ombre, dans cette drogue et cette débauche qui ne vont pas avec son regard d'enfant. Mais tout ça, ce serait lui exposer des vérités qu'il n'est pas prêt à entendre. Oh, pauvre humaine. Tu ne comprends pas encore que Dante est déjà plongé au coeur de ce monde que tu cherches à lui cacher. Si tu savais. Si tu savais, le lui dirais-tu ?

Tu détournes le regard. Quelque chose s'y voile, comme une nostalgie qui n'a rien de douce ni d'agréable. Tes yeux clairs glissent le long de ces vitrines qui se sont noircies pour vous laisser de l'intimité. Est-ce que cela fait de toi une mauvaise amie ? La question te semble douloureuse, tu te tortures, culpabilise de ne pas offrir de réponse claire à celui pour qui tu ferais tout. Tu dois lui répondre quelque chose, non ? Dire juste un mot ou deux. Briser le silence que tu prolonges égoïstement entre les passages de l'aiguille qui gorge ta peau d'encre noire. Tu te pinces les lèvres, sert le dossier de cuir au-dessus de ta tête et de ta voix oppressée de craintes, tu lui souffles.


- Traffic humain.

Mais déjà, ta lèvre inférieur tremble et tu dois y enfoncer les dents pour l'immobiliser. Toujours incapable de le regarder, tu gardes ton visage tournée de l'autre côté, comme effrayée à l'idée qu'il puisse voir la fragilité dans tes yeux humides. Tu ne lui as pas dit la vérité toute crue, mais l'évidence est tout de même là. Tes parents t'ont abandonnés aux mains d'un homme pour qu'il accepte de les laisser vivre....


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MessageSujet: Re: De l'aiguille à la peau. [PV Dante] Mar 30 Jan - 14:37






De l'aiguille à la peau
Isidora & Dante


Longtemps tu as vécu dans la crainte, celle d’être un monstre. Les histoires qui circulent à votre sujet ne sont guère belles. Prenez l’exemple du petit chaperon rouge. Bien qu’originellement le conte n’eut été écrit que pour mettre les jeunes demoiselles en garde contre les damoiseaux de l’époque, le loup eut malheureusement, une image bien dégradée. En même temps c’est en réalité une sombre histoire de viol. Donc forcément durant de longues années tu as regretté d’être ce que tu es. Te transformant à chaque pleine lune de manière innée et insensée. Puis un jour tu as compris que le sang ou nos origines ne sont pas supposé nous formatés, que nous ne sommes guère obligés de suivre cette voie qui semble être toute tracé. Seul nos actes font de nous la personne que nous sommes. Le libre arbitre, voilà un bien ho combien précieux, droit qui t’avais poussé sur ces chemins, parfois escarpés, en terres inconnues, juste pour tendre à apprendre et à être un homme meilleur. Jour après jour être une meilleure version de toi-même sans quelconque concurrence avec autrui si ça n’était ton toi de la veille.

Alors forcément lorsque tu entends ce cœur déraper tu sais que tu lui fais du mal. Tu te détestes pour ça Dante mais tu n’as pas vraiment le choix, en quelque sorte du moins. Tu sais que parfois pour convenablement désinfecter une plaie pour qu’elle puisse être soignée, il faut rouvrir, pour en sortir les débris qui se sont logés sous peine que ça s’infecte. Un mal pour un bien en somme, c’est assez paradoxal, comme se servir du venin d’un serpent pour réaliser son antidote. Qui plus est Isidora est bien loin de se douter qu’il y a quelques similarités dans votre passé. Toi tu as été kidnappé, enfermé par une sorcière, servant de rat de laboratoire. Quelques brides te sont revenues ces derniers temps, c’est encore flou, mais tu sens que les souvenirs comment à ressurgir, le sceau à ton cou s’affaiblit. Traite des humains ? On peut dire que toi aussi en un sens tu rentres dans cette amère catégorie. Voici pourquoi la liberté et le libre arbitre te sont si importants. Voilà aussi pourquoi tu avais toujours rêvé à un tour du monde avec Abi’, voici pourquoi tu détestes être enfermé. Délicatement tu stoppes ta machine. Il est temps de faire une pause. C’est rare dans ton cas tu te stoppes aussi tôt. Tu es un passionné, un bourreau de travail, et avec un tel corps sous tes doigts tu es toujours inspiré, parce que mine de rien ton interlocutrice possède une belle âme, écorchée soit, mais tu le sens il y a matière à faire bien qu’elle doute d’elle-même. Tu retires tes protections que tu déposes sur ta table stérile. L’heure est à la parole et peut-être à un contact réconfortant. Tu sais que ça sera un moment difficile, qu’elle en sortira épuisée et vidée, mais bien mieux en un sens, peut-être même prête à évoluer. Néanmoins avant tu te dois de la rassurer, pour que la tatouée se décide à se dévoiler sans remords et craintes.

Doucement tu rapproches ton tabouret, et t’exprime enfin brisant le silence soudain de la pièce. « Je ne te jugerais pas à ce propos petite fleur, jamais. Tu en souffres manifestement, à quoi bon enfoncer le couteau dans la plaie, je suis ton allié pas ton ennemi. Jamais. Je t’incite à parler parce que c’est en un sens libérateur qu’une personne soit là à t’épauler tout en sachant et connaissant ton passé. Tout en venant à frapper ces jours anniversaires où elle sait que ça n’ira pas bien. Ceux que je prénomme être : Les jours de misères. Tu sais juste pour ne pas que tu sois seule, pour te changer les idées ou juste être une présence physique même. » Délicatement ta gorge s’éclaircissait, tu tergiversais, devais-tu lui dévoiler ta condition de loup ? Tu hésitais de plus en plus, peut-être cela serait beaucoup trop pour la brune. « J’ai été enfermé un temps, enlevé aux miens sans jamais les connaitre, mon esprit a occulté grâce à un procédé proche de l’hypnose en quelque sorte. Aujourd’hui les souvenirs grattent de nouveau à ma porte chaque nuit. Retour du boomerang en pleine gueule. » Tu t’esclaffes mais ce n’est pas de l’humour, c’est plus de lassitude. « J’ai douté un temps de ma nature à cause de ce passé, je pensais même ne pas mériter fouler cette terre. Tu sais tu te lèves tu te regardes dans le miroir et tu te dégoutes. Dégoût que te pousses à imaginer la meilleure des manières d’en finir avec tout cela.» Toi géant au cœur immense, peu savaient ceci. Tu ne laissais pas paraître ce passé infernal, jamais.

Tu te stoppais quelques secondes avant de reprendre calmement : « On a tous un quelque chose à apporter à ce monde. Manifestement il est encore tôt pour que tu le comprennes et puisse le croire Isy, mais pour toi aussi c’est le cas. Je ne pense pas que notre rencontre soit un pur hasard. Et si tu es toujours là c’est parce que toi-même tu perçois un minuscule espoir. Si tu es là c’est parce que ta volonté de vivre est plus forte que celle de mourir. Alors utilise la petite fleur. Bats-toi et putain venges-toi. Epanouis-toi, soi une femme libre et libérée. Montre-leur les crocs, tu peux avoir le monde à tes pieds ma chère j’en suis persuadé ! » Avec douceur tu lui tournais son visage vers le tien, tes yeux se faisant doux : « Et sache que les jours de misères, ceux où tu n’as plus la force, une porte te sera toujours ouverte, la mienne. Je serai toujours prête à t’écouter te confier sans jamais te juger. » Un petit rire t’échappait. « Bon peut-être parfois pour te botter les fesses car je suis sûr que tu as la capacité d’accomplir tant de choses. Moi je crois en toi, alors si tu me fais confiance bientôt toi aussi tu croiras en toi. »



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De l'aiguille à la peau. [PV Dante]
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