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''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
Redécouvrez certaines races avec des manières de jeux exclusives qui pourront vous ravir. ''Moon's Spell'' cherche plusieurs
PV's très importants pour le développement du jeu. Personnages construits mais libres en plusieurs points, ils ont tous des
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We are growing up. ¤ June&Liam

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June McCulloch

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¤ AVATAR : Ginny Gardner.
¤ CRÉDITS : angeldust (ava) ¤ signa (uc)
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MessageSujet: We are growing up. ¤ June&Liam Lun 22 Oct - 17:33

We are growing up
Liam & June

La corvée de tous les deux mois est arrivée. June sait qu'elle ne devrait pas considérer leurs rendez-vous de la sorte et pourtant, dans la mesure où elle s'y rend à chaque fois à reculons, difficile de les qualifier autrement. Généralement, Aaron lui envoie un sms avec l'adresse du lieu qu'il a choisi. Un restaurant, le plus souvent. Elle a réussi à négocier une séance au cinéma pour quelques-uns de leurs dates mais son fiancé en sortait tellement irascible - certainement parce qu'il ne pouvait pas s'écouter parler - qu'elle a préféré arrêter d'insister. Quant à lui proposer un simple verre pour qu'il rencontre enfin ses amis, elle n'a jamais pu s'y résoudre pour des raisons aussi évidentes que cruelles : il lui fait un peu honte. Si elle supporte, voire s'est accommodée à son égocentrisme, elle doute que ce soit le cas de ses proches en-dehors de la Communauté. Ou plutôt, elle les apprécie trop pour leur imposer ça. Alors, ils écument les tables de Londres, lui dissertant, elle écoutant. Et c'est comme ça depuis trois ans.  Aaron a le mérite d'être prévisible : il commande toujours le même genre de vin - blanc, sec et pas trop fruité, merci -, une pièce de bœuf qu'elle lorgne d'un air un peu dégoûté et entame la discussion sur tous les événements qui ont secoué sa vie d'avocat depuis leur dernier tête-à-tête. Naturellement, un sujet en amenant un autre sur lui-même, lui et encore lui, le dîner se poursuit de la sorte jusqu'au dessert. Mais parce qu'il n'est pas tout à fait irrécupérable, il a toujours la prévenance de la raccompagner après. D'ailleurs, cette fois et à la grande surprise de la blonde, il demande à monter dans le petit appartement qu'elle loue à Camden. « Pour ... Quoi faire ? » lâche-t-elle, immédiatement embarrassée par son manque d'entrain. Toutefois, et ça, elle n'en attendait pas moins de sa part, le garçon ne semble pas décontenancé. « Un dernier verre, bien sûr ! » « Ah. Euh ... Oui ! D'accord ! » Elle ne va quand même pas lui refuser ça. Ça ne se fait pas. Ils montent donc jusqu'au second étage et June ouvre la porte, s'empressant d'entrer pour attraper Gronchon tapi sous la console de l'entrée. Et déjà prêt à fondre. Les jambes de son promis sont sauvées in extremis de l'attaque féline, bien que le chat ne se gêne pas pour lui cracher dessus tel le diable qu'il a toujours été. « Sale bête. » grommelle Aaron alors que sa compagne s'excuse et s'éloigne vers la cuisine. Quelques instants plus tard, elle le rejoint dans le salon, deux tasses de thé fumantes, une dans chaque main. « Désolée, j'ai plus que de l'earl-grey ... » Il lui fait signe que cela n'a aucune importance et June sent venir l'embrouille. Pas lubrique, l'embrouille. Entendu qu'il ne lui a jamais marqué ce genre d'intérêt depuis la fois où, adolescents, il lui a demandé s'il pouvait « toucher sous son tee-shirt » et où elle l'a proprement rembarré. A croire que dix ans plus tard, il est resté sur cet échec maladroit. « Est-ce que tu as vu Liam récemment ? » La question la prend au dépourvu. Elle cligne des paupières. Ils ne parlent pas de son Initié et meilleur ami. C'est comme un accord tacite, ou alors, un simple manque d'attention de la part d'Aaron. Pour le savoir, il faudrait qu'elle le lui demande et pour ça, il faudrait qu'elle puisse en placer une. « Et bien ... Oui. Souvent. » Un peu évident, non ? Le jeune homme acquiesce. « Très bien. Lui as-tu déjà demandé d'être ton témoin ? » « Mon ... Quoi ? » Aaron paraît agacé. Il n'aime pas se répéter et surtout, il préfère les gens qui comprennent tout de suite où il veut en venir. Les mentalistes, en somme. « Pour le mariage, June. J'ai appelé ma mère et elle pense qu'il est temps de nous unir. Je suis d'accord avec elle. L'équinoxe de printemps me paraît l'idéal. » La fleuriste s'est figée sur place, les yeux grands ouverts comme des soucoupes. Parlant de vaisselle, une des tasses échappe à ses doigts. S'écrase sur le parquet en un bruit de porcelaine brisée. L'embrouille. Elle l'avait bien senti. « C'est dans ... Moins de six mois. » parvient-elle à articuler alors que l'avocat s'est levé pour venir l'aider à ramasser les dégâts. Il redresse un visage serein et confiant vers elle. « Exactement. L'idéal, te dis-je. » Bordel de merde.

¤¤¤

Le lendemain

La journée lui a paru s'égrainer avec une horrible lenteur. Elle qui, d'ordinaire, ne les voit pas passer, ne compte ni ses heures ni les sourires offerts aux clients, est aujourd'hui dans l'attente qu'elle se termine. Quand enfin la cloche teinte aux alentours de dix-neuf trente, elle se précipite vers Liam. Voilà pourquoi cela lui a paru si long. Parce qu'elle l'attendait, lui. « Ah bah enfin ! Tu te fais désirer ! » le rabroue-t-elle en guise de bonjour, son visage éclairé en un sourire démontrant que malgré le ton faussement accusateur, elle est ravie de le voir. En témoigne les bras qu'elle jette autour de son cou afin de l'étreindre. « Suis-moi dans l'arrière-boutique, je me change vite fait et on y va ! » Elle s'écarte, l'embrasse sur la joue et va tourner le loquet derrière lui. La pancarte sur la porte indique désormais que le magasin est fermé. Elle paraît aussi excitée que fébrile alors qu'elle l'entraîne dans ce qu'elle appelle son « laboratoire », soit l'endroit où elle gère la paperasse mais crée également ses compositions les plus recherchées. Elle récupère dans une armoire le tee-shirt qu'elle a prévu pour leur sortie - qui elle, est loin d'être une corvée - en compagnie des amis de son Initié. Sans plus de cérémonie, elle retire son tablier et son haut parsemé de tâches colorées, signes d'une journée de travail bien rempli. Deux-trois échanges de banalités sur leur emploi du temps respectif et : « J'ai vu Aaron hier soir. Il a voulu monter chez moi. C'était trop bizarre. » annonce-t-elle sans s'embarrasser qu'il la voit en soutien-gorge car bien trop agitée par le sujet qu'elle a entamé. Ses sourcils sont froncés, soucieux. « Il a décidé qu'on devait se marier à l'équinoxe prochain. Comme ça ! Hop là ! Bague au doigt dans six mois, comme si tout à coup, on était pressés ! » Contrariée, aussi. Elle passe la tête dans son tee-shirt de rechange, une mèche blonde accompagnant son geste et venant se plaquer devant sa mine un brin furieuse. « Il a même parlé ... D'emménager ensemble. Le pire ? J'ai pas su quoi lui répondre. J'avais l'air tellement stupide, à le fixer comme un poisson jeté hors de l'eau ! Tu m'aurais vu, c'était ridicule ! » termine-t-elle, ne pouvant s'empêcher de se laisser gagner par l'hilarité. Enfin, il était là. Et enfin, elle pouvait en parler avec lui. Liam avait l'art de désamorcer toutes les situations, même les plus inextricables.

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Liam McEnroe

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Lun 22 Oct - 19:02


( We are growing up )
Les marques de la veille sont bien visibles et ont fait parler toute la journée. « On m’a dit que le match a été épique … je vois que c’est le cas. » A la machine à café de la salle réservée aux thésards, Liam sourit crânement à son collègue, Andrew, un mètre quatre-vingt dix de prestance toute anglaise. « Tu devrais essayer, ça te musclerait sans doute. Le sport, il n’y a que ça de vrai. » « Et la marque dans ton cou, c’est du sport aussi ? » Si l’Ecossais ne jure pas, le cœur y est. Il n’a pas fait attention, le matin même, très occupé à admirer son œil au beurre noir, faisant encore plus ressortir la particularité de sa prunelle gauche. Lila n’est pas du genre discret, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais il ne se démonte pas pour autant, son rictus s’accentuant même : « La troisième mi-temps… ça ne te ferait pas de mal non plus, tu pourrais même perdre un truc ou deux. » Boutade entre eux, son fils de Lord d’ami étant lui aussi promis depuis des années … sauf que lui n’a encore rien consommé. Enfin, c’est son affaire. Mais la journée paraît longue à Liam. Il n’a pas envoyé de message au numéro qu’il a pourtant en favori, préférant avoir le debrief en live, comme d’habitude. Heureusement que ce n’est que tous les deux mois, il ne supporterait pas forcément plus. Il y a quelque chose qui cloche, avec ce type, il l’a toujours su, même si une petite voix au fond de son crâne lui serine que c’est sans doute simplement de la mauvaise foi. En conclusion, il se présente donc un peu en avance pour aller récupérer June, à sa boutique. Ils sortent avec des potes à lui, ce soir, qui apprécient la compagnie de la jeune femme – ils n’ont de toute façon pas vraiment le choix, ce n’est pas comme s’il leur demandait leur avis. Pour lui montrer ce qu’est une vraie soirée sympa ? Vous êtes vaches avec lui, laissez-le tranquille.

« Ah bah enfin ! Tu te fais désirer ! » Aussi la réflexion le fait-elle froncer les sourcils quand la porte se referme avec un tintement derrière lui. « Mais pourtant je suis en avance, pour une fois, » marmonne-t-il machinalement en l’enlaçant, la serrant contre lui. Oui, on leur a déjà dit qu’ils étaient beaucoup trop tactiles et il n’en a vraiment rien à foutre, merci bien. « Suis-moi dans l'arrière-boutique, je me change vite fait et on y va ! » De toute façon, il n’a pas vraiment le choix, et se laisse entraîner par la tornade blonde de sa vie, docilement. Et il n’a pas le temps de détourner les yeux qu’elle commence à se désapper devant lui. Pas de gêne entre eux, il détourne pourtant rapidement les yeux quand elle reprend la parole. « J'ai vu Aaron hier soir. Il a voulu monter chez moi. C'était trop bizarre. » « Ah ? » Ah, c’était hier, vraiment, je ne savais pas. Autant d’ailleurs que comment ça, « monter chez toi » ? Faisant claquer sa langue contre son palais, il attend de plus amples explications qui ne manqueront pas de venir. Ils se disent tout, absolument tout, et une fois que June est lancée, impossible de l’arrêter. « Il a décidé qu'on devait se marier à l'équinoxe prochain. Comme ça ! Hop là ! Bague au doigt dans six mois, comme si tout à coup, on était pressés ! » Pardon … quoi ? Ses yeux retrouvent la silhouette de son amie, habillée, enfin, alors que les informations continuent d’affluer, un peu trop rapidement à son goût. « Il a même parlé ... D'emménager ensemble. Le pire ? J'ai pas su quoi lui répondre. J'avais l'air tellement stupide, à le fixer comme un poisson jeté hors de l'eau ! Tu m'aurais vu, c'était ridicule ! » Son rire se joint au sien, par réflexe plutôt qu’autre chose, parce qu’il a plus envie de, disons, refaire un match de rugby immédiatement. Il lui donne une pichenette sur le nez : « Allez, je suis sûr que tu faisais une magnifique carpe ! » On ne refait pas son humour, clairement, mais ce n’est pas grave. Le temps que les blagues nulles fusent, tout va bien. Même si tout ne va pas bien.

Il a toujours évité de penser à ce jour, où l’un d’eux serait forcé de se marier. Ils ont tous signé pour ça, en naissant, ce n’est pas une surprise, mais ça a toujours été une perspective lointaine d’avenir, pas un souci dont il fallait s’occuper rapidement. Et de savoir qu’Aaron envisage même de prendre de l’avance – sans parler des six mois, hein – en emménageant avec elle … On aurait pu lui faire avaler un citron entier que ça n’aurait pas été plus agréable. « Il y a un truc qui cloche. » Il hausse une épaule, la contemplant. Non, pas question de laisser sa sorcière dans les pattes de ce poseur d’Aaron. Il risquerait de l’abimer, de lui faire du mal, réellement. « Il t’a dit pourquoi ? J’veux dire, il n’a jamais semblé pressé. » Comme eux. Il y en a certains qui ont eu la chance de tomber amoureux de leur promis dès la naissance, que le sentiment soit réciproque, mais pas tous. Alors pourquoi ? La famille, peut-être ? « Allez, maquille-toi, je réfléchis. » Il se détourne, allant traîner du côté de la table où trône la dernière composition inachevée de June. Il joue avec une rose blanche, passant en revue les possibilités s’offrant à eux. « Ou alors y a un truc avec son cabinet à la con ? Il t’a parlé de ses dernières affaires ? » Il se reprend, avec un sourire de démon : « Pardon. J’veux dire, il y a un truc dans son monologue qui pourrait expliquer cet empressement soudain ? » Il attend le coup qui viendra sans doute, mais qu’il prendra avec plaisir. La taquiner, sa vie.


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June McCulloch

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Lun 22 Oct - 20:52

We are growing up
Liam & June

« Allez, je suis sûr que tu faisais une magnifique carpe ! » « Mais tu es si drôle, tu le sais ça ? » réplique-t-elle aussitôt avec une emphase moqueuse, juste avant de lui tirer puérilement la langue et de retirer son nez de la portée tout à fait malveillante de son ami. Bien sûr qu'il le sait, qu'il est drôle. Preuve en est, elle a tout à coup l'air beaucoup plus détendu. L'effet est généralement instantané quand il est dans les parages. Un client difficile qu'elle s'est empêchée de maudire par peur que la magie transcende ses pensées ? Un coup de fil à Liam. Une conversation houleuse avec sa mère, laquelle trouve que sa fille devrait songer à rentrer à Golspie, là où la Communauté peut la protéger, contrairement à Londres ? Liam, bien sûr. Des problèmes avec son fiancé tout à coup drôlement hâté de passer la cinquième ? Liam. Tous les prétextes sont bons, du plus farfelu au plus sérieux, l'essentiel étant qu'ils le sont justement l'un pour l'autre. Est-ce que la sorcière, en revanche, a remarqué que le blond s'est rembruni malgré ses airs indolents ? Absolument pas. D'habitude, elle est beaucoup plus réceptive aux aléas de ses humeurs. Elle est capable, quand il entre dans une pièce, de capter un infime changement d'ambiance, parce qu'il est en colère, ou triste, ou encore joyeux. Ses dons n'expliquant pas tout, on peut sans trop s'avancer, oser le justifier par le lien qui les unit. C'est dire si cette entrevue calamiteuse avec Aaron l'a perturbée. De toute façon, elle le mettrait sur le compte d'un autre événement tout à fait indépendant de leur duo un peu trop bien assorti, considérant que s'il n'a jamais particulièrement apprécié son promis, il n'a jamais rien trouvé à redire à la situation non plus - dans le cas où son avis serait rentré en ligne de compte vis-à-vis de la tradition.  « Il y a un truc qui cloche. » Sans déconner. Bien sûr que quelque chose ne va pas, dans tout le discours empressé qu'Aaron lui a servi la veille. Mais quoi ? Elle en est restée éveillée une partie de la nuit, à s'interroger, à tenter de se refaire la « conversation », une phrase qu'elle aurait pu oublier et qui lui donner un tout petit indice. Sauf que ... Rien. Dont elle se souvienne en tout cas.  « Il t’a dit pourquoi ? J’veux dire, il n’a jamais semblé pressé. » « Non. Et je sais même plus si j'ai demandé. » Complètement à l'ouest, donc. A force de faire le tour, elle a fini par se retrouver larguée dans un coin mental paumé, sans aucune idée de comment retrouver le point de départ. Alors l'issue, n'en parlons pas ... Comment ça, se maquiller ? Non, mais. Franchement. Il la connait vraiment trop bien. Elle pense à lui envoyer presse-papier qui attend sagement sur le bureau - enfin, à ce qu'il le frôle de très près en tout cas, histoire de lui mettre un petit coup de pression. Se ravise. « Attention, tu risques de te faire mal. » préfère-t-elle singer avant d'attirer à elle le miroir de poche qui traîne dans un tiroir et qu'elle n'a pas le courage de fouiller à la recherche de la précieuse psyché. En toute déconcentration, elle s'assoit sur le bureau, rouge à lèvres dans une main, l'objet dans l'autre, tandis que Liam continue de s'interroger. Sur un ton qui n'échappe pas à June, pas plus que le sourire pernicieux. Qu'elle devine sans même avoir besoin de le voir. Et cette fois, le presse-papier en forme de papillon bariolé - cadeau d'Ophelia, dont les goûts en matière de déco sont aussi discutables que ses talents magiques - vient caresser l'oreille de l'Initié. « Tu cherches, chaton. » Elle relève le nez vers lui, la bouche soulignée de rouge rehaussant la blancheur de ses dents. Presque sauvage, le sourire. Pas étonnant que Gronchon l'ait adoptée. « Et pour te répondre, j'en sais rien. Il m'a pas parlé d'une promotion. Enfin, je crois pas. Tu sais bien que depuis le temps, je fais le tri quand il parle. Enfin, quand je l'écoute ... » Elle perd sa mine amusée, retrouvant celle, ennuyée, de quelques instants plus tôt. Changement n'ayant rien à voir avec ses paroles. Elle n'a pas besoin de faire attention à la façon dont elle s'exprime devant lui. Pour preuve, la suite : « De toute façon, c'est pas ce qui m'emmerde le plus là-dedans. Il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre. » Elle détache ses cheveux tout en parlant, ses mèches blondes retombant enfin libres sur ses épaules après toute une journée de prison élastique. « C'est que, qui dit mariage, dit, tu vois ... La nuit de noces. » Voire avant, s'il était question d'habiter sous le même toit. Une préoccupation nouvelle, qui n'avait jamais paru lui peser jusqu'ici. Car oui, la jeune femme a toujours sa « petite fleur », comme dirait sa grand-mère - quelle horreur. Les loups qu'elle a croisé n'ont pas eu l'honneur d'aller fureter dans sa petite culotte. Sauf qu'elle en viendrait presque à le regretter maintenant que l'échéance se rapproche. « 'Faut que tu m'aides, Liam. Je veux pas que le premier soit Aaron ! Ce serait ... Non, vraiment, je veux pas. Du coup ... Ton pote Mason est toujours célibataire ? » L'un de ceux qu'ils devaient retrouver ce soir et qu'elle trouvait particulièrement à son goût. De là à lui offrir sa virginité ? Apparemment, oui. C'était toujours mieux que d'atterrir dans le lit conjugal sans la moindre idée de ce qu'elle devait faire, ou de ce qu'on devait lui faire. Elle était sûre que son ami pouvait le comprendre.

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Liam McEnroe

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mar 23 Oct - 21:37


( We are growing up )
« Non. Et je sais même plus si j'ai demandé. » Parfois, il a envie de la secouer … avant de se rappeler qu’il n’est pas non plus un modèle de transparence et de communication quand il est confronté à sa promise. Mais pour des problèmes importants de ce genre, il lui semble qu’il aurait un peu forcé les choses, même s’il sait encore une fois que c’est injuste : il faudrait être aveugle ou de très mauvaise foi pour nier l’évidence, à savoir qu’Ophelia est folle de lui, depuis des années. Et que par conséquent, elle ferait tout ce qu’il lui demanderait. Liam est loin d’être homme à en profiter, soyons clairs. Il n’a pas pu esquiver le baiser éternellement, mais s’est arrangé pour que le reste ne se profile pas pour l’instant. Enfin ce n’est pas du tout le sujet, mais cela l’a suffisamment déconcentré pour qu’il ne voie pas le coupe-papier voler dans sa direction. « HEY ! » Il se frotte l’oreille, mécontent, même si elle n’a fait que l’effleurer. « Tu cherches, chaton. » « C’est quand même pas du jeu, » bougonne l’initié, toujours grognon quand son amie utilise ses pouvoirs contre lui. Même sans complexe, cela reste extrêmement frustrant, de ne pouvoir répondre de la même manière. Surtout pour lui répondre sur le même ton, ce n’est pas elle qui va le contredire quand il souligne le point auquel son fiancé est barbant, pour être poli. « Et pour te répondre, j'en sais rien. Il m'a pas parlé d'une promotion. Enfin, je crois pas. Tu sais bien que depuis le temps, je fais le tri quand il parle. Enfin, quand je l'écoute ... » Rien de très intéressant, donc, malheureusement, pas une piste à se mettre sous la dent. Pour quoi faire ? Retarder un peu plus l’inévitable ? Il joue avec la rose, après avoir noté qu’elle a fini. Ils vont pouvoir partir. Mais il n’a pas anticipé le tournant qu’a pris leur conversation pré-soirée, un before un peu particulier qui lui laisse un goût bizarre dans la bouche.

« De toute façon, c'est pas ce qui m'emmerde le plus là-dedans. Il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre. » Certes, mais ça ne rend pas les choses plus faciles. « C'est que, qui dit mariage, dit, tu vois ... La nuit de noces. » La fleur arrête ses cercles entre les doigts du jeune homme, soudain attentif. Ils se parlent de tout, rappelons-le, il est donc bien conscient que, contrairement à lui, June est restée sage, toutes ces années à Londres – enfin, même avant, en ce qui le concerne. Il y a eu des petits amis, bien sûr, qu’il a tous chambrés les uns après les autres – c’est son rôle, après tout – mais ça n’est jamais allé trop loin. « 'Faut que tu m'aides, Liam. Je veux pas que le premier soit Aaron ! Ce serait ... Non, vraiment, je veux pas. Du coup ... Ton pote Mason est toujours célibataire ? » « Attends, qu… AÏE PUTAIN ! » Son attention soudainement attirée ailleurs, il en a oublié les épines qui se rappellent à lui douloureusement. La rose choit sur la table alors qu’il porte son pouce à ses lèvres, très légèrement égratigné où perle une goutte de sang. Ravalant d’autres jurons autrement plus virulents, il secoue la tête pour essayer de remettre de l’ordre dans ses pensées. « Attends, attends, tu as attendu toutes ces années pour genre, t’éclater et là, d’un coup, tu vas te jeter sur le premier venu pour que ce soit fait rapidement ? » Il n’est personne pour juger, qu’on soit d’accord et il ne dit pas le contraire, ce n’est d’ailleurs pas ce que signifient ses mots, si vous écoutez bien. Il est simplement surpris, voilà, même choqué qu’elle se demande d’un coup s’il ne faut pas qu’elle saute sur un de ses potes le soir-même. Et la demoiselle a bon goût, Mason est sans doute le plus séduisant du groupe – après lui, ça va de soi – en plus d’être connu pour être tout sauf un goujat avec les donzelles qu’il fréquente. Mais c’est une nouveauté, cet intérêt et surtout, il n’est pas sûr de vouloir cautionner ça. « Sérieux, June, j’comprends que tu n’aies pas envie que ton seul souvenir en la matière soit Aaron, » son nez se retrousse, dégoûté, alors qu’une image se forme dans son esprit qu’il chasse aussitôt. « Mais t’es sûre de pas le regretter ? Genre … » Genre il ne sait pas, lui, toutes les conneries sentimentales qu’on raconte. « Genre prends un amant, je sais pas, en plus vu le gars, ça l’arrangera peut-être, je ne le vois pas aimer le cul, enfin aie une histoire, mais j’te vois pas faire ça. » S’il va trop loin ? Si ce ne sont pas ses affaires ? C’est sa meilleure amie, ok ? Il fait ce qu’il veut. Et peut, pour aider, évidemment.



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June McCulloch

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mer 24 Oct - 18:37

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Liam & June

Il s'est exclamé de douleur et rien que ça, ça suffit pour que les jambes de la blonde retrouvent la terre ferme et que ses paupières se plissent d'inquiétude. Même s'il n'y a qu'une bête piqûre d'épine à déplorer et une pauvre petite goutte de sang en conséquence de la maladresse de son ami. Elle s'approche, mais finalement d'un pas à peine car elle est interrompue par sa réplique :  « Attends, attends, tu as attendu toutes ces années pour genre, t’éclater et là, d’un coup, tu vas te jeter sur le premier venu pour que ce soit fait rapidement ? » « J'ai pas dit ça non plus ! » Pour qui est-ce qu'il la prend, dites ? D'accord, le sujet a un peu été amené comme un cheveu sur la soupe, sans trop de préparation en amont, mais même si ça n'en a pas l'air, elle y a réfléchi. Une bonne partie de la nuit, en tout cas, ce qui représente un laps de temps bien suffisant pour notre impulsive sorcière. Le fait est que jusqu'ici, elle n'avait jamais réellement considéré les hommes de manière générale sous un angle charnel, ou du moins, pas au point d'aller plus loin que quelques paires de mains baladeuses. Il y avait toujours une petite voix pour venir lui titiller l'esprit, comme un pressentiment, une incertitude soudaine, qui mettait généralement un terme aux préliminaires avant qu'ils ne passent aux choses sérieuses. Rien de bien grave. Sauf qu'aujourd'hui, l'échéance du début de sa vie d'épouse se rapproche, et que le besoin de ne rien regretter est plus impérieux que tout le reste. Dont le bon-sens. Car oui, Mason est très séduisant, d'agréable compagnie et ce que Liam a pu lui en raconter, le genre de garçon dont toutes les filles pourraient rêver. Néanmoins, au-delà de ces indéniables qualités, elle sait bien qu'il ne lui correspond pas. Comme tous les autres avant lui. A part, bien sûr ...  « Genre prends un amant, je sais pas, en plus vu le gars, ça l’arrangera peut-être, je ne le vois pas aimer le cul, enfin aie une histoire, mais j’te vois pas faire ça. » Sauvée par le gong un brin machiste de son Initié, avant que que la pensée malvenue n'ait le temps de se former dans son esprit. « Oh ! Attend une minute ! C'est supposé vouloir dire quoi ? » En une enjambée, elle rejoint le blond, sa main s'emparant d'autorité de son doigt « blessé ». Avec douceur, cependant. Si l'on excepte sa petite manie sadique de lui envoyer quelques coups de semonce sous forme d'objets sauvages, elle ne se permettrait pas un geste brusque envers lui. June peut être autoritaire, directive, parler fort et parfois à tort et à travers, mais la violence ne fait pas partie de son caractère. Surtout pas avec lui. « Est-ce que tu insinues que parce que je suis une femme, je ne peux pas avoir une liaison pour le simple plaisir de la chair ? Ou bien que du sexe ne peut pas être une histoire sympa, justement ? » Alors que la minuscule plaie se referme sous la chaleur de sa main, elle ne peut réprimer un sourire insolent. Ce n'est absolument pas ce qu'il a dit, elle en a conscience, toutefois, parce qu'il a le malheur de trop bien connaître sa meilleure amie et l'importance que les sentiments ont pour elle, dans tous les domaines de sa vie, sa fierté a préféré entraîner ce questionnement stérile. « Et je ne te parle pas de « l'après », Liam, je te parle de « l'avant ». Ce qui ne veut pas dire que j'ai l'intention de me mettre à poil devant le premier venu, comme tu dis. J'aime bien Mason, je pense que c'est réciproque, alors pourquoi pas ? Je vois pas où serait le mal ! » continue-t-elle en haussant les épaules. Ses doigts remontent, effleurent l’œil au beurre noir qu'il arbore un peu trop nonchalamment à son goût. Elle sait que c'est dû au sport, d'où le fait qu'elle ne lui ait pas posé de question, seulement, c'est plus fort qu'elle, elle n'est jamais parvenue à s'habituer à le retrouver dans de tels états. Les ondes chaudes reviennent, s'interrompent soudain alors que son regard glisse jusqu'au creux de son cou. Cette plaie, là, n'a rien à voir avec le rugby, par contre. Ignorant le pincement que cette vision provoque dans ses entrailles, elle en revient aux prunelles contrariées de l'Ecossais. « Tu me laisses t'arranger ton œil ? Et après, on y va. » Traduction : je ne t'ai pas demandé ton avis, mais un coup de main. Je ferai bien ce que je veux, que ça te plaise ou non. Exactement comme lui le fait, sans gêne aucune, avec cette chère Lila.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Jeu 25 Oct - 22:38


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« J'ai pas dit ça non plus ! » Non bien sûr, mais c’est tout comme et il n’est pas sûr d’aimer ce qu’elle dise non plus. Encore une fois, dans une saine démarche d’amitié, dans une inquiétude limite fraternelle, si vous voulez tout savoir. Il la connaît par cœur, sa June et il peut vous dire que c’est totalement en-dehors des clous de ce qu’elle fait, pense, ou ressent habituellement. « Oh ! Attend une minute ! C'est supposé vouloir dire quoi ? » Liam ouvre la bouche pour expliciter ses propos, sentant déjà dans le ton, le regard et l’attitude de June que la discussion ne va pas prendre un tour plaisant pour lui, mais il n’en a pas le temps. Elle est là, et elle s’occupe de son doigt. « Est-ce que tu insinues que parce que je suis une femme, je ne peux pas avoir une liaison pour le simple plaisir de la chair ? Ou bien que du sexe ne peut pas être une histoire sympa, justement ? » Ses yeux trouvent le plafond alors qu’il claque la langue d’un air profondément ennuyé. Elle sait que ce n’est pas ce qu’il a dit ou même voulu dire, elle cherche juste à détourner la conversation, il en est parfaitement conscient. Sa main libre fait donc « blablabla » pendant qu’elle s’affaire, la chaleur passant dans l’autre pouce calmant un peu ses mimiques tragi-comiques. « Et je ne te parle pas de « l'après », Liam, je te parle de « l'avant ». Ce qui ne veut pas dire que j'ai l'intention de me mettre à poil devant le premier venu, comme tu dis. J'aime bien Mason, je pense que c'est réciproque, alors pourquoi pas ? Je vois pas où serait le mal ! » Le jeu enfantin continuerait bien, mais il se contente de passer sa langue sur ses dents, étrangement agacé. Bien sûr qu’elle apprécie Mason, toutes les filles apprécient Mason – enfin, toutes les filles l’apprécient lui, aussi, hein, ce n’est pas de la jalousie, mais son ami, au moins, n’a pas de fiancé encombrante et éperdument amoureuse de lui, et sera libre de faire ce qu’il veut de sa vie. Quant à la réciproque … il sait très bien qu’elle est vraie, même si aucun de ses amis n’a jamais osé « attaquer » June, que ce soit en sa présence ou derrière son dos, sachant pertinemment qu’il arracherait la tête du premier qui essaier…enfin, qui risquerait de lui faire du mal, quoi. « Tu me laisses t'arranger ton œil ? Et après, on y va. »

Le message est on ne peut plus clair pour le jeune homme qui arbore une moue boudeuse : « Ça va diminuer mon sex-appeal, je vais être obligé de raccrocher « accidentellement » mon t-shirt pour qu’on me regarde. » Comme si. Mais il hoche la tête, en signe de reddition. Qu’elle le fasse et qu’ils y aillent, il semble que la discussion est close. Il ne peut s’empêcher de glisser, pendant que la magie œuvre : « Et tu sais très bien que c’est pas ce que j’ai dit, » un peu boudeur. Il sent déjà que la soirée ne va pas du tout être ce qu’il envisageait. Et si c’est souvent le cas avec June, et qu’il a donc appris à être on ne peut plus flexible et adaptable, ce changement-là ne lui dit rien qui vaille. Il y a un mariage à empêcher et … bon, d’accord, si elle veut s’amuser, autant que ce soit avec un type bien plutôt qu’un salaud auquel il doive casser la gueule en fin de compte. Mais quand même … Et c’est sur ses pensées qu’ils rejoignent les autres. Le trajet est rapide, à pied, et ils échangent des banalités sur leur journée, lui racontant ses dernières découvertes sur les propriétés du bois d’érable, même en sachant que son père ne voudrait jamais en entendre parler – et elle de sa nouvelle composition, sur laquelle il a sans doute laissé quelques gouttes de sang. « Je suis sûr que ça lui rajoute de la valeur. Qui sait, c’est peut-être même un aphrodisiaque, et tu pourras la vendre encore plus cher ! » fanfaronne-t-il en lui tenant la porte du pub dans lequel ils ont rendez-vous. « Ah bah enfin ! » « On a failli attendre ! » Patrick, l’Irlandais du groupe – roux, yeux verts et taille moyenne, la gouaille à l’état pur - et le premier à avoir parlé, les salue en soulevant la pinte qu’il a déjà bien entamée. Et le second est bien évidemment le précédemment mentionné Mason, installé en face de lui avec une bière de la même taille, ayant cependant moins descendu que son acolyte. « Les stars savent se faire attendre, » réplique Liam, serrant la main que lui tend Mason qui s’est levé, se finissant en accolade. Les yeux de l’Ecossais ne ratent pas le regard qu’il lance à June, et c’est en étouffant un soupir qu’il s’asseoit sur la chaise flanquant celle de Patrick, claquant des doigts vers le barman, connaissant les habitudes de tout le monde. S’il facilite les choses, il est certain de ne pas survivre sans un whiskey. « Et où sont les autres ? » « Will est en retard, comme d’habitude. Lloyd se ramène avec sa copine, un peu plus tard. Et Jim, aucune idée … » « Les meilleurs sont là, c’est l’essentiel. » Et c’est bien sa veine.



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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Ven 26 Oct - 1:34

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« Ça va diminuer mon sex-appeal, je vais être obligé de raccrocher « accidentellement » mon t-shirt pour qu’on me regarde. » Un bruit de moteur ronronnant, entre soupir désabusé et borborygme, s'échappe de ses lèvres tressautant sous le geste, alors qu'elle se moque ouvertement de son ami. Il n'a pas besoin de ça pour que le gente féminine se tourne sur son passage. Il le sait, elle le sait, inutile de de prétendre le contraire. Ni de le conforter, cela dit, ou il va vraiment finir avec la tête de la taille d'un melon. Parlant de métaphore alimentaire, puisqu'il le lui permet, elle s'occupe de l’œuf miniature sous son œil jusqu'à ce que l'hématome ait disparu.  « Et tu sais très bien que c’est pas ce que j’ai dit » Un sourire en coin, malin, lui répond. « Je sais. Mais la perche était trop belle. » On n'appellera pas ça une excuse, mais tant pis, il devra se contenter de ces quelques mots malicieux. Oh et d'un nouveau baiser sur sa joue, parce que mine de rien, il est adorable quand il est ronchon. Peut-être même s'est-elle laissée aller à l'insolence juste un peu pour avoir le plaisir de le voir bouder, puis se dérider tout aussi facilement. Les deux jeunes gens ont la dispute facile, bien que jamais méchante ni bien longue. Avec un caractère comme celui de la blonde et une relation aussi fusionnelle que la leur, il faut bien quelques frictions légères de temps à autres. De là à ce qu'ils cessent de se parler pendant plus d'une heure ? Impossible. En tout cas, telle chose ne s'est jamais produite jusqu'ici. D'ailleurs, leur bavardage reprend sur le chemin, comme si toute la conversation précédente n'avait pas eu lieu. A dire vrai, June n'y pense déjà plus, toute son attention tournée vers Liam jusqu'à ce qu'il pousse la porte du bar où ils sont attendus.  « Je suis sûr que ça lui rajoute de la valeur. Qui sait, c’est peut-être même un aphrodisiaque, et tu pourras la vendre encore plus cher ! » se rengorge-t-il faussement à propos de sa pauvre rose souillée. Elle lui renvoie alors un regard rempli d'une lubricité toute aussi feinte, haussements de sourcils multiples pour garantir l'effet à l'appui. « Ne me donne pas d'aussi bonnes idées, tu pourrais le regretter. » A son sourire se superpose rapidement l'intervention tonitruante de Patrick et celle, un peu plus discrète de ... Mason. Le sorcière sait que ses joues ont rosi et ses yeux, se sont mis à pétiller, dès qu'elle a aperçu le beau métisse. Grand, athlétique, les traits aussi avenants que d'habitude, le garçon a ce don inné pour vous faire croire que vous êtes soudain la personne la plus importante sur cette terre. Aussi rafraîchissant qu'agréable, surtout quand on sait l'indifférence que lui renvoie son fiancé à chacun de leurs rendez-vous. A part s'agissant de précipiter leur union, naturellement. « Comment tu vas, June ? » Pourtant, alors qu'elle s'est installée à côté de Mason, c'est bien avec Patrick qu'elle entame la conversation après qu'ils aient fait le décompte des autres participants. Elle a bien conscience de s'être imposée dans leur groupe d'amis, poussée par son Initié et le fait qui leur est extrêmement difficile de ne pas tout partager, particulièrement en matière de fréquentations. Cependant, les rugbymen se sont aussitôt montrés accueillants et n'ont pas hésité à l'inclure dans leurs conversations. Qu'ils surveillaient, au début, soucieux de ne pas « choquer la demoiselle ». Avant de réaliser qu'il en fallait beaucoup plus pour parvenir à cette fin, voire qu'elle était capable de renchérir et de boire autant qu'eux sans rouler sous la table. Patrick est sans doute celui avec qui elle a le plus d'affinités, autant parce qu'ils sont aussi fort-en-gueule l'un que l'autre que parce que leurs métiers respectifs sont étroitement liés - l'irlandais est paysagiste. Rien d'étonnant, donc, à les entendre discourir à propos de saisons, semis, découpe de terrain et autres arrangements de tout bois - enfin, de toutes plantes. Ils ne s'interrompent que le temps de saluer les retardataires qui les rejoignent rapidement, avec un enthousiasme non feint, retournant à leurs affaires entre deux pintes. Affaires sans ambiguïté aucune, impossible d'en douter. La jeune femme aurait-elle véritablement occulté son but initial ? Ça, en revanche, il ne faut pas trop y compter. Bien qu'elle se contente de quelques sourires engageants à l'égard de Mason - quoi que les autres y ont aussi droit lorsqu'elle croise leurs regards -, ceux qui la connaissent savent que quand elle a quelque chose en tête, il est très difficile, voire impossible de l'en détourner.

Une bonne heure et demie s'écoule où l'endroit se remplit de plus en plus, où la musique jusqu'ici lente se fait plus rapide afin d'échauffer davantage les esprits embrumés par les vapeurs d'alcool. June et Patrick ont consenti à mettre un terme à leur conciliabule, les échanges fusent d'un bout à l'autre de la tablée dans une ambiance pour le moins détendue, Liam et elle n'étant pas en reste question animation. Entre sourires complices et petites piques dignes de véritables amis d'enfance capables de finir la blague de l'autre ou de renchérir sans honte, Lloyd ne se gêne pas pour les qualifier « d'attraction », à la grande hilarité de tout le monde. Quoi qu'ils fassent, peu importe le nombre de personnes gravitant autour d'eux, ils en reviennent toujours l'un à l'autre. C'est comme ça depuis qu'ils sont gamins, au grand désespoir de certains et surtout, d'une certaine Ophelia. Si sa sœur comprend que leur lien puisse la déranger, elle est néanmoins persuadée ne représenter aucun danger. Le souffle chaud qui vient caresser son oreille, en revanche ... « Je peux te poser une question ? » Mason a profité que la conversation de groupe ait été supplantée par des causeries plus privées pour se rapprocher de la sorcière. Elle tourne un visage interrogateur vers lui, l'invitant à continuer. Il a l'air tellement sérieux, tout à coup. « A ton avis, Marina a cette tête juste parce que Lloyd l'a traînée ici, ou parce qu'elle a des problèmes de constipation ? » Evidemment, elle part dans un éclat de rire en lorgnant du côté du seul couple de la soirée. La belle rousse a en effet l'air pincé - elle lui rappelle son aînée, avec sa petite bouche toute serrée - et pas vraiment ravi d'être là. June s'oblige à prendre une mine feignant le plus grand sérieux. « Je pense que le sujet mérite d'être débattu. » Une œillade rieuse et légèrement embrasée lui réplique qu'il semble tout à fait d'accord avec elle. La partie « perdons sa virginité » a commencé. Bien sûr que non, elle n'avait absolument pas oublié. Et on a connu plus désagréables comme entrée en matière.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Ven 26 Oct - 8:07


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La soirée avançant, Liam caresse le fol espoir que peut-être, juste peut-être, la conversation précédente n’a pas vraiment eu lieu. Parce que penser que June puisse changer d’avis lui est impossible – il la connaît bien trop pour ça – il est prêt à mettre cet échange sur le compte d’une commotion assez moche, qu’il pourra partager avec elle quand ils seront partis. Pourquoi pas maintenant, alors que tout le monde s’amuse déjà de leurs échanges incongrus ? Parce qu’il reste une maigre possibilité, celle qu’il n’ait pas rêvé et que son amie lui ait bien confié que son fiancé voulait l’épouser sous six mois et qu’elle avait donc décidé de se taper un de ses meilleurs potes. Cependant, l’Ecossais n’est pas homme à se voiler la face – malheureusement, parfois – et les regards échangés entre les deux jeunes gens sont plus éloquents que de grands discours. Comment a-t-il pu passer à côté jusque-là ? A moins qu’elle n’ait vraiment, vraiment rien laissé paraître avant ce soir ? Il serait bien que quelqu’un lui dise qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir. Alors il se concentre sur sa conversation avec Lloyd pour ne pas les regarder se rapprocher, sur la banquette sur laquelle ils sont posés. Il apprécie énormément le jeune homme, pur produit anglais qui est également doctorant dans la même université que lui, en thermodynamique, pour le coup – ne lui demandez pas de faire un cours, vous risqueriez d’y passer la nuit. Issu d’une famille plus qu’aisée avec d’anciennes racines, il a tout de suite plu à Liam, se retrouvant beaucoup en lui. Et si vous voulez une autre ressemblance, louchez à côté de lui. Marina. Ophelia. L’union n’a pas été prévue ni gravée dans le marbre, mais la jeune femme est la fille d’un partenaire d’affaires de son père, ils se connaissent depuis l’enfance et ont été tout sauf subtilement poussés l’un vers l’autre. Pour un résultat peu probant. Et ça, le jeune homme connaît bien. Et, aux dernières nouvelles, le rugbyman a rencontré la famille un peu plus étendue de sa « promise » et … est tombé sous le charme de la fiancée de son frère. Vous imaginez le tableau ? Dans tous les cas, Liam est incapable de lui en parler de vive voix le temps que la rousse est dans les parages. Mais ses yeux s’égarant vers le duo (non, pas le couple, allez tous rôtir en Enfer), il finit par se lever : « J’peux te taxer une clope, Lloyd ? »

Non, l’Initié ne fume pas, enfin, pas d’ordinaire. Mais il lui arrive d’en prendre une à un pote en soirée. Et généralement, c’est le signal qu’attend son ami pour qu’ils s’isolent et parlent un peu de choses sérieuses, étant donné que sa copine en déteste l’odeur. D’ailleurs, cela ne fait pas un pli, alors que le jeune homme acquiesce avec enthousiasme : « Attends, je t’accompagne, » la poupée de porcelaine à ses côtés se renfrogne. Le regard de Liam balaya la table et son habituel : « J’vous la confie, veillez à ce qu’elle ne fasse pas trop de conneries ! » a un goût un peu particulier alors qu’il voit Mason passer un bras taquin autour des épaules de June, le rassurant : « Je prends soin d’elle, ne t’en fais pas. » Une réplique au bout des lèvres, il la ravale cependant avec un goût assez amer, que celui de la clope saura dissiper. Lloyd et lui disparaissent rapidement entre les corps pressés dans le pub, pour aller respirer dehors. L’air un peu frais leur fait du bien et Liam se pose dos à la vitre, s’étant rendu compte qu’on avait une vue imprenable sur leur table pour qui y ferait face. « Merci, mec, j’en avais besoin. » « J’suis là pour ça. » S’il savait. Le tube de nicotine bientôt entre ses lèvres, il l’allume rapidement avant de tirer dessus assez violemment. Et effectivement, ça fait un bien fou. Fermant les yeux, il appuie l’arrière de son crâne contre la vitrine. Quelques instants passent dans le plus grand silence, seulement ponctué de rires venant de l’intérieur, en brouhaha ambiant, devenant plus forts à chaque fois que quelqu’un entre ou sort. Agacé, Liam se rend compte qu’il ne parvient pas à se détendre complètement. Et il faut qu’il se calme, tout ceci devient assez stupide, voire franchement ridicule. Heureusement, il a quelqu’un d’autre à passer sur le grill, ce qui le distraira un moment. « Alors, tu l’as revue ? » Un soupir lui répond et il soulève une paupière, pour voir le pli soucieux barrant le front de son ami alors qu’il regarde à l’intérieur, visiblement focalisé sur Marina. Les doigts de son pote claquent devant son nez, réclamant son attention : « La Terre pour Lloyd ? » Il semble sortir de sa torpeur et commence à jouer avec sa cigarette, qu’il n’a pas allumée, se disant sans doute qu’il prendra cher s’il revient en sentant le tabac. « Désolé. Oui, hier, totalement par hasard. » « Et … ? » « Et j’arrête pas de penser à elle. C’est même pas rationnel, mec, je ne sais pas comment expliquer ça. C’est magnétique, c’est juste plus fort que moi. » « L’alchimie, » commente Liam, la clope au bec, parfait dans son rôle d’expert en la matière. Ce n’est pas tout à fait exact, cela dit. La seule relation qui pourrait lui faire cet effet, c’est … Suivez son regard. Une personne qu’il ne peut pas passer vingt-quatre heures sans appeler. Ou voir. Et quand ses prunelles captent sa proximité avec Mason, ce n’est pas ce qui lui assène le coup final. C’est Lloyd : « Et ça me tue de la voir avec un autre. Même juste de l’imaginer avec. » « Mmmh … la jalousie, ça craint. » Il s’est immédiatement repris, tirant fermement sur sa clope pour la terminer. « T’sais quoi ? Soit tu fais un truc, soit tu passes à la suite. Se lamenter sur ce qu’on ne peut pas avoir, c’est pour les gonzesses. » Qui a dit machiste ? Il n’en pense pas un mot, rassurez-vous. Ça s’appelle de l’auto-persuasion. « Allez, on y retourne. » Comme si ses propres mots avaient changé quelque chose, il se glisse de nouveau dans l’enceinte bondée du bar pour retrouver sa chaise, sur laquelle il se glisse, trouvant un whiskey à sa place. « C’est sympa les gars … j’ai raté quoi ? » Bien décidé à rompre la conversation entre June et Mason. Mais c’est jusqu’à ce qu’une main ne se pose sur son bras. Une main qu’il ne connaît que trop bien. Et dont la propriétaire est assise sur les genoux de Patrick. « Une tournée. » Et Lila lui sourit alors qu’il se tourne vers elle. Oh. Non. Les doigts de la jeune femme se portent à son œil, où elle a pu voir l’hématome en formation la veille. « Tu n’étais pas censé avoir un œil au beurre noir ? » Ses yeux glissent en face, sur June. Et l’éclat qu’il lui dedans ne lui plait pas du tout. « Les superhéros récupèrent rapidement, c’est bien connu, fanfaronne-t-il avant que la conversation ne dégénère en partant sur un terrain glissant. Sorcière, hurlent les prunelles de la brune.




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Ven 26 Oct - 18:05

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« Des chamans, vraiment ? » Elle fait mine de croire aux confidences de Mason, lequel vient de lui assurer qu'il tient dans ses aïeux maliens des sorciers issus d'une tribu ancestrale. Sauf qu'elle n'envisage pas une seconde qu'il puisse dire vrai - bien que lui en est peut-être persuadé, les contes familiaux sont aussi là pour faire rêver les enfants. En premier lieu, parce qu'elle ne sent aucun héritage cheminer en lui, même ténu. Ensuite, parce qu'il est tout simplement impossible qu'un homme - et encore moins plusieurs - aient pu exploiter cet art. « Vraiment. C'est en tout cas ce que ma grand-mère affirmait ... Quoi qu'elle était légèrement sénile, donc je pense qu'elle a surtout tout inventé ! » La jeune femme rit, appréciant cette autodérision. Au moins autant que le bras qu'il a laissé autour de ses épaules après avoir assuré joyeusement à Liam qu'elle était entre de bonnes mains. Liam qui s'est échappé à l'extérieur en compagnie de Lloyd, l'un comme l'autre paraissant moyennement dans leur assiette. Pour le second, elle se doute de la raison - rappelons que son Initié et elle ne se cachent rien. En théorie. Quant au premier, elle suppose qu'il n'apprécie pas particulièrement de la voir flirter avec l'un de ses meilleurs amis. Après tout, il a été clair quant à son avis sur ses projets et il craint sans doute que ses relations avec le beau métisse en pâtissent. Aucun risque, cependant. June n'a aucune intention de l'utiliser contre son gré et compte bien lui expliquer le deal ... Si les choses venaient à se concrétiser. Ce qui paraît en bonne voie, considérant leur rapprochement évident. Patrick les lorgne d'ailleurs avec un petit sourire en coin, lequel s'agrandit soudain alors qu'une nouvelle silhouette apparaît dans leur giron, entraînant des salutations joviales. La sorcière se tourne vers le nouvel objet de l'attention générale, une brune sculpturale aux longs cheveux bruns bouclés et aux yeux couleur mousse. Splendide, en somme. Rien d'étonnant à ce que l'irlandais l'accueille sur ses genoux sans broncher. « Salut, moi c'est Lila. » Une des paupières de l'écossaise est prise d'un tic nerveux. Lila. La Lila. Le plan régulier de Liam. Savoir qu'elle existe est une chose, la rencontrer et donc, concrétiser ce qui n'étaient que les paroles rapportées de son ami, en est une autre. Elle parvient cependant à lui sourire, comme si elle n'avait pas du tout l'envie subite de lui faire ravaler son adorable moue avenante. « June. Ravie ! » La réciproque ne semble pas vraie. Le visage de la brune se referme aussitôt et si elle lui renvoie la pareille, la McCulloch sent bien qu'elle n'en pense pas un mot. Elle ignore que si Lila connaissait elle aussi son existence, elle imaginait que la raison pour laquelle la relation de son « et plus si affinités » et la blonde était restée platonique, c'était parce qu'elle était ... Moche. Concrètement. Force est de constater que ce n'est pas le cas, aussi préfère-t-elle s'en retourner vers l'accueil fort chaleureux de Patrick et June, à la compagnie bien moins fraîche de Mason.  « C’est sympa les gars … j’ai raté quoi ? » Mais soudain, Liam est de retour, s'adressant à eux. Aussitôt interpellé par Lila, avant que le « couple » ait eu le temps de lui répondre. Les prunelles de la sorcière fixent le bras de son Initié, tenu d'une main quasi-propriétaire par l'autre jeune femme. Toutefois, sa mâchoire ne se crispe que lorsque ses yeux remontent jusqu'à celle-ci, face à son expression accusatrice. L’œil au beurre noir. Deux constats lui parviennent. Premièrement, que le plan cul de Liam en sait un peu trop sur leur relation - à l'image de l'équipe présente, elle suppose, sauf qu'aucun ne s'est jamais permis de la regarder de cette manière. Leur statut surnaturel a été accepté plutôt rapidement, sans nécessité d'aménagement particulier, exceptant quelques honnêtes explications - et des démonstrations afin d'étancher leur curiosité. Puis, deuxièmement, qu'elle a dû le voir très récemment pour savoir qu'il avait été blessé durant l'entraînement. Hier, donc. Une vague hargneuse lui fait serrer son poing dissimulé sous la table - très proche de la cuisse de Mason, d'ailleurs - et elle peut tout à coup sentir le coeur de Lila palpiter à ses oreilles. Avant qu'elle n'ait pu s'en empêcher - car la sorcière n'a encore que peu de prise sur ce pouvoir-là -, la brune doit se reculer vivement, prise d'une brusque bouffée de chaleur. Réalisant ce qu'il vient de se produire, June se calme sur-le-champ. « Miraculeux l'homéopathie, hein ? Un truc de dingue, ces machins ! » s'efforce-t-elle de rattraper avec tant d'éloquence, haussement d'épaules et petit sourire innocent à l'appui. Cependant, elle n'en mène pas large et toute à sa sueur naissante, Lila la fixe avec hébétude, incapable de déterminer si l'écossaise est responsable de son trouble ou si elle le doit à l'embarras d'avoir attiré l'attention sur elles. « Qu'est-ce qu'il fait chaud ici ! Tu viens, Mason ? On va prendre un peu l'air ! » Il n'a pas le temps d'acquiescer qu'elle l'attrape par la main et l'entraîne hors de la banquette, puis hors du bar. Le tout, sans un regard vers Liam. Est-ce qu'elle est fâchée contre lui parce qu'il s'est confié plus que de raison à son amante, mettant sa meilleure amie dans une position inconfortable ? Parce qu'il ne l'a pas défendue face à l'attitude agressive de celle-ci ? Peut-être un peu de ça, certainement. Mais il y a autre chose, qu'elle ne veut absolument pas prendre en compte. Car ça ne doit pas exister. De fait, autant l'ignorer et en revenir à son objectif premier de la soirée. Et la ruelle adjacente, là, vers laquelle elle l'entraîne de son plein gré, devrait aider à passer à un grade d'intimité supérieur.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Dim 4 Nov - 10:19


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La tension est subitement montée. Les autres conversations se sont arrêtées. Et si Lila ne dit rien, ne lui laissant pas l’occasion de la reprendre, ses yeux hurlent ce que peut lui inspirer June. La mâchoire de Liam se serre, sachant très bien que la situation va dégénérer s’il n’intervient pas. Mais s’il le fait sans réfléchir, cela risque de finir assez mal également. Sa langue est levée pour intervenir quand il sent la main de la brune se crisper sur son bras avant de le lâcher brutalement. Ses prunelles se portent sur le visage de sa voisine, qui semble soudain avoir très chaud. Il n’y a pas besoin de lui faire un dessin pour qu’il sache pertinemment d’où ça vient, ayant pu sentir la vague émanant de son amie d’enfance. « Miraculeux l'homéopathie, hein ? Un truc de dingue, ces machins ! » Pas un mot. La sorcière semble s’être reprise, mais il ne parierait pas sur l’absence de rechute le temps que la situation n’aura pas été désamorcée. Il se contente d’un léger rire, avec quelques-uns des autres qui lui emboîtent le pas. Qu’on lui vienne en aide pour la suite, parce qu’il oscille entre deux idées, qui semblent tout aussi mauvaises l’une que l’autre. « Qu'est-ce qu'il fait chaud ici ! Tu viens, Mason ? On va prendre un peu l'air ! » Et … vous connaissez l’expression be careful what you wish for ? Les doigts de June entrelacés avec ceux de Mason ne sont pas du tout pour le rassurer, pour le calmer ou quoi que ce soit d’autres. Mais ce n’est pas comme s’il peut s’opposer à ce qu’elle parte avec lui. Ça devrait être lui, à sa place. Il aurait du lui proposer de sortir, la soustraire à cette situation étouffante. Et à la place il n’a … rien fait. Leurs pas se perdent dans la musique et tout le monde se racle la gorge, retournant plus ou moins naturellement à leur conversation précédente, sachant très bien qu’il vaut mieux éviter de commenter s’ils tiennent à la vie. Tous, sauf une personne.

« Non mais tu as v… » « Non. » La voix de l’Initié claque, et il aurait aussi bien pu la gifler qu’elle aurait eu la même expression. Ses prunelles trouvent celles de la jeune femme, implacables : « T’as été dégueulasse avec elle. » « Mais j’ai rien d… » « Me prends pas pour un con. » « Hey, mec relax. » « Mec, pour ton bien, reste en-dehors de ça. » Patrick lève les mains, conscient qu’une limite a été franchie. Lila, elle, semble franchement déroutée et même furieuse. « Donc tu vas prendre sa défense alors qu’elle… » « Je prendrai toujours sa défense. » Même pas de gêne sur le visage du jeune homme. Il ne fait qu’énoncer des faits. Elle a voulu jouer, elle a perdu. Elles perdront toutes face à June. Et ses potes l’ont accepté assez facilement. Quant aux filles … ça n’a jamais été assez sérieux pour qu’elles se retrouvent en contact avec elle, jusqu’alors. Et la première fois est toujours douloureuse, comme le veut le dicton. « C’est à prendre ou à laisser. » L’ultimatum claque, laissant la jeune beauté pantoise, ne sachant que répondre. Il ne lui en laisse de toutes manières pas l’occasion. Sa chaise grince alors qu’il se lève à son tour. Il a besoin d’air. Et surtout, il a besoin de la voir. De s’assurer qu’elle va bien. Non, rien à voir avec le fait qu’elle ne soit pas partie seule, merci bien. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il s’est permis de prendre le temps d’engueuler Lila. Il l’entend murmurer, derrière lui, sans doute pour se plaindre à Patrick. Pas de chance pour elle, l’Irlandais ne la touchera pas le temps que Liam ne lui aura pas dit que c’est ok. Pas de ça entre eux, vous imaginez les dégâts, après ? Et il n’a pas encore pris de décision. Tout dépendra de sa réaction à ce qui vient de se produire. Et là, présentement, il s’en fout. Le chemin jusqu’à la sortie lui semble assez long, écartant les corps de plus en plus lascifs car de plus en plus alcoolisés qui se pressent contre lui.

Enfin, l’air. Ses yeux scannent rapidement les environs. Quelques personnes sont en train de fumer, d’autres de boire au frais mais pas de trace de ceux qu’ils cherchent. Un couple enlacé contre un mur, à l’angle, lui donne soudainement des frissons. Mais le type est bien trop blond pour être Mason. Par contre, la ruelle attenante pourrait bien être une piste. Ses pas l’y mènent rapidement pour trouver … June, contre le mur. Les mains du rugbyman sur ses hanches. Et leurs visages un peu trop proches à son goût. Il se racle bruyamment la gorge, immédiatement. « Désolé d’interrompre, » pas du tout, persiffle une petite voix à l’arrière de son crâne qu’il fait taire, « t’es demandé à l’intérieur, une histoire de litige sur les règles du caps. » N’importe quoi. Tant pis. Il n’a pas eu le temps de se préparer. Le message est clairement dégage, mon pote, on doit parler et Mason est suffisamment intelligent pour le comprendre sans broncher. Le baiser qu’il dépose sur le front de June fait se détourner les yeux de l’Ecossais, qui toussote. S’il lui dit quelque chose avant de partir, il ne l’entend pas et c’est sans doute pour le mieux. Il ne lui jette pas un regard quand il le croise pour partir de l’autre côté, s’avançant vers June. « Ça va ? » Le pli qui lui barre le front hurle son inquiétude alors que ses mains se posent sur ses joues, prenant inconsciemment la place de son coéquipier quelques minutes auparavant. Il risque de se manger une gifle, il en est conscient, mais il s’en fout. Ce qu’il veut, c’est fouiller au fond des prunelles de la sorcière pour s’assurer que tout va aussi bien que possible. « Elle n’avait pas à te regarder comme ça. » Une certitude, mais il lui faut l’énoncer. « Je lui ai dit ma façon de penser. » Et pas tendrement. D’autres problèmes, à gérer plus tard. Pour l’instant, il s’en contrefout.




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Dim 4 Nov - 20:35

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Mason, ou le garçon de très bonne constitution. Sans la moindre interrogation, ni chercher à l'interrompre, il se laisse guider jusqu'à l'abri des regards curieux et ne prend les choses en main qu'une fois que la relative pénombre de la ruelle ne les ait englouti. A peine se sont-ils faits face que ses mains ont trouvé l'assiette agréable de la taille de la sorcière. Il la repousse délicatement jusqu'au mur le plus proche et cette fois, c'est elle qui s'abandonne, un sourire ourlant ses joues rougies moins par l'émotion que par les nombreux écarts de température subis ces dernières minutes. Pommettes que le métisse trouve de ses lèvres, effleurant doucement la gauche avant de redescendre vers celles de la blonde sans un mot. Ils ont bien suffisamment parlé pour ce soir et la façon dont elle l'a attiré dans cet endroit ne laisse pas planer de doutes quant à ses intentions. Du moins, l'une d'entre elles. Reconnaissons qu'un baiser comme celui qu'ils échangent en cet instant n'engage théoriquement pas à davantage et d'ailleurs, Mason lui-même n'imagine certainement guère plus. Surtout qu'il sent bien que la ferveur qu'il y met n'est pas vraiment réciproque. Il pourrait s'en froisser, mais quand il se recule, il paraît plutôt soucieux. « On peut s'arrêter là, tu sais. » June lui renvoie une mine légèrement déconfite. Elle pensait réellement apprécier. Elle en a eu envie, a cherché ce contact et ... Et rien. Son compagnon s'y prenait pourtant très bien, rien à redire là-dessus. Non, le problème n'était pas le jeune homme séduisant, intelligent, délicat et visiblement expérimenté. C'est dans sa tête. C'est toujours dans sa tête le souci, quand il s'agit de toucher quelqu'un de cette manière. Enfin, quelqu'un autre que ... « Je suis désolée. » interrompt-elle encore une fois la dérangeante pensée naissante, néanmoins sincère. Dire qu'elle l'a utilisé ! Pauvre garçon, il mérite mieux que d'être victime de l'une de ses lubies ! Il lui renvoie un sourire rassurant tout en repoussant une mèche de cheveux blonds en arrière. « Le sois pas. » « C'est pas de ta faute. » Le regard qu'il lui lance alors est complice. Entendu. « Je sais, June. Et ce ne sera jamais celle des autres mecs non plus. » réplique-t-il, énigmatique. Si elle ne l'interroge pas, c'est certainement parce qu'elle a bien conscience de ce que cela signifie. De ce qu'elle ne veut surtout pas s'avouer et encore moins mettre en mots. Parce que ça ne servirait à rien, à part, peut-être, créer une souffrance inutile. Il se détache un peu plus d'elle. « On rejoint les autres ? » a-t-il juste le temps de demander qu'un raclement de gorge, suivi d'une voix venue de l'entrée de la ruelle les interrompt. « Désolé d’interrompre » Liam. La jeune femme se sent souffler assez violemment par le nez, agacée. Là où Mason, beaucoup plus compréhensif, n'hésite pas à rentrer dans le jeu de son ami, June renvoie à son Initié un regard courroucé. Le voir, aussi navré de jouer les intrus qu'elle l'a été de lui envoyer le presse-papier, suffit à ranimer sa colère. Elle doute qu'il ait vu ce qui s'est passé avant, sans quoi, il n'aurait pas eu l'impression d'interrompre quoi que ce soit. L'idée qu'il ne l'imagine que trop bien et que son attitude peu amène en soit l'une des raisons ne l'effleure pas. Elle se décolle du mur alors qu'il vient à sa rencontre. Les doigts familiers de l'écossais remplacent ceux de Mason. Autant dire que la sensation est toute autre. Beaucoup plus prenante, tout à coup. Si bien qu'elle se dégage aussitôt.  « Ça va ? » « Arrête. » Il est moins difficile d'échapper à son contact qu'à son regard. Depuis toujours, elle a du mal à détourner les yeux, surtout lorsqu'il la fixe ainsi, visiblement inquiet. De quoi l'énerver un brin davantage.  « Elle n’avait pas à te regarder comme ça. » Et encore un petit cran au-dessus. La tension dans l'air revient, elle peut la capter sur sa peau qui lui paraît à vif, signe que la perte de contrôle n'est jamais bien loin.  « Je lui ai dit ma façon de penser. » Un rire cynique lui échappe. « Sans déconner ? Et est-ce que, par hasard, tu as aussi pensé, avant, à tout ce que tu n'étais pas obligé de lui dire, hein ? » Semble-t-il qu'il ne comprend pas où se situe le mal. L'attitude de Lila fait partie de celles auxquelles elle se heurte depuis la révélation. Elle peut composer avec l'incompréhension, voire la violence de l'autre, ignorant et se sentant potentiellement menacé par ses pouvoir. Avec l'inconscience de son meilleur ami, en revanche, beaucoup moins. « Je t'ai jamais demandé de comptes à propos des nanas avec qui tu couches. Par contre, je pensais que tu avais suffisamment de respect pour moi pour être prudent à propos de nous. De ce qu'on est, l'un pour l'autre. Ou alors, c'est moins important pour toi que pour moi ? Ou ... Ou tu tiens plus à elle que ce que t'as bien voulu me dire. » Rien que d'y penser, elle sent sa gorge se serrer. Si sa question était remplie de mauvaise foi - au fond d'elle, elle n'imagine pas qu'il ait pu ne pas prendre ce qu'ils partagent au sérieux -, sa dernière phrase, elle, a le goût aigre de la jalousie très mal dissimulée. Erreur stratégique qu'il pourra, avec un peu de chance, mettre sur le compte de leur lien fusionnel, ou d'Ophelia.
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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Dim 4 Nov - 22:00


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Elle le repousse, mais il n’en tient pas compte. Il n’a jamais quitté ses côtés quand il pensait qu’elle avait besoin de lui, ce n’était pas maintenant qu’il allait commencer. Et il ne lui faudrait qu’attendre quelques secondes avant de se remettre à caresser sa joue. Parce que c’est comme ça. Parce qu’il a besoin de sentir son pouls, à intervalles réguliers, que ce soit à son poignet, sa gorge, par n’importe quel moyen.  Qu’elle le veuille ou non, ils sont liés. Ils ne l’ont pas choisi mais pas une seconde il ne le regrette, pas même quand elle est furieuse comme là. Oh il la connaît par cœur, il sait très bien qu’elle est en colère. Même s’il a du mal à saisir pourquoi, exactement. Mais la connaissant, elle va très vite l’éclairer. « Sans déconner ? Et est-ce que, par hasard, tu as aussi pensé, avant, à tout ce que tu n'étais pas obligé de lui dire, hein ? » C’est donc de ça dont il s’agit. Se passant une main soulagée dans les cheveux, il soupire, sans doute un peu de soulagement, et en même temps, de frustration. Que pense-t-elle de lui, au juste ? Il se le demande parfois. « June… » Mais il n’a pas le temps d’objecter qu’elle a déjà enchaîné, sans lui laisser l’occasion d’en placer une. Enfin, comme d’habitude. « Je t'ai jamais demandé de comptes à propos des nanas avec qui tu couches. Par contre, je pensais que tu avais suffisamment de respect pour moi pour être prudent à propos de nous. De ce qu'on est, l'un pour l'autre. Ou alors, c'est moins important pour toi que pour moi ? Ou ... Ou tu tiens plus à elle que ce que t'as bien voulu me dire. » « Attends…quoi ? » Et c’est un éclat de rire incrédule qui lui répond, se réverbérant dans la ruelle vide. Ce n’est sans doute pas la chose la plus intelligente à faire dans cette situation, mais il n’a pas pu s’en empêcher. Sa seconde main rejoint la première alors qu’il fait un pas en arrière, s’éloignant d’elle, juste pour continuer de rire, pour ne pas montrer à quel point ses mots viennent de le blesser. Parce qu’il n’est pas comme ça et parce que leur relation n’est pas comme ça. Enfin, c’était une certitude jusqu’à il y a environ deux secondes.

Son hilarité forcée finit par se calmer et il secoue la tête, essayant de trouver les mots. Mais tout ce qui sort est : « Tu te fous de moi, j’espère ? » Il se passe la langue sur les lèvres, cherchant exactement par où commencer. « Donc là t’es en train de me faire une scène parce que quoi, t’imagines que Lila et moi c’est du sérieux, ou alors que j’suis qu’un pauvre type qui te fout en première ligne pour que les nanas avec lesquelles je couche s’en prennent à toi si elles te croisent ? » D’accord, faire une scène, c’était y aller un peu fort, mais qu’on l’excuse, il a les nerfs un peu à vif, le garçon, on rappellera qu’elle vient de le jeter, sans doute pour conserver le souvenir des mains de Mason sur elle au lieu des siennes alors pouce, on le laisse tranquille, le chaton. Il étouffe un nouveau rire amer sur une quinte de toux, ses mains redescendant pour s’enfoncer dans les poches de son jean. « Bah tu vois, on est tellement ensemble, elle et moi, que j’viens de lui dire d’aller se faire foutre ailleurs si elle comptait encore te parler comme ça. » Quel con. Franchement quel con. Et c’est elle qui vient lui faire la leçon, alors qu’elle … non, il n’a pas envie d’aller par là, ce ne serait vraiment pas bon pour lui. Il recule d’un nouveau pas. « Et si tu veux engueuler quelqu’un de pas avoir tenu sa langue, rattrape celui qui l’avait dans ta bouche y a deux secondes. » D’accord, c’est gratuit, mais ça fait du bien. Mais ce n’est pas un mauvais bougre non plus et il remet du contexte immédiatement : « Elle nous a rejoint le lendemain de ta démonstration, Mason et Patrick étaient en train d’en parler. » Un accident. Elle n’aurait jamais du l’apprendre comme ça. Peut-être si elle avait posé des questions. Sur son œil au beurre noir, par exemple, notamment. Mais jamais il ne lui aurait dit entre deux coups de reins qu’il était l’Initié d’une sorcière qui avait une place un peu trop centrale dans sa vie. Et que même si c’était une emmerdeuse finie, il ne l’échangerait pour rien au monde. « C’est bon ? Ou t’as encore des trucs à me reprocher ? » Mauvais ? Qui a dit mauvais ? Toi, au fond, là, tu sors !  




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Lun 5 Nov - 0:48

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C'est douloureux. A chaque fois qu'elle perd le contact chaud de sa peau contre la sienne, elle a comme cette impression étrange qu'on lui arrache un bout d'elle-même. Étrange, oui. Comme eux. Comme ce lien qu'aucun des deux jeunes gens n'a choisi, qui s'est imposé, mais qu'ils n'ont jamais subi. Parce qu'ils sont un duo renforcé par une compréhension que peu possède. Parce qu'il leur a toujours apporté et jamais pris. Jusqu'à ce soir, du moins.  « Attends…quoi ? » « T'as très bien comp... » Elle est coupée nette dans sa remontrance acide par un éclat de rire. Hébétée, elle met au moins une demie-seconde à comprendre qu'il n'a pourtant rien d'amusé, pas plus que le fou-rire qui s'en suit. Il ne se moque pas d'elle. Il souffre, à l'image de la sorcière quand il a cessé sa caresse dont elle se persuadait ne pas vouloir. Ses sourcils blonds se froncent alors qu'elle se demande de quel droit il se permet d'avoir mal alors que c'est lui qui l'a blessé en premier lieu. Parce qu'il s'est vanté auprès de son plan cul, probablement pour lui plaire un peu plus - juste au cas où il aurait besoin d'un argument supplémentaire, cet imbécile. Il devait à peine avoir prononcé son prénom et lâché un sourire qu'elle était à moitié dans son lit, la Lila.  « Tu te fous de moi, j’espère ? » Non, c'est lui qui se moque d'elle. Sur le coup, assaillie par la rage, elle n'a aucun doute là-dessus, bien que la partie un peu plus raisonnable de sa pénible personne se dit qu'elle exagère. Sûrement. Probablement. Quoi qu'elle n'est pas la seule.  « Donc là t’es en train de me faire une scène parce que quoi, t’imagines que Lila et moi c’est du sérieux, ou alors que j’suis qu’un pauvre type qui te fout en première ligne pour que les nanas avec lesquelles je couche s’en prennent à toi si elles te croisent ? »  Cette fois, elle est carrément outrée. Ses lèvres s'entrouvrent sous le choc. Premièrement, elle n'est pas jalouse, mais alors, mais pas du tout ! A la limite aurait-elle seulement apprécié qu'il lui confie que la brune était plus que l'histoire de quelques nuits. Evidemment que c'est tout. Rien de plus. Quant au reste, elle ne peut que s'en insurger : « Mais t'extrapoles complètement, Liam ! » L'a-t-il seulement entendu ? Pas sûr. Maintenant qu'il est lancé, impossible de l'arrêter. Et puisque June n'est pas femme à se laisser haranguer sans ronchonner, elle croise les bras sous sa poitrine, lui signifiant que si elle ravale piques et fiel en attendant la suite, wait for it, lui aussi le sentira passer quand il en aura fini.  « Bah tu vois, on est tellement ensemble, elle et moi, que j’viens de lui dire d’aller se faire foutre ailleurs si elle comptait encore te parler comme ça. » Et quoi ? Il veut un pin's ? pense-t-elle, pernicieuse, sa colère se disputant à la satisfaction. Celle qu'elle soit passée d'abord, avant la sculpturale Lila et ses atouts indéniables. Une évidence qu'elle oublie parfois, quand elle se met dans cet état de nerfs, qu'elle croit qu'il lui échappe. Pas qu'elle le possède, ou quelque chose de malsain de ce type, mais il est son autre moitié, son évidence. Alors, forcément ...  « Et si tu veux engueuler quelqu’un de pas avoir tenu sa langue, rattrape celui qui l’avait dans ta bouche y a deux secondes. » Forcément, ce qu'il peut la mettre en boule ! Toutefois, elle sait qu'il n'est pas de ceux qui rejettent la faute sur l'autre pour se dédouaner, qu'il assume ses actes. Quant à elle, elle a rougi violemment. Peut-être qu'il a vu, en fin de compte. Ce qui ne l'intéresse pas grandement, sur le moment, trop occupée à éructer un : « Quoi ?! » de surprise pure. Mason ? Pourquoi aurait-il fait un truc pareil ? Dans quel but ? Lui aussi aimerait goûter de la surnaturelophobe aux longues jambes ? Ce n'est pourtant pas ainsi que ça fonctionne dans leur équipe. Les potes avant tout, plutôt que les hormones à l'abordage.  « Elle nous a rejoint le lendemain de ta démonstration, Mason et Patrick étaient en train d’en parler. »  Elle soupire, à la fois rassurée et oui, naturellement, toujours remontée telle une pendule déréglée. Au moins, l'atmosphère ne grésille plus. Il faut dire qu'elle est bonne pour une sacrée dose de culpabilité.  « C’est bon ? Ou t’as encore des trucs à me reprocher ? » « Humf. » Butée. Une vraie mule. Le silence retombe et elle en vient à regarder le bout de ses chaussures. Elle s'en veut et en même temps, le garçon n'ignore pas à quel point elle peut se montrer fière quand elle le veut. Surtout quand elle a tort. Néanmoins, son coup de sang et ses accusations ignorantes l'ont blessé, et l'idée de l'avoir fait souffrir supplante largement son ego mal placé. « Je suis désolée. » finit-elle par lâcher en remontant ses prunelles vers lui. Elle décroise les bras, lève les paumes vers le ciel en signe de reddition. « J'aurais dû ... Te demander, plutôt. Je pensais, enfin ... J'arrive pas à m'habituer à ces regards-là. J'ai un peu ... Perdu le contrôle. » Un peu, ce n'est pas rien de le dire. En d'autres circonstances, aurait-elle emmené l'autre dans ce coin isolé ? Probablement pas. En réalité, l’œillade accusatrice de Lila n'avait été que le déclencheur. La magie avait afflué dès l'instant où l'étudiante avait posé ses doigts sur le bras de son Initié. Simple constat suffisant à attiser les braises encore rougeoyantes de son ire. « Mais je suis pas la seule ! Tu t'es vraiment comporté comme un gros con avec Mason. C'est ton ami. Et un mec vraiment bien, intelligent, drôle, gentil ... » Il y aurait bien d'autres qualités à énumérer chez le jeune métisse, cela dit, elle a le bon goût de s'arrêter là. « ... Qu'est-ce qui t'a pris de le dégager comme ça ? » Bah quoi ? Il voulait savoir si elle avait d'autres doléances, non ? Allons bon. Assume, garçon.
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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Lun 5 Nov - 22:06


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« Humf. » Oui, humpf. Il en a autant à dire à son sujet. Mais les yeux baissés de son amie l’informent du fait qu’il a marqué des points. Evidemment. Il est beaucoup plus blessé qu’il ne le laisse paraître et elle l’a sans doute senti. Le fait qu’elle puisse penser qu’il prend leur relation à la légère, après tout ce qu’ils ont vécu, c’est sans doute ce qui fait le plus mal. Une part de lui sait qu’elle ne le pensait sans doute pas réellement, mais ce n’est pas suffisant, pas cette fois. « Je suis désolée. » Ça, par contre, ça le pourrait. Les positions s’inversent et c’est lui qui se retrouve à croiser les bras alors que ses yeux trouvent les siens. C’est … bien. Et ce n’est pas tous les jours. Mais si elle croit que ça va suff... « J'aurais dû ... Te demander, plutôt. Je pensais, enfin ... J'arrive pas à m'habituer à ces regards-là. J'ai un peu ... Perdu le contrôle. » Et elle fait ça bien, en plus. Et évidemment, Liam, dans tout son ego, sa mauvaise foi et son envie de la voir ramper un peu plus, ne peut pas tenir une seconde de plus quand elle évoque sa propre souffrance face aux réactions des gens. Oh, il en entend aussi, n’allez pas croire le contraire, les rumeurs vont bon train à l’université, il a eu le droit à un « gigolo de sorcière » pas plus tard que la veille, mais il s’en badigeonne tellement le nombril avec le pinceau de l’indifférence que … que ça n’a pas grande importance pour lui. Mais savoir que cela la blesse, c’est une autre histoire. Il ouvre la bouche pour rendre les armes et parler de nouveau d’elle quand il se prend un coup qu’il n’a pas anticipé. « Mais je suis pas la seule ! Tu t'es vraiment comporté comme un gros con avec Mason. C'est ton ami. Et un mec vraiment bien, intelligent, drôle, gentil ... » Ses dents grincent soudainement. « ... Qu'est-ce qui t'a pris de le dégager comme ça ? » « Tu sais quoi ? Je devrais peut-être aller te le chercher pour que vous continuiez votre fascinant échange. » On ne va pas s’en sortir, clairement.

Piqué au vif, ses lèvres se pincent alors qu’il décroise les bras pour balayer l’air du revers de la main. « Pardon d’avoir pu penser que tu préférerais parler à ton ami d’enfance et Initié de ce qui vient de se passer, plutôt qu’à un mec qui n’a pas la moindre idée de ce que tu peux réellement ressentir. » Et ce n’est même pas dit méchamment, ce n’est que des faits qu’il énonce, avec un brin de mauvaise foi, on peut quand même le dire parce que ce n’est absolument pas la raison qui l’a fait intervenir. Mais on ne lui a pas demandé de jurer sur le livre de potions de la grand-mère Abigail, l’équivalent de la Bible dans sa famille, donc il n’est pas tenu de dire toute la vérité, rien que la vérité. Et elle n’a pas le monopole du pétage de plombs dans leur duo, qu’on se le dise, même si de son côté, c’est effectivement plus rare. Mais tout plutôt que de s’arrêter deux secondes et de recommencer à réfléchir, cela deviendrait vraiment compliqué. « Mais visiblement j’suis sans doute pas assez bien, intelligent, drôle et gentil pour le rôle, donc on va trouver quelqu’un d’autre. » Il s’éloigne de deux pas, visiblement excédé. Sans nul doute avant tout contre lui-même, qui est en train de monter dans les tours plutôt que de descendre. Mais pour le coup, il ne parvient pas à s’arrêter. Et d’ailleurs, mieux vaut sans doute qu’il se casse avant de dire ou faire quoi que ce soit qu’il risquerait de regretter. « Et si quelqu’un a des reproches à me faire sur le sujet, c’est lui. Enfin sauf si tu préfères sa compagnie à la mienne. Ce qui est visiblement le cas. » Et qui se faisait accuser de faire une crise de jalousie, quelques minutes auparavant ? « Mais bouge surtout pas, j’vais t’le chercher. » Ok, il ne sait pas comment il est monté aussi haut, mais il lui semble impossible de redescendre. Et aucune idée de comment se sortir de cette situation sans perdre la face. C’est sans doute déjà trop tard, d’ailleurs.




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mar 6 Nov - 2:20

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« Tu sais quoi ? Je devrais peut-être aller te le chercher pour que vous continuiez votre fascinant échange. » Mais quoi ? Qu'est-ce qu'elle a dit ?! Le garçon ne peut ignorer à ce point les qualités de son ami, si ? Ou bien, est-ce que c'est parce que ça vient d'elle, qui n'est pas supposée être véritablement celle de Mason, que ça le dérange ? Apparemment, au royaume des aveugles, les borgnes sont reines. Car la sorcière s'enfonce dans les méandres de son agacement, préférant lever ses yeux en parfaite santé vers le ciel nocturne plutôt que de saisir la jalousie que contient cette espèce de promesse tordue. « T'es ridicule. » se contente-t-elle donc d'énoncer, comme si elle n'avait pas suffisamment mis d'huile sur le feu de leur échange déjà bien assez brûlant. De leur dispute, plutôt. Parce que c'est bien ce qu'ils font depuis un moment, dans cette allée sombre : ils s'engueulent. Sauf que ça ne ressemble pas aux frictions habituelles, à celles où, en général, elle s'emporte et lui s'efforce d'apaiser la situation, le plus souvent avec une bonne dose d'humour - lequel fait mouche quatre fois sur cinq, ne le cachons pas. Non, une strate supérieure et quelque peu effrayante a été atteinte, sans qu'elle comprenne comment ils ont pu en arriver là. Ni qu'elle n'en a pas encore vu le quart de la moitié.  « Pardon d’avoir pu penser que tu préférerais parler à ton ami d’enfance et Initié de ce qui vient de se passer, plutôt qu’à un mec qui n’a pas la moindre idée de ce que tu peux réellement ressentir. » « Liam ! » Elle n'a pas pu retenir l'exclamation à mi-chemin entre le choc et un ton courroucé. Elle vient justement de lui expliquer qu'elle lui en voulait - certes, à tort, mais tout de même, le sentiment était bel et bien là au moment où elle s'est emparée de la main du métisse et non de celle de son Initié. Sinon, évidemment qu'elle l'aurait privilégié, ainsi qu'elle l'a toujours fait, face à n'importe quoi, n'importe qui d'autre, parfois au détriment de sa propre sœur. Comment peut-il ne serait-ce que croire le contraire ? Bordel mais ... Qu'est-ce qu'elle a dit, à la fin ?  « Mais visiblement j’suis sans doute pas assez bien, intelligent, drôle et gentil pour le rôle, donc on va trouver quelqu’un d’autre. » « Je ... Pard ... Hein ? » Elle se surprend à balbutier bêtement alors qu'il lui assène ça, de manière tout à fait gratuite et qu'en plus, il a le mauvais goût de tenter de lui échapper en reculant. Le pire étant sûrement qu'elle ne bouge pas, statufiée par cette hargne qu'elle pense sortie de nul part.  « Et si quelqu’un a des reproches à me faire sur le sujet, c’est lui. Enfin sauf si tu préfères sa compagnie à la mienne. Ce qui est visiblement le cas. » « Liam. » répète-t-elle, son prénom se mouvant, elle, en un grondement presque menaçant.  « Mais bouge surtout pas, j’vais t’le chercher. » « LIAM. » Plus fort tandis que cette fois, il se détourne carrément, parti pour s'exécuter et leur mettre une honte pas loin du monument. Réalisant qu'il est tout à fait capable, dans l'état qu'il est, de risquer une scène au moins aussi flamboyante que celle qu'ils se réservaient jusqu'ici en duo, elle retrouve enfin le contrôle de ses muscles. En deux enjambées, elle l'a rattrapé, empoigné par l'avant-bras et essaie de le tirer à l'abri des regards. Car ils sont presque revenus dans la rue et les badauds les observent étrangement, se demandant sans doute s'ils vont être témoins d'une querelle d'amoureux en bonne et due forme, là, entre deux taffs de cigarette, deux gorgées de bière chaude ou avant que le chien qu'ils promènent aient le temps de finir de renifler le caniveau. Cependant, si elle parvient à le stopper, son bras est un bloc de béton sous le bras de la jeune femme, refusant de céder. Ce contact achève de la convaincre qu'il est hors de lui, lui arrache un frisson désagréable quand elle réalise qu'elle a réveillé quelque chose de presque violent chez son Initié. Une part de lui qu'elle ne connaissait que de loin jusqu'ici, jamais dirigé contre elle et qu'elle n'avait pas non plus imaginé pouvoir provoquer. « Écoute-moi. » Elle parle beaucoup plus bas, moins pour ne pas être entendu que pour tenter de le calmer. Ou du moins, d'attirer son attention. « Tu ne vas pas le faire. Parce que ce n'est pas ni ce que je t'ai demandé, ni ce que je veux. Et sûrement pas ce que tu veux non plus. Liam ... » Il ne s'agit plus d'une injonction, plutôt d'un appel tendre. Sa main remonte jusqu'à la nuque du garçon, bientôt suivie par l'autre, l'encerclant alors que ses pouces caressent ses mâchoires crispées. S'y ajoute l'intensité de son regard plongé dans celui de l'écossais. Le ramener à elle. Le garder, à elle, à sa sorcière, à sa meilleure amie. Un léger soupir, puis elle poursuit : « ...  Tu es le plus intelligent. Le plus drôle. Le plus gentil. Le plus tout ce que tu veux. Pour moi, tu es le meilleur. La barre est vachement haute ... Ça met forcément n'importe qui d'autre hors catégorie d'emblée ! » Un sourire mutin naît sur ses lèvres après ce trait d'humour au demeurant assez discutable. Toutefois, on retiendra l'intention. Celle d'apaiser le torrent qu'elle sent bouillonner sous sa peau à vif. Qu'importe qu'elle ne comprenne toujours pas quelle digue a cédé, la très fière June McCulloch n'a aucun problème à mettre de côté son ego. Pour lui. « C'est toi et moi depuis toujours et pour toujours, pas vrai ? » s'amuse-t-elle un peu plus, souriant davantage et rappelant à leur pacte d'adolescents avec un coup de sorcellerie dans le nez, étourdis de magie après un rituel particulièrement intense. Ce jour-là, la phrase était sortie sans qu'elle y réfléchisse - comme souvent - et sa niaiserie assumée les avait beaucoup fait rire, était devenue une sorte de private joke qu'ils se gardaient bien de partager. C'était leur petit secret. Il ne faudrait pas qu'il soit mal interprété par de non-initiés étroits d'esprit, n'est-ce pas ? Quoi que ... Bizarrement, à la lueur des réverbères londoniens, la blague a plutôt aux oreilles de la blonde l'écho d'une vérité troublante. Pour ne pas dire d'une évidence à vous en faire déraper quelques battements de cœur.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mar 6 Nov - 8:12


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« LIAM. » Il l’a entendue, les fois précédentes également. Mais pour une fois, il n’a pas l’intention d’être le plus raisonnable des deux. S’il en fait beaucoup trop par rapport à ce qu’il ressent ? C’est un oui. La vérité est qu’il n’a aucune idée de la façon dont il doit gérer ses émotions, bien trop violentes cette fois-ci. Et s’il voudrait blâmer l’alcool pour ça, une part de lui sait que ce serait se voiler la face que d’accuser les quelques verres qu’il a ingurgités. Alors il va aller jusqu’au bout, il y est prêt. La suite est déjà visualisée. Il va rentrer, dire à Mason qu’il est attendu dehors, finalement, attraper sa veste et se tirer dans un mot. Parce qu’il n’a pas envie d’assister à ça et qu’il ne sait pas s’il sera prêt un jour. Et que ça commence sérieusement à lui faire peur. Il sait que la mèche a été allumée au moment où elle lui a dit qu’ils allaient se marier rapidement. Qu’elle s’est consumée encore un peu plus quand il a été question qu’elle perde sa virginité. Mais il est hors de question qu’il pense à ça clairement. Son esprit préfère se concentrer sur ses accusations, qu’elle lui a jetées en plein visage sans même prendre le temps d’y penser. Ce qui est stupide, parce qu’il lui a déjà pardonné. Mais qu’on le laisse être dans le déni encore un peu. Suffisamment pour aller se vider la tête quelque part, tout seul, en s’en voulant au bout de deux minutes pour son coup d’éclat, qu’il faudrait expliquer plus tard ; mais il n’en est pas là pour l’instant. Et ses pas l’ont quasiment sortis de la ruelle quand il sent une main agripper son bras. « Écoute-moi. » Un part de lui a très envie de lui dire de le lâcher. L’autre est d’accord avec sa peau qui frissonne au contact de la sienne : c’est ce qu’il voulait quelque part, non ? Ce toucher qu’elle a refusé. Et ces deux moitiés s’affrontent alors qu’elle commence à lui parler. « Tu ne vas pas le faire. Parce que ce n'est pas ni ce que je t'ai demandé, ni ce que je veux. Et sûrement pas ce que tu veux non plus. Liam ... »

Ses mots s’insinuent en lui, chauds et doux, cherchant le cœur qui bat plus rapidement que d’ordinaire. Ce n’est pas ce qu’elle veut. Il déglutit difficilement. Elle a eu une drôle de manière de le montrer. Mais elle ne ment pas. Ils ne mentent pas, jamais. C’est une de leurs règles. Mieux vaut entendre une vérité blessante qu’être trompé par un mensonge bien enveloppé. Ses mains sont sur lui, soudainement, et ses yeux vairons ne peuvent que se plonger dans l’éclat noisette de ceux de la sorcière. Le bout de ses doigts envoie des décharges dans sa mâchoire, se propageant au reste de son corps. L’apaisant, au fur et à mesure. Mais pas autant que ses mots. « ... Tu es le plus intelligent. Le plus drôle. Le plus gentil. Le plus tout ce que tu veux. Pour moi, tu es le meilleur. La barre est vachement haute ... Ça met forcément n'importe qui d'autre hors catégorie d'emblée ! » C’est l’ombre d’un sourire crâne qui passe sur les lèvres de Liam. Mais juste le fantôme de ce qu’aurait du être une marque d’orgueil, comme il sait si bien le faire. Il a jeté la fausse modestie aux ordures depuis bien longtemps, parfaitement conscient de ses qualités. Il semblerait cependant que l’Ecossaise en soit venue à le faire douter, l’espace d’un instant. « C'est toi et moi depuis toujours et pour toujours, pas vrai ? » Il n’en faut pas plus. Et c’est déjà beaucoup. Ses mains trouvent la taille de la jeune femme alors qu’un soupir résigné lui échappe. On n’est pas encore dans la théâtralité qu’il affectionne tout particulièrement, pour la faire rire, mais on s’en approcherait presque. « Est-ce que j’ai seulement le choix ? »

Comme s’il s’en plaignait. Les yeux dans les siens, il laisse son pouls se calmer, enfin. Parce qu’elle a arrêté de jouer les étrangères et lui l’offensé. La tension dans ses épaules se relâche, manquant de le faire grimacer. Sur les courbatures de la veille, ce n’était définitivement pas une bonne idée, de péter les plombs. Il a d’ailleurs du mal à réaliser le point auquel il a failli déraper. Peut-être aurait-il même fini par casser la gueule de son meilleur ami. La pensée le trouble un instant, suffisamment pour lui faire lâcher un : « Désolé » un peu penaud et carrément sincère. Et ce n’est pas le froid qui le fait frissonner, là, alors qu’il la ramène à lui, l’attirant un peu plus dans son étreinte. Et que leurs visages se rapprochent. La pénombre fait ressortir encore plus l’harmonie des traits de la sorcière, qu’il connaît par cœur, qu’il pourrait dessiner les yeux fermés. C’est bon, de la sentir contre lui, de savoir qu’elle n’ira nulle part. l’animal en lui aurait sans doute poussé un grognement satisfait, de l’avoir entendu dire que ni Mason, ni qui que ce soit ne pourra mettre leur relation en péril. Lui ne l’a pas dit, mais ses actes ont sans doute parlé pour lui. Aucune fille n’a la moindre chance face à elle. Et c’est sans doute ce que Lila a compris en la rencontrant, et qui l’a rendue si agressive. Le silence qui les enveloppe n’est pas pesant. Mais il a une saveur un peu particulière, d’un moment hors du temps. Il n’a pas remarqué à quel point leurs visages se sont rapprochés. Son haleine doit sentir la bière et le whiskey, pense-t-il confusément. Mais il ne bouge pas, comme hypnotisé dans l’instant. C’est d’ailleurs imperceptiblement que sa nuque s’incline, en douceur, les yeux dans les siens. Que ses lèvres se tendent, délicatement … et viennent effleurer le coin de celles de June. Magie brisée en un instant. C’est une décision de dernière minute, éclairée, une décharge d’adrénaline qui a fait prendre conscience au garçon de ce qui était sur le point de se produire. De ce qu’il s’apprêtait à faire. Et a rectifié la trajectoire. Riper, il a failli riper. Pour faire bonne figure, c’est sa tempe qu’il embrasse ensuite, puis son nez, et son front. Ce qui n’atténue en rien le coup de chaud qu’il vient de prendre, bien au contraire. La gorge nouée, il murmure simplement : « Y en a aucune qui t’arrive à la cheville non plus, June McCullotte. » Le surnom débile atténue sans doute un peu la déclaration, comme son sourire malicieux en coin, même s’il confirme : « Toi et moi. Depuis toujours. Et pour toujours. » En se rendant compte qu’il ne va pouvoir nier longtemps la saveur nouvelle qu’ont pris ces mots, et l’impact qu’ils peuvent avoir. Pour lui. Pour eux.




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mar 6 Nov - 15:27

We are growing up
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Ces mains qui se referment sur ses hanches, c'est le signe qu'elle attendait, l'expression du soulagement qui la parcourt. Non pas qu'elle ait sérieusement envisagé qu'il ait pu la rejeter, mais la pensée, terrible, lui a traversé l'esprit. Instant de doute furtif qui a contribué aux écarts de son palpitant.  « Est-ce que j’ai seulement le choix ? » Bouche qui se tord légèrement, en une expression de contrition feinte, trahie par son regard pétillant de malice. Rassurée, oui. « Pas vraiment. » Et auraient-ils eu le choix qu'ils l'auraient refusé ? Rien n'est moins certain. Le destin ni les a pas forcés, ni trompés, il a seulement réuni ceux qui devaient l'être en usant de son antinomie hasard. Parce que les deux jeunes gens se complètent prodigieusement bien, en témoigne la crise ubuesque qu'ils viennent de subir et qui pourtant, n'est pas parvenue à les éloigner. Mais alors, pas du tout. « Désolé »  Elle veut lui répliquer que ce n'est pas grave, qu'il n'est qu'une tête de cochon, de toute façon ; voire lui demander avec dérision si par hasard, il n'aurait pas un peu forcé sur le levé de coude ce soir - un début d'explication à son comportement. Sauf que tout à coup, l'atmosphère entre eux ne prête plus à rire. D'ailleurs, son sourire s'affaisse alors que leurs bustes se frôlent un peu plus. Un peu trop. Pourtant, ce n'est pas la première fois. Ils ont déjà dormi ensemble, à peine vêtus, dans des lits normalement faits pour une seule personne, l'exemple le plus criant étant quand elle lui rendait visite dans sa chambre d'étudiant et qu'il n'y avait pas vraiment d'autre choix, à part le parquet pour l'un des deux ; une option qu'ils n'ont même pas envisagé. Et cela leur semblait naturel, absolument normal, tout comme cette manie qu'ils ont d'avoir besoin de se toucher, comme si leur lien devait passer par ce sens-là aussi. Sans ambiguïté. N'est-ce pas ? Alors pourquoi, tandis que les lèvres de Liam le coin des siennes, elle est prise d'une envie soudaine de tourner la tête ? Seulement, pas dans le sens contraire pour lui échapper, plutôt totalement l'inverse. Elle respire à peine, ne peut que humer le souffle chaud tout près du sien en luttant contre elle-même, contre la précipitation inattendue des événements, essayer de ne pas se laisser emporter par quelque chose qui la dépasse. Et clairement, l'attire.

Heureusement, la bouche de l'Initié trouve des chemins un peu moins dangereux l'instant d'après - mais à peine moins, car son derme s'embrase à chacune des délicatesses de ses baisers. Il n'y a pas que lui, à ce propos, qui s'éveille. La sensation se propage plus bas, beaucoup plus bas, dans cet endroit intime qu'aucun autre n'a su exalter jusqu'à présent. Elle aurait pu la repousser, la voie était plutôt encourageante après qu'il l'ait affublé de ce doux surnom qu'elle affectionne tant et qui a valu à l'Ecossais une œillade faussement furieuse. Oui, c'était bien parti et puis ...  « Toi et moi. Depuis toujours. Et pour toujours. » Et puis, le coup de grâce, voilà tout. Il aurait suffi qu'il s'écarte, la prenne par les épaules et la reconduisent vers le bar - où on ne doit pas manquer de se demander où ils sont passés, s'ils ne les voient pas - en se fendant d'une nouvelle blague. Mais non, la tension est revenue aussi vite qu'elle commençait à redescendre, parce qu'il a cru bon de rappeler à quel point c'était vrai. Eux deux. Aussi le sourire à ce qui se voulait un simple comique de répétition ne revient pas sur le visage de June. A la place, ses doigts toujours sur la nuque du garçon, elle attire son visage au sien, sans y penser, sans réfléchir à ce qu'elle est en train de faire. Elle l'embrasse, parce qu'elle brûle de le faire, parce qu'il le faut, là, maintenant. Et tant pis pour le reste. Ca ne dure cependant pas bien longtemps, quelques instants avant qu'elle se recule vivement, échappe à son étreinte et les yeux brillant d'un mélange de choc et d'une lueur extatique impossible à dissimuler, s'exclame : « Wow. Merde alors ! Pardon. Je ... Sais pas. Pourquoi. Excuse-moi. Vraiment. Oublie. J'ai dû ... Forcer sur la bière. Et ... Je vais rentrer. Chez moi. Retrouver mon chat. » Son index balaye l'air devant elle et elle pivote sur ses talons, véritablement prête à s'exécuter. L'air hébété. Quelle imbécile. Du grand n'importe quoi. Du grand June, en somme.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mer 7 Nov - 8:40


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C’est violent, ce qu’il ressent. Et doux à la fois. Mais surtout, c’est impossible. Il ne peut nier que son souffle est court, que chaque baiser, au lieu de l’apaiser, n’a fait que l’enflammer davantage. Il faut qu’elle éclate de rire, pour faire voler le moment en un million de morceaux et passer à la suite. Y retourner. Ravaler quoi qu’il vienne de réaliser. Et reprendre le cours normal de leurs existences. Il a bu. Il s’inquiète pour elle. Il n’est pas dans son état normal. Les choses n’ont jamais été confuses entre eux, ce n’est qu’un accident, un moment qui passe. Et il vaut mieux qu’elle ne s’en rende pas compte s’il ne veut pas se faire charrier jusqu’à la fin des temps. Il va pour s’éloigner mais soudain, se sent de nouveau attiré en avant, vers son visage. Quelques secondes sont nécessaires pour qu’il se rende compte que ce n’est pas le magnétisme de l’instant précédent, mais ses doigts, dans son cou, qui le ramènent. Et qui scellent le moment, lorsque leurs bouches se trouvent, finalement. Quelque chose se déclenche en lui, quelque chose de dangereux, quelque chose d’absolu, qui rugit au fond de ses entrailles. Il n’y a même pas de surprise, juste cette sensation divine que c’est ce qui doit être, que tout est enfin en place. Ses mains accentuent leur pression dans le dos de la jeune femme pour la coller à lui alors que ses lèvres s’entrouvrent, pour capturer les siennes encore plus en avant. Mais soudain, elle n’est plus là. Pris cette fois par surprise, il n’a pas eu le réflexe de la retenir. Une vague de froid s’abat sur son corps brûlant alors qu’il reprend pied dans la réalité. Une voix gronde en lui, de la rattraper. « Wow. Merde alors ! Pardon. Je ... Sais pas. Pourquoi. Excuse-moi. Vraiment. Oublie. J'ai dû ... Forcer sur la bière. Et ... Je vais rentrer. Chez moi. Retrouver mon chat. » Ses mots lui parviennent sans réellement l’atteindre. Tétanisé, il ne peut que la regarder s’éloigner, avec l’impression qu’on lui arrache un bout de lui. Il a envie de la rattraper. Mais il sait aussi qu’il ne doit pas. Parce qu’elle vient de s’excuser. De dire qu’elle regrette. Qu’il doit oublier. Et même s’il a capté l’éclat de son regard, il sait qu’elle a raison. Il sait qu’il vaut mieux mettre ça sur le compte des verres qu’ils ont bu. Pourtant, son cerveau continue à lui souffler mille raisons de la rattraper. Elle a laissé sa veste à l’intérieur. Elle va avoir froid. Mais c’est une grande fille. Il y a sans doute ses clefs, dedans. Mais le double est accessible par magie à son appartement, ce n’est pas une raison suffisante. S’il la rattrape, il ne sera pas capable d’être raisonnable. Pas maintenant. Qu’il se calme, qu’elle redescende elle aussi. Il la rappellera demain. Il lui amènera un café à a boutique avant ses cours. Il lui racontera les confessions de Lloyd. Et ils feront comme si rien ne s’était passé. Il lui faut tout de même quelques minutes pour reprendre ses esprits, avant de tourner les talons, et retourner à l’intérieur. Mais il n’a pas l’intention de rester. Pas un regard à Lila, c’est Mason qu’il cherche, qui le comprend sans mots et lui tend la veste laissée par June. Un simple hochement de tête lui répond, tout le monde est trop occupé pour remarquer quoi que ce soit. Il s’expliquera le lendemain. Ou pas, d’ailleurs.


[***]


Il a essayé, de s’endormir. Mais le sommeil n’a pas voulu venir à lui. Chaque fois qu’il ferme les yeux, les images de la ruelle se succèdent, impitoyables, accompagnées par la vague de chaleur qu’il a ressentie. Puis tout le film de la soirée, du moment où il a appris pour le mariage, à l’intervention de Lila, à Mason, bien trop proche d’elle contre ce mur. Et l’embrouillamini de sensations lui donne le tournis. L’écran de son téléphone l’informe de l’heure avancée. Trois heures. Et pourtant, il se trouve sur le pas de la porte de l’appartement de June. Il a à peine enfilé un jean, passé une veste sur son maillot de l’équipe d’Ecosse et … il est là. Il est beaucoup trop tard. Ou tôt, selon comment on voit les choses. Ce n’est pas une heure pour se présenter chez elle. Non pas qu’ils ne l’aient pas déjà fait, ils peuvent compter l’un sur l’autre en toutes circonstances. Mais jamais comme ça. Il a pensé lui écrire. Mais s’est retrouvé con, à ne pas trouver les bons mots. « On oublie, j’étais bourré aussi » ? Non. En réalité, ils ne doivent pas mentir. Et il sait très bien que ça n’a rien à voir. Et pourtant, l’Ecossais voudrait tenter de s’en persuader. D’où le fait de venir. La voir remettra peut-être les pendules à l’heure. Ou achèvera ses résolutions. Tant pis. Dans tous les cas, il est incapable de se passer d’elle plus de douze heures et il n’est pas question de tenter de battre ce record. Son doigt finit donc sur la sonnette, sans qu’il n’ait encore bien décidé quoi lui dire. Ce qui n’est sans doute pas une bonne idée. Quand la porte finit par s’ouvrir – cela peut faire trente secondes ou une demi-heure, il est bien incapable de le dire – il ne lui laisse pas le temps de parler. « Désolé. J’me sentais mal de t’avoir laissée partir et … » Sans rien dire, comme le con désemparé qu’il est. Mais il n’a pas l’intention de lui dire ça sur le palier. « J’peux entrer ? » Et je vous assure qu’il est au max, là.




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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Mer 7 Nov - 18:54

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Gronchon la juge. Elle le voit dans l'éclat de ses yeux félins, tant et si bien qu'elle jurerait que le matou obèse sourirait s'il en était capable. Quand June parvient à entrer chez elle - puisqu'elle a effectivement oublié ses clefs, le double se trouvant chez sa voisine de palier, laquelle lui a tenu la jambe pendant vingt minutes à propos d'une sombre histoire de nettoyage des parties communes -, le chat est posté sur la console de l'entrée et la suit du regard. « T'auras double ration de croquettes sans régime si tu m'épargnes tes commentaires. » ronchonne-t-elle à l'adresse de l'animal, comme s'il était également doté de la parole. A défaut de véritablement lui répondre, l'effet est immédiat : il saute de son siège et part griffer le canapé sans demander son reste. Une promesse est une promesse. Un peu à l'image de celle qu'elle a fait à Aaron de l'épouser un jour. Ou encore, de celle solennellement juré à sa sœur que non, voyons, il n'y a rien entre Liam et moi, tu le sais bien ! Arrête un peu !. A sa famille de contribuer aux saintes alliances de leur communauté. A elle-même de ne pas franchir de limites inaccessibles. Et voilà qu'elle en a mis deux sur quatre à mal en une poignée de minutes. Parce qu'elle s'est laissée emportée. Par quoi, au juste ? Un coup de panique, peut-être. Un pic d'adrénaline dû au stress d'une vie conjugale prochaine, précipitée par les décisions soudaines de son fiancé. Emménager ensemble. Se marier au printemps. Perdre son indépendance, vivre avec quelqu'un qu'elle ne connaît ni n'apprécie réellement ... C'est l'excuse qui lui paraît la plus simple, le meilleur prétexte. La plus fausse également, et au fond, bien qu'elle tente d'en repousser la réalité, elle le sait. « Je suis très, très débile, hein mon gros ? » Gronchon abandonne un instant son massacre de tissu pour lui jeter une œillade réprobatrice, même si cela soit moins en rapport avec le niveau intellectuel de sa maîtresse, somme toute assez en adéquation avec celui d'un humain moyen, qu'avec cette sale manie qu'elle a de le définir par son poids. De fait, il se détourne, hautain et préfère s'en retourner vers la cuisine où sa gamelle, elle, aura le bon-sens de rester muette. « Ce que t'es susceptible. » Un miaulement à la limite du feulement lui répond. Bien, monsieur est de mauvaise humeur. Parfait, elle aussi maintenant. « Et en plus, j'ai oublié ma veeeeste ... » geint-elle depuis le canapé, sous le plaid sous lequel elle vient de disparaître. Le chat l'abandonne à sa détresse, très peu concerné. Qu'elle se débrouille, cette humaine lâche ! Quelle soirée de merde. Ou presque.

¤¤¤

La blonde n'a même pas tenté de se coucher. Elle sent bien que Morphée ne voudra pas d'elle avant au moins l'aube et quitte à devoir restée éveillée, autant passer le moins de temps possible à ruminer la débâcle qu'elle a provoqué. Elle aurait bien envoyé un message à Liam pour s'excuser à nouveau mais, non seulement elle a également oublié son téléphone avec ses clefs, mais en plus, elle ne saurait pas par quoi commencer. En tout cas, pas sans lui mentir et ça, c'est hors de question. Quoi qu'elle pourrait transgresser cette règle si cela peut préserver leur relation. Elle n'a pas voulu l'embarrasser, elle a seulement ... Manqué de discernement. Bien qu'au final, elle ignore ce que son Initié à pu ressentir, dans la mesure où quand elle s'est échappée, il exprimait surtout une profonde hébétude. A un moment, elle s'est d'ailleurs surprise à croire qu'il lui avait rendu son baiser. Qu'il n'avait pas du tout envie qu'elle s'en aille. Toutefois, étant donné qu'elle vient de passer les dernières heures à ressasser la scène malgré elle - la telenovela nocturne n'a pas tout à fait réussi à happer son attention -, elle peut aussi très bien l'avoir imaginé. Elle l'a sûrement imaginé. Elle l'a imaginé, point. Inutile de se perdre faux-esp... Conjectures. Alors que Roberto assure à Maria qu'il ne l'a pas trompé avec sa cousine, qui est aussi la demi-sœur de son beau-père, elle se promet d'aller récupérer Liam pour le déjeuner et qu'ils passeront outre ce petit épisode malaisant. Ils sont plus forts que ça. Beaucoup plus. Bientôt, ils en riront. Evidemment.

Elle a dû s'endormir, finalement. Le carillon de l'entrée la fait sursauter vivement, au point de réveiller Gronchon, allongé sur son ventre. A voir l'animal courir jusqu'à la porte, elle devine qui ose venir la surprendre à une heure pareille et elle lui emboîte le pas avec la même étrange vivacité. Ses jambes quelque peu déconnectées de son cerveau en berne la portent jusqu'au battant, qu'elle ouvre vêtue de son plus beau pyjama en pilou - oui, le rose, celui avec des licornes et des cupcakes souriant dessus - , pieds nus et une mèche de cheveux formant un magnifique épi sur son crâne. Grâce et classe en toutes circonstances.  « Désolé. J’me sentais mal de t’avoir laissée partir et … » « Ah mais t'as ma veste ! » est tout ce qu'elle trouve à répondre avec un sourire encore un peu endormi. Il n'imagine même pas à quel point elle est contente de le voir. Même à trois heures du matin. Surtout, à trois heures du matin.  « J’peux entrer ? » Elle hoche la tête et s'efface pour qu'il puisse s'exécuter. « Quelle question. J'vais faire du thé. » Elle le laisse rejoindre le salon où, cette fois, c'est Juan qui braille qu'il est sûr que son frère jumeau, Pavel, qui a tué sa voisine et maîtresse. Deux minutes plus tard, elle est de retour avec deux tasses fumantes. Pourvu qu'aucune ne lui échappe, contrairement à la veille. Son tapis ne s'en remettrait pas. « Moi non plus j'arrivais pas à dormir ... » croit-elle bon de justifier en désignant la télévision, avant d'en couper le son. Puis d'en revenir à son ami, à côté de qui elle s'est assise et qu'elle ose à peine regarder dans les yeux. « ... T'as pas à t'excuser, Liam. Moi, par contre ... Je suis désolée si je t'ai ... Mis mal à l'aise. » Elle a plus murmuré les derniers mots qu'elle ne les a prononcés, le nez dans sa tasse, et à nouveau, le cœur au bord des lèvres. Au moins ne peut-on pas lui reprocher de faire l'autruche : elle tente de crever l'abcès avant qu'il ait eu le temps de s'infecter.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Ven 9 Nov - 8:24


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Même à trois heures du matin, dans un pyjama en pilou, elle est jolie. C’est une vérité qu’il a toujours sue et qui ne l’a jamais particulièrement ému jusqu’alors. Il la connaît par cœur, ses manies, sa tête sans maquillage, avec une trace d’oreiller sur la joue. Ils ont tout fait ensemble, partagé son lit de chambre étudiante, se sont endormis dans des positions improbables un peu partout – même sous un piano, pendant une partie de cache-cache nocturne avec les autres enfants du coven. Enfin, tout … ou presque. Même par jeu, jamais ils ne s’étaient embrassés. Et les yeux de Liam reviennent à sa bouche alors qu’elle s’extasie – autant qu’on peut le faire à trois heures du matin, quand on vient visiblement de vous tirer du lit : « Ah mais t'as ma veste ! » « Quels talents d’observation, j’vais t’appeler Sherlock. » Chassez le naturel, il revient au galop et il semblerait que l’humour soit revenu pour l’Ecossais, ce qui n’est pas du luxe et le distrait un instant, où il semblait prêt à faire une énorme bêtise. Une de plus. Peut-être d’ailleurs serait-il plus sage de tourner les talons maintenant : il lui a présenté des excuses, rendu son vêtement, il a même fait une blague, on peut sans doute considérer que les choses sont revenues à la normale et passer à la suite, non ? Malheureusement, il n’est pas assez rapide, on mettra ça sur le compte de l’heure avancée et de l’absence de ballon – parce qu’il est beaucoup plus vif sur un terrain de rugby, évidemment – et elle l’invite à entrer. « Quelle question. J'vais faire du thé. » Piégé. Enfin que personne ne le plaigne, il l’a bien cherché. Il s’exécute donc, et, si son cerveau voudrait le faire passer au large, une autre partie de lui, notamment la force de l’habitude le pousse à poser la main sur sa taille et à déposer un baiser sur son front. Le petit picotement que ce simple geste lui déclenche dans les lèvres est cependant suffisant pour qu’il décide sagement de ne pas s’attarder et passe au salon, non sans lancer un : « Tu en as encore au whiskey ? » Une idée qu’ils ont eue avec sa sœur il y a quelques années et qui fait un tabac. Et s’il n’est pas question de boire réellement, histoire de garder les idées aussi claires que possible, le goût ne sera pas de refus, comme marqueur de familiarité et de normalité.

Gronchon, bien sûr, manifeste son agacement d’avoir été ignoré en donnant un coup de patte agacé à l’Initié alors qu’il avance vers le salon. « Oh, pardon mon gros. » Un feulement lui répond dont il ne tient pas compte, se penchant pour le soulever, argumentant : « T’as pas le droit de protester, t’es plus lourd à chaque fois. Et dis pas que c’est moi qui faiblis, toi et moi on sait bien que c’est faux. » Il jurerait parfois que ce chat est un humain transformé, tant sa moue renfrognée est plus vraie que nature. Le gratouillant entre les oreilles, il se fraye un chemin jusqu’au canapé où le plaid et les hurlements de Pavel l’accueillent. Chat et homme jettent un regard désapprobateur à l’écran, alors que June revient avec le thé promis. « Moi non plus j'arrivais pas à dormir ... » « On voit ça, commente-t-il alors que Gronchon miaule avant de lui échapper, sentant visiblement la tension, qui finalement, n’est pas retombée. Et cela embête fortement le rugbyman. Même s’il n’est pas plus avancé qu’elle, il déteste voir qu’elle fuit son regard, visiblement honteuse. « ... T'as pas à t'excuser, Liam. Moi, par contre ... Je suis désolée si je t'ai ... Mis mal à l'aise. » « Mis mal à l’aise ? » répète-t-il. Il aurait voulu être plus surpris, mais ils se connaissent trop bien pour que quoi que ce soit les prenne au dépourvu. Sauf ça, sans doute, c’est vrai. Mais il y a quelque chose qu’il veut clarifier immédiatement, parce qu’il ne supporte pas de la voir dans cet état. En douceur, il tend le bras, posant son index sous le menton de la jeune femme pour lui faire lever les yeux vers lui. « June, c’est de ma faute, d’accord ? » S’il essaye de prendre le blâme pour qu’elle arrête de faire cette tête ? Pas du tout. Il le pense réellement et a eu le temps d’y penser, en tournant entre ses draps, alors que Morphée le fuyait. Analyser la scène dans tous les sens. Et comment vous dire ? Il déteste ça. Mais il lui devait bien. Et il en a déduit que c’était son comportement stupide depuis le début de la soirée qui avait mené à cette … débâcle ? Quelque chose d’enfoui en lui gronde. Non. Non, pas débâcle. Mais disons ce … geste inapproprié. Entre eux. Même si chaque fibre de son être lui hurle, là, maintenant, tout de suite, qu’ils donneraient n’importe quoi pour que ça recommence. « Quand je t’ai … enfin, j’ai failli le faire. » L’aveu est honnête et ne lui coûte même pas, parce qu’il n’a rien à lui cacher. Parce qu’il est inutile de mentir. Et parce qu’il veut qu’elle arrête de s’en vouloir. « J’ai créé cette tension entre nous, et j’te demande pardon. » Ses prunelles asymétriques dans les siennes, il se rend compte qu’il a la bouche extrêmement sèche. Et qu’une gorgée de thé ne lui ferait sans doute pas de mal. Mais d’abord, il veut entendre de sa bouche, à elle, qu’elle arrête de se sentir coupable ; le monde recommencera à tourner après.




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June McCulloch

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Sam 10 Nov - 1:36

We are growing up
Liam & June

« Mis mal à l’aise ? » Oui ? Non ? Non, donc. Une part d'elle est soulagée qu'il ne semble pas comprendre où elle veut en venir. L'autre s'en inquiète, certainement parce que sa solution de facilité vient de fondre comme neige au soleil. Il aurait été tellement plus simple que les émotions de l'instant ne furent pas partagées. Elle laisse son menton se faire entraîner par le geste délicat de son ami et relève la tête, son regard croisant celui de son Initié. Un contact qui, à l'instar de l'accolade quelques instants plus tôt, suffit à lui donner envie de plus. Un peu trop, encore une fois.  « June, c’est de ma faute, d’accord ? » « Chaton ... » Gronchon, tapi entre le meuble télé et une plante verte, dresse une oreille, se croyant interpellé. Espoirs vite réduits à néant alors qu'il constate qu'une fois de plus, l’Écossais à toute l'attention de sa maîtresse adorée. Il faut bien que ce soit lui pour qu'il tolère l'affront sans se jeter sur le premier fauteuil à portée où il pourrait laver de ses griffes son orgueil blessé.  « Quand je t’ai … enfin, j’ai failli le faire. » Arrêt sur image, léger retour en arrière de plusieurs heures. Effectivement, à bien y réfléchir, une bonne gorgée de thé noire pour lui réchauffer les idées, il se pourrait que la sorcière ait senti que si Liam n'avait eu plus de maîtrise de lui-même qu'elle, elle aurait goûté ses lèvres plus tôt. A une poignée de secondes près, mais tout de même, elle avait simplement fait le pas qu'il se retenait d'esquisser. Avouons que la désarmante honnêteté du garçon a quelque peu aidé à cette prise de conscience. Laquelle n'en demeure pas moins un brin gênante, pour un tas de raisons, la première étant qu'ils ne sont pas sensés faire ça et encore moins en avoir envie. Si dans d'autres communautés, les « dérapages » entre une sorcière et son initié sont presque un rite de passage, une des mœurs acquise et consentie ainsi qu'on en trouve dans d'autres, à Golspie, le sujet est presque tabou. Le lien est supposé demeurer purement magique, une fusion seulement tournée vers Mère Nature qui n'incluent absolument pas ses plaisirs charnels. Pouvoirs et devoirs ne se rejoignent que dans des unions pensées en amont. Ce sont elles qui renforcent les alliances et préservent le coven. Pas les hormones. Encore moins les sentiments. Cet état de fait, les deux jeunes gens le savent depuis qu'ils sont enfants. Est-ce que cela leur a confortablement permis de nier l'évidence jusqu'ici ? Naturellement. Est-ce qu'ils vont pouvoir continuer dans cette voie maintenant qu'ils ont ouvert cette maudite porte ? Rien n'est moins sûr. « J’ai créé cette tension entre nous, et j’te demande pardon. » Un rire véritablement amusé lui échappe et elle s'avance de manière à déposer sa tasse sur la table basse. « T'as rien créé du tout, espèce de prétentieux ! » le rabroue-t-elle gentiment. Elle va pour poser une main sur celle du blond, jusqu'à entrelacer leurs doigts. Un tout autre jour, ce geste aurait été anodin, aussi normal que le voulait leur tendance à aimer se sentir l'un près de l'autre. Mais désormais, il ne fait que conforter leur « altercation » devant ce bar. « Je sais que tu es mon âme sœur depuis ... Depuis cette fois où tu m'as laissé la dernière part de carrotcake pour le goûter d'anniversaire de Jannie ! » avoue-t-elle dans un nouveau rire joyeux. Soit quand elle avait huit ans et lui, neuf. Elle sait qu'il s'en souviendra, sans qu'elle puisse se l'expliquer. C'est toujours ainsi entre eux. Inexplicable. Même petite fille, elle ne s'était pas trompée sur l'origine de la chaleur qui lui avait fait gonfler le cœur et réveillé une multitude de petits papillons dans le ventre. Sensation qui s'était estompée avec les années, jusqu'à être occultée par les martèlements de leur rigide éducation. Ne manquait que le souffle pour attiser le brasier endormi. Celui qu'ils avaient donné ce soir. « Sauf que ça suffit pas. Parce que c'est ... Pas comme ça que les choses ont été écrites. T'es né trop tôt, ou moi, trop tard. On a juste eu la chance que la magie nous réunisse et que le coven l'accepte. » Une pression sur la paume du jeune homme, comme pour s'insuffler la force de terminer : « Et par contre, ça, j'en serais jamais désolée. Jamais. Toi et moi, c'est pour toujours, quoi qu'il arrive. » Et de la lui transmettre, cette conviction. Que même si elle s'est, au fond d'elle, résignée à devoir le partager un jour, il restera l'homme de sa vie.

Bien, voilà qu'elle se montre d'une grande sagesse. Maintenant, il serait pertinent qu'elle arrête de se rapprocher de lui à mesure qu'elle discoure. Ou qu'elle cesse de jeter des coups d’œil brûlants vers sa bouche, également. A croire qu'elle n'est pas loin de se jeter sur lui pour lui arracher son tee-shirt - ce qui serait tout à fait vrai.

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MessageSujet: Re: We are growing up. ¤ June&Liam Dim 11 Nov - 22:28


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Mais ça la fait rire ? Ce n’est absolument pas le but et en plus, ça n’a rien de drôle. Perdu, Liam lâche son menton pour se passer une main dans les cheveux, signe d’intense perplexité chez lui. La regardant poser la tasse sur la table, il se demande ce qu’il a bien pu dire, encore – d’accord, il est hilarant la plupart du temps, mais là, ce n’était pas vraiment l’effet recherché. « T'as rien créé du tout, espèce de prétentieux ! » Ses lèvres s’entrouvrent pour protester mais on ne lui en laisse pas le temps. Les doigts de June sur les siens, puis entre eux le calment assez rapidement, enfin, non, disons plutôt « le dissuadent de parler », parce que pour ce qui est du calme, on repassera. Le moindre centimètre carré de peau se touchant lui semble brûlant. « Je sais que tu es mon âme sœur depuis ... Depuis cette fois où tu m'as laissé la dernière part de carrotcake pour le goûter d'anniversaire de Jannie ! » Il doit avoir l’air d’un poisson hors de l’eau, à ouvrir et refermer la bouche sans savoir quoi dire. Ah ? Il se souvient très bien de l’événement en question, bien évidemment, où June avait été trop occupée par les bonbons pour se préoccuper du gâteau, et on lui avait attribué la dernière part de celui qu’ils désiraient tous les deux. Et de là est née leur manie de partager leurs desserts, où qu’ils aillent, elle commandant toujours ce que lui veut, et inversement proportionnel ou égal. Un de leurs nombreux rituels, un des multiples marqueurs de leur complicité qui rendent fous les autres. Il n’en a cependant pas manqué la révélation. Celle qui lui est apparue, également, clairement. « Sauf que ça suffit pas. Parce que c'est ... Pas comme ça que les choses ont été écrites. T'es né trop tôt, ou moi, trop tard. On a juste eu la chance que la magie nous réunisse et que le coven l'accepte. » Ce n’est pas suffisant. Cela ne le sera jamais. Ça aurait pu continué s’ils n’avaient pas dérapé. S’ils avaient continué à se voiler la face. Mais sur ce canapé, dans la faible lueur de la seule lampe allumée, avec ses doigts entrelacés aux siens, la serrant encore plus fort, il sait que ce n’est plus possible. « Et par contre, ça, j'en serais jamais désolée. Jamais. Toi et moi, c'est pour toujours, quoi qu'il arrive. »

Et ça ne l’est d’autant plus que son visage est de nouveau bien trop près du sien. Que la chaleur de son corps le fait trembler. Et qu’elle n’a pas le droit de lui dire tout ça sans qu’il ne réagisse. S’humectant les lèvres, il essaye, vainement, de garder un semblant de contrôle. « Toi et moi. Pour toujours. » D’autres mots le brûlent, des mots interdits, qu’il ne regretteraient sans doute pas, mais qui compliqueraient encore plus la situation. Il sait qu’elle a raison. Qu’ils ont déjà de la chance d’avoir ce qu’ils ont. Mais ça suffit. Parce qu’il la regarde avec au moins d’intensité que celle qui transpire de son regard à elle, et qui achève ses dernières barrières. Alors il finit par lâcher sa main, pour mieux prendre son visage entre les siennes alors qu’il fond sur son visage. Pas d’hésitation, cette fois. Et tant pis. S’ils ne doivent se dire ces choses qu’une seule et unique fois, ce sera un feu d’artifice. Ils ont déjà dérapé. Il est déjà trop tard. Alors pourquoi ne pas en profiter ? A trois heures du matin, tout semble déconnecté de la réalité. Et pourtant, alors qu’il l’attire à lui, il n’est que trop conscient de son corps, de ses formes se collant à son torse, l’enflammant pour de bon. Lentement, il la fait basculer en arrière. Ses doigts glissent le long de ses joues, frôlant sa nuque avant de s’aventurer plus bas où ils s’infiltrent dans son décolleté, faisant sauter le premier bouton pression du haut de pyjama en pilou … son qui le fait s’arrêter brusquement, alors que tout son corps lui hurle de ne surtout pas réfléchir, surtout une partie en particulier, se tendant sous le coup dur qu’il est en train de lui infliger. Il va trop vite. Trop loin. C’est June. Et elle est … Il se mord la lèvre, ne souhaitant qu’une chose, continuer. Mais … mais ses prunelles accrochent celles de la sorcière alors que, à bout de souffle, il lui demande : « Tu … ? » es sûre ? penses à ce que je pense ? en as envie ? veux continuer ? es sûre, encore ? Son être entier proteste. Mais il ne bougera pas avant d’avoir une réponse. Parce qu’il lui doit bien ça. Et qu’il ne serait pas capable de faire autrement. Ça doit être sa décision. Lui … a été suffisamment explicite, visiblement.





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