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I'm just a fucking addict. • feat. William

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Autumn Lynch

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Humaine



¤ AVATAR : Deborah Ann Woll
¤ CRÉDITS : DΛNDELION & Lilie
¤ MESSAGES : 66
¤ POINTS : 4
¤ AGE : 30 ans
¤ ZONE LIBRE :
Elle travaille dans la célèbre "National Portrait Gallery" de Londres en tant que restaurateur d’art. Elle est également une peintre reconnue. • Elle est accro au sang de Vampire.

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Ouverte rp 1/3 - William, Alistair (à venir)
¤ GROUPE : Humaine maudite par le besoin de sang d'immortel.
¤ MEMBRE DEPUIS LE : 23/08/2018


MessageSujet: I'm just a fucking addict. • feat. William Sam 25 Aoû - 17:30


I'm just a fucking addict
Août 2018 - feat. @William Corey
 Ce n’est pas moi. Cette fille dans le miroir. Ce n’est pas moi. Elle me ressemble, c’est vrai. Sa peau est pâle, ses yeux sont clairs et ses cheveux roux tirant vers le blond vénitien. Elle me ressemble, comme une jumelle qu’on m’aurait cachée. J’ai beau me dire que ce n’est pas moi, je connais pourtant la vérité. Ce reflet m’écœure au plus haut point et mon poing s’abat sur le meuble de l’évier. J’envoie valser mes produits de beauté qui explosent au sol dans un bruit lourd. Mes mains tremblent. Premier signe du manque. Je le sais. Depuis tout ce temps, j’en ai l’habitude. Mes yeux se ferment l’espace d’un instant. Inspire. Expire. Je me le répète sans cesse, comme Gladys me le répétait lorsque j’étais enfant. Mais Gladys n’est plus là et je ne suis plus une enfant. Pourtant, les mêmes cauchemars incessants perturbent mes nuits, me font me réveiller en criant, en sueur, tremblante. Mais ce soir, si je tremble, c’est parce que ce manque se fait sentir. À quand remonte ma dernière dose. Cinq jours ? Moins ? Je n’arrive plus à me le rappeler. Comme si ma mémoire l’avait volontairement effacé. Cette mémoire qui me joue sans cesse des tours au point où, parfois, je ne parviens plus à savoir si mes souvenirs sont réels. Viktor manipulait si bien mon esprit. Il y a farfouillé si souvent, que je ne sais plus totalement qui je suis. Est-ce que les souvenirs de Gladys sont réels ? Ou me les a-t-il inventé pour que je puisse trouver un havre de paix ? Ils sont réels. Je le sais. Et Gladys me manque, continuellement. Cette mère me manque, ses bras réconfortant, sa voix douce et ses mots rassurants. Depuis qu’elle est morte, plus rien n’est pareil. Et depuis qu’on m’a arraché Viktor, ma vie est un enfer. Un enfer que personne ne peut comprendre. Que personne ne doit connaître. Pourtant, mes proches et mes collègues voient que certaines choses ne vont pas. Certains me soupçonnent d’être droguée ; cocaïne, haschich ou que sais-je encore. Je l’avoue, j’ai essayé. Mais ces drogues ne sont rien à côté de la mienne.

J’ouvre les yeux. Les tremblements semblent me laisser un peu de répit. Juste assez pour que je finisse ma douche. Se laver, frotter, rincer. Se sécher, frotter, s’habiller. Je me passe un peu de crème sur le visage, un peu de maquillage aussi, pour cacher mes cernes et mon teint blafard. Quelques bijoux se glissent à mes doigts, mes poignets, mon cou. J’enfile des vêtements sans trop y réfléchir. Alors que je sais que le blanc est salissant, que je risque de frotter des heures si j’ose y faire une tache de sang… Tant pis. Plus le temps de se changer. Le manque se fait à nouveau sentir. J’avale le contenu d’un verre de whisky, pour la route, mais surtout pour m’enlever cette impression de bouche pâteuse. C’est toujours comme ça : tremblement, yeux rougis, bouche pâteuse, nausées. Du moins, c’est comme ça que les choses commencent. Si j’attends un peu trop, je sais que le pire finira par arriver. Entre les hallucinations auditives, les sautes d’humeur, la paranoïa. Autant, j’arrive à gérer les troubles physiques, autant les troubles psychologiques m’angoissent. Cette nuit, je n’ai pas envie d’attendre… D’attendre de voir jusque quand je parviendrai à tenir. Je ne tiens pas. Je le sais.

Viktor me manque. C’est ce que je me dis lorsque je m’engouffre à l’arrière du taxi. Il me manque cruellement depuis qu’on me l’a arraché. Certains, s’ils savaient, me diraient que je devrais être heureuse d’être débarrassée de lui, de ce monstre. Mais même si parfois il me terrorisait, même s’il me faisait peur et mal, j’ai toujours éprouvé ce besoin de lui, ce manque de lui. J’ai encore aujourd’hui cette nécessité de le sentir, le voir, le toucher… J’ai ce besoin de le satisfaire, pour obtenir ce précieux liquide carmin qu’il m’offrait. Mais Viktor est mort. Et depuis lui, plus rien n’est pareil. J’ai essayé, pourtant, de me sevrer, de passer à autre chose. J’ai essayé, d’être digne et forte comme Gladys me l’avait appris. Mais je n’y arrive pas. Parce que sans Gladys rien n’est possible et que sans Viktor ma vie est un enfer. Alors je traîne, dans les ruelles miteuses, dans les bars glauques. Je traîne, dans des soirées privées, chez quelques personnes que Viktor m’avait présenté. Je donne, mon corps et mon argent, pour une putain de dose de sang. Je suis une droguée et ma drogue ne se trouve pas à tous les coins de rue, elle ne s’achète pas en sachet et en milligramme. Ma drogue se boit, se savoure, se mérite. Et rien que d’y penser, j’en ai l’eau à la bouche. Je sens mon cœur palpiter dans ma poitrine, s’en est effrayant.

Le taxi s’arrête devant ce bar où Viktor m’a amené une fois. "Le Lux" est un endroit qui peut sembler banal, un bar agréable, beau, où toutes les espèces semblent se retrouver, en harmonie. Cela m’a étonné la première fois, Viktor haïssant les Loups-Garous. Lorsque nous y sommes allés, Viktor nous a entraîné dans une pièce particulière, où nous nous sommes retrouvés avec une jeune host. Ou quelque chose comme ça. Les souvenirs restent vagues. Je me souviens d’un enchevêtrement de corps, de l’odeur du sang, des gémissements… Était-ce des plaintes ou du désir. Je ne m’en rappelle plus. Mieux vaut ne pas s’en rappeler. Mes talons claquent sur le trottoir. Je patiente dans la file d’attente. Pas bien longtemps. A l’intérieur, l’ambiance est agréable. Un groupe joue en live, mais cela ne m’intéresse pas. Je jette un rapide coup d’œil sans savoir ce que j’espère trouver ou voir. Je ne connais personne ici, ce n’est pas comme si j’étais une habituée. Seule, je m’installe au bar. Suis-je capable de sentir la présence des Vampires ? Je ne crois pas. Pourtant, je sais qu’ils sont là. C’est évident, cet endroit est fait pour ça. Un Gin Tonic s’il vous plaît. Je commande, machinalement, ce que Viktor m’a appris à aimer. Sur mon tabouret, je tourne légèrement sur moi-même. Quelques regards se posent sur moi. Ou alors est-ce ma paranoïa qui me joue des tours. Difficile à dire. Lorsque le serveur glisse mon verre sur le comptoir, mes doigts tremblant s’y enroulent. « Vous allez bien Madame ? » qu’il me demande. Je lui souris, lui glisse un billet. Oui, tout va bien. Que puis-je lui dire, franchement ? Que je suis à la recherche d’un Vampire qui voudra bien me donner quelques gouttes de son sang ? J’ai honte. Tellement honte que j’en tremble. Ou alors est-ce le manque qui me fait trembler toujours plus ? Comment aborder ces gens ? Comment ne pas me tromper ? Je regrette presque d’être venue ici.

Et puis mon regard accroche celui d’un homme. Il est grand, beau, à la barbe négligée. Il dégage quelque chose de bestial, il me rappelle un peu Viktor. Même si Viktor avait en réalité une classe à l’anglaise, jamais négligé, toujours bien apprêté. Je lui souris, timidement. Parce que je le suis, au fond. Sauf quand j’écarte les cuisses pour recevoir ce dont j’ai besoin…. Gladys aurait honte de moi, j’en suis certaine. Mais si elle était encore là, je n’en serais pas là. Finalement, mon regard se perd sur la vitre derrière le bar, qui donne une vue imprenable sur la pièce immense où les gens rient, boivent, dansent. Ils ont l’air tous si confiants, si heureux… D’un geste délicat, je repousse ma longue chevelure de mes épaules, la laissant retomber en cascade sur mon dos. Je dois reprendre contenance, garder la tête haute, fière, si je veux obtenir ce que je désire. Je suis prête à tout pour ça. Même au pire. Regarde-toi, une vraie traînée... Je chasse mes pensées en accrochant le rebord du verre de mes lèvres maquillées, commençant à noyer mon manque et ma honte dans l’alcool.



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William Corey

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MessageSujet: Re: I'm just a fucking addict. • feat. William Jeu 30 Aoû - 13:44


I'm just a fucking addict
Août 2018 - feat. @William Corey
L’art de la chasse était toujours appréciable pour William. Il aimait traquer sa proie, sentir sa peur, la coincer et s’en abreuver. D’ailleurs il n’avait jamais supporté de boire du sang dans un verre. Certains vampires se donnaient un genre en buvant le liquide carmin dans un verre comme s’il s’agissait là d’un grand cru. Ridicule. Le sang était vivant, il devait être bu à la source et pas dans un verre ou à la bouteille comme un putain de cru vieillissant. Si William était un grand consommateur d’alcool, il tenait le sang à une place toute particulière. C’était là deux choses bien différentes pour lui et il appréciait donc de faire la part des choses. Le sang n’était pas une boisson. Et même s’il adorait s’en abreuver plus que de raison, il s’arrangeait toujours pour trouver un cou, un poignet, une peau prête à être percée, volontairement ou non.

Et puis il y avait eu la Saint Patrick. Cette fameuse Saint Patrick. Depuis, les choses avaient changé. Il était devenu difficile de passer inaperçu désormais et mieux valait faire attention pour ne pas attirer les regards et l’attention de ceux qui voudraient détruire les créatures surnaturelles. Toutefois, William ne voyait pas l’intérêt de rejoindre l’alliance. Il n’avait rien contre eux mais ne tenait pas à obéir à leurs règles. Et puis, devoir se cacher ne lui plaisait pas trop. Il était un fier vampire et il n’avait pas à rougir de ce qu’il était. Depuis quand les prédateurs devaient faire profil bas ? Néanmoins, il n’était pas suicidaire et chassait moins ou en tout cas plus prudemment. Il avait voulu essayer de voir ce que donnait le Lux, ce bar spécial où certains pouvaient trouver des humains dociles qui laissaient les autres les mordre volontairement. Bien qu’il avait largement de quoi faire à l’hôtel où il vivait puisqu’on lui fournissait ses proies sur un plateau, il était curieux de voir le fonctionnement d’un tel endroit. Et puis, certains vampires offraient aussi leur sang en échange de services. Ou autre.

Jamais William n’avait donné son sang malgré son âge avancé. Les humains le méritaient-ils seulement ? Il prenait mais donnait rarement. Et il ne voulait pas forcément s’encombrer d’un infant. Il fallait l’éduquer et il n’avait aucune envie de perdre un temps précieux. Mais certains humains aimaient boire du sang, sans être en phase de transformation. Cela l’intriguait et il s’était décidé à passer les portes du Lux pour se faire sa propre opinion. Qu’un tel endroit existe encore lui paraissait irréel mais il dut bien avouer qu’il s’était trompé en entrant. Si le bar paraissait somme toute classique, il n’en était rien si l’on creusait un peu. Pourtant, il avait fini par s’installer dans la partie « normale », sirotant un verre de whiskey sans glace. Il prenait son temps, observant les nouveaux arrivants, observant les pratiques au sein de l’établissement. Il ne s’attardait pas trop sur les clients qui n’étaient ni vampires ni humains mais il était bien incapable d’être certain de savoir si telle ou telle personne était une sorcière ou non. Bien qu’il ressentait l’aura magique, il savait aussi que certains sorcières savaient parfaitement la dissimuler.

Son regard croisa celui d’une jeune femme et ils s’observèrent un moment. Elle semblait un peu perdue, comme si elle cherchait quelque chose. Sa nervosité n’échappa pas au regard du vampire. Ses mains tremblaient légèrement, ses gestes étaient tendus. Mais surtout, elle était rousse, ce que le vampire appréciait grandement chez une femme même s’ils n’étaient pas aussi flamboyants que chez certaines. Sa peau pâle lui donnait envie de mordre à pleines dents. William la fixa un moment avant qu’elle ne détourne le regard. Il continua de l’observer puis finit par se lever pour la rejoindre au comptoir, s’installant sur le tabouret à côté d’elle. Maintenant qu’il pouvait la regarder de plus près, il remarquait d’autres petits détails qu’un humain n’aurait sans doute pas perçu. Sa peau était encore plus pâle sous le maquillage, elle était cernée. La jeune femme ne semblait pas dans une forme olympique.

« Ca n’a pas l’air d’aller. Dure journée ? »



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Humaine



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MessageSujet: Re: I'm just a fucking addict. • feat. William Sam 1 Sep - 17:02


I'm just a fucking addict
Août 2018 - feat. @William Corey
Je ne cesse de me dire que j’aurais dû appeler Alistair, lui qui parvient à apaiser mes peurs et à me sauver du pire de moi. Mais j’ai peur. J’ai honte aussi. Lui qui a essayé de me sortir de ça, de mettre un terme à cette addiction. Nous y étions presque parvenus. Presque. Mais me revoilà à chercher ces quelques gouttes carmines qui me feront me sentir mieux. Ce sang, qui me permettra de sourire, de rire, me faisant oublier mes problèmes et surtout ma solitude… Cette solitude qui a commencé à me ronger lorsque Gladys est morte ; cette solitude qui s’est aggravée lorsque l’on m’a arraché Viktor. J’ai pourtant tant de choses pour être heureuse. Je ne manque pas d’argent, bien que l’argent ne fasse pas le bonheur. Je suis une belle femme, du moins je le crois. J’exerce des métiers que j’aime plus que tout, dans un lieu magnifique de Londres. Je peins et mes toiles sont convoitées. J’expose mes œuvres aux yeux d’amateurs d’art qui savent trouver quelque chose d’intéressant dans mon art. Oui, j’ai cette passion dévorante que j’ai la change d’exercer en étant payée pour ça. Combien de personnes peuvent se vanter de faire le métier qu’ils aiment ? De sourire en se levant le matin pour aller travailler, de ne pas compter les heures supplémentaires juste par plaisir d’être encore au travail ? Moi j’ai cette chance et j’en ai toujours saisi l’ampleur et l’importance. Et pourtant, je ne parviens plus à me contenter de ça. J’ai laissé Viktor me détruire, me modeler à sa façon et me rendre totalement accroc. Et je n’ai personne à qui en parler, en dehors d’Alistair que je ne veux pas décevoir. Alors cette nuit, je ne l’appellerai pas. Je vais me débrouiller. Je veux croire que ce qui doit arriver, arrivera. Si j’obtiens du sang, c’est que ce n’est pas mon heure. Si je n’en obtiens pas, je rentrerai chez moi, je hurlerai, je vomirai à cause du manque… Et je tenterais un énième sevrage qui, je l’espère, sera le bon.

J’avale une nouvelle gorgée d’alcool lorsque je sens que quelqu’un s’installe à côté de moi. Lorsque je relève les yeux vers le miroir derrière le comptoir, c’est l’homme de tout à l’heure que je vois à mes côtés. Le beau barbu au regard mystérieux. Mon visage se tourne vers lui, je lui souris timidement alors qu’il semble détailler le moindre trait de mon visage. C’est intimident à vrai dire. Il y a quelque chose de presque… Comment dire ? D’animal ! C’est ça. Il y a quelque chose d’animal chez lui. Sa voix s’élève et je suis presque gênée de voir à quel point les choses se lisent sur mon visage. Malgré le maquillage, je suis encore plus pâle qu’en temps normal, cernée aussi. Je me contente de sourire, interrompu par le serveur qui vient demander au Vampire s’il désire quelque chose. Bien qu’à cet instant, j’ignore encore qu’il en est un.

On va dire que j’ai connu mieux comme journée.

Un sourire, encore. J’essaye de rester calme, mais ma main tremble tant que j’en renverse presque mon verre que je repose sur le comptoir. Je ferme les yeux, j’inspire lentement, tente de stabiliser mes mouvements.

Un peu nerveuse, je crois.

Je souris, gênée, me mordillant la lèvre inférieure.

Cet endroit… C’est particulier. C’est la première fois que je viens ici seule. Je ne suis venue qu’une fois auparavant… Et vous, vous venez souvent ici ?

Les souvenirs de la première fois sont assez flous par moments et parler de ceux qui me restent pourrait faire rougir bon nombre de mes connaissances. Ce que j’ai fait ici, ce que j’ai fait ailleurs, personne ne peut se l’imaginer. Seuls ceux qui sont drogués au même point que moi peuvent certainement s’imaginer ou comprendre. Et encore… Viktor n’était pas n’importe quel dealer. Un Vampire comme lui ne se contentait pas de m’offrir son sang en échange d’argent. D’ailleurs, il ne m’a jamais demandé d’argent. Au contraire, il m’a toujours gâté, offert de belles robes et de beaux bijoux ; m’a emmené dîner dans les plus grands restaurants. J’ai même voyagé avec lui. Viktor se servait de moi, de mon corps, de mon sang ; il me donnait à d’autres, me gardait pour lui aussi. Il soulageait ses violences, ses colères, ses besoins sur moi. Parfois, il m’humiliait, me rabaissait, m’ignorait. Des punitions qui me rendaient folle, me poussant à le supplier et à toujours plus lui donner. Non, je ne payais pas en argent, mais c’était pire. Et j’ai aimé ça.

Est-ce ça que je cherche ici ? Un nouveau Maître ? Un nouveau Vampire qui me nourrira de son sang lorsque j’en aurais besoin ? Quitte à payer le prix fort ? Je n’en sais rien. Je sais juste que j’ai besoin de ma dose, de ce sang onctueux qui glisse sur ma langue.

Il paraît qu’il y a… Des pièces réservées, plus privées, pour des échanges particuliers entre humains et Vampires...

Je me rends compte que je me mordille la lèvre à nouveau, excitée à l’idée d’un tel échange. Et j’en rougis, de honte, encore une fois. Comment pourrais-je trouver ici ce que je cherche ? Comment savoir quel Vampire est prêt à me laisser de son sang en échange du mien ou d’autre chose ? Et lui ? Qui est-il ? Que cherche-t-il ici ? Trop de questions… Et ma jambe, se met à trembler, mon ventre à se nouer, parce que le manque est de plus en plus prononcé.


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MessageSujet: Re: I'm just a fucking addict. • feat. William

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