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Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas

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Jenny Hoppe

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MessageSujet: Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas Lun 3 Sep - 13:32



"Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas"


feat. Noah Prescott




Ils sont sur le casse du siècle, dans la partie du plan la plus délicate. Cette toute petite partie qui demande de ne pas faire la moindre erreur et encore moins un faux pas. Pour une fois, les trois sont concentrés en même temps, c'est même étonnant qu'aucun n'en profite pour sortir une blague débile ou une réflexion à la con. C'est pourtant bien le genre de la maison. Jenny jette un regard aux jumeaux avant d'inspirer et se lancer pour attraper l'objet de leur convoitise. Les mains vont bientôt s’emparer d'un canard géant en plastique quand, derrière elle, les jumeaux se mettent à chanter à tue-tête I was made for lovin'you de Kiss. Dépitée par le choix stupide de chanson, elle se tourne vers ceux qui se mettent maintenant à inventer une chorégraphie sur ce refrain qui reste horriblement en tête. Tout part en vrille quand le canard en plastique fait la même chose, ainsi que les agents de polices qui arrivent sur place...

Jenny ouvre un œil pendant que sa main tâtonne sur sa table de chevet à la recherche de son portable crachant cette musique débile. Elle a comme une envie de meurtre sur celui qui s'est amusé à changer la musique de son réveil venue perturber le déroulement de son rêve. Les pupilles essayent de s'adapter à la luminosité de l'écran qui affiche indécemment 8h00 du matin. La gorge grogne quand les doigts stoppent l'alarme mise quelques heures plus tôt. L'espace d'un instant, elle plaint tous ces gens avec leurs horaires de bureau, devant vivre ce calvaire cinq matins sur sept pour les plus chanceux. Dans un soupir, elle se lève et enclenche le pilotage automatique quand elle file sous la douche. L'eau à l'avantage de la réveiller un peu et c'est un peu plus fraîche, le corps emballé dans un tailleur-jupe, qu'elle gagne la cuisine. Un petit dej est avalé rapidement sans qu'elle ne cherche les jumeaux du regard. A cette heure-ci, ils doivent encore avoir les yeux clos.

9H, elle est devant le bâtiment d'un cabinet de notaire du centre de Londres. A croire que ces gens, trop énervés de devoir commencer aussi tôt, se font une joie de filer des rendez-vous à une heure aussi matinale. Le boulot de Jenny nécessite souvent de travailler en pleine nuit et, se réveiller à l'heure à laquelle elle a l'habitude de se coucher, c'est un peu déphasant. Moins que l'appel reçu quelques jours plutôt. Un notaire dont elle a déjà oublié le nom l'avait informé du décès de sa mère et du testament qui avait été retrouvé dans ses affaires. Étonnement, ce qui avait le plus surpris Jenny c'était cette histoire de testament. Aux dernières nouvelles, sa mère n'était pas le genre de femme à s’embarrasser avec de la paperasse, encore moins quand ils sont officiels. Elle avait balayé l'appel d'un haussement d'épaules sachant qu'elle ne connaissait pas cette femme qui avait plus été une génitrice qu'une mère. N'empêche qu'elle est là, à pousser la lourde porte en bois de ce cabinet de notaire, intriguée par une dernière information donnée au téléphone : Jenny n'était pas la seule personne à hériter de sa mère.

Jenny arrive très vite dans un immense espace servant de hall d'attente, le regard parcourant naturellement les tableaux accrochés qui pouvaient paraître importants. En réalité, de simples reproductions ou des œuvres originales ne valant pas plus de quelques centaines de dollars. Déformation professionnelle, la jeune femme ne peut s'empêcher de toujours regarder ce qui est volable ou non dans un nouvel endroit. On n'est jamais à l’abri de bonnes surprises. Miss-Colgate, comme elle décide d'appeler la nouvelle arrivante, se pointe devant elle avec son sourire professionnel sur les lèvres.

« Bonjour, je peux vous aider. » Non, pas vraiment. Je préfère retourner me coucher. « Oui. » Qu'elle lance dans un sourire poli. « J'ai rendez-vous, je suis Jenny Hoppe. » Miss-Colgate regarde sur la tablette qu'elle tient dans les mains. « Ah oui, avec Monsieur Caplan. Si vous voulez bien me suivre, Mademoiselle Prescott est déjà sur place. » et c'est qui celle-là ? «  Parfait. »

Jenny suit docilement à travers un dédale de couloirs pour arriver devant une porte. La secrétaire frappe, attend qu'on lui réponde avant de passer la tête pour prévenir que Jenny se trouve ici. Deux secondes plus tard, la porte s'ouvre en grand et Miss-Colgate invite l'héritière à entrer dans le bureau spacieux. Il lui faut peu de temps pour aviser les deux cartons scellés se trouvant dans un coin de la pièce, le bureau massif  et ses quelques bibelots qui brillent pour se donner un genre. « Bonjour. » Le sourire de circonstance est toujours sur les lèvres de Jenny qui a toujours su apparaître comme la fille avenante dont on ne se méfie pas. Une poignée de main est échangée avec le notaire, avant de le tendre à nouveau vers ce qui doit être Mademoiselle Prescott. « Jenny Hoppe. » se présente-t-elle en se disant que si elle ne connaît pas cette femme, il y a de grandes chances que l'inverse soit aussi vrai.

« Très bien, si vous voulez bien vous asseoir, nous allons pouvoir commencer. » Il désigne une chaise, proche de celle de Prescott où Jenny prend place. « Tout d'abord, toutes mes condoléances pour votre mère. » Elle hoche la tête pour le remercier, plus par principe que réelle motivation. C'est qu'elle s'en fout un peu de cette perte. Ce n'est pas sa génitrice qui l'a élevé mais la palanqué de femmes qui vivaient dans le bordel où elle a vu le jour. Ce qui l'intéresse c'est de savoir ce que fait l'autre jeune femme dans cette histoire. « Madame, euh... » Il regarde ses notes pour être certain de bien lire. « Vanille Des-ïles ? » Jenny retient un sourire amusé pour hocher une nouvelle fois la tête. « C'était une originale, elle fait changer son nom quand elle était plus jeune. » Finalement, ce rendez-vous serait plus amusant que prévu. « Bien, bien... Donc Madame Des-Îles a laissé un testament où elle stipule que ce qui lui appartient devrait être redistribué de manière équitable entre sa fille. » Le regard se lève vers Jenny. « Vous et votre père biologique. » Et là, le regard se tourne vers Prescott. « Mais nous n'avons pas su retrouver votre père. »

Le sourire à toutes épreuves de Jenny vacille un peu sous cette annonce. Comment ça, son père biologique ? Aux dernières nouvelles personne ne savaient qui était ce client parmi tant d'autres. Une révélation qui en apporte une autre parce que, si tout cela est vrai, ça veut dire que la femme à côté d'elle est... Jenny pose un regard interrogatif sur ce visage qu'elle n'a encore jamais vu... Sa demi-sœur ? Quelque chose dans ce goût-là. C'est une blague ?



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Chamane • meute Nord



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MessageSujet: Re: Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas Mar 4 Sep - 17:31


 
Les héritages c’est comme les chromosomes, ça se choisit pas
Jenny & Noah

     
« Vous devez vous tromper de personne. Ma famille n’est pas très … »
« Vous êtes Noah Prescott ? »
« Encore une fois, oui. Mais … »
« Alors, rendez-vous jeudi, à 9h00 au cabinet. Bonne journée Mademoiselle. »
« Nan, mais attendez, il y a sans doute d’autres … Allô ? Allô ? »

Noah raccrocha son téléphone avec agacement. Qu’est-ce que c’était que cette histoire encore ? Sa grand-mère était encore bien vivante. Et le reste de sa famille, elle n’en avait plus entendu parler depuis plus de vingt ans. Rien ne lui avait signifié qu’un parent à elle était décédé depuis peu. Sa communication avec ses ancêtres n’avait jamais été très simple. Même elle soupçonnait sa grand-mère d’avoir créé une espèce de par feu depuis longtemps pour l’empêcher de communiquer clairement avec eux. Encore cette obsession du contrôle, sans doute ... Mais la chamane osait espérer que si ce décès concernait l’un de ses parents directs, les esprits tenteraient de prendre contact avec elle. Et pour qu’on lui parle d’héritage, il fallait sans doute que cela en soit un, de parent direct.

Bien décidé à ne pas perdre son temps et ne pas en faire perdre à d’autres, elle se présenta tout de même au rendez-vous, sa carte d’identité bien en main. C’était évident qu’il y avait confusion. Noah tomba donc sur une jeune femme à l’accueil de l’immeuble qui l’impressionna par sa dentition absolument parfaite et certainement par mimétisme, lui rendit son sourire qui se voulait sans doute chaleureux.

« Bonjour, je suis Noah Prescott. J’ai rendez-vous pour une histoire d’héritage … C’est peut-être vous que j’ai eu au téléphone en début de semaine, je sais pas trop. Enfin, quoi qu’il en soit, j’ai essayé d’expliquer qu’il y avait sans doute confusion. » Et elle dégaina sa carte d’identité. « Ma date de naissance, mon lieu de naissance, tout ça … Je suis sûre que ça doit pas coller. »

Sans se départir de son sourire que Noah trouvait finalement assez figé, la jeune femme regarda la carte d’identité et la compara à un formulaire qu’elle sortit d’un des dossiers posés à côté d’elle.

« Je vous confirme qu’il s’agit bien de vous, Mademoiselle Prescott. Nos enquêteurs ont toujours fait un travail remarquable et se trompent rarement de personne. » Elle décela une petite pointe de fierté et d’orgueil dans cette explication qui lui fit levé un sourcil. « Si vous voulez bien me suivre, vous êtes la première arrivée. Maitre Caplan commencera lorsque tout le monde sera présent. »

Tout le monde ? Parce qu’elle n’était pas la seule à avoir l’impression de se faire avoir ? Pourtant, les locaux et les quelques personnes croisées dans les couloirs semblaient tout ce qui avait de professionnels. À l’invitation, Noah pris place dans un bureau et se retrouva seule quelque instant, avant que le notaire fasse son apparition.

« Mademoiselle Prescott ? »
« Ben … Il semblerait, oui. »
« Enchanté, Maitre Caplan. »

Noah bafouilla une réponse avant que la porte ne se rouvre sur une deuxième jeune femme qui se présenta comme étant Jenny Hoppe. Noah en fit de même avant de se rasseoir, s’obligeant à ne pas refaire son numéro de c’estpasmoic’estuneerreur. Elle lâcha tout de même un « Oh ! » compatissant lorsqu’elle comprit qu’il y avait tout de même bien un mort dans cette histoire et se tourna vers la jeune femme qui restait de marbre à ces condoléances. Elle afficha cependant un rictus à l’évocation du nom de sa mère. Noah, de son côté, les sourcils froncés en profita pour chercher dans sa mémoire si elle avait déjà croisé quelqu’un qui portait un nom pareil. Avant de se dire qu’elle s’en souviendrait certainement… Le mystère restait donc entier pour l’instant et semblait même s’épaissir.

Et c’est toujours les sourcils froncés et l’air concentré que Noah regarda le notaire poser les yeux sur elle. Elle semblait attendre la suite du speech qui ne vint pas. Elle mit donc un temps interminable à réagir en sursaut et de manière pas tout à fait cohérente.

« Oh ! Bien … Et ? Qu’est-ce que … Oui ? Non, je sais pas. » Son regard perdu passait successivement du notaire à Jenny. « Je m’excuse … Je suis désolée de ce qu’il vous arrive, mais je ne comprends toujours pas ce que je fais là. Je n’ai jamais connu une Madame Des Iles. Et votre père … Vous avez un nom ? Éventuellement, je … »

Et là, ca fit tilt. Noah s’arrêta net, se redressa, se tortilla un peu sur sa chaise. Visiblement, ça cogitait sévère. Jusqu’à ce qu’elle arrive à sortir un « Oh ! » de surprise.

« Mais … comment vous savez ? C’est-à-dire que … J’ai pas l’impression de le crier sur tous les toits. Vous êtes de mèche avec le Conseil ? C’est Joanne qui vous a parlé de moi ? Parce qu’elle sait faire aussi, hein ! Enfin, c’est pas comme si c’était une science exacte en même temps. Généralement faut connaître un peu la personne avant. Vous savez peut-être pas comment ça marche, remarquez … Et puis, on a le droit ? Parce que je pensais que c’était mal vu, ces derniers temps … »

Noah se tourna vers Jenny et la dévisagea sans vraiment de gêne avant de se pencher vers le notaire et de montrer la jeune femme d’un doigt qui se voulait discret, mais qui ne l’était pas du tout.

« Vous savez que ce n’est pas une louve, hein ? »

Bon, Noah ne comprenait rien à rien. Et du coup le notaire non plus. Pour la chamane, elle était là pour contacter les ancêtres de cette Jenny Hoppe et retrouver son père, dans une dimension ou dans l’autre. Il faut dire qu’elle avait plus à faire à ce genre de demande qu’à des situations dont le commun des mortels avait l’habitude. Maintenant que le monde du surnaturel était connu, tout devenait possible, non ? Le notaire, lui, était dans un monde beaucoup plus cartésien.
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MessageSujet: Re: Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas Mer 5 Sep - 11:22



"Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas"


feat. Noah Prescott




Jenny cogite sur des années à courir entre des jambes dénudées pour entendre toujours la même chose : personne ne savait qui était son père. Ni sa mère, ni la propriétaire des lieux, ni aucune autre femme travaillant dans cet endroit. On se sera bien foutu d'elle pendant tout ce temps et, étrangement, ça fait sourire la voleuse. Expression qui se mue en une incompréhension quand, sur l'autre chaise, la jeune femme s'agite dans un flot de paroles qui n'a ni queue ni tête. Il est question de conseil. De conseil de quoi ? D'une certaine Joanne dont personne ne semble avoir entendu parlé jusqu'à présent. Jusqu'à ce que, dans une discrétion toute relative, Jenny soit désignée comme une non-louve.

« Et moi qui comptais laisser planer le doute sur ce que je suis ! » C'est-à-dire : rien, hormis une humaine qui ignore qu'elle est une sorcière. Et c'est ce rien-de-particulier qui se relève pour se pencher un peu au-dessus du bureau, posant une main sur le document que l'homme tient devant lui. « Maître... » Le regard se braque sur l'homme, un sourire pouvant sembler équivoque quant à la manière d'utiliser cette distinction dans d'autres circonstances. « Vous permettez que je vous emprunte ça ? » Le doigt tapote le papier quand le regard de l'homme s'efforce de ne pas plonger dans un décolleté. « Je vous en serais très reconnaissante. » Le timbre de voix est plein de promesses quand il déglutit en oubliant sa précédente envie d'appeler sa secrétaire pour faire sortir la furieuse qui parle de loup. « O... Oui. » Brave homme. « Merci. »

Le document administratif entre les mains, Jenny jette un coup d’œil dessus tout en tirant sa chaise face à l'autre jeune femme. S'installant dessus, elle délaisse le papier pour poser son regard sur cette femme. « Noah, c'est ça ? » Sourire rassurant sur les lèvres, Jenny en oublie complètement maître Caplan dont les pensées doivent déjà être loin. « Vous allez nous le perdre avec ce genre de discours parce que, de vous à moi... » Elle se penche légèrement vers Noah, baissant la voix pour un aspect confidentiel. « … Il doit être bien trop protocolaire pour sortir des carcans administratifs. Les loups, si vous voulez mon avis, ne doivent pas encore être dans son protocole administratif. » Même s'ils étaient connus, la lenteur du service administratif pour se mettre à jour n'est plus à prouver. « Dites-moi Mademoiselle Prescott. » Jenny se repositionne droite sur sa chaise, tournant la feuille entre ses mains. « Est-ce que vous avez déjà entendu parler de la fidélité des hommes ? » La question est rhétorique. La bague de mariage, au doigt du notaire, étant un très bon exemple de l'idée qu'elle se fait de cette notion. « J'ai toujours pensé que c'est une idée surfaite, inventée pour rassurer toutes ses femmes qui s'inquiètent de l'heure tardive à laquelle rentrent leurs maris. »

Vivre dans un bordel où la plupart des clients sont soit-disant en couple n'aide pas à avoir une opinion favorable vis-à-vis de cette pseudo fidélité. Il y a bien des raisons à l'infidélité : l'envie d'évasion, de connaître de nouvelles choses, le goût de l'interdit, ... Elle en a même déjà vu venir pour se sentir plus « homme » alors que, chez eux, ils avaient l'impression d'être avec une femme castratrice qui leur avait enlevé tout sentiment de virilité. Jenny avait vu tellement d'hommes se glisser entre les cuisses d'une femme, qu'elle pourrait tenir une conférence de trois heures sur les différents profils se ramenant dans un lieu de débauche, comme certain disent. Jenny voit plus les bordels comme un lieu d'utilité publique mais, là, c'est encore un autre débat.

« Tout ça pour dire que personne ne vous demande de faire quoique ce soit. Le fait de pouvoir reconnaître une louve pourrait en dire long sur ce que vous êtes... » En réalité, ça ne dit pas ce qu'elle est. Ça réduit seulement les champs des possibles. On oublie le côté vampire, il fait bien trop jour pour cela. Il reste le fait d'être elle-même une louve ou une chamane. Vu le discours précédent, il est plus facile de pencher sur la dernière option. « Mais, ce que cet homme voulait surtout dire c'est que... » Elle tend la feuille à Noah. « Le nom de mon père biologique, apparemment, est aussi celui de votre père. »

Document administratif à l'appui où, noir sur blanc, est écrit le nom de ce père. Surprise! Et Jenny ne doit pas encore avoir pris conscience des conséquences de cette révélation. Dans son esprit ça ne change pas grand-chose, hormis une bonne histoire a raconter aux jumeaux quand elle rentrerait à la baraque. Parce que, sur l'instant, elle ne sait pas encore si c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise. Jenny n'a jamais envisagé que les choses puissent se passer de cette manière.



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MessageSujet: Re: Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas Mar 11 Sep - 17:30


 
Les héritages c’est comme les chromosomes, ça se choisit pas
Jenny & Noah

     
Finalement, la chamane et le notaire se regardèrent longtemps, tout aussi étonnés l’un que l’autre de ce qui était en train de se passer. La non-réaction de son interlocuteur n’aidait pas non plus Noah à comprendre la situation. Elle était sur le point de se dire que sa première supposition surnaturelle n’était peut-être pas la bonne lorsque Jenny décida de sortir le grand jeu. Les situations étranges s’enchaînaient certainement un peu trop rapidement pour que Caplan puisse réagir de manière adéquate et se laissa dépouiller de son dossier dans un bafouillement. Noah ne put s’empêcher de laisser passer un sourire amusé. Il leur en fallait peu, à certain, pour se laisser distraire…

La paperasse dans les mains, Jenny se tourna vers la chamane qui se redressa sur sa chaise.

« Non, j’ai finalement décidé de m’appeler Banana Hammock … »

Une moue un peu agacée sur le visage, Noah bougonna son sarcasme, un tantinet las de devoir répéter ou confirmer son identité à tout bout de champ. Ses derniers jours, elle avait dû le faire plus que durant sa vie entière.

« De toute façon, je crois qu’il est déjà perdu… J’avais bien senti un léger flottement… »

Une réponse faite sur le même ton confidentielle que venait d’utiliser Jenny, alors qu’elle jetait des regards vers le notaire. Des loups ou du numéro de charme de la jeune femme, elle n’aurait su dire ce qui avait marché le mieux. Un cocktail détonnant des deux, sans doute … Et ce n’est pas le discours sur la fidélité qui rendit les choses plus normales.

« Oui, vaguement… » Une nouvelle ironie de la part de la chamane qui était de plus en plus paumée dans ces changements de sujet. Mais elle s’accrochait. « Mais vous souhaitez vraiment en discuter maintenant ? J’ai pas prévu d’y passer la journée … »

Elle balança un sourire, parce que si Jenny semblait avoir un avis bien tranché sur le sujet, Noah, elle, était beaucoup plus vague dans ses opinions. Et le sujet de la fidélité était assez vaste. Voire carrément illimité. Et franchement, la tout de suite, la chamane ne se sentait pas pour se lancer dans un tel débat. En revanche, elle haussa légèrement les épaules avec une mine désolée lorsque Jenny lui fit comprendre que son délire sur les loups venait de la dévoiler. C’était pourtant ce qui lui avait paru le plus probable sur le moment. Si Aaron avait été là, il aurait certainement levé les yeux au ciel … La prudence n’était pas toujours évidente pour Noah.
En revanche, l’ironie et les blagues douteuses prirent fin lorsque Jenny lui expliqua de manière beaucoup plus explicite ce qu’elles faisaient finalement toutes les deux, ici, dans ce cabinet de notaire. Noah prit le document qui lui était tendu et le parcourut rapidement pour tomber sur le nom de son père, Satvick Prescott. Un nom qui rappelait ses origines indiennes de par sa mère et anglaise de par son père.

« Oh, je vois … Rien à voir, donc, avec … Enfin, avec une histoire de … »

Elle jeta un énième coup d’œil en direction de Caplan avant de lui lancer un sourire désolé. Bon, elle venait de s’afficher et de passer pour une dingue. Tout ça, devant… Devant quoi, du coup ? Une demi-sœur ? Son regard se refit un peu perdu, se demandant ce qu’elle était censée ressentir suite à cette nouvelle. Parce que là, pour l’instant, il n’y avait pas grand-chose. Elle se tourna de nouveau vers le notaire pour reprendre sa place initiale, maintenant que le malentendu était résolu.

« Ça fait vingt-cinq ans que je n’ai pas vu mon père. Je ne suis pas capable non plus de vous dire où il est. »

« Bien. Alors vous êtes la représentant légale de Monsieur Satvik Prescott. A ce titre, vous et Mlle Hoppe êtes bénéficiaires du testament de Mme Des Iles. » Le notaire posa avec toute la délicatesse du monde deux cartons devant les deux jeunes femmes sur lesquels il posa deux papiers. « Merci de parapher chaque page et de dater et signer la dernière. Mlle Prescott, vous avez à signer ces papiers en plus, pour officialiser votre statut de représentant. »

Noah regarda la vingtaine de pages qui lui était demandé de signer sans rien y comprendre, regardant Jenny pour voir si elle, y tiltait quelque chose. Toute cette paperasse pour un héritage, elle n’avait jamais vu et jamais eu l’occasion de le vivre. Les héritages chez elle, étaient beaucoup plus immatériels que ça.

« Mais … On ne peut pas tout donner à Mlle Hoppe ? Parce que franchement, je ne connais pas du tout Mme Des Iles et mon père, à peine mieux … Alors, en fait, je ne me sens pas spécialement concernée. »

Noah n’avait pas l’impression d’avoir la légitimité pour récupérer des affaires de personnes qui lui étaient totalement étrangères, au moins pour l’une.

« Vous avez peut-être envie de tout récupérer, non ? » La chamane s’était tournée vers Jenny. « C’était votre mère, après tout … »
« Je suis notaire. J’applique de ce fait les dernières volontés de Mme des Iles dans la légalité à laquelle vous ne pouvez vous dérogez … »
« Oui, mais … »
« Signer ces papiers, qu’on en finisse, ou je fais appeler la sécurité pour tentative d’intimidation surnaturelle pour vous et tentative de manipulation pour vous. »

Caplan montra successivement Noah et Jenny d’un doigt boudiné. Ces deux nanas commençaient à l’agacer, ce n’était clairement pas son plus gros dossier ni son plus rentable. Alors il n’avait pas du tout l’intention d’y passer plus de temps qu’il ne fallait.
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MessageSujet: Re: Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas Sam 15 Sep - 2:15



"Les héritages c'est comme les chromosomes, ça se choisit pas"


feat. Noah Prescott




Les sorcières sont des êtres étranges. Elles doivent vivre dans un monde complètement à part pour songer au surnaturel en premier lieu mais, être dépassées quand les sujets « normaux » s'enchaînent. Jenny ne compte pas vraiment parler de la fidélité, ce serait bien trop long. Non, c'est seulement une de ses transitions un peu étranges pour parler de l'éventuelle infidélité du père de Noah... Ou de Banana, c'est au choix. Il faut attendre que la chamane regarde le document par elle-même, qu'elle y trouve un nom connu pour comprendre qu'il n'est pas question de surnaturel. Jenny secoue la tête dans une moue « non, rien à voir. » Bienvenue dans la famille.

Jenny se repositionne de manière à avoir le notaire face à elle. Ça semble être plus poli quand l'homme essaye de reprendre les choses en main. Il s'en fiche de savoir si Mlle Prescott sait où se trouve son père, il veut se débarrasser de cette affaire. Au regard de Noah, Jenny hausse les épaules. Ce n'est pas elle qui sait comment se passe un héritage en temps normal. Dans le meilleur des cas, Jenny les facilitent en les volant avant qu'ils soient distribués. Ce qui simplifie grandement ces démarches à ne plus en finir. Le plus étrange dans cette histoire, c'est Noah qui s'interroge en demandant à Jenny si elle ne veut pas tout récupérer. La voleuse à surtout l'habitude de voir des gens sauter sur l'occasion de récupérer des choses, peu importe ce que cela peut être. Mais non, cette femme, elle est là à sembler ne pas être à l'aise à l'idée d'hériter. « Oui, enfin si ça peut vous rassurer, je ne me sens pas plus concernée. » Elle entend le notaire soupirer alors que ses yeux auraient bien roulés à l'arrière de leurs orbites. « Mamère m'a élevée au même titre qu'une vingtaine d'autres femmes. » Un ingénieux roulement de prostituées pour s'occuper d'une mioche afin de ne pas pénaliser le travail de la génitrice.

Jenny hoche la tête comme un accord donné à Noah pour qu'elle signe sans se soucier de ce qu'elle peut penser de la situation, si jamais elle a besoin d'une autorisation pour le faire. Parce que le notaire à l'air de ne pas avoir envie de perdre plus de temps. Assez pour se mettre à menacer les deux femmes d'intimidation ou de manipulation. « Moi ? » Air faussement outré et peiné « Je voulais seulement vous aider à faire comprendre la situation. Désolée. » Ce qu'elle n'est pas en plus de ne pas être crédible quand elle le dit. Et c'est avec une bonne volonté feinte qu'elle se lève pour aller signer les papiers qui la concernent sur le carton. Voilà, ce n'est quand même pas de sa faute si elle est obligée de se pencher légèrement pour parapher correctement toutes ses feuilles. « Excusez-moi » Lance-t-elle en levant son stylo comme une bonne écolière. « Je signe avec quel nom ? » Le notaire se passe une main sur le visage pour cacher une exaspération « Comment ça avec quel nom ? Avec le votre ! » Exaspération qui se sent très bien dans le timbre de sa voix. « C'est que techniquement, je ne m’appelle pas Hoppe. Elle a fait changer mon nom aussi... Une question d'espoir, un truc dans le genre, sauf qu'elle ne savait pas orthographier ce mot en anglais. » Jenny à cinquante versions différentes sur les origines de son nom de famille. Bon courage pour connaître l'histoire vraie. « Le nom inscrit sur vos papiers officiels. » Elle hoche la tête dans une exclamation débile, retenant son sourire en voyant l'homme qui semble déjà ne plus en pouvoir.

La femme signe avant de retourner s'asseoir le temps que Noah face de même avec tous les papiers qu'elle a en plus. Et ce n'est qu'une fois ces formalités remplies que le notaire souffle un peu. « Très bien, nous allons procéder à l'ouverture de ces boites et faire une distribution équitable. » Il regarde les deux femmes tour à tour. « Je suppose que ça devrait aller vite et que personne ne se battra pour le même objet, vu que vous semblez toutes les deux ne pas être très attachées à cet héritage. » Et dans cette affirmation semble pointer une question... Ou plutôt une supplication : Finissons en au plus vite, par pitié. Le notaire boudiné se lève, laissant apparaître une taille des plus petites alors qu'il doit se hisser sur la pointe des pieds pour enlever ce qui scelle le premier carton. Il ouvre les pans et, quand son regard se pose à l'intérieur, il prend soudain une teinte cramoisi. Sa bouche s'ouvre dans une exclamation muette, bloquant de longues secondes sur le contenu du carton.

« Un problème, Maître ? » Il ne sent même pas à quel point elle se retient de rire devant sa tête. Pas besoin d'être proche de sa mère pour que Jenny comprenne ce qui peut se trouver dans le carton et, rien que cette idée, demande un grand contrôle de soi pour ne pas exploser de rire. « Non, non... » Raclement de gorge. « Pas du tout... Bien, commençons donc... » C'est qu'il ferme presque les yeux quand il met la main dans le carton pour la ressortir avec... Et bien, avec un énorme pénis en silicone qui se dandine de droite à gauche. « Le premier objet est... Est... Un... Euh... » La main devant la bouche pour cacher son sourire grandissant, Jenny fait mine de tousser avant de désigner l'objet. « C'est Hector. » Prénom inventé pour l'occasion mais la tête du notaire est vraiment trop drôle. D'ailleurs, ça vaut peut-être le coup de regarder celle de Noah.



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