RSS
RSS



AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
Redécouvrez certaines races avec des manières de jeux exclusives qui pourront vous ravir. ''Moon's Spell'' cherche plusieurs
PV's très importants pour le développement du jeu. Personnages construits mais libres en plusieurs points, ils ont tous des
liens entre eux. N'hésitez pas, inscrivez vous !



Partagez|

Tu l'aimes, mon hypothalamus ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Kasparian B. Vasa

avatar

☠ Vampire ☠
Solitaire



¤ AVATAR : David Gandy
¤ MESSAGES : 585
¤ POINTS : 91
¤ MULTIS : Milo S.O'Conell
¤ AGE : 503 ans
¤ ZONE LIBRE : Fiche - Cobayes - Expériences - Portable - Chrono
***
◮ 1,91 m & 80 kg
◮ Brun & yeux bleus
◮ Particularités : Responsable du département médico-légal de Londres. Medecin-légiste. Prince de Suède.
◮ Maitre de l'hypnose et de la télépathie
¤ GROUPE : Qu'en ferais-je ?
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 18/07/2018


MessageSujet: Tu l'aimes, mon hypothalamus ? Sam 8 Déc - 18:38


“ Tu l'aimes, mon hypothalamus ?  ” Coincé entre la voix chantante de Casey et le tic-tac de ma montre, je pense devenir fou. Ces derniers jours ont étés plutôt difficiles et ma patience s’en retrouve bien limitée. Mon assistant chasse et fuit mon humeur taciturne, pour ne pas dire exécrable, par un excès de joie et d’ignorance totale qui m’accablent. Qu’il me fuit est une chose. Mais qu’il me prive de mon ouïe à chanter à tue-tête sa musique de sauvage en est une autre. Contrôlant cette colère sourde avec l’art et la manière, je me masse les tempes en conservant mes soupirs. Le visage baissé vers les rapports d’autopsie, mes paupières restent closes. Mes dernières déceptions défilent devant mes yeux comme une bande-film de mauvaise qualité. Aussi, je songe à nouveau à mes derniers sujets. Expérience avortée à même son œuf, le sujet trente-sept a trouvé la mort avant même de rejoindre sa cage. Humain mordu sous l’éclat blafard d’une énième lune pleine, ce dernier fut abattu par un humain sauvageon et fort impoli. Seules options : L’abandon et la contrariété. Celle-ci est monnaie courante depuis la morte navrante du Sujet Zéro. Malheureux accident dira-t-on … La science est la vie, mais pour la faire briller il faut parfois la prendre. Cela a été nécessaire. Par moment, je suis navré de ce constat, mais nulle ne saurait me détourner de cette voie. Ce sentiment absurde et écœurant dont sont dépendants les Hommes n’est pas pour moi. L’amour … Pathétique. L’acte me plait. Le sentiment me répugne. Enfin, sentiment … Il faut vite le dire. Juste une stimulation de l’hypothalamus. La sécrétion d’endorphine dans le système nerveux central et pouf, on parle d’amour. Risible à souhait.

Et que se passera-t-il si l’on arrachait cette infirme partie d’un cerveau humain ? Les fonctions corporelles comportementales seraient affectées de manière significative par une telle perte. Les comportements de défense, le stress, la peur, l’amour, le contrôle de la faim ... Un acte chirurgical serait suffisant. Ma curiosité prend le dessus sur toute raison et je planifie déjà l’opération. Il me reste un humain sous le coude pour tenter la chose. J’ai déjà tout pris de lui … Alors quitte à le tuer sur la table d’opération, autant que celle-ci me soit utile et abreuve mon besoin de connaissance et de savoir. Bien. Mardi prochain, à 14h. Levant le nez de mon bureau pour prendre mon téléphone, mes yeux tombent sur le tatoué. Il est couché sur une table d’opération, son casque sur les oreilles. « Casey … » Pas de réponse de quelque nature ce que ce soit. Il me fatigue … Avec grâce et majesté, je me redresse pour quitter mon bureau et rejoindre le reste de la morgue. Les mains dans les poches, je m’approche en silence du corps couché sur la table d’autopsie. Depuis qu’il a rejoint les rangs de la nuit, le tatoué semble adopter quelques-uns de mes traits de caractère, et pas les meilleurs. Il porte aujourd’hui un côté plutôt morbide et macabre qui naguère me caractérisaient. Bon, demi-mensonge : c’est toujours le cas. Quoiqu’il en soit, il ne sent pas mon approche. Il poursuit son chant odieux tout en gesticulant sur son lit provisoire. Devant son insouciance encore trop humaine, je désespère. Casey baisse bien trop facilement sa garde. Non pas que je compte l’arracher à cette nouvelle vie gracieusement offerte, mais qu’il ne me considère pas comme une menace véritable est assez vexant.

Passons. Je donne un coup de pied sur la table et cela suffit à le faire réagir. Il sursaute, se redresse d’un seul coup comme un mort de son cercueil et libère ses oreilles de ce casque affreux. Il me toise presque et m’adresse un signe de tête qui ne me plait guère. « Opération neurologique, mardi à 14h, ne soit pas en retard. » Il ne prend guère le temps de réfléchir qu’il se met à sourire.« Pas dispo, d’solé chef. » Il bondit presque de la table et s’étire de tous son long en éteignant l’engin qui diffuse le son grossier qu’il nomme : musique. Je le fixe sans bouger un cil alors que je le vois pâlir à vue d’œil. « Plait-il ? » Il me sourit non sans défi et se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre mon oreille, y susurrant. « J’déconne, dérides toi Vieil Homme. » Je grince des dents et ça le fait rire. Il s’éloigne. Son génie le sauve de la mort et Casey en joue. Je n’avouerai rien sur la nature de notre relation étrange.

Trente minutes plus tard, le sérieux est revenu au sein de ma morgue et un cadavre repose sur la première table. Un homme d’une trentaine d’année. Son corps nu repose sous mes yeux tandis que j’enfile mes gants et saisie mon scalpel. J’entaille son buste d’un magnifique Y et déplie les pans de chairs épais pour laisser libre l’accès à sa cage thoracique. Casey me débarrasse du petit couteau pour me tendre une pince. D’affreux craquements d’os résonnent dans la morgue alors que j’ouvre la voie vers les organes internes. L’état de ses poumons laisse à penser que l’individu était un fumeur compulsif. Un cancer l’aurait emporté s’il n’avait pas été assassiné. L’odeur du sang putride ne me tente guère mais j’entrevois chez Casey quelque tremblement. Sans être totalement récente, sa transformation n’est pas encore assez vieille pour qu’il ait un contrôle digne du mien. Je lui lance un regard inquisiteur. C’est une demande sourde qu’il formule par ce regard vitreux, presque inquiet. Un signe de tête de ma part, il me remercie et s’éloigne avant de disparaitre dans la cuisine. Je poursuis seul l’autopsie, prélevant à mains nues les organes un à un. C’est au cœur que je m’attaque quand autre chose attire mon attention …



 
code by solosands
Revenir en haut Aller en bas
Alexandre G. Sauvage

avatar

☠ Vampire ☠
Solitaire


En ligne

¤ AVATAR : Reeve Carney
¤ CRÉDITS : Muscade
¤ MESSAGES : 20
¤ POINTS : 2
¤ AGE : 527 ans Ω 35 ans
¤ GROUPE : Vampire -Roi errant- Centre de Londres
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 25/10/2018


MessageSujet: Re: Tu l'aimes, mon hypothalamus ? Aujourd'hui à 2:48

Tu l'aimes, mon hypothalamus? x Kasparian & Alexandre

« Je ne comprends toujours pas pourquoi tu t'entêtes à travailler alors que tu as plus d'argent que tu ne pourras jamais en dépenser ».


La question du jeune vampire nu qui se prélassait tranquillement dans mon lit résonna dans l'immensité de ma suite alors que j'haussais un sourcil calculateur en observant mon reflet dans le grand miroir sur pied posé non loin de lui. Ne prenant même pas la peine de répondre à ce petit plaisir d'un soir que je m'étais permis, j'ai scruté mon reflet à la recherche d'une infime imperfection, même si je savais qu'une telle possibilité était pratiquement impossible ; si l'élégance devait porter un nom, ça serait certainement celui d'Alexandre Sauvage ! Ma silhouette presque androgyne était mise en valeur grâce à la chemise blanche ceintrée que je portais sous un veston sublime en cachemire de la même couleur alors qu'un fin pantalon noir venait mouler la forme de mes jambes. C'était un habillement sobre, mais raffiné dont le seul élément de coquetterie que je me permettrais reposait dans ma main. Hésitation suprême : opterais-je pour une cravate noire plus contemporaine ou un plastron en soie argentée dont une broche en force de cerf viendrait agrémenter le tout ? Le second choix était certainement un souvenir nostalgique de ma vie à l'époque où je côtoyais Mozart, mais je devais avouer que je me sentais nostalgique aujourd'hui. « L'oisiveté est la mort de l'âme et il y a toujours moyen de trouver quelques beautés à l'extérieur de ce manoir » Rétorquais-je en rejetant la cravate noire afin de nouer le plastron d'un geste fluide et caressant, savourant la douceur du textile soyeux sous mes doigts. J'aurais certainement pu rajouter que le fait qu'il ne se trouve pas à l'extérieur du manoir était une bonne raison pour en sortir, mais un gentleman ne brusquait jamais une concubine qui se remettait d'un puissant orgasme. Il fallait dire que ce gamin n'avait que gémis sans rien faire de plus et qu'il m'avait exaspéré ; une magnifique coquille vide, c'était aberrant. Jetant un regard au jeune vampire repus par-dessus mon épaule, je me suis contenté de passer une main dans mes cheveux savamment plaqués vers l'arrière et j'ai quitté ma chambre sans lui accorder plus d'attention. Orpheus allait m'en débarrasser assez rapidement, j'en étais sûr.


Un simple signe de la tête en direction du loup-garou qui avait damné son âme en échange d'un petit service fut suffisant pour lui faire comprendre qu'il devait aller faire le ménage dans ma suite. À mon retour, il n'y aurait plus aucune trace de ce Fabian, j'en étais sûr. Fier de cette résolution, j'ai sorti du manoir afin de gagner la Rolls-Royce qui m'attendait sagement devant les larges marches en marbre blanc et j'ai salué d'un signe de tête la charmante conductrice qui m'ouvri la portière de la voiture. Voilà la preuve que mon esprit avait évolué avec les époques ; c'était une femme qui occupait ce poste normalement occupé par un homme. Souriant face à ce petit trait d'humour mental que je venais de faire, j'ai saisi le dossier qui reposait sur le siège à côté de moi et je l'ai ouvert alors que Trinity regagnait sa place derrière le volant et démarrait la voiture de luxe. « Je dois me rendre à la morgue de Londres, j'ai besoin d'un avis médical concernant une autopsie mal effectuée » Annonçais-je à la jeune femme sans quitter mes notes des yeux. Sans être un spécialiste, je pouvais aisément deviner qu'on ne démembrait pas un cadavre pour prouver que le moribond avait périt d'une overdose de méthamphétamine. Le cas n'était pas spécialement intéressant, mais c'était surtout les rumeurs derrières cette autopsie qui m'intriguait. On disait que le médecin qui l'avait pratiqué était parvenu à torturer un loup-garou jusqu'à détruire le loup en lui…je devais confirmer cette information, mais je devais d'abord connaître le nom de ce scientifique fou. La voiture roula pendant un long moment, me permettant de lire certaines informations sur l'homme que j'allais rencontrer, mais qui ignorait tout de ma venue. Kasparian Vasa était le directeur du département médico-légal de Londres et une pointure dans le domaine, si quelqu'un pouvait m'outiller dans mes recherches, c'était bien lui. Malheureusement, je n'avais aucune photo de ce médecin que j'allais rencontrer. Était-il vieux ou jeune ? Était-ce un être humain facile à manipuler ? La voiture s'immobilisa devant le bâtiment austère sans que je puisse faire une recherche sur mon téléphone. Après tout, qui n'avait pas Facebook de nos jours ? Moi-même je détestais cette invention infernale, mais je ne pouvais nier la mine d'information que contenait ce réseau social.


Impatient de découvrir ces lieux lugubres qui étaient assez loin des endroits paradisiaques que je côtoyais normalement, je n'ai pas attendue que Trinity daigne ouvrir la portière qui me retenait enfermé dans la voiture pour m'extirper hors du luxueux véhicule. Minuscule devant l'imposant bâtiment, je pouvais sentir tous mes sens en alerte et un fourmillement d'excitation parcourir ma peau alors que mon pas de conquérant m'amenait vers les entrailles de la morgue. J'aimais la beauté, le goût et ce qui était raffiné, mais je ne disais jamais non à un soupçon de mystère et d'aventure. Une brise glaciale vint chatouiller ma nuque alors que j'ai posé une de mes mains fraichement manucuré sur la lourde poignée de laiton qui menait à l'intérieur. Ce fut une puissante odeur de désinfectant qui m'accueilli ainsi qu'une lumière maladive et un bourdonnement désagréable. J'avais beau ne pas m'attendre au palais de Versailles, l'obscurité et la froideur de l'endroit m'étonna un peu. Ça et le fait d'être accueilli par aucune présence humaine. Rien, aucune âme qui vive. Haussant un sourcil étonné, j'ai décidé de me diriger lentement vers les faibles cliquetis que j'entendais au loin tout en chantonnant le requiem inachevé de Mozart. De toute évidence, je me sentais vraiment nostalgique aujourd'hui ! Les cliquetis firent place à des craquements sinistres alors que je continuais mon périple à l'aveuglette, observant un peu tout autour de moi. Les murs étaient pratiquement nus de toutes décorations, peu importe où je posais mon regard ambré. Ce fut seulement lorsque mes yeux captèrent des mouvements derrières une porte battante que je me suis immobilisé, voyant un homme qui me tournait le dos et qui semblait concentré sur la table devant lui. Je le vis hocher sa tête à l'allure royale en direction d'un second homme qui s'empressa de partir. Hypnotisé par les gestes précis du médecin, et emprunt d'une sensualité divine, je me suis faufilé dans la pièce afin de pouvoir observer d'un peu plus près la technique du spécialise. Des gestes félins, hypnotiques, précis…délicieux. Ce fut lorsque son regard bleu croisa le mien alors qu'il tenait le cœur de son projet d'étude entre ses mains que j'ai senti mon sourire poli devenir beaucoup plus malicieux et charmeur. « C'est absolument magnifique » Dis-je en pointant le cœur en m'approchant lentement sans y avoir été inviter.


L'odeur du sang coagulé âcre m'emplit les narines alors que je me rapprochais de l'homme imposant et charismatique que je venais de déranger par ma remarque. Bien sûr, il pouvait croire que c'était de son travail que je parlais s'il était consciencieux ou de sa personne s'il était vaniteux et pour être honnête c'était un peu des deux. « Je suis Alexandre Sauvage, procureur pour la Reine. J'aimerais m'entretenir en privé avec vous, monsieur Vasa » Dis-je de ma voix presque ronronnante alors que je fixais avec gourmandise ses mains souillées de la plus belle des couleurs ; rouge sang. Cette enquête venait de prendre un tournant beaucoup plus intéressant, je devais bien me l'avouer. Après tout, je pouvais bien faire mon enquête tout en profitant de la vue, non ? Ne disait-on pas qu'il était important de joindre l'utile à l'agréable?


©️ YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas
Tu l'aimes, mon hypothalamus ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Tu m'aimes ? Tant mieux. Tu ne m'aimes pas, moi non plus.
» J'espère que tu aimes les baffes [PV Roxo] [RP Court] [Terminé]
» Illusion - "Tu m'aimes ? Moi non plus."
» J'aime.. ∆ Qu'est-ce que t'aimes en ce moment toi ?
» Peter ♣ N'oublie pas ton sourire, car il fera plaisir aux gens que tu aimes et il emmerdera ceux qui te détestent

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Moon's Spell :: BIENVENUE A LONDRES :: Le Centre de Londres :: La City de Londres :: La Morgue-
Sauter vers: