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Un bijou nommé désir. [PV Stellan]

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Salomé I. Marlowe

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MessageSujet: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Ven 1 Déc - 18:52

Salomé c’était laissée aller à de sombres réflexions, elle avait plongé son nez dans un livre de magie écrit en mésopotamien ancien, certaine famille faisait tout pour garder ses secrets y comprit écrire dans une langue morte qu’une poignée de mortel pouvait comprendre, Sally faisait partie de ses chanceuses son créateur, paix à son âme, lui avait inculqué des techniques d’apprentissage redoutable, l’affamant même parfois afin qu’elle apprenne bien une leçon, il avait poussé son éducation au plus loin qu’il avait pu, non pas pour en faire une reine comme son frère vampire l’avait avec Calista, mais pour en faire une vampire initiée à la tête d’une extraordinaire famille de sorcière. Il ne l’avait pas choisi au hasard, oh non, sa famille avait une réputation de fertilité assez incroyable, sa mère avait eu 11 enfants, elle 14 et puis elle était une sorcière pas la plus douée certes, mais c’était suffisant pour concrétiser ses projets. C’était lui qui avait voulu trouver par des voies magiques comment prolonger une vie vampire, recréer une fertilité ou même revoir le soleil, cela n’avait été qu’une succession d’échec, mais Sally poursuivait, c’était comme l’œuvre de sa vie. Ce traité mésopotamien était intriguant, il nourrissait sa curiosité, mais c’était une magie sombre, qu’elle n’avait pas envie de mettre dans les mains de tout le monde. Elle devait faire une pause.

La nuit était tombée elle partit se faire couler un bain parfumée à la violette et s’y détendit un peu, réfléchissant à ce qu’elle ferait de sa soirée. Elle songea que les fêtes de Noël approchaient et qu’elle aurait foule de cadeau à faire à sa famille et à leur compagnon, ainsi que certain cadeau diplomatique à l’égard de dirigeant et puis aussi des cadeaux pour les quelques rares vampires dont elle était proche. Nue elle se dirigea vers son dressing ou elle choisit un sobre ensemble noir en dentelle française, ainsi qu’un costume noir Dior classique et moderne à la fois, puis finalement des Louboutin de 8 cm, le modèle classique. Elle choisit une rivière en diamant sertie d’un très beau saphir dans sa collection de bijou, ce dernier datait des années 30. Comme presque toujours elle laissa ses cheveux ondulés blond vénitien détachés, mais arrangés de manière à être impeccable. Elle n’avait pas beaucoup de boucle, elle n’avait jamais été percé humaine cela ne se faisant que chez les pirates (les femmes mettaient alors des bijoux à clip) et savait bien que des vampires ingénieux avait trouvé le moyen de régler ce problème autre que de s’arracher les oreilles chaque fois qu’on voulait mettre une paire, elle s’y pencherait peut-être prochainement fois, ses sorcières devaient bien savoir ça. Elle se mit un maquillage léger, un charbonneux argentée.

Un peu de Chanel n°5 et une bague quelconque allant avec sa rivière et c’était bon. Tant qu’elle n’avait pas son hôtel particulier de rénover, elle devait prendre le taxi et non avoir son chauffeur, c’était une chose qui la contraignait, elle aimait avoir une personne connaissant ses habitudes, depuis qu’elle prenait le taxi elle s’était retrouvé à des endroits improbables qui ne lui correspondait guère. A contre cœur elle prit donc le taxi, elle n’avait jamais appris formellement à conduire, trop habituée à être servie, probablement qu’elle saurait se débrouiller, elle savait observer, peut-être bien qu’elle tenterait de le passer en bonne et due forme cette année aussi. Elle avait besoin de nouveauté dans sa vie. Elle voulait se rendre dans un endroit précis une nouvelle bijouterie. Elle donna le nom et le taximan par miracle l’amena au bon endroit. Enchantée elle lui laissa un généreux pourboire et lui demanda d’attendre, quand on ne pouvait connaitre intimement chaque membre de sa famille, un bijou de valeur était une bonne idée, au pire il était revendu. Elle entra dans la boutique et en apprécia de suite l’atmosphère, comme toute boutique de standing un employé l’accueilli, il devint très souriant en estimant probablement la valeur de sa rivière qui valait presque 100 000 livres actuelles tout de même. C’était clinquant, mais c’était fait exprès, elle aimait qu’on soit au petit soin pour elle, ce genre de relation courtoise et sans attachement, n’était que du plaisir sans la douleur de l’attachement.

- J’ai entendu beaucoup de bien de votre artiste-créateur, est-il présent j’aimerai beaucoup le rencontrer et savoir si il est possible de commander des pièces sur mesure ? Pas toutes vous pouvez aussi me présentez vos pièces en vente, mais c’est bientôt Noël, j’ai beaucoup de cadeau à faire… Les bijoux sont toujours une bonne idée en particulier pour les femmes.

Comme toujours elle allait dépenser sans compter, là encore une grâce de son créateur, avisé il avait de suite su qu’il fallait s’entourer de gens compétent et ne pas croire qu’on pouvait tout faire tout seul, il l’avait inculqué à Sally qui avait pu mener ses affaires avec sa permissions et qui à sa mort avait en plus hérité de celle de son créateur. Sally n’avait aucune idée de la diversité et l’immensité de ses investissements. Des gens de confiance, veillaient sur cela, de la famille, mais pas que, les gens talentueux étaient partout. Elle cherchait des pièces de magie et des investissements immobiliers elle aimait rénover de vieille bâtisse, parfois plus vieille qu’elle, mais c'était tout. Chaque membre de sa famille avait sa rente s’il le souhaitait et en faisait ce qu’il voulait, si bien qu’ils étaient presque partout, chacun ayant ses aspirations propres. Son regard se posa sur une bague en émeraude et elle songea à la jolie Damaris, cela irait si bien avec le roux de ses cheveux.

- Je prends ça déjà.
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Stellan Håkansson

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Mar 5 Déc - 22:54

Un bijou nommé désir
Salomé & Stellan

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L’étage comportait des fenêtres où les volets étaient sans cesse rabattus. Ils n’ouvraient pas non plus la nuit, au risque de les oublier aux premières lueurs du jour suivant. C’était un grand espace où s’alignaient tables de travail, outils, et matériaux, un espace où tout était rangé de manière précise et étudiée. La blafarde lumière artificielle que diffusaient les lampes était suffisante pour voir les détails sans aveugler ni éclairer quoi que ce soit d’autre. Ce soir le silence régnait. Les deux joailliers penchés sur leur ouvrage faisaient à peine retentir leurs instruments et surveillaient leurs mouvements, tout en travaillant avec minutie. En employés modèles, ils savaient les règles à respecter. La grande table du fond - qui collait au mur - était certainement la mieux rangée. Et lorsqu’elle était comme ce soir, occupée, il régnait toujours cette atmosphère calme et silencieuse. La silhouette qui y était assise n’avait guère bougé d’ici depuis quelques heures. Simplement des gestes précis qui s’articulaient sous l’œil exigent, qui faisait danser ses reflets de cobalt et d’opale au grès de la faible lumière.

Le diamant 2 carats qu’il avait façonnait possédait un indice de réfraction tout à fait remarquable. Et même si ce n’était qu’une pierre sans autres propriétés que celles du monde humain, les rayons de la lumière s’y réfléchissaient à l’infini ; un phénomène que cette rétine aguerrie ne se lasserait jamais d’admirer. Après avoir trouvé satisfaction à sa contemplation, il le posa avec précaution à côté. La moindre égratignure, le moindre choc et le diamant perdait de sa valeur. Il reprit ensuite le sertissage des petites émeraudes sur la monture d’or blanc, qu’il avait entamé pour une commande spéciale. Trente pierres minuscules en serti grains, et au centre de la bague, une plus grosse maintenue par deux croches. Celle-ci était particulière, en revanche. Une très fine gravure y était dessinée, à peine visible à l’œil nu, donnant finalement à cette bague un rôle plus mystique. Concentré à fond, il manipulait ce talisman qui était destiné à un futur rituel, avec un calme olympien. Encore un moment s’écoula comme tel avant qu’il ne ressente le besoin de prendre du recul sur son travail.

La chaise de la table du fond roula un peu en arrière, faisant relever furtivement les regards des deux joailliers. Ils le baissèrent aussitôt que la silhouette se mit debout. Stellan Håkansson était revenu de Stockholm il y avait de cela deux semaines. Depuis qu’il faisait les voyages entre les deux villes, il plaçait des personnes de confiance pour le remplacer, des personnes qui faisaient bien leur travail. Mais lorsqu’il était là, lui le Roi, les comportements étaient différents. Après tout, il avait fondé et fait grandir cette entreprise. Il vint vers ses deux employés en silence, jetant un œil suspicieux, guettant un désordre qui pourrait le faire vaciller. L’iris cobalt se pencha ensuite sur le travail des joailliers, prêt à être critique mais sans malveillance. Inutile de faire pression, il n’y avait plus besoin de ça ici. Stellan, droit comme un piquet, réfléchissant en fronçant automatiquement le sourcil, jugea la qualité du sertissage qui s’entamait. « Serrez un peu plus la seconde, elle ne se brisera pas si vous insistez un peu, » conseilla-t-il. Ensuite il s’éloigna pour ne pas perturber davantage leur concentration.

Stellan passa dans le bureau de son publicitaire, venant s’enquérir de l’avancée de la campagne. Il écouta le rapport, fit ses remarques et exigea qu’on termine tout la nuit-même. Noël approchait et il fallait faire la publicité en conséquence, se rappeler à la bonne mémoire de la clientèle de fidélité sans cesser de l’élargir. Il y avait toujours plus de nouvelles têtes à faire venir et encore davantage de goûts luxueux à satisfaire. Cette idée plaisait à Stellan. S’il aimait le défi, il aimait encore plus la satisfaction que sa victoire procurait. Il demanda aussi à ce qu’elle soit adaptée pour Stockholm, ne pensant pas pouvoir faire le voyage en Suède durant la semaine. Il avait des rendez-vous ici mais il se promit de ne pas en prendre davantage pour pouvoir se libérer. Car plus que le commerce, il devait rendre régulièrement visite à son Clan. Stellan tourna la tête en entendant le pas qui se rapprochait discrètement dans l’escalier. La vendeuse venait d’un rythme si délicat, qu’il n’aurait pas été possible de la détecter sans le sensoriel d’un vampire. Il grimaça. Stellan n’aimait pas qu’on le dérange quand il était à l’étage. La jeune femme attendit à l’entrée et baissa la tête lorsqu’il se tourna vers elle. « Eh bien ? » l’incita-il à parler. « C’est une nouvelle cliente dont on a loué la qualité de votre art, mon Roi… Elle demande à rencontrer votre majesté. Nina est avec Madame en bas. Et Madame souhaiterait quelques sur mesures. » Stellan hocha la tête de manière strict, geste qui disait à la fois « oui » et qu’elle pouvait disposer. La vendeuse s’inclina légèrement et redescendit.

Il ne fit pas attendre sa cliente. Ajustant sa veste coûteuse dans un tic maniaque, il arriva dans la boutique où il repéra la nouvelle venue - un vampire - en compagnie de Nina qui la conseillait avec savoir et politesse. Stellan était impeccable, les mèches brunes retenues en arrière pour dévoiler un front pâle, le léger pli entre les sourcils qui relevaient deux iris cobalt acérés, et son costume trois pièces ; celui-ci étoffait un corps galbé et froid dont la raideur de la droiture maniaque, renvoyait à une éducation sévère qui gardait sa profonde empreinte dans l’attitude du vampire, malgré les siècles écoulés. Il repéra rapidement l’éclat d’une rivière couteuse qui pendait à la gorge de porcelaine de la femme, et reconnut sans mal qu’elle était du haut, de par les atouts de luxe dont elle s’était elle aussi, parée. Il s’avança pour admirer ce sur quoi elle était penchée tandis que Nina la conseillait et la renseignait. Au travers du vitrage à peine visible tellement il était entretenu, était présentée une bague composée de quatre alliages d’or blanc qui s’enroulaient entre eux tels de délicats serpents. Le joyau, dans la grâce et l’élégance avec laquelle il était façonné, portait une multitude de diamants minuscules ainsi qu’au dessus, plus conséquents et coincés dans ce mouvement, un diamant noir et un diamant blanc.

« Svensk natt, ajouta-t-il en désignant la bague, avant de traduire en anglais Nuit suédoise, une bague qui a la particularité de posséder un diamant noir, ou Carbonado… Il a fallu attendre le XXe siècle pour qu’il soit utilisé en joaillerie, et encore un autre siècle pour qu’il obtienne la pleine et juste valeur qui lui revient. Une pierre de contraste surtout, mais redoutablement efficace quand il est allié au diamant blanc. J’ai terminé cet ouvrage avant-hier... J’ose espérer que cette bague saura satisfaire votre goût, Madame. » Il se tait une seconde avant de reprendre pour se présenter et saluer dans les convenances. « Stellan Håkansson. Je suis enchanté de vous compter parmi mes clientes ce soir, Madame. » Ensuite il se tourna vers Nina qui s’était tue depuis qu’il avait pris la parole. « Je vous remercie Nina, vous pouvez nous laisser. » La vendeuse fit une légère révérence de la tête avec respect, puis se tourna vers la cliente pour répéter son geste, avant de disposer et de préparer la bague qui avait déjà été choisie. Stellan se mit donc à la disposition de la femme. « Vous aviez envie de sur mesure m’a-t-on dit. C’est tout à fait possible, et nous en faisons régulièrement d’ailleurs. Dès que vous en aurez terminé en boutique, nous pourrons passer dans l’espace privé pour convenir de ce que vous souhaitez. »

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Salomé I. Marlowe

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Mer 6 Déc - 20:20

La voix la fit presque sursauter, c’était un vampire, mais cela ne la gênait pas le moins du monde, Sally aimait faire des rencontres, c’était les faire perdurer le plus difficile, au début chacun se montrait sous son meilleur jour lors d’une rencontre, puis les imperfections se dévoilaient peu à peu. Néanmoins inutile de gâcher immédiatement le charme de cette nouvelle rencontre avec des pensées noires. L’homme, enfin le vampire qui l’aborda avait belle allure et il avait dans son regard « un je ne sais quoi » fort intriguant, plaisant il était trop tôt pour le dire, mais certainement hypnotisant. Elle fit un sourire de circonstance, poli et réservé. Il lui expliqua l’histoire de la bague, c’était intéressant, elle avait acheté des milliers et des milliers de bijoux, sans forcément s’intéresser à comment ils étaient fabriqués, son regard était très attentif, ce n’était pas un mensonge, elle appréciait le moment.

- Elle est magnifique… Stellan…

Cela ne mit qu’une simple seconde à lui revenir, c’était un des rois vampires sauf qu’il n’était pas britannique, mais suédois. Que faisait-il ici, était-il juste là pour l’ouverture d’une bijouterie ou plus ? Pour le moment elle ne pouvait pas vraiment trancher, elle se contenta de l’écouter, c’était toujours plaisant, mais elle était un brin plus nerveuse et encore elle n’avait pas eu vent des détails de son accession au trône. Quand il eut fini elle inclina son buste légèrement, mais pas exagérément, elle n’était pas non plus la dernière des roturières, certes elle était née comme telle, mais chez les vampires la vie humaine ne comptait guère dans le respect qu’on leur devaient.

- Votre Majesté… C’est un honneur pour moi de vous rencontrer en personne, réellement. Je me nomme Salomé Marlowe. Oui du sur mesure au moins pour mon assistant, une chevalière aux armoiries de ma famille, de notre famille, il est mon descendant et a fait tellement pour moi, il mérite le meilleur et rien d’autre. J’avoue être un peu surprise de vous rencontrer ici, une agréable surprise cependant.

Oh Salomé étaient un brin inquiète, mais surtout très curieuse. Les vieux vampires qu’elle n’avait jamais rencontrés au moins une fois n’étaient pas si nombreux. Peut-être qu’elle l’avait aperçu, mais du temps de son prédécesseur seulement, à une époque où son créateur déclinant était l’invité de marque de l’ancien roi. A cette époque-là, son créateur excessivement jaloux, ne lui laissait guère parler à d’autre. Il craignait qu’elle ne le quitte pour un vampire plus jeune et tendre, plus respectueux de sa personne au final, mais Sally tenait ses promesses elle était restée jusqu’au dernier souffle de son créateur.

- Je ne voudrais pas vous déranger, je peux faire la visite avec votre vendeuse et vous demander des pièces particulières après. C’est à vous de décider.

Ce n’était pas comme avec sa cousine, chez qui elle savait être toujours être la bienvenue. Si elle avait su qui était la présence qu’elle exigeait, elle y aurait certainement mise plus de forme. Elle n’avait aucun statut politique, elle ne s’en mêlait pas et n’avait jamais plié le genou devant personne. Elle ne comprenait pas ces querelles de pouvoir et préférait se concentrer sur sa descendance et ses recherches. Là était pour elle le vrai pouvoir, elle vouait un culte au savoir, comme son maître lui avait durement enseigné, il n’aurait pas supporté qu’elle soit sotte. Il ne l’avait pas choisie sur un coup de tête. Elle n’osait en dire plus pour le moment, elle ne pliait pas genoux, mais respectait les royautés par soucis de paix. Depuis que son créateur n’était plus elle avait toujours cherché à apaiser les tensions en particulier quand elle menaçait leur discrétion aux surnaturels. Elle craignait le pire si l’existence des surnaturels était dévoilée. Sa famille était forte, mais elle ne voulait pas de chasse à la sorcière car les humains auraient trop peur.

- Je n’ai pas mis les pieds dans la cour suédoise depuis plus d’un siècle, excusez-moi de ne pas vous avoir reconnu de suite.

Elle se tenait droite, gracieuse, mais discrète. Elle ne tenait ni tête, ni ne s’abaissait, elle était sur la réserve, car elle ne le connaissait pas personnellement et ne savait pas du tout comment se comporter, pour être respectueuse et ne pas froisser. Pour le moment il semblait véritablement charmant et elle avait quelque part envie de se laisser charmer, la faute à la solitude qui lui pesait, mais elle n’était tout de même pas du genre à se laisser balader. Elle savait que sous la plus belle des couvertures pouvaient se cacher les pires monstruosités, comme par exemple le livre qu’elle avait étudié quelques heures plus tôt.
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Stellan Håkansson

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Jeu 14 Déc - 23:36

Un bijou nommé désir
Salomé & Stellan

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La cliente avait ses manières. Des manières appréciables, élevées. Il y avait dans sa tenue l’éducation évidente. Elle le gratifia, le salua comme il se devait. Parce qu’elle connaissait son rang. Et si Stellan brûlait d’orgueil et de fierté tout à l’intérieur de sa froide enveloppe, il se contenta d’hocher poliment la tête, montrant qu’il reçut le compliment avec satisfaction. C’était la joaillerie, son seul canalisateur, cette atmosphère qu’il avait imposé ici qui le stabilisait un peu. C’était aussi simple que ça. « Un honneur partagé, Madame Marlowe. Sachez que je me chargerai personnellement de créer cette pièce toute spéciale, à la hauteur de l’importance dont vous m’avez fait part. » Du défi, du niveau, un goût aiguisé… Stellan adorait ça. Il ignorait quelles étaient les armoiries de cette famille qui semblait être tout à fait estimable, mais déjà quelques idées fusaient dans ce cerveau bouillant de ce besoin constant de créer. Il semblait qu’elle avait la famille très à cœur dans sa façon d’en parler. C’était une valeur importante, et plus que tout, une valeur sûre. Quelque chose sur laquelle on pouvait compter. Stellan avait façonné la sienne et elle était parfaite, comme un de ces joyaux qui était exposé ici. Puis il offrit un sourire qui tira sa lippe. « En réalité, Londres occupe une grande place de mon passé et naturellement, j’y suis revenu… Pour faire ce que je fais de mieux. » À ses mots, il désigna dans mouvement ample de main, l’ensemble des pièces exposées, ces petits joyaux rutilants, un peu de lui, un peu de son savoir-faire, de son pouvoir qui a séduit bon nombres de clients de hauts rangs. C’était cela aussi, s’étendre partout par ses création et non pas par sa seule personne… Bien qu’il avait comme l’impression de vivre dans chacune de ses pièces. Et quoi de mieux qu’un bijou pour faire ressortir la splendeur, l’éclat d’un précieux trésor qui représentait toujours une valeur, d’un lien, d’un sentiment ou par simple démonstration de pouvoir ?

« J’insiste Madame, après tout vous êtes un peu reine ici aussi puisque vous êtes la cliente. » Nouveau sourire poli. Il aimait jouer avec les formes, les sens relatifs. Tout était facile dans cet environnement. Placide, cette femme vampire apparaissait de manière singulière aux yeux de Stellan qui en voyait rarement dans son genre. Ni arrogante, ni rien de ce que les Immortels adoptaient à l’habitude dans leurs manières, l’âge l’avait certainement rendue sage, et quelques épreuves, calme. Comme chaque Immortel, il savait que le passé humain avait un impact sur cette non-vie dans laquelle ils évoluaient ensuite. Et tout en se demandant quel pouvait bien être le sien, il fit signe de sa main à une invitation, un « après-vous », pour continuer le tour des vitrines. En réalité il était aussi curieux de parler bijoux que royauté avec cette cliente qui semblait en savoir long. Appartenait-elle à un Clan de Londres ? Ça n’en avait pas vraiment l’air. Stellan n’avait pas d’avis sur le sujet, ou pas toujours. Parfois valait-il mieux qu’ils suivent leur propre chemin, plutôt que de se mettre sous la coupe d’incompétents comme il en avait débarrassé son propre Clan, il y avait presque un siècle de cela. Parce que si Stellan était, aux yeux de certains, un salaud doublé d’un ultra-maniaque instable, il avait au moins le mérite de savoir diriger son Clan et de le protéger, instaurant un respect et un soutien mutuel parmi ceux qui le composaient. Et c’était certainement pour cette raison aussi, qu’il ignorait royalement des avis biens pensants que lui ramenaient leurs discours de morale.

Stellan sourit dans un mouvement léger de tête aux excuses de Madame Marlowe « Je vous en prie, vous n’avez aucune obligation de vous excuser ici. En réalité, j’apprécie que vous en sachiez autant, ce n’est malheureusement pas le cas de tous les nôtres. Et puis vous étiez portée dans la réflexion d’un choix à faire. » Et tandis qu’il parlait, il porta à la fin de sa phrase, un regard sur la vitrine devant laquelle ils s’étaient placés et où trônaient deux ras de cou d’or jaune, l’un incrusté de saphirs roses, l’autre dans un mélange d’émeraude et d’onyx.  Son regard partit légèrement dans le vague en réfléchissant à la réflexion de sa cliente qui le fit s’assombrir durant une demi-seconde. « Vous n’avez malheureusement pas dû connaître le meilleur côté de la Suède à l’époque… » Il avait plus de sincérité que d’orgueil dans ses mots, et cela était bien rare. Il n’en dit cependant pas plus et remit un peu de normalité dans son orbe affutée. « Vous devriez y revenir à l’occasion, c’est considérablement différent. Le temps change beaucoup les choses, de même que les gens. » Puis il continua la visite, lui montrant les pièces, pour femmes, et pour hommes. Les montres, les colliers, les bracelets, les bagues, les solitaires, les broches, les boucles d’oreilles, les boutons de manchettes et bien plus encore… Et au fond, une grande vitrine qui s’étendait sur une demi-hauteur de mur, présentant des instruments d’écritures dont des stylos plumes laqués, incrustés de pierres précieuses et semi-précieuses pour certains. Mais rien de magique ici. C’était trop risqué d’exposer des talismans, des armes ou tout ce qui renfermait, ne serait-ce qu’un peu de surnaturel. Si un humain ignare venait à s’enticher d’une de ces petites choses et que pire, il l’achetait, ce serait très… embarrassant. La clientèle sorcière, voire vampire, était la seule qui pouvait y avoir accès - si tant est qu’elle avait connaissance de ce commerce officieux qui triait ses acheteurs sur le volet - dans une petite pièce dissimulée à côté des escaliers. « Que recherchez-vous exactement ? Des envies particulières ou l’appréciation de l’instant vous guide-t-elle ? » s’enquit Stellan pour savoir sur quelle pièce se pencher plus qu’une autre. « Naturellement, tout ce que vous ne trouvez pas ici, nous en parlerons par la suite. Tout peut-être fait, il n’y a qu’à demander. »

Puis, sur le centre de la pièce qu’ils firent en dernier, deux vitrines de taille moyenne se dressaient.  C’était la collection de Noël, en pièces uniques. De l’or, gris ou rose principalement, et des diamants, parfois un soupçon d’émeraude ou de saphirs colorés pour les pièces qui se distinguaient, de la tourmaline que Stellan affectionnait également, mais surtout de la qualité qui scintillait, brillant à souhait au gré des lumières. Un spectacle pour les yeux, un voyage pour l’esprit. Il présenta la collection spéciale, parlant avec aisance en connaisseur aguerrit qu’il était sur les pièces qui intéressaient l’Immortelle, n’encombrant pas les discours et ne donnant que l’essentiel, complétant s’il le fallait pour certains cas. Stellan pourrait en parler des heures, présenter les origines, les étapes de la création, évaluer l’indice de réfraction, les carats, chaque caractéristique de chaque pierre, ainsi que de leurs alliages… Or il ne voulait pas encombrer ses paroles, ni faire déprécier à sa cliente la visite, se mettant quelques fois de côté pour qu’elle puisse observer sans se sentir épier.

Si les évènements allaient dans ce sens, si la cliente était aussi respectable qu’elle semblait l’être au premier abord, Stellan pourrait lui faire part de la collection officieuse. Car l’avantage d’ajouter un acheteur à ce commerce permettait aussi de le rendre plus riche en diversité, outre la satisfaction de pouvoir compter une personne de confiance supplémentaire. Ces dernières étaient souvent curieuses comme lui, prêtes à découvrir ce que la magie pouvait offrir et comment l’embellir, la faire passer pour un simple bijou qui attirait les regards, sans jamais révéler ce qu’il était vraiment hormis pour les plus fins connaisseurs. Et qui pouvait savoir quelles étaient les limites de la magie ?

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Salomé I. Marlowe

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Sam 16 Déc - 4:02

D’un premier abord il semblait véritablement charmant et quelque part elle n’avait pas envie de se tromper, elle ne pouvait pas se tromper, elle n’avait pas non plus le droit à l’erreur. Salomé ne pouvait se permettre de se fâcher, elle était comme un arbre avec des centaines et centaines de feuille à arracher, chaque feuille était un membre de sa famille. La vampire ne pouvait se permettre des querelles, elle ne pouvait avoir d’ennemi et même si certaines batailles lui semblaient plus nobles que d’autre elle devait souvent paraître neutre. Néanmoins elle avait encore le droit d’essayer d’apprendre à connaitre de nouvelle personne. Une reine… cela lui arracha un léger sourire amusé, mais elle évita de parler de sa cousine d’entrée de jeu, par égoïsme un peu, mais surtout par soucis de sécurité, sa cousine si elle ne l’avait pas rencontré, ne tarderait pas à le faire. C’était une rencontre inévitable, les royautés étaient comme des aimants, s’attirant ou se repoussant. Apparemment tout le monde ne connaissait pas son nom ce qui prouvait une chose que les vampires n’étaient parfois que des humains plus vieux, ils ne s’intéressaient pas toujours à la politique et n’en comprenait pas forcément les règles.

- Pour moi le savoir est le pouvoir le plus précieux, le seul qui m’intéresse. La Suède n’est pas si loin.

Ce n’était pas chose intime qu’elle avouait là, c’était une sorte de message de paix, je ne cherche pas querelle, je préfère mes bouquins. Bon, c’était un peu simpliste dit comme ça, mais c’était en gros ce qu’elle souhaitait transmettre. Elle suivit Stellan que de merveille glissèrent sous ses yeux, si tout se passait bien entre elle et le propriétaire de cette bijouterie, elle y repasserait très certainement, rien que pour son plaisir personnel. Elle aimait beaucoup les colliers, les bracelets et les bagues, c’était des choses qu’elle pouvait donner sans le moindre souci, pas comme des vêtements. Ils passaient les siècles sans perdre de valeur. Lors de son premier mariage, elle avait eu tant d’enfant que même la fortune pourtant rondelette de la famille de son époux, avait failli ne pas être suffisante, on avait craint l’arrivée de nouveaux enfants, elle était encore en âge d’en avoir et ils étaient déjà 14. Sa transformation n’avait pas seulement réglé le problème de la peste, elle avait permis à ses 10 enfants survivants de faire de beaux mariages, mais avant cela elle était entrée dans une économie domestique, avait vendu beaucoup sauf ses bijoux qu’elle pensait vendre au dernier instant pour fournir des dots. Finalement les bijoux étaient restés dans la famille. Oh oui elle avait un attachement particulier à ses coquetteries.

- C’est surtout mon créateur qui a jouit du voyage, je n’ai guère pu me balader.

Une façon bien polie de dire qu’elle était cloîtré dans ses appartements, la jalousie de son créateur n’ayant nulle limite, elle avait juste assisté à un dîner fort alcoolisée ou elle avait été renvoyé dans ses appartements avant même le dessert. Contrairement à Calista si proche du sien, elle avait été soulagée une fois son créateur dans la tombe. La visite se poursuivit et elle était déjà décidée pour quelques pièces qu’elle réservait à ceux dont Hector ou elle était parvenue à cerner les goûts. Il lui demanda ce qu’elle était venue chercher, elle n’eut pas trop de mal à dicter ses envies.

- De nombreuses pièces m’ont plu, j’ai une très grande famille et c’est bientôt Noël, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je recherche un peu de tout. Je ferais une liste à votre employée qu’elle pourra m’envoyer à l’hôtel. Hormis la chevalière, j’ai d’autres commandes particulières, mais terminons la visite.

En tout cas ce n’est pas ici qu’elle commanderait les croix en argent pour les jeunes enfants, une précaution bien maigrelette, mais bien heureusement il y en avait d’autre. Même si une grande partie de sa famille n’était plus croyante, c’était le minimum syndical. Il lui dévoila ensuite la collection d’hiver, c’était très beau elle aimait beaucoup l’or blanc qui avait une allure moderne tout en gardant la préciosité de l’or.

- C’est ravisant, j’aime beaucoup les bijoux, au son de sa voix on ne pouvait doutait de sa sincérité profonde. Comment vous êtes venus cette passion ? J’aimerai être aussi talentueuse dans une passion aussi belle, mon seul talent est de traduire de vieux bouquin.

Elle se laissait aller à plaisanter d’elle-même. Elle excellait aussi dans l’art de jouer avec des enfants, mais cela était peut-être un peu trop intime pour une première conversation tout de même.

- Pourriez-vous exceptionnellement me faire une paire de boucle à pince. En or blanc et en saphir bleu… Pour le dessin je me fie à votre talent.

Sa mère disait que ce n’était pas pour les petites filles bien élevées, mais en réalité c’était surtout un manque de moyen de sa part et une fois mariée elle avait eu bien d’autre soucis, de ce fait ses oreilles étaient vierges. Mais à présent elle était très tentée par cet accessoire si peu présent dans sa collection, elle avait bien quelques paires, mais au vu des bijoux qu’elle voyait elle avait envie de l’agrandir.
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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Mer 3 Jan - 22:06

Un bijou nommé désir
Salomé & Stellan

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Tandis que la conversation se faisait assez bien entre les deux vampires qui allaient parmi les vitrines, Stellan nota une fois de plus, la sagesse dont semblait faire preuve la cliente. Si elle avait compris que le savoir était le plus important des pouvoirs, alors il n’y avait rien à débattre. Parce que c’était certainement une des choses les plus véridiques, un point qui depuis le début de l’humanité, régissait son histoire. Il n’y avait rien de plus facile que de manipuler un ignare et il en savait quelque chose. Il fallait aussi comprendre que son voyage avait été abrégé par, peut-être, l’étouffement d’un créateur trop imposant dans une vie immortelle ; un point que Stellan connaissait bien et qu’il écarta rapidement de cette pensée qui allait s’en mêler, lui rappelant le désagréable souvenir de Ian qu’il avait abandonné, vieux et seul. Peut-être aussi un évènement qui avait fait de lui un créateur moins possessif avec les siens qui allaient et venaient à Stockholm dans une confiance mutuelle, sans doute la valeur première qu’il établissait sans cesse avec ceux qui faisaient ou feraient partie de son cercle. Mais cependant, il se concentrait sur les bijoux, les pièces de joailleries qui se faisaient sélectionner et qui laissaient par conséquent, supposer la colossale fortune de la cliente qui savait où la dépenser avec choix.

Stellan prit en compte ce que lui indiqua madame Marlowe quant à sa famille nombreuse et ses recherches, acquiesçant à ses dires et songeant que c’était une très bonne soirée qui s’entamait là. Une cliente Immortelle avec des moyens aussi étendus qu’elle avait à faire de cadeaux. Que demander de mieux pour les affaires ? Il n’avait pas de remord à penser que c’était infiniment plus intéressant - professionnellement et financièrement - que de vendre une bague ou au plus, une parure, à la vieille bourgeoisie humaine qui s’autorisait un plaisir coûteux pour les fêtes, tandis qu’elle léchait les vitrines le reste de l’année sans pouvoir véritablement s’offrir ce luxe, avant de retourner écraser la populace de sa situation légèrement plus élevée. De ceux-là, l’entreprise pouvait s’en passer. Et la cliente parlait sincèrement devant la collection d’hiver, dévoilant sa grande affection des bijoux. Stellan sourit à sa plaisanterie, ayant pourtant peine à croire cela avec l’éducation qu’elle semblait refléter, de même qu’elle était, tout simplement, une Immortelle, et qu’elle possédait forcément d’autres talents. Et c’était aussi l’avantage à être de cette race qui fournissait toute l’habilité nécessaire pour faire ce que l’on voulait, si tant est qu’il fallait accepter  et appliquer un apprentissage. Alors Stellan réfléchit une seconde à la question, n’ayant pas le souvenir précis du comment de cette passion, en réalité. « Je dois avouer que cela a toujours été, à partir du moment où j’ai regardé le monde par ces yeux. » Ces yeux de vampire, prédateurs, acérés, qui voyaient tout et en détail, attrapaient au vol les moindres nuances de couleurs, la précision complexe de chaque pierre, tandis qu’à ce travail se mariait l’habilité de ses doigts froids et puissants, un ensemble de gestes qui façonnaient la splendeur d’une passion fascinée. « Il m’a fallu apprendre et je n’ai pas hésité à le faire. Dès lors je n’ai jamais cessé d’évoluer dans ce monde qui frôle une certaine perfection. Et il y a tant à découvrir encore, ajouta Stellan avec un sourire légèrement rêveur. Quant à votre talent, puis-je me permettre de vous dire qu’il est tout à fait noble. Les vieux livres sont sans doute les plus riches et pourtant les plus mystérieux. Ils sont fascinants, n’est-ce pas ? » Surtout lorsqu’ils parlent de magie, qu’ils ouvrent la porte sur des secrets qui n’attendent que d’être révélés… Stellan se demanda si sa cliente n’évoquait pas un peu ce point également. Il avait recours aux talents des sorcières parfois pour ce domaine, c’était encore elles les mieux placées pour le renseigner et leur aide était précieuse.

Stellan nota mentalement la nouvelle demande de sa cliente avant de hocher la tête, visualisant dans les grandes lignes ce que cela pouvait donner. « Bien sûr, cela peut être fait, nous en conviendrons plus en détails par la suite. » Puis, ayant achevé le tour de la boutique, il resta à la disposition de sa cliente avant qu’elle n’ait tout à fait terminé de tout voir. Lorsqu’elle fut prête, il l’invita à laisser sa liste à Nina qui attendait toujours en retrait, ayant préparé les premiers choix de madame Marlowe, précisant qu’il allait commencer quelques esquisses de ses commandes spéciales dans l’espace privé, où la vendeuse la conduirait ensuite.

[…]

La pièce plus privée était à côté de l’escalier qui menait à l’étage, dissimulée derrière une autre vitrine, plus par soucis de décor que par le secret à tenir, puisqu’il n’y en avait pas vraiment. Elle était relativement sombre, éclairée seulement par quelques lumières tamisées. Les murs étaient creusés par cinq petites vitrines qui offraient à voir de vieux bijoux relativement bien conservés. Entre autre, un diadème ayant appartenu à la famille royale de Suède à un siècle reculé, un œuf de Fabergé ou encore ce collier étrange, qu’un œil aguerri pourrait reconnaître comme magique, avec ses rubis particuliers qui renfermaient un sort jeté par une défunte amie sorcière. Un parquet sombre, des murs tapissés de pourpre, et au centre, trois fauteuils rembourrés entourant une table relativement large pour permettre une place adéquate aux esquisses. Il y avait dans le tiroir, un carnet et des crayons. Stellan s’y était assis et avait commencé à noter les quelques directives de sa cliente, prenant une page pour la chevalière et une autre pour la paire de boucles d’oreilles. Il y dessina sous un coup de crayon bref mais professionnel, ce qu’il voyait déjà dans son imagination. Pour la chevalière, il en fit la forme - attendant malgré tout d’avoir l’armoirie de la famille pour les détails - et nota plusieurs alliages possibles dans l’or, le titane ou encore l’acier. Il fit de même avec les boucles d’oreilles, nota l’or blanc et le saphir bleu et en fit plusieurs formes, allant de la plus sobre à quelque chose de plus personnalisé comme ces fleurs mises ensemble ou sous forme de nœuds finement « attachés », ne sachant pas encore si la cliente en voulait des longues ou des courtes. Le point le plus inhabituel était qu’il devait les faire à pinces, mais cela ne posait pas de problème pour la création.

Enfin, lorsque Nina ouvrit la porte pour faire entrer la cliente, Stellan abandonna ses croquis pour se lever et l’accueillir comme il se devait. « Est-ce que tous les détails ont pu être réglé à votre convenance, Madame ? » lui demanda-t-il ensuite. Puis lorsqu’elle fut à la hauteur de la table, il tira un fauteuil en face du sien pour l’inviter à prendre place avant de regagner la sienne. « Voici les premiers jets, reprit-il ensuite en montrant  les pages en question, ils nous faudra convenir de l’alliage si vous avez une préférence pour la chevalière, et si vous souhaitez une forme relativement classique ou plus exotique. »

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Salomé I. Marlowe

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Jeu 4 Jan - 16:12

- Les vieux livres sont souvent un aperçu du passé et c’est pour cela qu’ils sont passionnants car ils reflètent une époque morte, une philosophie différente également. Les gens se contentent souvent d’un angle de pensée, sans chercher à en découvrir d’autre, certain que la vérité est unique et simple.

Si elle ne parlait pas du fait que sa famille fut une famille de sorcière, ce n’était nullement par désir de cachoterie, mais uniquement par pudeur. Quand elle en parlait sans qu’on lui demande elle avait l’impression de se montrer d’une arrogance crasse, elle ne pouvait s’empêcher d’être fière. De toute façon la famille Marlowe n’était pas qu’une famille de sorcière, c’était également une famille à la tête de multiples sociétés, il était facile d’avoir un aperçu de son ampleur dans la presse humaine. La famille était également connue dans le monde surnaturel, il était vain d’essayer de se cacher. Il y avait deux raisons à sa survie sans drame, la neutralité dans tous les conflits et son sang à elle. Ses descendants avaient eu un taux de survie infiniment supérieur à la plupart des familles. Sally avait tout fait pour éviter les morts stupides et les propriétés du sang de vampire avaient joué un grand rôle dans cela. Stellan la confia ensuite à Nina pour les premières commandes. Elle le remercia et s’installa à un bureau avec l’humaine. Elle commença à lister les objets de sa convoitise, une petite trentaine. Mis à part pour les croix et les chevalières, elle détestait offrir plusieurs fois le même cadeau, c’était paresseux et même si cela demandait beaucoup de son temps, elle aimait nouer des liens autant qu’elle le pouvait avec les siens. Cela permettait à la famille de ne pas imploser et de rester unie autant qu’elle le pouvait. L’endroit lui plaisait en tout cas, il était certain qu’elle repasserait.

[…]

Une fois ses commandes simples prises en comptes. Sally fut accompagnée par Nina dans le bureau de Stellan. C’était bien le repère d’un éternel, les humains se seraient plaint d’un manque de lumière. Elle ne comptait plus le nombre de fois ou une de ses sorcières avait grommelée en entrant dans la bibliothèque familiale, qu’on voyait à peine le bout de son nez. Cela la faisait sourire, elle aimait que ses descendants se sentent suffisamment à l’aise en sa présence au point d’arriver à rouspéter. Elle avait moins l’impression d’être une momie quand cela arrivait. Stellan était en train de dessiner, elle commençait à l’apprécier, il semblait travailleur une qualité plutôt rare chez les siens qui avaient plus tendance à l’oisiveté et à le recherche continuelle du plaisir. En soi il y avait aucun mal à se faire plaisir, mais quand une vie ne tournait qu’autour de cela, cela donnait le droit à des personnes le plus souvent insupportables.

- Oui Nina est très professionnelle et très patiente, j’ai passé un bon moment en sa présence. Stellan lui tira un fauteuil et elle s’installa. Il lui montra les premiers jets de ses créations enchanteresses. Une forme classique ira très bien pour la chevalière, Hector est plutôt un homme de tradition. Le platine sera parfait, sur la face le blason de la famille une salamandre sur fond vert émeraude et à l’arrière les initiales d’Hector, H.M ce sera parfait. Vous allez pouvoir vous amuser plus avec mes boucles, j’aime beaucoup la version florale que vous avez dessinée, humaine j’étais une sorcière de la terre d’où le vert du blason, la salamandre vient de la famille de mon époux.

Sa famille n’avait pas de blason, trop pauvre, mais la famille de son époux était de la noblesse depuis plusieurs générations, en plus d’être une famille de sorcière du feu. Lors de leur mariage un fond vert avait été décidé pour montrer l’union des deux familles. A présent même si sa famille comportait encore plus de forme de magie différentes, le blason était resté.

Londres vous plait-elle ? demanda-t-elle très soudainement sans arrière-pensée. Avez-vous trouvé votre bonheur pour loger ? Je fais des rénovations, je ne supporte pas devoir de vieux bâtiment tomber ruine, c’est ma seconde passion après les vieux livres, je vends parfois à des vampires, nous avons nos besoins.

Sally n’essayait pas de vendre, c’était juste une proposition pour aider si besoin, elle y pensait car elle avait récemment vendu à une de ses compatriotes vampires, elle s’était d’ailleurs fort bien entendu avec également. Elle allait finir par croire que les vampires nordiques étaient spéciaux.

- L’un des avantages de Londres et ses nombreuses boutiques ouvertes la nuit, on dirait presque la ville a été conçue pour nous.
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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Mar 16 Jan - 22:30

Un bijou nommé désir
Salomé & Stellan

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Stellan nota immédiatement les exigences de sa cliente, répertoriant sur le carnet le côté traditionnel de la chevalière à adopter, l’alliage en platine, le blason des Marlowe et les initiales. Il acquiesça aux choix des boucles d’oreilles fleuries, préférant pour sa part cette déclinaison également, mais sans rien en dire puisque qu’elle était seule juge. Ensuite il releva la tête à la mention de ses origines qui avaient leurs racines dans la sorcellerie, et en fut agréablement surpris. Dans son Clan autant que dans son univers professionnel, ces êtres dont la magie coulait dans les veines, étaient d’une aide précieuse par leur savoir si vaste et par leurs talents. Le Roi offrait même la protection aux plus travailleurs et dévoués, avantage qu’il refusait en parallèle à certains Immortels qui ne le méritaient pas. Il savait reconnaître la valeur, et dans la joaillerie, il y avait rarement la question des races, la passion et le savoir-faire primant avant tout. C’était essentiel et cela expliquait l’apport si magique qui passait à H&Co. dans la vente comme dans l’achat de « matières premières ». « Sorcière, dites-vous ? C’est une noble provenance. Mon Clan est en étroite collaboration avec celles qui sont à même de nous apporter leur aide et leur savoir, surtout en joaillerie. Voyez ce collier, dit-il en désignant le bijou ancien mis dans la vitrine près d’eux. Une défunte collaboratrice m’a aidé pour la taille des pierres, un travail délicat quand il s’agit de le faire sur ces petites choses qui ont la faculté de brûler tout ce qui les touche. Sous cette forme, elle y a ajouté de sa magie et nous en avons fait cette pièce de collection, alors qu’un œil lambda n’y verrait qu’un simple collier. Un collier qui serait insupportable de garder au cou… Et c’était précisément pour cette raison que les pierres avaient été agencées sous cette forme. Une ironie en soi. Stellan reprit ses notes pour y faire figurer un croquis du blason de la famille d’après ses notes, l’affaire de quelques secondes avant que madame Marlowe n’en vienne au sujet de Londres.

« Oui, Londres est une ville superbe, pleine de cette atmosphère si propre à elle-même, un peu sombre et riche de diversités. À présent, j’en viens à me demander comment j’ai pu attendre si longtemps pour ouvrir H&Co. dans ces rues si enivrantes quand la nuit s’y impose. C’est vrai que la question du logement s’est posée, c’est toujours délicat de choisir son lieu de vie… Même si au final je pense passer plus de temps dans les ateliers à l’étage que chez moi, dut admettre Stellan avec un sourire. Je ne vais pas cacher que je suis difficile, cependant Londres à beaucoup à offrir et tout le monde s’y retrouve au final, je suppose. C’est très louable de votre part, la rénovation permet d’entretenir les souvenirs et les richesses, et oui, nous avons nos besoins, nous nous entendons. Quel genre de vieux bâtiments remettez-vous sur pied ? Certains ont plus d’histoire entre leurs murs que d’autres, j’imagine. » Certains qu’il n’aimerait pas revoir… Stellan y songea vaguement, à ce passé d’humain débauché qu’il avait été. Londres n’avait pas connu le Roi sous sa meilleure forme à l’époque. Il dirait même, au plus bas. Parce qu’il avait cherché la mort dans ces rues autrefois sales et sordides, il l’avait appelé, l’avait souhaité si fort… Cependant il y avait trouvé tout autre chose : l’immortalité qui l’avait propulsé au sommet, chose à laquelle il ne se serait jamais attendu il y a si longtemps de cela, alors qu’aujourd’hui c’était d’une évidence si simple et naturelle… « Oui, nous l’avons façonné surtout. Elle se change facilement, à l’image des mortels le jour, à celles des surnaturels la nuit… » Puis il vint une question particulière à Stellan qui releva un regard sur sa cliente. « J’aurai une question, si je puis me la permettre. Étudiez-vous encore la sorcellerie ? Les vieux livres dont vous parlez, ont-ils pour quelques uns, une valeur magique ? H&Co. est friande de ces objets si fascinants, ils sont une ressource précieuse et chacun est unique. J’aime à les sublimer, à les présenter dans leur plus belle forme… »
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Salomé I. Marlowe

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MessageSujet: Re: Un bijou nommé désir. [PV Stellan] Mar 6 Fév - 18:52

HRP : Désolée du retard.

Salomé se sentait soulagée comme d’un poids de n’avoir plus à cacher ses origines, parfois elle se demandait à quoi lui servaient ses centaines d’années d’existence si elle n’avait pas la moindre fierté et était étouffé par la timidité. Certain jour elle avait l’impression d’être comme opposée à ses pairs. Parfois elle en tirait une certaine fierté, mais parfois elle aurait apprécié d’avoir plus d’aplomb. Mais on n’était jamais satisfait de soi-même, c’était une règle universelle et elle le savait. Stellan lui parla de la protection qu’il offrait aux sorcières, cela la rassura même si les vampires étaient plus généralement enclin à la haine des lycans, hors dans son clan vampire, sorcière et lycans coexistaient aussi paisiblement que possible. Elle n’avait jamais transformé un de ses descendants, mais d’autres vampires et lycans s’en étaient chargés et cela ne signifiait pas la fin de l’appartenance à la grande famille des Marlowe, elle aimait intégrer chaque créature magique inimaginable, elle avait beaucoup plus de réticence avec les simples humains, en particulier, s’il épousait ses descendants hommes, la magie se perdait alors et elle trouvait que cela était un terrible gâchis, cependant l’époque étant celle qu’elle était, elle ne pouvait plus empêcher ces mésalliances et les tolérait afin de ne pas se faire d’ennemis, de plus ses descendants étant ses descendant elle ne pouvait cesser de les aimer d’un amour infini pour si peu. Marlowe était un nom, mais à cause des mariages certain portaient d’autres noms, cela ne la dérangeait pas non plus, comme Stellan elle savait intégrer les inconnus et les fiancés s’ils se montraient pacifiques. Chacun avait ses qualités, même si elles pouvaient parfois sembler insignifiantes, alors du moment que les siens n’étaient pas belliqueux, elle les acceptait, même les oisifs, la magie coulant leur veine et le partage d’un même idéal lui était suffisant. Elle l’écouta allier alliage et magie, sa montre du 19 ème siècle qui ne la quittait en était un exemple, une protection contre vampire, garou et même humain, une sorte de plan de secours.

- Je connais ce genre de magie, dernièrement j’ai songé à m’en couvrir plus volontiers, on a essayé de me tuer alors que je ne faisais que de recueillir sur la tombe de ma fille. C’était un événement extrêmement désagréable, je suis londonienne de naissance, j’estime avoir le droit de mettre les pieds là où je le souhaite. Je ne veux pas céder à la haine, ni à la vengeance, sanglante, mais me parait de plus de protection je ne m’y refuserais pas. Peut-être qu’ensemble nous pourrions envisager une bague et un bracelet en plus, d’un genre un peu particulier… Certaine de mes descendantes en sont capables…. En tout cas, même si je n’aime pas le meurtre, c’est un bel objet pour tuer ce collier, c’était vrai, cela avait une certaine poésie, même si elle réprouvait le procédé, ou du moins elle l’aurait réprouvé de toute son âme avant qu’on ne tente de la tuer, son point de vue bien qu’encore fort pacifique était de plus en plus grise.

Elle l’écouta parler sur sa vie à Londres, le fait que la ville était attractive, mais aussi le fait qu’il s’enfermait souvent dans son atelier, cela lui fit froncer les sourcils. Elle avait envie de lui faire découvrir sa ville, elle l’avait parfois quitté, mais y était toujours revenue, notamment à cause de sa bibliothèque. Ses ambitions étaient telles, elle n’en n’avait jamais parlé à personne en réalité en dehors de sa famille et c’était mieux ainsi, car elle savait qu’elle serait vue comme beaucoup moins fragile et sans danger qu’elle n’était vue actuellement.

- J’achète autant que je peux de vieux bâtiments qui sont en danger, laissant les autres aux mains des humains. J’aime la vieille pierre, les édifices moderne pour moi ont perdu tout charme et se ressemblent tous. Donc tout ce qui est plus vieux que le 19ème siècle m’attire… J’harmonise l’intérieur, avec le charme de l’ancien et le confort du moderne. Certains sont donnés à des membres de ma famille, certains servent de gîtes et d’autres sont vendus à des gens de confiance dont je sais qu’ils ne gâcheront pas mes rénovations, en laissant tout de nouveau tomber en ruine. C’est pour cela que j’ai une certaine préférence pour acheteurs qui vivent plus longtemps que les humains, on ne sait jamais ce qu’un descendant va faire. Un jour j’ai vendu à un humain charmant, mais son fils le haïssait, à sa mort il a tout brûlé.

C’était d’une tristesse, la haine était vraiment un sentiment qui pouvait se montrer des plus méprisables. Elle essayait néanmoins de ne pas trop être sévère, car tout le monde était sujet à la haine, y compris elle. Combien de fois elle n’avait rêvé que son créateur meure au plus vite. Tenue par une promesse faite sur la tête de ses enfants et par un mariage qu’il lui avait imposé, elle était resté, mais elle l’avait parfois tant hais. Une fois elle avait même presque failli passer à l’acte.

- J’étudie encore la magie, je fais encore parfois des potions, les anciennes sorcières devenues vampire garde leur affinité avec les plantes… J’achète tout ce qui est magique, revend les doublons et les livres que je traduis sont en effet des livres de magie. Donc vous vous intéressez aussi à la reliure ? Un jour je vous inviterais...

Elle ne pouvait pas lui donner ses livres les plus dangereux, mais elle pouvait débuter avec les livres de magies blanches, puis apprendre à le connaitre et savoir ce qu’elle pouvait partager ou non. Elle avait envie de lui faire confiance, mais elle savait que c'était sa nature, elle devait se montrer bien plus prudente. Salomé avait hérité de la bibliothèque de son créateur et de son mari humain de famille sorcière, elle-même avait accumulée, certain humains de sa famille avait pour mission de trouver ou d’acheter ces livres, parfois des tablettes d'argiles pour les plus vieux écris. Son créateur avait rêvé d’une bibliothèque à la Alexandrie magique, elle avait poursuivi ses rêves, c’était bien l’un des rares points qui l’avait rendu proche de son créateur. Sa famille travaillait depuis l’air des scanner à tout numériser, c’était compliqué, parce que les ouvrages étaient fragiles et que la sécurité exigeait qu’ils soient stockés dans les endroits le plus protégés possibles, certain livre étaient bien trop dangereux.

- Je suis une idéaliste, avoua-t-elle. J’espère pouvoir tirer le meilleur de ce qu’acquière…  N’avait vous jamais rêvé de revoir un rayon de soleil ? Cela fait partie des choses que je recherche…

Il y en avait plein d’autre, mais cet innocent petit aveu était le moins dangereux. Parler d’éternité vampirique ou de procréation vampirique était autrement plus dangereux et pourtant elle en rêvait également.
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