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La marche de la destinée [Katherine]

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Dante G. Wood

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MessageSujet: La marche de la destinée [Katherine] Jeu 7 Déc - 12:33






La marche de la destinée
Katherine & Dante


La destinée. Un concept qui se pérennisait à travers les siècles.  Tu étais de ceux qui y croyaient, tu avais lu et entendu tant de choses à ce sujet qu’il ne t’était plu permis de douter. De celle qui te fascinait le plus, il y avait celle d’Ulysse, néanmoins tu étais loin de te douter que tu n’avais rien à lui envier. Que la tienne était tout aussi aventureuse et qu’en cette journée tout ce que tu pensais acquis allait en être bouleversé. Tu n’avais guère rechigné à revenir au sein de ce foyer. Bien que tu aurais continué à voyager si Elijah ne t’avait pas appelé et demandé de venir l’aider. Tu ne regrettais pas d’avoir accepté tous ces responsabilités, pas par appât du pouvoir, mais tu souhaitais l’alléger. Tu savais que celui que tu considérais comme un frère avait quelques difficultés à se préoccuper de lui-même et avait ce souci de trop bien faire, quitte à malheureusement s’oublier. Or tu jugeais qu’aujourd’hui il était l’heure pour lui de parvenir à effectuer son deuil, que le PDG était en droit de sourire de nouveau, même s‘il avait lui-même l’impression d’effectuer une trahison à celle que vous aviez tous les deux aimés. Abigael tu la considérais comme ta sœur, mais elle avait su atténuer tes peurs, grâce à elle tu étais parvenu à te soigner et à apprécier ta liberté. A créer des souvenirs que tu t’efforçais de conserver en les couchant sur papiers. Bien que dans le fond tu étais loin de te douter que la plupart de tes souvenirs avaient été bridés, qu’aujourd’hui ta destinée allait de nouveau se manifester et qu’il n’y avait pas que ton Alpha qui devait se soigner.

Tu ignorais pourquoi mais à cet instant ta nuque te picotait, ton regard se relevant du dessin sur lequel tu tétais penché deux heures plus tôt, en oubliant ta tasse de café qui était présentement glacée. Tes sourcils se fronçaient doucement, observant ton fidèle compagnon, qui était allongé à tes pieds mais ne semblait guère broncher. Tes épaules doucement se haussaient, une de tes mains venant frotter ton visage avant de couvrir ta bouche étouffant avec grand peine le bâillement intempestif qui venait de se déclencher. Aujourd’hui allez savoir pourquoi tu étais éreinté, en fait tu te doutais que ta nuit fut agitée. Seul problème tu ne parvenais jamais à te souvenir des rêves qui t’agitaient. Cela en devenant complètement frustrant, mais plus tu semblais t’efforcer à te les remémorer et plus ils s’échappaient. Des jours que cela durait, tu n’en avais guère parlé à qui que se soit, pour toi cela était sans importance. Et puis tu ne connaissais que trop Elijah, il allait de suite s’inquiéter, cependant tu jugeais qu’il avait bien mieux à faire que d’écouter tes boniments. Délicatement tes doigts passaient sur la marque à la base de ton cou, tentant d’apaiser le phénomène qui s’était accru avant de te relever, décidant d’aller te faire un nouveau café. Certainement que la zone était ankylosée vu la position dans laquelle tu t’étais installé. Un sourire affectueux vers Hadès que tu gratouillais recevant un coup de langue affectueux avant de te figer et d’étouffer un grognement. Merde voilà que les migraines revenaient et que tu te crispais. Pas de café, une infusion serait bien plus justifiée. Un mélange d’herbe que tu avais ramené d’une de tes destinations, une chamane qui l’avait créé à ton intension. Tu n’avais aucune idée de ce qui pouvait y être mélangé, tu t’en fichais, du moment que ça pouvait t’apaiser.

Songeur tu observais les lieux, en te demandant que tu pouvais y arranger alors que l’eau était à chauffer. Tu souriais face à la décoration que tu avais placardée sur bien des murs, donnant tout de même une pointe de mystère à ta boutique, dont tu semblais bien fier. Quelques éléments mystérieux et ésotériques que tu avais glanés lorsque tu avais voyagé. Au moins tu étais certain de ne pas retrouver pareille réplique de décoration au sein de Londres. Tu ne regrettais guère d’avoir ouvert ce lieu, qui déjà semblait bien fonctionner au point que tu avais déjà dû recruter. Ton portfolio se remplissant, te permettant de ne jamais t’ennuyer tout en arrangeant ton temps à ta guise. Assez important lorsque vous étiez un loup-garou et que vous subissez l’influence de la lune lorsque cette dernière le jugeait nécessaire. Néanmoins là tu étais hors horaire, le loft que tu étais supposé occupé terminant d’être aménagé, tu étais donc bien obligé pour l’instant de demeurer ici pour travailler en toute quiétude. Pas que cela t’ennuyait, tu savais très bien t’adapter. Sauf que voilà, tu étais loin de te douter qu’en cette soirée tu allais recevoir une certaine visite qui allait te chambouler. Tu étais en train de verser l’eau pour ton thé lorsque tu perçus la cloche teinter. Qui à cette heure-ci pouvait te visiter ? Tu ne verrouillais jamais la porte de ces lieux, stupide serait l’individus qui oserait s’attaquer à un bêta, néanmoins tu demeurais sur tes gardes lorsque tu t’avançais. Tu savais que des chasseurs sévissaient et d’autres individus dont les intentions n’étaient guère toujours très claires, alors même si tu distinguais une silhouette féminine tu préférais te méfier. Ta voix grave soufflant un seul mot, mais qui semblait dissimuler bien des interrogations, dans l’attente de réponses que tu espérais imminente : « Bonsoir ? » Oui tu savais que tu aurais du davantage t’exprimer, et qu’une salutation n’aurait pas dû être une question. Cependant étrangement l’animal en toi semblait soudainement s’animer et cela te rendais quelque peu perplexe, car tu ignorais comment tu devais l’interpréter et ce qui allait en découler. Néanmoins tu semblais bel et bien troublé. Tu ne pouvais t'empêcher d'approcher et aussi d'ajouter : "Est-ce que je peux vous aider ?"


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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Lun 11 Déc - 16:45


la marche de la destinée
(proverbe anglais) ▽ Nous portons tous notre destinée sur notre front, mais les lettres sont si obscures que personne ne peut les lire.
"Depuis des semaines, je vois cette femme au loin qui n'ose pas s'approcher. Depuis des semaines, je me triture le cerveau à savoir si je l'ai déjà vu quelque part mais ma mémoire ne m'est d'aucune aide. Je passe mon temps à faire comme si je n'avais rien vu. Je vois bien qu'elle me surveille, elle a envie de me dire quelque chose mais elle ne sait certainement pas si elle doit avoir confiance... Approche un peu plus... Et c'est ce qu'elle fait. Elle approche un peu plus à mesure que les semaines passent. Elle note de mes moindres faits et gestes. Cette femme m'observe presque plus que ma mère, ça en devient anxiogène. Mais je patiente. Je sais qu'elle finira par faire le premier pas. Au bout d'un mois, c'est ce qu'elle fit : de toute sa hauteur, de toute sa prestance, elle se présentait devant moi et m'afficha un léger sourire réservé. Un sourire de convenance comme on en faisait à son époque.

Sa longue robe m'indiquait qu'elle avait vécu au XIXe siècle. C'est le style de celle-ci qui me donnait plus d'informations sur l'époque exacte. Je la détaillais sans gêne pour savoir à qui je m'adressais : une robe en mousseline noble, une mousseline certainement du même acabit de celle d'Agathe, l'une de mes ancêtres. Le tissus devait certainement venir de Lyon, l'une de meilleures fabriques de textile de l'époque. Une taille haute, sans corset, des manches ballons et des épaules dénudées, habillées d'un léger châle en cachemire pour couvrir du froid... Pas de jupons et une coiffure à la mode antique... Très certainement une femme du tout début du XIXe siècle. Ses cheveux blés relevés en chignon révèle néanmoins un visage sévère et un pendentif que je reconnais tout de suite : celui des sorcières des Provinces-Unies, l'ancienne Hollande. Je lui adresse un large sourire et j'écoute ce qu'elle a à me dire.

C'est une sorcière régente, elle aussi, qui vient me demander de l'aide pour un de leur protégé. Un certain Gabriel, renommé Dante, un loup venu il y a peu à Londres. Elle me parle de son histoire tragique lorsqu'il était enfant et de son problème actuel concernant son identité et son passé. Il est évident qu'il s'agit tout de suite d'un problème que j'ai à régler. Je me sentais encore plus concernée lorsqu'une des Anciennes me glissait à l'oreille qu'il était l'un des descendants d'une famille de sorcières de Londres. Et comme on me l'a appris durant toute mon enfance, j'apprends. Je consulte les livres qui sont à ma disposition pour trouver une solution au problème, je me permets même de rendre visite à Salomé pour consulter les livres de sa famille et de cerner au mieux le sujet.

Beaucoup trop déshumanisée, je suis, et c'est en me rendant compte que je fonçais dans le mur que je décidais d'abord de lui rendre visite et d'en connaître un peu plus sur son état. Comment soigner un patient sans le diagnostiquer ? C'est en ce soir de décembre que j'avais décidé de me diriger vers la petite boutique de tatouage – petite boutique dans laquelle je ne serais jamais entrée habituellement, me connaissant. La cloche tinte claire, le bruit de mes talons aiguilles accompagnent le silence de la pièce. L'effluve du café chaud arrive à mes narines rougies par le froid. Je sens que j'émane la fraîcheur de ce mois de fête, tandis que je retire minutieusement, doigt par doigt, mes gants en cuir. Je perçois une voix au fond de la boutique tandis que je détaillais les murs décorés de symboles ésotériques dont certains m'étaient familiers. « Bonsoir ? ». J'avance alors vers lui tandis que d'un geste de la main, je referme le verrou de sa boutique pour ne pas être dérangée. Du moins, ne pas être dérangée par une présence vivante, pour le reste, rien n'est moins sûr.

J'aperçois alors un homme immense : je suis obligée de lever le nez haut pour voir sa longue barbe et ses cheveux ramenés en chignon. Même mes talons ne m'aident pas à avoir l'air plus grande. « Est-ce que je peux vous aider ? » Ne sachant pas par quoi commencer, je me humecte les lèvres, triturant mes gants que je finis par ranger dans mon sac. J'aperçois alors la régente de Hollande qui me sourit derrière lui avant de disparaître. Je ne me suis donc pas trompée, c'est bien lui. Habituellement froide et distante, je sais qu'ici, je viens en amie. Et ce n'est surtout pas en lui montrant mon enveloppe de régente distante que j'arriverai à le convaincre de me faire confiance.

« Bonjour Dante, je suis ravie d'enfin te rencontrer. Je suis Katherine Chadwick, la Régente de Londres. Tu as certainement dû entendre mon nom une fois ou deux... J'ai cru comprendre que tu étais le bêta d'Elijah Keegan ? »

Je hausse les sourcils, en attente d'une réponse et sers chaleureusement la main du colosse tandis que deux chaises, soudainement animées, s'affolent derrière moi pour venir se poster l'une face à l'autre, accompagnées d'une table pour qu'il y pose sa tasse de café. J'agite alors ma main libre en direction de sa cuisine pour que le reste du café nous rejoigne. Je le fixe un instant avec un petit regard doux et maternel. Comment ce colosse a-t-il pu un jour être un enfant qui a vécu une enfance si terrible ? Les apparences sont visiblement trompeuses.

« - Et si nous nous asseyons ? Je crois que nous avons beaucoup de choses à nous dire. Je sais, dis-je en regardant la vaisselle s'affairer, ça fait un peu La Belle et la Bête, mais nous avons beaucoup de temps à rattraper, pas le temps pour des civilités trop longues. »
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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Jeu 14 Déc - 11:30






La marche de la destinée
Katherine & Dante


La moralité. Les scientifiques vous souffleraient que cela étant présentement la grande différence qui permettait de nous dissocier du règne animal. Nous, simples humains, avions la capacité de discerner le bien et le mal. Grand concept établi depuis la nuit des temps que vous soyez croyant ou non vous ne pouviez guère y échapper. Nous naissions « neutre » pour finalement être sculpté, façonné et modifié par nos expériences. Effet papillon, nos actes influaient sur la balance qui nous était attribuée dès que nous pouvions nos premiers cri, propulsé dans ce monde inconnu au sein duquel nous apprenions à survivre. La moralité n’étant alors que la jumelle du libre arbitre, car n’étions pas nous pas amené à décider seul de l’individu que nous devenions ? Il n’en revenait qu’à nous d’effectuer des choix constants au cours de notre vie. Libre à nous de demeurer le regard fixé sur le passé, prompt alors à nous entraver, accabler et de nous enfermer.  Libre à nous de nous propulser, de nous envoler et ainsi d’évoluer. Balance fragile qui d’un seul choix pouvait abruptement basculer. Alors de quel côté avait-elle penché en ce qui le concernait lui ? Un coup d’œil sur son passé et des conclusions hâtives aurait pu être tirées. Lui, expérience de laboratoire, autrefois brisé et soumis à sa bestialité., aurait dû craquer et être déshumanisé. Ce qu’il l’avait sauvé ? La chaleur de foyer, et sa capacité de résilience, n’ayant guère à avoir honte aujourd’hui de l’homme qu’il était devenu. Peut-être pas parfait mais après tout qui l’était ? Oui, mais voici que la destinée se plaisait à encore une fois le chambouler, dans ce chemin qu’il avait décidé d’emprunter. Toutes ces années le brun avait mené son existence plongé dans l’ignorance, bien ignorant de ce fardeau qui toujours le poursuivait. Spectre funeste du passé qui se mouvait et jamais ne le lâchait. Mémoire tronquée et surtout en partie dissimulée par une magie qui l’avait marqué. Oh grand dieu bien sur que ça l’avait grandement aidé mais ces derniers temps jour après jour il luttait, s’acharnant à demeurer l’être qui avait choisi d’être. Autant ce le dire, sa maitrise s’était améliorée, mais néanmoins il s’y épuisait. Surveillance et maitrise se devaient d’être toutes les deux constantes et demandaient beaucoup d’énergie, point de relâchement possible. Jamais il n’en avait eu une totale maitrise bien qu’il était loup né et qu’hélas cela aurait supposé du lui être plus aisé, presque inné. Dante avait fait preuve de pugnacité, curiosité des cultures qui l’avait grandement aidé, mais aujourd’hui il était épuisé. La pleine lune l’avait accablé et il y avait une meute à gérer ou surveiller, son alpha ayant manqué de peu d’être tué. Celui qu’il considère comme étant un frère, lui ayant offert un poste à responsabilité, lui qui avait gagné en maturité. Pourtant à cet instant le bêta était en alerte, l’adrénaline parcourant ses veines. C’est qu’il était loin de se douter qu’en réalité son ADN réagissait à la présence de la personne qui s’était introduite dans sa boutique. Son héritage maternel de nouveau s’éveillait, vestige d’une magie profondément enfouie. Sa marque invisible à tout regard humain, en venait à le picoter, petites décharges électriques pas très agréable, devenant plus puissantes que ces derniers temps. C’est que l’énergie en lui crépitait ne demandant qu’à être libérée après tant d’années emprisonnée.

Le regard azur se faisait scrutateur, leur couleur révélatrice de la tempête qui en lui rugissait. Les sourcils en venant à doucement se froncer sous la mention de son statut actuel et surtout du nom de celui qu’il considérait comme un frère. C’est qu’il était devenu un peu méfiant avec les nombreux dissidents. Puis qui en venait à ainsi se présenter en rentrer ainsi dans le vif du sujet hein ? Logiquement personne, à croire que Londres n’aurait jamais de cesse de le surprendre. Et il est bien loin de la vérité voyant alors les objets d’un coup s’animer, son corps se crispant soudainement face à la démonstration de magie qui vient d’être effectuée. Un signal d’alerte s’allumant et son statut se révélant alors que son regard se fit d’or, ne pouvant s’empêcher de réagir à ce qui ignore être une partie de son héritage. Sa position révélant aussi qu’en lui demeurait profondément enfoui cet enfant apeuré et torturé. C’est d’une complexité. Il voudrait se méfier, seulement ce regard qui lui ai attribué le fait en un sens douté, croire ou se méfier ? Pourtant aucun des grigris présents dans la boutique n’en est venu à s’animer ou l’alerter. Oui il a toujours été fasciné par la magie qui aurait pu lui être destinée, étant d’une certaine ensorcelé comme il se complaisait à le dire, loin de se douter qu’il n’était guère loin de la vérité. Il s’était renseigné à travers le périple qu’il avait effectué, se laissant conter des légendes d’un autre temps. Les flux de magie qui parcourent la pièce, il pourrait presque les palper, il a vite fait d’analyser et comprendre que celle qui s’est invitée n’est pas une personne commune, elle a des responsabilités. Oui, Katherine l’a tout de suite avoué, mais les mots peuvent être mensonges en revanche actes et aura ne sont que vérités.  Ses épaules semblent du moins en porter le poids et elle sait que trop bien s’exprimer au-delà de cette aura qu’elle semble dégager.

Le tatoueur ne peut alors s’empêcher de répliquer d’une manière calme et dénuée de toute agressivité : « Vous êtes donc la Belle et moi la bête, j’ignore dans quel sens je dois prendre cette métaphore. » Un sourcil en vient à se hausser alors que son regard se pare de nouveau de bleu, cherchant ainsi à se maitriser. Il pouvait bien l’écouter non ? Néanmoins il semble prompt lui aussi à aller droit au but, à savoir s’il pouvait lui accorder sa confiance ou non. Cependant le mot normalité n’est pas mot que l’on pouvait présentement utiliser, les deux interlocuteurs étant tous deux des créatures de ces histoires que le soir à vos enfants vous contiez. Ses mains en viennent à de nouveau se crisper, mais sur le dossier d’une chaise à sa portée. A peine le temps de déposer le mug, que les cauchemars qui semble le poursuivre même éveiller, revienne sévèrement l’agiter. Il se retient de grogner, un flash en venant à le couper de cette réalité quelques secondes seulement, cela n’est guère agréable au contraire ça en est devenu douloureux. Cette cage qui ne cesse de revenir dans ses pensées et ces sorts qui semblent lui être destinés, son regard un peu torturé en vient à de nouveau se relever. La différence néanmoins réside dans l’intensité, il en a le souffle presque coupé, son sourire s’est même envolé. « Pardonnez mon manque de civilité, je suis quelque peu perplexe à une telle visite tardive au sein de ma boutique. Et un peu indisposé ces derniers temps… » Il en vient à se redresser, faisant fit du feu qui parcoure ses veines pour affirmer : « Vous n’êtes pas en ces lieux pour Elijah, vous savez où le trouver… » Son cerveau en vient à s’activer et machinalement il tire une chaise pour son invitée. « Je suis prompt à vous écouter. » Par ailleurs il presse même un interrupteur, la lumière à l’extérieur se transformant pour indiquer qu’il est à présent fermé, revenant se poser face à son interlocutrice lui servant un café. Hadès est venu se faufiler et à ses pieds s’échouer pour être rassuré par celui qu’il considère comme étant son Alpha. Ce que fait Dante, ses doigts le caressant, tous les deux se rassurent ainsi mutuellement faisant preuve d’une grande complicité. Mais il a tantôt fait de rapidement l’interroger sa curiosité étant piquée. « Pourquoi ? Pourquoi venir me voir. Pourquoi la régente et pas un initié ou que sais-je encore ? » Le sucrier est doucement poussé vers la jeune femme ainsi que le lait. Au moins il n’a pas perdu ses bonnes manières.

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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Mar 26 Déc - 3:59


la marche de la destinée
(proverbe anglais) ▽ Nous portons tous notre destinée sur notre front, mais les lettres sont si obscures que personne ne peut les lire.
"C'est un moment délicat que d'aller voir quelqu'un pour lui parler d'un passé si difficile et si douloureux mais c'est le moment que je préfère : c'est un moment humain, avec une personne humaine, ressentant des sentiments humains. Alors certes, la magie y a foutu un sacré capharnaüm, mais je suis soulagée de voir que pour une fois, je discute tranquillement, sans rapport de force, sans intimidation, sans chantage, sans méfiance. Une simple discussion pour ce soir, les solutions magiques viendront après.

En le voyant se questionner je m'attarde un peu plus attentivement sur sa décoration. Ce que vous croyez être des décors posés ici et là un peu au hasard, ont en fait été choisi avec beaucoup d'attention et déposée avec une rigueur que je ne connaissais que venant de moi. Chaque chose à sa place et il n'est pas possible de le déposer ailleurs. Mais contrairement à cette rigueur qui sévit chez moi, tout cet ordre donne une harmonie qui vous font vous sentir à l'aise. C'est fait avec beaucoup de goût et il est très difficile de faire ressentir cette atmosphère. Pour quelqu'un qui vient juste d'emménager sa boutique, ça en dit long sur le personnage.

Et c'est d'ailleurs avec une très grande surprise que je découvre les manières d'un vrai gentleman. Non pas que les hommes sont tous des rustres, mais ce sont des manières qui se perdent à mesure que les générations passent. On les voit parfois chez certains vampires très désireux de garder leurs bonnes manières d'antan, quelques loups, mais ils se font rares. C'est avec une politesse rodée et une douceur qu'on ne lui soupçonnait pas qu'il m'invite à m'asseoir. Je lui fais un signe de tête pour le remercier avant de prendre place. Je souris à moi-même quelques secondes lorsqu'il me tourne le dos et reprend un masque de neutralité lorsqu'il me fait face.

Je prends le temps de déboutonner un à un les boutons de ma veste, avec un naturel parfois déconcertant, comme si j'étais un peu partout chez moi sans me soucier du véritable propriétaire. Peut-être le suis-je, au fond, tout ce qui ne ressemble pas au manoir Chadwick est réconfortant. Et en tant que sorcière, chaque élément devrait être une consolation de la prison que je rejoins tous les soirs.

« - Vous êtes donc la Belle et moi la bête, j’ignore dans quel sens je dois prendre cette métaphore.

- Oh, détrompez vous, beaucoup se plairaient à dire le contraire. »


Un de mes sourcils se hausse également : je détaille ainsi sa lutte intérieure. Je ne sais pas ce qu'il lui passe par la tête – c'est dans ces moments que j'envie les sorcières du mental – mais je sais qu'il se pose des questions. J'ai l'habitude de voir les gens se questionner à mon sujet. Ils marchent toujours sur des œufs... Et moi avec. Je remarque soudain qu'un mal le prend, l'espace d'une seconde. Il se contient, je le vois bien et j'imagine alors à quel point ça doit lui être douloureux : les lycans si habitués à la douleur sont habituellement imperceptibles pour ce genre de choses. Qu'est-ce qui le dévore autant ? Je m'abstiens pour une fois, faisant comme si je n'avais rien perçue.

« - Pardonnez mon manque de civilité, je suis quelque peu perplexe à une telle visite tardive au sein de ma boutique. Et un peu indisposé ces derniers temps…

- Je suis sincèrement désolée d'être venue à l'improviste. J'oublie parfois que les gens ne reçoivent pas comme je reçois. Je veux dire... Vous savez, toutes ces personnes qui me dérangent constamment sans prendre la peine de savoir si vous avez envie ou non de les voir. Au début, on pense à ne pas déranger. Au bout d'un moment, on y pense plus. Mais c'était tellement urgent que j'ai préféré, pour ma part, mettre mes bonnes manières de côté. »


Je fronce soudainement les sourcils. Je pense que je parle trop, je dois certainement l'ennuyer avec mes histoires de visites des Anciens, qui s'en soucie au fond ? Je ne sais même pas s'il a compris que je parle à des esprits plus qu'à des êtres faits de chaire... Peu importe, s'il me prend pour une folle, autant y aller jusqu'au bout. Je le vois se questionner à voix haute et regarde attentivement la masse noire à ses pieds. Un chien ébène gigantesque, un de ces chiens qui auraient fait faire la grimace à ma mère parce qu'ils dérangent plus qu'ils ne servent, d'après elle. Parce qu'évidemment, tout doit servir, toujours selon ses dires. Rien ne doit être perdu, tout a une utilité et si par miracle, quelque chose n'en avait pas, gardez le bien loin pour vous éviter toutes distractions futiles. Une drôle de femme ma mère. J'attrape le lait pour en mettre dans mon thé et porte la boisson à mes lèvres pour l'entendre me demander en quel honneur la régente a bien pu faire le déplacement. Je souris cette fois franchement, sans m'en cacher, comme une mère qui souris aux questionnements de son enfants et qui s'apprête à lui répondre.

« - Une dame est visiblement très soucieuse de votre bien-être. Elle est venue me rendre une petite visite pour me parler de vous... Et bien que de nombreuses sorcières ont tendance à croire qu'un initié lui est inférieur parce que nous n'avons pas le même degré de magie, je tends à croire que le mien est mon égal et que nous formons une équipe. Et il a une vie assez mouvementé pour faire mon boulot à ma place. Et puis une femme est toujours moins intimidante qu'un homme, n'est-ce pas ? »

Je souris mystérieusement à mon interlocuteur avant de prendre une gorgée de son thé, excellent, en passant. Mon attitude change subitement et j'ai l'air pensive. Je réfléchis à comment lui annoncer la nouvelle sans trop le brusquer. Il doit certainement se dire que je suis lunatique, mais peu importe.

« - Cette femme est morte depuis bien longtemps. Elle est blonde, vient de Hollande, c'était une régente comme moi. Elle m'a dit qu'elle vous a recueilli il y a de cela bien longtemps... Je me trompe ?... »"
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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Mar 2 Jan - 15:44






La marche de la destinée
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Tu es un pacifiste né, tu n’es pas un dominant, du moins pas un mâle alpha. Pas à l’heure actuelle du moins, ces choses là peuvent évoluer, changer et s’adapter selon les expériences et les évènements passés. Tu l’ignores encore mais tu es en effet bien placé pour en parler. Ton patrimoine génétique étant assez atypique et en un sens il t’a poussé à accepter l’opportunité de fouler de nouveau ces pavés, de te sédentariser. Après tout le fait que tu sois étrangement accompli au sein de cette cité aurait dû t’aiguiller, toi tu t’es simplement figuré que cela venait du fait que tu te joignais à une meute et que ton loup en était satisfait par la perspective de cette stabilité et de retrouver celui qu’il considérait comme étant un frère & alpha. Puis il t’était toujours aisé de t’adapter et te sociabiliser. Et pourtant tu l’ignorais mais tu te leurrais. Tout cela n’était qu’une histoire de famille. La boucle était en train de se boucler, le serpent était sur le point de se mordre la queue. Etais-tu réellement prêt à savoir qui tu étais et à accepter tout ce qui allait en découler ? La roue de la destinée s’était stoppée sur la case : révélations, et présentement tu ne pouvais rien faire pour modifier cela.

Etrangement elle t’inspirais confiance, tu avais ouïe dire que la régente devait être une personne de force et en un sens maternelle car de la dévotion il en fallait pour assumer un rôle d’une telle envergure. Or Katherine semblait faire écho en toi, tu avais l’impression de toujours avoir connu cette sorcière qui semblait éveiller un je ne sais quoi en toi. Pas un désir charnel non c’était plus… Pur ? Ta main frottait doucement ton torse à l’endroit de ton cœur, les sourcils délicatement froncés. Tu ne comprenais pas, ton loup ne semblait pas être la clé mais alors pourquoi tu semblais en un sens t’éveiller. Néanmoins sa réflexion quand au fait que tu dois être Belle te fais doucement sourire. Tu ne peux nier en un sens être d’un tel tempérament, il suffit de voir la bibliothèque chez toi et ta dévotion envers l’art. Et grand dieu tu en as les cheveux. De plus tu es une personne expressive et émotionnelle. Du moins tu le laisses penser, tes secrets tu t’évertues à la préserver bien que quand on reste on peut lire en toi comme dans un livre ouvert. Ta tête doucement se secouait alors que tu tentais de t’adoucir : « Mes excuses ça n’était pas réellement un reproche, en aucun cas, juste la manifestation de la surprise de vous voir en ces lieux. Ma boutique est toujours ouverte pour notre communauté. » Tu parlais des surnats, ici c’était supposé être un lieu de neutralité à l’effigie de la mentalité autrichienne.

Tu ne la trouve guère folle, tu as toujours été un « homme » ouvert d’esprit. Avec tes voyages tu as eu l’opportunité de t’ouvrir à bien des cultures et des mythologies prenant à cœur une unique phrase : Love all, Judge none.  Un sourcil se hausse sur la considération féminine, un doux sourire amusé se peignant sur ton visage : « Avec tout le respect que j’ai, surtout en tant que défenseur de l‘humaniste et par définition l’égalité des genres, je peux vous assurer que certaines femmes ont cette tendance à vous marquer plus que bien des hommes. » Tu te souvenais de Aslinn, ou encore Arizona par définition, et d’elle qui eut été hollandaise. Seulement les prémices de cette conversation confortable sont vite dissipées. Aussi ouvert sois-tu les révélations qui suivent te tordent le ventre et t’assènent une gifle monumentale si bien que tu t’assois presque tremblant. Personne ne sait cela de toi à part Elijah. Personne ne sait que tu n’es guère français de sang et placé sous protection magique, et qu’ainsi d’une certaine manière c’est à ce moment-là que ta vie a réellement débutée. Personne ne sait que tu ne te souviens plus de rien de tes premières années. Qu’elle fait partie de tes premiers souvenirs, ceux dont tu te souviens du moins. Elle qui t’a mené jusqu’à cette famille française qui t’as protégé. Elle que tu l’avais identifié à un ange et qui t’eut offert ton bien le plus précieux, ce bracelet qui jamais ne te quittais. Et voici qu’aujourd’hui on te disait qu’elle avait guidé Katherine jusqu’à toi.

Doucement tu marmonnais : « Mes excuses j’en ai pour quelques secondes. » Tu calmais Hadès qui couinait un peu car il percevait ton trouble. Tu fermais boutique rapidement, un fait rare dans ton cas, attrapant une bouteille dans une autre pièce sortant au cas où deux verres, puis tant qu’à faire tu prenais un truc à grignoter. Tu avais fait le choix de prendre du bourbon, t’installant de nouveau tu te servais un verre pour finir par pousser délicatement la bouteille vers ton interlocutrice ignorant si elle souhaitait y gouter. « Je vous en prie j’ignore si vous appréciez cela. » Autant bien vous installer, tu sentais que cette soirée allait être assez marquante. Une gorgée de liquide ambrée te coulait dans le gosier et semblait te donner l’énergie suffisante pour répondre enfin quant au sujet le plus important : « Lysanne. Peu de personnes, vivantes, savent que je ne suis pas un français né. A part Elijah. » Au moins ces quelques secondes t’avaient permises de te reprendre, juste assez pour savoir de nouveau parler. Tes sourcils se froncent sous la concentration, ta main venant frotter délicatement ton front pour finalement venir attacher tes cheveux à l’aide de l’élastique qui ornait ton poignet. « Je… Je ne me souviens de rien à part qu’elle fut au sein de mon premier souvenir, j’avais 9 ans. Avant c’est le néant total, dois-je conclure qu’il y a un lien ? » Tu étais perdu, des questions tu en avais créé des milliers sans jamais obtenir une quelconque réponse.

Un rire un peu perplexe émergeait soudainement de tes lèvres. « Je comprends mieux le coup des visites impromptues à présent. » Peut-être n’aurais-tu dû ne pas rire mais c’était nerveux. « Mes excuses je ne voulais guère être offensant, c’est juste… Dingue. Même pour moi. » Toi un loup-garou bêta, tu te mordais la lèvre hésitant à faire part de quelques doutes. Tes doigts se passaient sur ta nuque, caressant la peau sur lequel était apposé un unique tatouage qui sortait tu ne savais d’où. « Je sais que vous n’êtes pas une ligne téléphonique mais a-t-elle dit autre chose s’il-vous-plait ? Je veux dire c’est un bordel sans nom tout ça. Un passé flou, ces rêves ces derniers temps et maintenant Lys’ qui revient. Ce n’est pas une coïncidence n’est-ce pas ? En magie tu es une question de cause à effet. » Tu posais un carnet sur la table, tu avais profité du fait de t'être levé pour aussi le récupérer. Ouvrant ce dernier tu recherchais un croquis avant d'être satisfait et d'en dévoiler la teneur. Le visage de la régente hollandaise qui t'avais protégé pour être certain qu'il s'agissait bien de cette dernière. Elle m'avait fait la promesse qu'un jour j'obtiendrai des réponses, j'imagine qu'une régente tiens toujours ses promesses."


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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Dim 14 Jan - 22:05


la marche de la destinée
(proverbe anglais) ▽ Nous portons tous notre destinée sur notre front, mais les lettres sont si obscures que personne ne peut les lire.
"Je m'en veux de l'avoir autant troublé. Mes sourcils se froncent et mon front ne se déride pas en voyant que je l'ai touché en plein cœur, si je puis dire. Il ferme sa boutique, son chien couine et moi je me contente de regarder mes gants avec lesquels je joue un instant pour finalement les déposer tout près de ma tasse de thé. Il me propose alors de l'alcool et je refuse avec un sourire poli : il faut dire que je ne la tiens pas et qui plus est, la dernière fois que j'en ai bu, ça s'est terriblement mal terminée. Mes pensées dérivent un instant sur Tony qui me manque cruellement avant de fermer les yeux quelques secondes pour balayer cette idée qui n'avait rien à faire là.

« - Lysanne. Peu de personnes, vivantes, savent que je ne suis pas un français né. A part Elijah. »

Il a l'air un peu plus dans son assiette. Très attentive à ses gestes, je reste stoïque, le laissant parler de ce qu'il a sur le cœur. Du moins, ce dont il se souvient.

« - Je… Je ne me souviens de rien à part qu’elle fut au sein de mon premier souvenir, j’avais 9 ans. Avant c’est le néant total, dois-je conclure qu’il y a un lien ? »

Son trouble est palpable alors que réponds à sa question d'un simple hochement de tête. Son rire est nerveux, il ne sait pas vraiment où il en est et je comprends. Une inconnue vient soudainement lui dire qui il est, c'est terriblement déstabilisant. Il m'affirme, d'ailleurs, à quel point ça l'est et je ne peux que faire preuve d'empathie, même s'il m'est difficile d'imaginer ce que c'est que d'avoir perdu un morceau de sa vie. Comment réagira-t-il d'ailleurs quand je lui dirais que ce morceau est le pire qu'il est vécu ?

« - Je sais que vous n’êtes pas une ligne téléphonique mais a-t-elle dit autre chose s’il-vous-plait ? Je veux dire c’est un bordel sans nom tout ça. Un passé flou, ces rêves ces derniers temps et maintenant Lys’ qui revient. Ce n’est pas une coïncidence n’est-ce pas ? En magie tu es une question de cause à effet. »

Je gigote sur ma chaise en fronçant les sourcils plus qu'humainement permis, lorsque j'entends parler de ces rêves qui le hante. Il n'est bien plus touché par son passé trouble que je ne le pensais, ou du moins, l'amnésie s'en va progressivement. Si je le laisse comme ça, les rêves peuvent être difficile et il peut en ressortir particulièrement perturbé. Un loup perturbé à Londres, nous n'en avons pas besoin, et cet homme ne le mérite clairement pas.

« - Elle m'avait fait la promesse qu'un jour j'obtiendrai des réponses, j'imagine qu'une régente tiens toujours ses promesses. »

Je souris en regardant ce visage qui m'est familier. C'est bien elle, pas de doute. Je prends un instant le carnet pour détailler les traits, je me surprends même à toucher son visage un instant pour ressentir l'objet sous mes doigts. C'est fait avec tellement de délicatesse et de précision...

« - Effectivement, c'est une sorte de pacte muet qu'elle a dû te faire, pour venir me voir et insister pour que je t'aide. Cette période de ton passé est très difficile, je ne te le cache pas et ton amnésie commence à s'éteindre. Tu me dis que tu fais des rêves ; ils peuvent devenir beaucoup plus éprouvants. Tu peux même parfois souffrir physiquement, avoir un mal-être que tu ne comprends pas. Je pense que tu es touché par la magie, que ce sort a permis d'enfouir profondément ce passé pour que tu puisses évoluer convenablement, mais que maintenant, le sceau n'arrive plus à contenir ces souvenirs et qu'il va falloir y mettre un terme. »

Je m'approche, m'agenouille face à lui en prenant soin de ne pas embêter le chien et pose mes mains sur ses cuisses. C'est un geste qui se veut amical, rassurant et qui, surtout, met une ligne de confiance entre nous.

« - Dante, je veux que tu comprennes que peu importe ce que tu verras dans ce passé trouble et lointain, tu restes le Bêta d'une meute qui tient à toi et d'un Alpha qui t'apprécie énormément. Je ne veux pas que tu te refermes sur toi, je ne veux surtout pas que tu changes d'attitude envers les autres. Il est important de te rappeler ce que tu es aujourd'hui pour accepter ce que tu as vécu avant. »

A l'image d'une mère pour son enfant, je me permets de déposer une main délicate sur sa joue et de lui adresser un sourire attendrissant.

« - Ça risque d'être douloureux, mais c'est important de le faire. On peut programmer ça quand tu veux et je ferais tout pour que ce soit le moins pénible possible. »"
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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Mar 23 Jan - 18:53






La marche de la destinée
Katherine & Dante


Point de vérité arrangée sinon à n’en pas douter cela relevait bien plus du mensonge à la finalité. Tu l’observais assez troublé, c’était un fait que tu ne pouvais dissimuler et étrangement tu n’en avais guère l’envie pour tout avouer. Katherine était impressionnante. Tu avais une certaine sensibilité face à ce que les gens pouvaient dégager, ça avait toujours été ainsi. Aujourd’hui cela semblait presque pouvoir s’expliquer. Peut-être que cela venait du fait que tu avais eu un passé assez troublé, ou bien encore peut-être que cela est une histoire d’ADN. Forcément que d’être le fils d’une sorcière qui avait appartenue à ce coven devait avoir dû te marquer génétiquement parlant. Des petites particules de magie circulant dans tes veines à l’heure actuelle, bien différentes de celles des loups dont tu avais conscience et toujours utilisées à bon escient. C’est étrange, tu pouvais présentement presque les visualiser, bien que tu ignorais encore tout de tes origines. Toujours était-il que la sorcière qui en cette soirée se trouvait à te faire face tu la croyais. Comme si ton instinct te soufflait indirectement que tout ceci n’était que la vérité. Pouvais-tu voir Lysanne dont elle semblait te parler ? Certainement pas, mais il ne te serait guère venu à l’esprit que d’en douter ou encore de tester cette femme qui avait oser se présenter au sein de ta propre propriété. Tu ne souhaitais guère être un fardeau pour elle, bien au contraire. Tu n’avais jamais souhaité non plus être un fardeau pour qui que ce soit, jusqu’à présent toute ton existence tu l’avais voué à alléger l’environnement de ceux que tu croisais. Mais et toi petit loup argenté qui t’aidais ? Peut-être devais-tu enfin avouer que parfois tu avais l’impression de te noyer, cette main tendue tu ne pouvais te permettre de la dénigrer ou la refuser. Même si cela allait à l’opposé de tes convictions que de ne jamais peiner qui que ce soit à cause de l’être que tu étais.

De nouveau ta main se passe sur ton visage, comme si tu pouvais lisser tes traits qui sont à présent crispés. Ton esprit s’est mit en branle. Inconsciemment il cherche à se souvenir, à outrepasser ce sceau qui t’as été imposé. Cela explique les rêves étranges que ces derniers temps tu fais, te laissant, quelques matins, assez épuisé. Ton regard se fait un peu moins tourmenté lorsque tu vois avec quel respect Katherine touche l’esquisse que tu as dessiné. Une personne appréciée de Hadès et appréciant l’art avec une telle révérence ne peut avoir mauvais fond. Voici au moins une chose dont tu es sûr en cette soirée. Puis tu es rassuré que Lysanne ai toujours veillé, qu’importe ce qui ai pu arriver. Cette femme expliquant que le Lys est ta fleur par ailleurs préférée. Délicatement ta main rejoint la sienne. Tu ne fais pas preuve de séduction, non il y a une tendresse différente. Le geste en vient à presque te faire craquer. Ce maternalisme tu ne l’as jamais connu et tu te doutes que si finalement personne ne s’est présenté à toi il y a une raison que tu n’as jamais pu te résoudre à accepter. Peut-être qu’aujourd’hui il est enfin temps. Peut-être que celle que tu juges être ton ainée de part sa douceur et fermeté t’amène sur un terrain où personne jusqu’à présent n’as su t’entrainer. Alors tu acceptes d’y aller avec une confiance presque aveugle, à quoi bon combattre en cette soirée ta destinée ?

« Je prends des infusions tous les soirs avant de me coucher. Je veille à ne pas déraper. C’est assez épuisant et étouffant, mon loup semble toujours être agité. Sans Elijah à ma première transformation j’aurai pu faire un véritable carnage. Je ne veux pas être un quelconque danger pour la communauté, faisons-le dès que nous le pourrais je voue prie. Je prendrai congé pour la boutique autant de temps que ça vous sera nécessaire. Même si j’en suis effrayé. » Tu as presque honte de l’avouer tel un enfant. Tu as peur de décevoir ces deux personnes qui te font face. »[/color] Délicatement un rire sort il se fait désabusé. « Au moins je comprends mieux l’agitation. Je sais qu’en un sens ça ne vient pas de mon esprit qui n’est guère déviant. » Dans un sens c’est un soulagement. Cette question s’était faite ritournelle de nombreuses années, grand dieu c’était déjà un poids d’enlevé. Reste la suivante à hélas poser. « Pardon mais je me dois de savoir deux choses. Qui étaient mes parents le savez-vous s’il-vous-plait ? » Tu as besoin de savoir, de prendre connaissance des racines qui te sont manquantes pour achever ton évolution. La seconde question se fait presque hésitante. Tu décides de la lâcher de but en blanc comme si ça te brulait. »[/color] Sont-ils encore vivants ? »[/color]. Tu te détestes de la faire messagère de ces nouvelles alors forcément tu tentes toi-même de la rassurer, assez ironique n’est-ce pas. « Ne vous en voulez pas. Ce n’est pas vous qui êtes responsable de ce qui a pu se passer par le passé ou de la douleur procurée, parfois elle est nécessaire pour avancer. Vous n’êtes que la messagère et celle qui veuille à me libérer. J’imagine que Lysanne allait le faire à un moment donné mais hélas avec ce qui lui ai arrivé…» Tes sourcils se fronçaient. Tu tentais de l’apaiser quand au fait que tu n’allais pas changer. Forcément que tout cela allait avoir des répercussions, à quoi bon se leurrer. Mais tu étais un tant soit peu vaillant. Tu étais un « vrai » loup qui ne souhaitait pas inquiéter les siens. La meute et la famille étaient tes priorités. « Je me battrai pour les miens. Dois-je me préparer d’une quelconque manière et me procurer quoi que se soit pour vous aider ? »



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MessageSujet: Re: La marche de la destinée [Katherine] Jeu 15 Fév - 15:56


la marche de la destinée
(proverbe anglais) ▽ Nous portons tous notre destinée sur notre front, mais les lettres sont si obscures que personne ne peut les lire.
"Sa main se dépose sur la mienne et je lui souris tendrement. Qui pourrait croire qu'un homme aussi grand et aussi imposant puisse être plein de douceur. Il est visiblement prêt à faire face à ses démons. Prêt à ce que je détruise le sceau. Mais il a peur, il l'avoue. Je perds un instant mon sourire en m'imaginant comme ça pourrait être pénible pour lui. La douleur physique liée à la découverte de ce passé sombre ne sera pas simple. J'espère juste qu'Elijah pourra gérer ça.

Il est rassuré de voir que les problèmes qu'il avait à faire face aujourd'hui ne sont pas sa faute mais l'expression d'un passé enfoui et difficile. Son loup était violent à sa première transformation ? Rien d'étonnant, avoir été aussi maltraité durant des années et avoir oublié tout ces sévices, bien sûr qu'il a gardé ça beaucoup trop profondément, le loup ne demandait qu'à extérioriser. Il le fait toujours, d'ailleurs.

« Pardon mais je me dois de savoir deux choses. Qui étaient mes parents le savez-vous s’il-vous-plait ? » quelques secondes passent avant qu'il n'ajoute : « Sont-ils encore vivants ? »

Je fronce les sourcils et me rassois. Je savais qu'il ne connaissait pas ses parents mais se poser la question durant des années, sans avoir de réponses. J'espère être là pour le soulager.

« - Je ne connais que ta mère. C'était une sorcière qui faisait partie de ma communauté, elle venait d'une famille de sorcières de Londres. Je ne connais pas ton père mais il était logiquement un loup. Tu aurais pu être un initié de ma Communauté si le loup n'avait pas pris le dessus. Mais les loups prennent toujours le dessus. Mais tu en fais partie, en quelque sorte, tu descends de l'une des nôtres. Malheureusement, ils ne le sont plus depuis des années déjà. Je suis vraiment désolée. »

« Ne vous en voulez pas. Ce n’est pas vous qui êtes responsable de ce qui a pu se passer par le passé ou de la douleur procurée, parfois elle est nécessaire pour avancer. Vous n’êtes que la messagère et celle qui veuille à me libérer. J’imagine que Lysanne allait le faire à un moment donné mais hélas avec ce qui lui ai arrivé…»

« - Premièrement, tu peux me tutoyer. Il faut que nous soyons au moins au stade du tutoiement pour me faire confiance et te soigner. Ensuite, apprendre la mort de ses parents est toujours un moment difficile... »

Je ne le savais que trop bien, faire face au décès de mon père avait été réellement terrible pour moi et je ne m'en étais, au fond, jamais réellement remise.

« - Mais en ayant perdu tes parents, ta mère t'a légué une famille. Les sorcières et les Initiés de Londres seront toujours là pour toi et moi la première. Peu importe où et quand, je suis si tu as besoin d'aide. Vraiment. »

Je lui fais comprendre qu'on peut être une seconde famille pour lui. Que notre soutien sera sans faille, comme elle a pu l'être des décennies auparavant avec la régente qui l'a pris sous son aile. Quelque part, l'appartenance magique de sa mère l'a sauvé bien des fois. Et je me sens liée à lui comme une mère à son fils. C'est étrange et ça ne s'explique pas.

« Il faudra faire ça chez moi. J'appellerai certainement une sorcière du mental, elle sera la plus à même à gérer tes émotions quand je ferais sauter le sceau. Peut-être que tu as, chez toi, quelque chose qui t'appartient de ta vie d'avant ? De ta vie que tu as oublié ? On pourrait l'utiliser pendant le rituel... »"
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