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« Let’s dig. Otherwise she has to lie under that bullshit forever.» - Hoppe Ft O'Neill [P.V.]

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Cameron O’Neill

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MessageSujet: « Let’s dig. Otherwise she has to lie under that bullshit forever.» - Hoppe Ft O'Neill [P.V.] Ven 12 Oct - 21:40

Feat. JENNY HOPPE

« Let’s dig. Otherwise she has to lie under that bullshit forever.»


J'entrouve les yeux sur un migraine qui me fait tourner la tête. Les vertiges, je connais, mais la sensation de ne plus savoir quel jour on est me sera toujours particulièrement insupportable. Des images défilent sous mes paupières closes, mais le flou et la vitesse m’empêchent de discerner exactement tout ce qui s’est passé. Le boulot. Voilà ce que ça implique parfois, lorsque tu es coincé quelque part dans le tourbillon d’adrénaline et de tournures de situations plus risquées les unes que les autres. Rien n’est parti en couille, comme prévu. Par contre, il n’y a pas grand-chose qui ait suivi la ligne directrice.

Improviser sur un terrain anticipé n’est pas nouveau, mais agaçant. Mon oreille tendue m’indique que les chiens s’agitent dans le couloir alors que j’ai pour habitude de me réveiller en même temps qu’eux. En soupirant, je me pince l'arête du nez pour réaliser que mon corps est particulièrement courbaturé. Trop de contacts physiques particuliers, je suis en forme, mais je n’ai plus l’âge. C’est comme les lendemains de cuites, sur le coup ça suit, mais récupérer devient plus difficile. Je dois vraiment cesser de vivre dans le déni sur cet état de fait. Je grimace en entendant mes bébés aboyer et je jette un regard à mon cadran.

- « Merde… »

Il est dix heures du matin. Rentrer sur les coups de cinq heures après avoir couru et gueulé une bonne partie de la nuit, voilà que les bêtes vont me le faire payer. La journée de congé n’est pas de trop, alors qu’habituellement je ne les apprécie pas particulièrement. Nourrir le bétail, sortir les geignards et faire couler du café tout en buvant une tasse de thé. Le silence m’apaise et réussit même à faire oublier que mon épiderme est probablement marqué par des ecchymoses. Manger, se changer et enfiler les souliers de courses. Siffler et partir à travers les arbres le plus vite possible. Maintenir la cadence, inspirer, expirer. Oublier le vent qui siffle dans les oreilles ou la sueur qui s’accumule en glissant le long de ma colonne vertébrale. Non. Me concentrer sur la musique. Je rentre chez moi sous la dernière heure sport avec The Animals.

- « To go downtown… »

Un pas à la fois, les bras en quatre-dix degrés contre mon corps, éviter les branches qui défilent. Nuttah, Jake et Kory suivent toujours le rythme, la langue pendouillant de leur gueule. Mes muscles me font souffrir, mais le moyen le plus efficace d’affronter la douleur, c’est de souffrir encore plus. Je saute un tronc en atterrissant difficilement sur mes chevilles. Une grimace et une autre respiration.


- « And to hang around… »

Ma petite maison centenaire se dessine à travers les branches. Il fait gris aujourd’hui, mais ça ne m’importe peu. Ce soir, je sors et j’oublie. Je me laisserai porter par le sourire de Jenny et le taux d’alcool qui monte. Balance des conneries en jugeant le monde si décalé du notre. Je l’aime bien, cette femme. Cela fait déjà plusieurs mois que l’on sort prendre un coup sur une base régulière et je ne me lasse pas de sa façon vive de vivre.

- « The House of The Rising Sun… »

La chanson se termine et je chante à tue-tête en me préparant pour ma sortie. Des bottes à talons montant au-dessus des genoux, une robe noire aux manches longues et col roulé puis une veste en jeans déposée sur les épaules. Du fard à paupières, du mascara, un gloss prune et un coup de parfum. Je suis un soldat, mais avant tout une femme lorsque vient le temps de pouvoir décrocher. Un couteau adapté est glissé dans son étui contre mon mollet, derrière la fermeture éclair de mon soulier, au cas où les choses tourneraient au vinaigre. Je n’arrive pas à sortir sans être armée, c’est un détail non négligeable chez moi. Un Glock 17 est caché sous le siège de ma Sportster modifiée ‘Harley Davidson. Enfile le casque sur mes cheveux en bataille, un pantalon de cuir pour effectuer la route et je démarre.

Le coin paumé dans lequel je vis s’anime par le manque de subtilité de mon moyen de déplacement. Importée directement d’Amérique, j’ai opté pour un moteur qui ronronne de puissance. Le lieu de rencontre est une planque que je sais les rumeurs sur la grande activité de Lupus, mais je ne m’en sens pas le moindrement dérangée. Justement, ça me permet une certaine intimité puisqu’il réduit les chances d’y voir arriver des moustiques ou de croiser quelqu’un pouvant connaitre mon identité. Je ne croise que très peu de collègues affectés aux Loups-Garous, donc à moi la possibilité de glousser devant un verre sans me faire regarder de travers le lendemain.

Je gare ma moto contre un trottoir à proximité de la porte et regarde l’heure sur ma montre. Vingt heures, ça me va, je pourrai prendre une table sans qu’il y ait trop de monde. Je fais claquer mes talons en entrant, m’ayant débarrassé de mes protections de conduite en extérieur sous le siège. On peut apercevoir une partie de mes cuisses tatouées, mais mes vêtements sont suffisamment sobres pour que la peau ne prend pas le dessus sur mon image. Je viens me caler au comptoir du bar et demande une pinte de la bière du jour, m’assurant d’avoir des clopes sur moi. Bien dans ma poche, j’attends ma belle amie pour commencer cette soirée de débauche comme toutes celles que nous avons enfilées auparavant. La douleur est engourdie, je peux me permettre de sourire de ce rictus dédaigneux qui ne me quitte pas.

Il y a un peu de monde, surtout de jeunes gens. Je détonne par les rides qui commencent à se creuser sur mon visage et le fait que je camoufle les cheveux gris par des teintures couleur fauve caramel. Je claque ma langue en faisant tourner le liquide dans mon verre, essayant de ne pas trop m’attarder sur mon corps qui ne va qu’en se détériorant. Je peux planter n’importe lequel des hommes ici présents, mais la peau n’est plus aussi ferme qu’avant. Heureusement, les complexes ne restent pas longtemps sur moi. J’ai accepté le fait que je ne serai plus jamais aussi en forme que dans ma vingtaine, ou comme Jenny. Cette femme restera belle jusqu’à longtemps et elle devrait vraiment en profiter. Je ne cesse justement de le lui répéter.

Ce sont sur ces pensées que je ne l’entends pas approcher.

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Jenny Hoppe

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MessageSujet: Re: « Let’s dig. Otherwise she has to lie under that bullshit forever.» - Hoppe Ft O'Neill [P.V.] Lun 15 Oct - 1:35



"Let’s dig. Otherwise she has to lie under that bullshit forever"


feat. CAMERON O’NEILL




Elle se réveille avec un foutu mal de crâne. Un grognement se fait entendre dans sa chambre et, pour une fois, ça ne vient des deux loups avec qui elle vit. Se lever est compliqué, les courbatures sont nombreuses. Est-ce que c'est cette sensation qu'on ressent tous les matins quand on est vieux ? Si c'est le cas, jamais de la vie elle ne veut vivre vieille ! Jenny se traîne jusqu'à la salle de bain, croise son reflet dans le miroir... « Bordel ! » Elle plisse les yeux, se penche vers le miroir... Ouais, pas de doute, c'est bien elle avec cette mine affreuse ! Sa main se porte à l'arrière de son crâne et elle sent, entre les mèches de cheveux, du sang séché. Sorte de poudre écarlate qu'elle efface en se frottant les doigts. Un long soupire s'échappe de ses lèvres quand, mentalement, elle se promet de ne plus se battre avec un vampire. Bien que, en réalité, ça n'avait pas été un choix de sa part.

La veille, Jenny s'était retrouvé face à un vampire. Un gars envoyé par un autre qui lui en voulait personnellement et qui, pour une raison pas si obscure que cela, avait décidé de faire de la tête de Jenny une sorte de décoration pour son salon. Certain empaillent des animaux chassés, il faut croire que pour lui, ce sont les têtes humaines. La sorcière qui s'ignore complètement n'avait pas eu les épaules assez larges pour s'en sortir face à un vampire. Le fait qu'elle ne joue que de provocation n'avait pas joué en sa faveur non plus. Bref, Jenny s'était fait mal menée, volant ici et là, se mangeant un mur ou deux, jusqu'à ce que le destin foute un loup sur son chemin. C'est lui qui l'avait sauvé hier soir, elle ne peut pas le nier.

Son regard se porte sur le rebord de l'évier pour voir un sachet en voleur contenant un bracelet d'une valeur inestimable. Et, malgré la douleur, Jenny ne peut s'empêcher de sourire. Ce bracelet n'était rien d'autre que l'objet qu'elle avait volé à son sauveur de la veille. Cela avait été plus fort qu'elle. Voleuse un jour, voleuse toujours...

La journée de Jenny s'est traduite par un peu de couses pour débloquer tous ses muscles, une douche bien méritée et pas mal de temps à cacher les nombreuses ecchymoses qu'elle avait sur le corps. Le fond de teint peut faire des merveilles ! Et elle n'allait pas se priver de cette robe courte mais ample, à cause de quelques coups pris la veille. Après tout, c'est soir de fête. Dire que le maquillage est léger serait mentir vu le fond de teint utiliser pour cacher certaines marques, mais il reste naturel quand elle sort du loft pour s'engouffrer dans sa voiture de sport. Direction un bar qui, de ce qu'elle avait compris, était une sorte de repère pour loups. Ce qui, de toute évidence ne lui pose pas de soucis. Sinon il allait falloir qu'elle revoit sa colocation qui dure depuis dix ans.

Elle se gare près de l'établissement, sort de sa voiture et passe devant la moto qu'elle a appris à reconnaître. Cameron. Un brin de femme assez impressionnante en fait. Jenny aime le caractère de Cameron et, finalement, elle a pris goût à ses rendez-vous dans des bars. Toujours un bon moment, un peu hors du temps ce qui n'est pas fait pour déplaire à la voleuse. Pourtant, sur le papier, cette sorte de relation ne partait pas gagnante. Une militaire à la retraite, le truc qui sonne l'ordre, la discipline et l'obéissance à des règles. Tout ce que Jenny rejette en bloque depuis toujours. Il faut croire que la vie sait apporter de bonnes surprises... Ou peut-être pas.

Jenny entre dans le bar avant de lancer un regard circulaire. Dans sa recherche, elle croise le regard d'un jeune homme, assis à une table avec des humains et, Jenny ne manque pas de lui lancer un clin d’œil avant de se diriger vers le comptoir. Ce n'est pas ce type qui l'intéresse mais la femme installée là-bas. Jenny se positionne à côté d'elle et tourne la tête pour poser un regard amusé sur Cameron. « Le robe à col roulé ?! Ma belle, il va vraiment falloir qu'on travaille sur des petits détails de ta garde-robe. » Le ton est amusé, joyeux et, en réalité, en rien critique. Jenny s'étonnera toujours de ne pas voir plus de bouts de peau chez Cameron qui, honnêtement, est une belle femme. Tant pis pour les quelques rides de l'âge, surtout de nos jours où avoir de l'expérience devient un atout auprès des jeunes.

Un barman arrive pour prendre sa commande et Jenny lui fait signe d'attendre deux secondes pour se concentrer sur la femme à côté d'elle. « Avant de me dire comme ça va... » Elle prend un air faussement grave. « Dis-moi que tu n'es pas là depuis longtemps et que tu n'as pas pris trop d'avance sur moi en ce qui concerne les bières. » Soupir faussement exaspéré. « Sinon je vais devoir commencer avec un alcool plus fort. » De sa réponse allait dépendre celle que Jenny donnerait au barman.



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