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''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
Redécouvrez certaines races avec des manières de jeux exclusives qui pourront vous ravir. ''Moon's Spell'' cherche plusieurs
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Reading is like in a dream, far from reality ...

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Tamara S. Dunne

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▲ Vit en Angleterre depuis près de quinze ans
▲ D'origine Irlandaise
▲ 1m66
▲ A une cicatrice au niveau du coude gauche liée à la fracture de son bras à l'âge de 10 ans faite par son père.
▲ Transformée depuis 1 an
▲ Séquestrée par Alistair
▲ Couleur : #5a0057

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¤ MEMBRE DEPUIS LE : 28/07/2018


MessageSujet: Reading is like in a dream, far from reality ... Jeu 2 Aoû - 7:01

William & Tamara ~ Février 2017

La journée avait semblé bien moins agréable qu’habituellement. Vêtue d’un col roulé et d’un slim, Tamara s’était faite harponner par son chef de bon matin, dès qu’elle avait franchit la porte de l’immeuble avec ses escarpins. La boîte n’avait rien à publier prochainement et la pression se faisait de plus en plus ressentir. Son collègue, Steve passa par là à ce moment-là. Il rassura le boss en précisant qu’il avait plusieurs manuscrits hors du commun à présenter à la réunion qui aurait lieu le lendemain matin. Loin de le féliciter, le patron balaya sa remarque du revers de la main, précisant qu’ils verraient bien demain ce qu’ils auraient tous les deux à présenter. Jetant un dernier regard à la brune, il tourna les talons pour retourner dans son bureau.

Je crois bien que le chef t’a pris en grippe Miss Dunne.
Occupe-toi de ce qui te regarde Steve.

Repartant au quart de tour, la jeune femme s’éloigna le plus vite possible de son collègue qui était bien plus compétitif que professionnel. Une pile de nouveaux manuscrits trônait sur son bureau. Aujourd’hui, les projets des écrivains étaient bien plus concis qu’il y a quelques années en arrière. Les maisons d’éditions ne voulaient plus de manuscrits entiers. Certaines demandaient, les trois premiers chapitres. Dans l’entreprise de Tamara, les manuscrits étaient composés d’un synopsis et du premier chapitre seulement. Ce qui embêtait le plus la brune, c’était que les écrivains bâcler très souvent leur travail, ayant peu à écrire en terme de quantité. Ils avaient tous tendance à foncer tête baissée sans trop surveiller leur manière d’écrire. Même avec une idée originale en tête, le style de l’écrivain était important pour une oeuvre, c’était ce dernier qui faisait tout le charme du livre.

Attaquant sa journée, elle ne vit pas la matinée passer. C’est une des assistantes qui la sortit de son travail, lui proposant d’aller manger. Plongée dans son travail, elle se rendit compte qu’elle n’avait même pas fin et déclina la proposition tout en remerciant sa collègue d’avoir pensé à elle. La jeune femme s’entendait plutôt pas mal avec l’ensemble des autres salariés. Seul Steve était assez lourd. Monsieur n’avait pas apprécié d’être remis à sa place par une fille plus jeune que lui sur le plan privé et professionnel. Il faut dire que Tamara et les hommes, c’était une grande histoire d’amour … Elle n’avait jamais trouvé un intérêt quelconque à avoir un homme dans sa vie, probablement à cause du dernier souvenir de son propre père. La brune avait déjà profité de la vie dans les bras d’un mâle le temps d’une nuit, mais cela restait à la marge. Son collègue avait donc très mal pris la chose lorsqu’elle lui avait précisé qu’elle ne se risquerait pas à mélanger sa vie privée et sa vie professionnelle. Son but avait été de refuser assez gentiment. Après tout, elle aurait aussi pu dire que les abrutis imbus d’eux-mêmes ne l'attirait pas.

L’après-midi passa aussi vite que la matinée. Le début de soirée s'annonçait avec une petite pluie digne de la Grande-Bretagne. Six heures passé et toujours pas de manuscrits dignes de ce nom : la brune en avait déjà éliminé un paquet mais ce n’était pas ce qui manquait. Jetant un oeil par au-dessus son bureau, elle constata que les locaux étaient quasiment vides. Rester ici entre ces quatre murs plus longtemps semblait difficiles. Aussi, Tamara prit plusieurs manuscrits dans son grand sac à main et décida de sortir prendre l’air. Elle serait bien mieux installée dans son bar habituel avec un bon verre qu’ici. Sortant le parapluie, elle n’eut que quelques minutes de marche avant de pénétrer l’établissement ciblé. Refermant son parapluie, la salle était encore assez vide. La jeune femme salua le barman et lui demanda un verre de rouge comme à son habitude avant d’aller prendre place à la table tout au fond. La petite banquette lui permettait de déposer son sac à main en toute tranquillité afin de taper dans les manuscrit. Une fois son verre amené, elle glissa un billet au serveur précisant qu’elle payait le deuxième à l’avance avant de se plonger dans un nouvel écrit. Le temps passa et Tamara enchaîna les lectures tandis que le bar se remplissait petit à petit. Cela devait faire bien deux heures que la belle était assise dans son coin à lire lorsqu’elle entendit une voix à côté d’elle lui disant “Bonsoir”. Relevant les yeux du manuscrit, elle observa le nouveau venu :

Bonsoir. Je peux vous aider ?
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William Corey

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Ven 3 Aoû - 10:33

William & Tamara ~ Février 2017


Un léger souffle de vent parvint au vampire endormi, le faisant sortir lentement de sa torpeur. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il constata qu’il s’était endormi dans une drôle de position. Affalé sur un lit, une jambe pendant en dehors, un bras qui pendait mollement dans le vide et une femme nue allongée à demi sur lui dont la poitrine était plantée contre ses côtes et dont le cou présentait encore des traces de morsure. Oui, la soirée avait été amusante. Il se redressa tout en la repoussant pour se dégager. La femme ne broncha pas, endormie et probablement bien affaiblie par le manque de sang dans son corps. Au moins elle était encore en vie. Le but n’était pas de laisser trainer des cadavres partout. Depuis que l’existence des créatures surnaturelles avait été révélée, William se montrait plus méfiant. Par chance, de nombreux humains trop curieux se laissaient mordre volontairement désormais. Le frisson du risque sans doute.

En s’asseyant sur le rebord du lit, il constata que là où s’était trouvée sa main un peu plus tôt était posé un livre. Il se pencha pour le ramasser pour regarder la couverture. « Crimes et Châtiments ». Oh il l’avait déjà lu plusieurs fois, appréciant de voir cette description de l’esprit humain torturé par un meurtre perpétré pour un peu d’argent. L’esprit humain était fascinant. William n’éprouvait plus rien depuis longtemps lorsqu’il tuait. En tout cas certainement pas du remords. Plutôt du plaisir. Il ne risquait donc pas de devenir fou et paranoïaque comme le héros de ce roman. Il reposa le livre au sol et s’habilla avant de quitter les lieux. Il n’avait plus rien à y faire et comme il avait eu confirmation que la nuit était tombée, il pouvait à présent sortir, laissant sa compagne d’une nuit seule.

Dans la rue, il prêta à peine attention aux gens qu’il croisait. Il n’avait pas envie de chasser pour le moment. A vrai dire, ce qui lui avait manqué hier était un bon verre d’alcool. La fille d’hier se contentait de bières bon marché et le palais du vampire réclamait quelque chose d’un meilleur standing. Même si William aimait tous les alcools, il préférait un bon vin ou éventuellement un whiskey. Alors il se rendit à un bar pour y commander un verre de vin rouge, le plus cher. Pas question de boire de la piquette de supermarché. Il comptait d’ailleurs se rendre à nouveau en France et en Italie pour se racheter une nouvelle cargaison de vins dignes de ce nom. Tout en buvant une gorgée, il s’avança dans le bar à la recherche d’un endroit où s’installer. Il aperçut alors une jeune femme en pleine lecture de ce qui ressemblait à un manuscrit. Ou un gros rapport peut-être. Ce qui le fit tiquer fut surtout le verre de vin. Quelqu’un avec enfin un peu de goût ? Il s’approcha donc et s’arrêta juste à la hauteur de la jeune femme qui ne l’avait certainement pas vu.

« Bonsoir. »

Il ne s’étendit pas, voulant déjà avoir une réaction de sa part avant toute autre chose. La jeune femme leva les yeux vers lui pour lui rendre sa salutation tout en l’interrogeant, devant se demander ce qu’il lui voulait. Il prit donc cela pour une invitation et s’installa en face d’elle, posant son propre verre de vin sur la table.

« Peut-être. » répondit-il alors avant de sourire, la fixant « Drôle d’endroit pour lire. Ce n’est pas trop bruyant ? »

William pouvait lire n’importe où, même si quelqu’un hurlait le martyr à côté de lui. Au fil des ans, il avait développé la capacité de focaliser toute son attention sur quelque chose en particulier et pouvait donc occulter tout le reste. Il savait que ses sens lui permettraient de savoir si quelque chose de potentiellement dangereux pourrait lui arriver dessus ou non. Il lisait donc généralement sans tenir compte de ce qui l’entourait. Portant le verre à ses lèvres, il but une légère gorgée avant de le reposer.

« Vin et manuscrit… Quelque chose me dit que vous aimez les bons écrits. Et même… que vous travaillez dedans. »
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Tamara S. Dunne

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Ven 3 Aoû - 15:23

William & Tamara ~ Février 2017

Au moment où elle avait entendu le bonsoir masculin qui s'annonçait à elle, Tamara avait eu peur l'instant d'une seconde qu'il s'agisse de Steve. Ce pot de colle était pire qu'une sangsue. Il ne la lâchait jamais que cela soit pour lui proposer un rencard ou pour passer pour le meilleur au boulot et la mettre plus bas que terre. Mais la voix qui s'était élevée faisait un tantinet plus viril que l'autre gringalet casse-pied. Elle redressa la tête afin de détailler la personne qui venait de l’interpeller.

Le jeune homme qui lui faisait face avait un certain charme, il fallait le reconnaître, ainsi que de l'audace. Il est vrai que le bar commençait à être bien rempli et que les places pour les personnes seules se faisaient rares. S'asseyant en face d'elle, le nouveau venu posa son verre de vin rouge sur la table. La robe de son vin n'était pas tout à fait la même que celui que Tamara buvait, il semblait plus foncé et un peu passé. Il s'agissait potentiellement d'un vin un peu plus vieux. La jeune femme se gardait ce genre de vin pour chez elle. Les bars prenaient des marges exorbitantes sur les boissons. Et puis, en petits vins, ils avaient dans cet établissement tout de même des Bourgogne sympathiques. La remarque de son interlocuteur donna le sourire à l’éditrice. Elle adorait au contraire avoir du bruit, sa concentration n'était que plus exacerbée. La brune devait tellement se concentrer qu'elle plongeait d'autant plus dans l'univers du livre qu'elle était en train de lire.

Je suis d'autant plus attentive à ce que je lis lorsqu'il y a du bruit autour à vrai dire.

Reprenant son verre, la brune but une nouvelle gorgée détaillant un peu l'individu qui lui faisait face. Ce dernier fit une conclusion plutôt simple mais réaliste de la scène qu'il voyait. Peut-être était ce un peu cliché mais Tamara se moquait bien de ce qu'on pouvait penser d'elle. Il y avait des soirs pour profiter et d'autres pour travailler. Aujourd'hui, elle était venue dans le but de travailler. Cependant cet homme qui venait de l'aborder l'intriguait quelques peu. Elle n'était pas la seule à avoir de la place à sa table. Son intérêt était-il donc seulement pour le manuscrit ? Comme s'il avait lu dans ses pensées, ou bien qu'il cherchait à se montrer courtois, le brun répondit à sa question silencieuse en associant le manuscrit au verre de vin rouge. Un sourire un peu plus prononcé se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle se retint de rire. Au vu des indices qu'elle avait sur son interlocuteur, elle ne pourrait pas faire de conclusion aussi facilement sur la vie du brave garçon.

Vous êtes observateur de toute évidence. Effectivement je travaille dans une maison d'édition. Seriez vous un écrivain en quête d'une publication ?

Elle prit juste le temps de prendre une gorgée de plus avant d'ajouter. La brune observa les alentours comme pour guetter si on les écoutait, ajoutant une touche d'humour à ses paroles.

Pour le coup, je ne pense pas. Mais je serais bien incapable de dire ce que vous faites dans la vie avec un simple verre de cru dans les mains.

Ils avaient des yeux clairs et une musculature plutôt impressionnante. A son allure, Tamara aurait pensé qu'il devait être tout juste plus âgé qu'elle ne l'était. Regardant l'heure de son téléphone, la soirée était déjà bien entamée. La pile de manuscrits qu'il lui restait à lire lui prendrait probablement une bonne partie de la nuit. Aussi elle marqua la page où elle en était et rangea son manuscrit pour reporter son attention sur son interlocuteur d'un soir.

Donc dites moi que faites vous dans la vie Monsieur…

Il est vrai qu'il ne s'était pas présenté et elle non plus. Mais étant donné qu'il venait de s'imposer à elle, sans pour autant la déranger plus que ça, elle était en droit de se demander à qui elle pouvait bien avoir à faire. La brune porta de nouveau son verre à ses lèvres. Elle avait plus bu au cours des deux dernières minutes que depuis qu'elle s'était assise là en début de soirée.
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William Corey

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Mar 7 Aoû - 9:15

William & Tamara ~ Février 2017


Même si William n’avait pas spécialement d’idée derrière la tête, il savait qui était sa victime. Ou en tout cas ce qu’elle était. Une simple humaine, rien de surnaturel à sa condition. Une potentielle cible qui lui permettrait de s’abreuver. Bien qu’il appréciait tout particulièrement le vin, ce n’était pas nourrissant. C’était simplement un petit plaisir. Mais il fallait qu’il absorbe quelque chose de plus consistant. Peut-être que cette humaine qui buvait également du vin pourrait lui fournir ce dont il avait besoin. Au moins il savait ainsi ce qu’elle avait ingurgité avant. Mais William aimait prendre son temps alors il lui parlait. Il aurait juste pu la suivre lorsqu’elle aurait quitté les lieux mais il préférait faire connaissance. Une sorte d’amusement. Un petit bonus à son futur repas. Il ne savait pas si la jeune femme lui répondrait mais il savait aussi que les humains étaient facilement malléables, que l’aura vampirique les attirait. Et lorsqu’il vit son sourire, il sut qu’elle allait répliquer. Contrairement à la plupart des gens, elle n’avait pas besoin de silence pour lire et se concentrer, au contraire. William fit une moue amusée et but une gorgée de vin.

« Voilà qui explique pourquoi vous n’êtes pas à la bibliothèque. Et puis il est vrai qu’ils ne doivent pas servir de vins là-bas… C’est dommage. »

Maintenant qu’il était assis face à elle, il avait davantage le temps de l’observer. C’était une belle femme, c’était indéniable, et il était surpris que personne ne se soit installé là avant. Peut-être par peur de la déranger puisqu’elle lisait ? Depuis quand les gens étaient-ils civilisés et respectaient-ils les envies des autres ? Enfin, quelle qu’était la raison, William était satisfait d’avoir cette place. Même s’il raffolait des belles créatures, il préférait qu’elles aient du plomb dans la tête. Il détestait par-dessus tout les femmes stupides, sans matière grise. Les femmes trophée, ce n’était pas pour lui. Il aimait avoir une vraie conversation, s’amuser d’un peu de répartie. Il ne lui restait plus qu’à voir si c’était le cas de celle qui lui faisait face. Néanmoins, il avait déjà supposé qu’elle en avait dans la tête. Les gens attirés par la lecture étaient rarement des idiots. En tout cas, il avait vu juste, même s’il n’avait pas vu aussi loin.

« J’ai bien d’autres talents. » affirma-t-il avec un sourire mystérieux. « Je n’ai jamais eu la prétention d’écrire un ouvrage. Rassurez-vous, je ne vais pas vous ennuyer avec un manuscrit que j’aurais pu écrire. N’est-ce pas pénible de devoir faire le tri entre le bon grain et l’ivraie ? »

Parce qu’il supposait que si elle lisait un manuscrit, c’était qu’elle l’analysait pour savoir s’il serait digne d’être édité. De plus en plus de gens se prenaient pour des auteurs capables de passionner les foules. Au final, bien peu en étaient capables. Et grâce aux gens qui travaillaient dans les maisons d’édition, un filtre permettait de ne garder que le meilleur même si ce n’était pas toujours le cas. Quoi de plus subjectif qu’une lecture ? Comme pour les films, le ressenti était personnel. Certaines trames parleraient à certaines personnes et d’autres non. Tout le monde ne s’extasiait pas devant la même chose. William se demandait d’ailleurs quel genre de personne était la femme sans nom en face de lui. Il aurait pu lui demander son prénom mais il préféra ne pas se présenter pour le moment et donc ne pas s’informer de l’identité de son interlocutrice pour le moment. C’était amusant de conserver l’anonymat. Mais la jeune femme voulait savoir ce qu’il faisait dans la vie après avoir rangé son manuscrit. C’était un signe qu’elle voulait poursuivre la conversation. S’il l’ennuyait, elle aurait probablement repris sa lecture en l’ignorant. William eut un sourire et posa son verre avant de lui tendre ses mains, paumes vers le ciel. On pouvait voir qu’elles étaient façonnées par le travail manuel, marquées par des callosités et durillons à certains endroits qui témoignaient d’un frottement régulier. Même s’il était vampire depuis longtemps et qu’il se régénérait, il s’agissait là de marques qu’il avait déjà dans sa vie humaine. Après tout, il était forgeron depuis ses 13 ans et il n’était mort qu’à 35 ans. Ses mains avaient eu tout le temps pour s’adapter au métier qu’il pratiquait encore à présent.

« Et sans le verre de vin dans les mains, qu’arrivez-vous à deviner ? Epatez-moi… »

C’était aussi une question piège. Même si elle devinerait sans doute qu’il faisait un travail manuel, il était à peu près certain qu’elle ne pourrait pas mettre en avant le fait qu’il était forgeron. Après tout, c’était un métier rare et peu de gens savaient qu’il était encore pratiqué. Mais il voulait savoir jusqu’où pourrait aller son raisonnement alors qu’elle ne savait rien de lui ou presque.

« Peut-être que votre métier a aiguisé votre esprit d’analyse pour que vous puissiez deviner ce que je fais dans la vie… »

Ou peut-être pas. Mais il devinait chez elle une certaine malice. Voyant qu’elle vidait son verre, il jeta un bref coup d’œil vers le bar avant de reposer son attention sur elle.

« Je vous offre un autre verre de vin ? »

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Tamara S. Dunne

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Mer 8 Aoû - 7:54

William & Tamara ~ Février 2017

Tamara était une habituée des lieux. Finir la soirée à point d’heure enfermée dans les locaux de la maison d’édition n’était pas fort plaisant. Elle avait toujours préféré venir ici afin de se divertir en lisant les manuscrits qui lui étaient confiés et en buvant un bon verre de vin. Les différents barmans commençaient à la connaître en terme d’habitude de consommation mais également concernant son comportement envers les hommes. La brune ne se laissait jamais approcher, elle rembarrait tous ceux qui tentaient de l’approcher, peu importait la manière de faire. Mais ce soir, elle avait laissé le nouveau venu s’installer, ce qui était déjà un exploit en soit. Elle aperçut un des barmans regardait étrangement son interlocuteur, surpris par sa réussite. Reportant son attention sur l’homme qui lui faisait face, ce dernier insista à nouveau sur le fait qu’elle buvait du vin. Etait-ce si étrange de son point de vue qu’une femme puisse apprécier du bon vin, du rouge de surcroît ? Portant de nouveau son verre à ses lèvres, la jeune femme se rendit compte qu’elle vidait bien vite son verre dès qu’elle ne lisait pas. Ayant simplement grignotée sur le pouce entre midi et deux, elle avait tout intérêt à ralentir la cadence.

Il est certain que je viens ici principalement pour la carte des vins. Et vous, vous étiez déjà venu ici auparavant ?

La brune se doutait en soit qu’il n’était pas écrivain. Il avait probablement choisi sa table un peu au hasard. Il avait surtout eu de la chance que pour une fois, discuter l’ai plus intéressé que lire. Sa remarque sur le fait de l’ennuyer la surprit quelque peu. Pour sa part, un écrivain l’aurait abordé pour lui demander des conseils que cela ne l’aurait pas forcément dérangé. A vrai dire, ça lui plairait davantage qu’un coureur de jupon tentant de la harponner.

C’est tout l’intérêt de mon métier à vrai dire. Réussir à percevoir les choses de plusieurs points de vue pour ne pas se fier uniquement à son instinct est un exercice plus difficile qu’il n’y parait je pense.

La jeune femme évitait de rester sur sa seule impression. Les goûts et les couleurs étaients très divers et variés. Mais surtout, ils ne se discutaient pas. Chacun était libre d’aimer ou non telle ou telle chose sans avoir spécialement à se justifier. Le beau brun qui lui faisait face reposa lentement son verre avant de tendre ses mains dans sa direction. Tamara n’avait aucune idée du pourquoi il agissait ainsi. Elle ne comprit qu’une fois qu’il tourna ses paumes vers le ciel révélant des mains de travailleur manuel. Ecoutant son interlocuteur, son regard passait de la carrure de l’homme qui lui faisait face à ses grandes mains usées, abîmées par un travail acharné. Les marques qui paraissaient sur les paumes de l’individu, ses callosités et ses cors qui constituaient ses mains, étaient de toute évidence dû à un travail manuel intense, peut-être bien lié à un besoin de force au vu de la dureté qu’elles semblaient avoir. La brune aurait bien touché de ses doigts pour confirmer son idée de départ mais après quelques minutes d’échanges à peine, cela aurait pu paraître des plus étranges. Prenant son verre, sa réflexion travaillait à grande vitesse. Elle termina la dernière gorgée et reposa le verre vide, se demandant ce que le grand gaillard qui lui faisait face pouvait bien faire. Il l’avait complimenté et lui avait proposé de lui offrir un verre que la jeune femme n’avait pas plus réagi que cela. Cependant, le serveur qui passa à côté d’eux en trébuchant la sortie rapidement de ses pensées, renversant par la même occasion un grand café brûlant sur son buste et ses cuisses, un Irish coffee à l’odeur. L’éditrice ne put retenir un petit cri de surprise mais surtout lié au fait qu’elle se faisait presque brûler par le liquide. Le barman était confus tandis qu’elle se leva s’excusant à demi mots auprès de son interlocuteur avant de foncer aux toilettes pour essuyer tout cela. Son pantalon bleu allait probablement être fichu au vu de la tâche. Elle imbiba d’eau cette dernière, espérant que cela attende son retour à son appartement. Retournant dans la salle, elle reprit place à sa table tandis que le serveur vint s’excuser une nouvelle fois lui déposant un verre de rouge offert par la maison.

Désolée pour l’attente.

Ce n’était pas réellement sa faute c’est sûr, mais c’était la moindre des politesses. Regardant un instant l’homme qui lui faisait face, elle lui fit signe qu’elle aimerait toucher

Vous permettez ?

Approchant ses mains de celles de son interlocuteur, la brune fit glisser ses doigts sur toutes les zones rugueuses de ses paumes, comme pour lire au toucher les zones les plus durs, les plus utilisés. Sa peau froide l’a surpris sur le moment mais elle ne s’arrêta pas à ce détail. Les deux mains semblaient travailler autant ou presque. Tamara commença à opter plus pour un travail de menuisier, de charpentier ou encore un travail dans le bâtiment qu’un travail de boucher, boulanger ou autre.

A une autre époque, j’aurais pu dire que vous étiez peut-être mineur ou encore tanneur.

Eloignant ses mains de celles de l’homme qui lui faisait face, elle prit son verre dans ses mains, prenant le temps de réfléchir. A l’époque, les métiers manuels qui abimaient les mains ainsi étaient nombreux. Cependant, tous ses métiers, ces arts, avaient disparu avec le temps laissant les machines prendre le relai dans beaucoup de cas. Elle se rappela qu’étant jeune, elle aimait les livres pour leur côté irréaliste par rapport à sa réalité à elle. Sa mère se plaignait parfois qu’elle ne sortait pas assez souvent. Heureusement qu’elle aimait les chevaux et les monter afin de réconforter sa mère en sortant un peu de la maison.

Hum un maréchal-ferrant pourrait avoir ce genre de mains. Mais je pense pas qu’il n’y ait beaucoup de travail pour un tel métier dans une aussi grande ville. Alors dites-moi, ai-je fait totalement fausse route ou bien me suis-je un peu rapprochée de la vérité ?
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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Jeu 9 Aoû - 15:41

William & Tamara ~ Février 2017


William s’étonna presque de la réponse de la femme qui lui faisait face. Venir ici pour la carte des vins ? Oui, c’était un bar d’un standing un peu plus élevé qu’ailleurs et sa carte des vins n’était pas la pire. Mais si on voulait goûter un bon vin, ce n’était clairement pas là qu’il fallait aller. Le vampire révisa un peu son jugement, se rappelant qu’il parlait là à une humaine. Elle n’avait pas eu une vie aussi remplie que la sienne et ne pouvait pas savoir autant de choses que lui. Même après 400 ans, il savait qu’il était loin de tout savoir. Evidemment il était déjà venu ici mais rarement. Au final, il aimait surtout les bars tenus par ses semblables.

« Quelques fois oui mais je m’attarde rarement. Vous appréciez le bon vin alors ? Avez-vous déjà visité une cave ? C’est un endroit particulier. »

En s’était incrusté de la sorte, William savait qu’il aurait pu déranger son interlocutrice. Mais il savait aussi que les humains étaient facilement influençable rien que par l’aura que dégageaient les vampires. Mais la jeune femme semblait ouverte à la discussion et semblait également apprécier le métier qu’elle exerçait. Il en fallait bien. William aimait les bons ouvrages mais il se serait sans doute ennuyer de devoir faire le tri.

« J’imagine. Ca demande une certaine gymnastique neuronale après tout. Et il était intéressant votre manuscrit ? »

Puisqu’elle s’interrogeait sur ce que William pouvait bien faire dans la vie, il préféra ne rien révéler et la laisser deviner pour voir si sa logique parvenait à percer le mystère. Il la laissa observer ses mains, un indice des plus précieux. Ceux qui travaillaient dans des bureaux toute la journée ne risquaient pas d’avoir de telles mains. Forcément, ses mains n’étaient pas spécialement douces mais plutôt fermes et un peu rugueuses à causes des callosités. Personne ne s’en était jamais réellement plaint. La jeune femme semblait concentrée dans sa tâche car elle ne répondit même pas à sa proposition de prendre un verre de plus. Elle fut bientôt interrompue dans sa démarche par la maladresse d’un serveur qui fit grogner William d’agacement. Celle qui lui faisait face devait être autant surprise que brûlée. Cela rappela à William sa première rencontre avec de l’eau bénite. Désormais il ne la sentait quasiment plus et ce n’était pas plus mal. Elle allait sans doute rentrer chez elle à présent et le vampire maudit alors intérieurement ce serveur maladroit. Sans un mot, elle était partie vers les toilettes, sans doute pour se nettoyer. William reposa son dos contre le dossier et soupira, tapotant sur la  table du bout des doigts. Il réfléchissait à ce qu’il allait pouvoir dire pour la suite des évènements. Proposer de la ramener était une bonne option. La jeune femme refit surface rapidement et il leva les yeux vers elle, un peu surpris de la voir reprendre sa place comme si rien ne s’était passé.

« Vous vous excusez à la place du serveur ? » demanda t-il avec un sourire amusé pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à s’excuser « Pas trop de mal ? »

Après tout, le liquide chaud pouvait réellement brûler. Un peu de Biafine ne serait sans doute pas du luxe. Pourtant, la jeune femme continua leur petit jeu et réclama même de toucher ses mains à présent. William les lui tendit à nouveau et la laissa les toucher au besoin, ne bougeant pas. La chaleur des mains de cette femme faisait un certain contraste par rapport à la froideur qui se dégageait des siennes mais il ne broncha pas. Il aimait la chaleur humaine, la trouvant délicieuse. La jeune femme lança une hypothèse, s’approchant du but. William se contenta de sourire d’un air amusé sans ajouter d’indices. Elle semblait avoir besoin de réfléchir encore et il profita de la liberté de ses mains pour terminer son verre de vin. Enfin, elle lança sa dernière hypothèse, son choix final. Elle n’était pas loin du tout.

« C’est presque ça. » fit-il avant de toucher ses propres mains « Je suis forgeron. Contrairement à ce que l’on pense, ça existe encore. Je fabrique toutes sortes de choses. Des armes mais aussi des éléments pour les bâtiments… Mes mains ne m’en remercient pas. »

Il ne s’était jamais vraiment inquiété de ce qu’il pouvait devenir face à un tel métier. Au fond, il se disait que s’il avait réussi à survivre lorsqu’il était humain, c’était grâce à ce métier qui demandait une bonne endurance. Mais maintenant qu’il était vampire, il était d’autant plus performant, se fatiguant bien moins vite et ayant plus de force.

« Je vous aurais bien offert un autre verre pour fêter ça mais le barman m’a devancé. A défaut, je règlerais votre addition. Peut-être voulez vous rentrer chez vous pour vous changer ? »

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Tamara S. Dunne

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Ven 10 Aoû - 14:48

William & Tamara ~ Février 2017

Il est vrai que la jeune femme avait pris ses habitudes dans cet établissement. Les serveurs étaient sympa, le vin était correct avec un prix correct aussi. Il était difficile de trouver un bon rapport qualité prix à ses yeux aujourd'hui. Et puis, certains grands crus l’auraient bien intéressés mais il faut dire que le prix n'était pas le même et que la brune ne roulait pas sur l'or. Le beau brun lui demanda si elle appréciait le bon vin et si elle avait déjà visité une cave. A vrai dire, Tamara y avait déjà songé mais visiter les lieux sans acheter de bouteilles lui semblait bien malpoli. Et même si elle arrivait à acheter une ou deux bouteilles, elle trouvait cela médiocre par rapport au travail fourni par les viticulteurs.

Je dois reconnaître que j'aimerais beaucoup visiter des caves. Il paraît que c'est tout simplement magique comme endroit pour quelqu'un qui apprécie le bon vin. Mais vous verrez vous visiter sans acheter ? Là est mon problème. J'aime beaucoup le vin mais le prix des bouteilles peut parfois monter rapidement.

Observant son interlocuteur, celui-ci dégageait un charme plutôt rare. Habituellement, un homme se serait assis de la sorte à sa table, elle l'aurait soit envoyé voir ailleurs soit ignoré jusqu'à ce qu'il s'en aille. La surprise des serveurs qui la connaissait était flagrante. Mais pour autant, l'homme qui lui faisait face avait eu de la chance en arrivant pile lors de la mature d'un manuscrit sans grand intérêt malheureusement pour son auteur. Et il fallait dire que sa prestance et son aisance restaient impressionnantes. Cela avait attisé la curiosité de la brune. Étonnamment, il s'intéressa à sa dernière lecture qu'elle venait de ranger pour faire une pause.

Je dois dire que s'il avait été intéressant, nous ne serions pas en train de discuter.

Un sourire aux lèvres, elle ne savait pas s'il allait comprendre qu'elle n'était pas du genre à laisser sa chance à tout le monde et qu'il valait mieux ne pas en abuser. Le fait qu'elle esquive la proposition d'un verre supplémentaire n'était pas volontaire pour autant. Intriguée par le métier du grand brun, elle restait concentrée sur cette tâche. Mais la vie en décida autrement lui renversant un Irish Coffee bien fumant dessus, enfin le barman évidemment. Lorsqu'elle revint après avoir essuyé ce qu'elle pouvait, son interlocuteur se moqua d'elle qui s'excusait alors qu'elle n'avait rien fait. La brune lui adressa un sourire, amusée. Elle prit son nouveau verre pour boire une bonne gorgée.

Il est vrai que cela n'était pas ma faute mais je suis partie un peu précipitamment. Mais ça devrait aller même si j'avoue avoir eu légèrement chaud.

C'était un doux euphémisme évidemment. Tamara se demandait même si elle ne s'était pas réellement brûlée. Ne souhaitant pas se déshabiller dans les toilettes d'un bar, elle n'avait fait que s'essuyer, sa curiosité n'ayant été encore satisfaite. Lorsque la réponse tomba, effectivement elle n'était pas tombée bien loin. Pour autant, elle n'aurait jamais imaginé que le métier de forgeron soit toujours exercé. Métier physiquement épuisant, l'intensité de ses efforts laissait des traces sur l'ensemble de ses mains. Reprenant son verre, elle but une bonne gorgée. Faisant croire que tout allait bien, le verre renversé l'avait tout de même brûlé et ses vêtements étaient devenus collants et poisseux. Son interlocuteur semblait presque mécontent de ne pas avoir pu lui offrir un verre. Devait-elle être flattée ou se méfier devant tant d'insistance ? Peut être était-il tant d'en profiter un peu également. Tamara n'avait de cesse de travailler sans relâche.

Je pense effectivement qu'une douche s'impose.

Terminant son verre, la brune finit par se lever et récupérer son sac plein de manuscrits ainsi que son manteau. Une fois enfilé, elle salua le serveur qui s’excusa de nouveau avant de se diriger vers la sortie où un homme lui barra la route.

Bah alors ma mignonne tu pars déjà ?

Je viens de me prendre un café brûlant alors pas besoin d'en rajouter une couche mon gars.

Ignorant totalement la suite de ses paroles, elle passa outre l'énergumène pour poursuivre sa route. Son ami d'un soir était bien plus agréable que ces brutes. Peut-être aurait-elle dû prolonger la soirée en sa compagnie. S'arrêtant dans sa marche en direction de son appartement. Le lourdaud en rajouta une couche.

Ah je le savais que t’allais changer d'avis poupée.
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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Jeu 16 Aoû - 13:42

William & Tamara ~ Février 2017


La jeune femme était curieuse mais semblait limitée par l’argent que pouvait nécessiter certaines découvertes. William pouvait le comprendre mais de son côté, il avait récolté suffisamment d’argent au cours de sa vie pour vivre sans être inquiété de quoi que ce soit et pour se faire plaisir à chaque instant. Tout l’argent qu’il ne dépensait pas en nourriture et médicaments, il pouvait le dépenser dans ce qu’il désirait. Mais au-delà de ça, il avait aussi de nombreuses relations qui pouvaient lui ouvrir bien des portes s’il le souhaitait. C’était l’avantage de vivre dans un monde d’immortels. Les mortels, eux, avaient une bien courte vie et peu d’occasions de réellement en profiter.

« Il suffit de connaitre quelqu’un… qui connait quelqu’un possédant une cave. Pas de visites pour n’importe qui… Je connais certaines personnes possédant des caves dignes de ce nom. Rien ne vous obligerait à acheter. Juste pour le plaisir de la découverte. »

Encore fallait-il qu’il ait envie de lui ouvrir ces portes mais il était déjà curieux de voir si cela pouvait réellement intéresser la jeune femme ou si elle avait dit ça car elle savait que de toute façon, ce ne serait pas possible pour elle. Maintenant qu’elle savait que ce n’était plus le cas, peut-être verrait-elle les choses sous un autre angle. A défaut, elle avait au moins laissé tomber sa lecture pour se consacrer à leur discussion. Visiblement, le manuscrit qu’elle lisait était moins intéressant que leur conversation, ce qui fit sourire finement William. Bien évidemment, il aurait été vexé que ce soit l’inverse mais il savait que les humains résistaient difficilement aux vampires. Ce n’était donc pas là un combat gagné très valeureux. Mais il s’en satisfaisait malgré tout.

« Alors j’ai de la chance que vous soyez tombée sur un manuscrit de peu d’intérêt… »

Malheureusement, un évènement inattendu coupa court à leur discussion même si la jeune femme revint vers lui par la suite, contre toute attente. Elle affirma effectivement avoir eu chaud. Rien d’étonnant vu ce qu’elle s’était pris. Il lui proposa ainsi de rentrer se nettoyer convenablement et surtout se changer. Lui-même détesterait rester ainsi. Cela l’ennuyait de mettre un terme à leur conversation mais il supposa qu’elle lui proposerait peut-être de l’accompagner. Rien ne les empêchait de poursuivre leur discussion en chemin et peut-être même plus. Toutefois, la jeune femme confirma à peine la chose qu’elle était déjà partie. Pas un au revoir ni rien. Il ne savait même pas son nom au final. Le vampire fit une moue à la fois déçue et vexée en l’observant quitter les lieux. Enfin essayer car un type lui barra la route. Elle s’éloigna cependant, quittant les lieux pour de bon.

Il paya et se leva, quittant à son tour l’établissement. Sa soirée n’était pas si bonne que ça finalement. Mais il remarqua que la jeune femme était arrêtée un peu plus loin, vite rejoint par le pénible de service. Imbibé sûrement. Les humains étaient de vraies loques lorsqu’ils abusaient de l’alcool. William se dirigea vers lui et lui attrapa fermement le poignet au point de lui tordre.

« Laisse la dame tranquille, tu veux ? »

L’homme poussa un couinement de surprise et fusilla William du regard. Le vampire lui rendit son regard, plissant légèrement les yeux en resserrant un peu sa prise. Il aurait pu aisément lui briser le poignet, le tuer d’un claquement de doigts. Mais à quoi bon ? Il ne devait pas se révéler.

« Fiche le camp, mademoiselle est accompagnée. »

Il regarda l’homme s’éloigner puis soupira et se tourna vers sa mystérieuse interlocutrice.

« Tout va bien ? Il ne vous a rien fait ? »

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Jeu 16 Aoû - 21:45

William & Tamara ~ Février 2017

À l'annonce d'une visite potentielle dans de vraies caves, la brune se fit plus discrète, ce qui n'était pas franchement dans ses habitudes. Évidemment, elle serait aux anges si elle pouvait visiter de véritables caves avec le maître des lieux qui pourraient lui raconter un tas de choses sur l'histoire et la fabrication du vin. Il devait y avoir tant à découvrir. Le récit serait probablement appuyé d’un tas d’anecdotes toutes plus friandes les unes que les autres. Elle pourrait en apprendre peut-être plus sur les différentes saveurs et les façons de les distinguer au niveau de son palais. Mais cela n’était pas dans ses moyens et profiter des avantages des autres, même une personne proche, connue de longue date, avait quelque chose de gênant pour la jeune femme. Il est vrai cependant qu’une bonne partie de ce qu’elle gagnait partait dans l’achat de bouteilles de vins. Mais il faut dire qu’en plus de ne pas aimer abuser des autres, elle avait aussi sa fierté et accepter un geste, un service, aussi gros, ne lui convenait pas.

En tout honnêteté, ça serait génial que cela puisse arriver. Je me doute que mes connaissances dans ce domaine sont bien faibles et que je pourrais découvrir tout un tas de choses. Mais d'un autre côté tout travail mérite salaire et je m'en voudrais de profiter des avantages d'autrui. Surtout sans rien donner en retour.

Elle prit note toutefois que le beau brun semblait content d’échanger avec elle grâce à son manuscrit sans grand intérêt. Tamara regrettait de devoir écourter ce moment sympathique uniquement parce que le serveur avait été maladroit. Elle était partie précipitamment également, un peu comme une mauvaise perdante qui n’avait pas pu faire ce qu’elle voulait. La brune était mal à l'aise par rapport à la situation présente, regrettant d’être partie avec un simple signe de la tête comme au revoir. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas profité d'une soirée sympa en bonne compagnie. Après tout, la brune s’était résolue à mettre un terme à cette rencontre alors que rien ne l’y obligeait. Les personnes appréciant les bonnes choses et ayant de la conversation se faisaient de plus en plus rares. Son impulsivité l'avait fait sortir rapidement du bar mais ce léger regret l'avait fait s'arrêter à la sortie afin d'attendre le jeune homme pour s'excuser et lui proposer de marcher un peu. Ses agissements étaient loin d’être habituelle et ce gros lourd qui en rajoutait une couche n’arrangeait rien. Alors qu’il revint à la charge, l’éditrice s’apprêtait à l’envoyer bouler lorsque son camarade d’un soir intercepta l’énergumène. Son intervention, sa façon d’agir était plutôt impressionnante, un peu chevaleresque mais également très appréciable. Elle ? Accompagnée ? A vrai dire, l’homme ivre lâcha l’affaire immédiatement après les paroles et les actes du vampire. La jeune femme adressa un sourire sincère à son sauveur.

Non non c’est bon. Merci beaucoup en tout cas.

Prenant deux secondes pour formuler la chose, Tamara observa ce visage à la fois doux et charmeur.

Je suis navrée d’être partie comme ça. J’avoue que le coup de l’Irish Coffee brûlant je l’avais pas vu venir et ça m’a énervée. Et si on faisait un bout de chemin ensemble ?

William acquiesça et instinctivement, la brune ouvrit la marche en direction de son appartement. Laissant le calme de la nuit les envahir, Tamara ne fit pas attention où elle posait ses pieds. Trébuchant, elle se voyait déjà se vautrer magistralement alors que son voisin l’aida à se rattraper, récupérant quelques griffures sur les avants-bras. La jeune femme se redressa à moitié dans ses bras. Se rendant compte de la proximité qu’elle avait avec cet inconnu fraîchement rencontré et dont elle ne connaissait toujours pas le nom. S’écartant pour libérer le jeune homme de ce qu’elle venait de lui imposer, la brune le regarda.

Décidément ça n’est pas franchement ma soirée. Je suis une fois de plus désolée. Il va falloir que je songe à ne plus avoir besoin de m’excuser.

Reprenant la marche tranquillement, l’éditrice reprit la parole. Ca n’était pas franchement son genre d’agir ainsi, mais pour le coup elle lui devait bien.

Je crois que je vous dois bien un verre avec tout ça. Enfin si ça vous tente évidemment. Après je ne suis pas sûre que les bouteilles que j’aurais à vous proposer vous suffisent.

Le nombre d’hommes qui était venu chez elle jusqu’à présent n’était pas bien élevé. Déjà que la jeune femme côtoyait peu d’hommes. Les rares fois étaient soit pour un coup d’un soir rarement réitéré et la brune faisait en sorte que cela soit chez eux pour être tranquille. Sinon, elle sympathisait généralement avec des mecs qui ne s’intéressaient pas aux femmes, ce qui l’arrangeait bien. Continuant de marcher, Tamara interrogea son interlocuteur.

Qu’étiez-vous venu chercher dans ce bar ce soir ? Moi je recherchais un endroit pour lire mes manuscrits. Je suppose que vous n’étiez pas venu dans le but d’engueuler un ivrogne et de rattraper une jeune femme qui trébuche.
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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Mer 5 Sep - 15:16

Pardon pour le retard ><


William & Tamara ~ Février 2017


La personne qui lui faisait face avait l’air un peu trop honnête. William se demandait d’ailleurs si l’honnêteté avait déjà rapporté quelque chose à quelqu’un. Généralement, c’était ces personnes là qui se retrouvaient être le dindon de la farce. Avait-on déjà vu une personne passer en caisse, signaler que le prix n’était pas le bon et qu’il était plus cher en rayon. Personne n’allait les féliciter et en plus ils allaient payer plus cher que ce qu’on leur demandait. Quel était donc l’intérêt ? Avoir bonne conscience ? William ne s’encombrait plus de ces choses là depuis longtemps. Vivre depuis de longs siècles permettait de relativiser plus facilement. Du coup, même s’il comprenait que la jeune femme ait du mal à accepter son offre car elle n’avait rien à offrir en retour, il trouva que c’était idiot de manquer des opportunités juste parce qu’on ne voulait pas profiter des autres. William se contenta de hausser les épaules.

« Je ne vous force pas, c’est à vous de voir. Après… ce n’est pas réellement un travail. La personne que je connais fait ça par passion et je sais qu’il sera ravi de la partager. Après tout, la vie est trop courte, il faut savoir profiter du peu de plaisirs que la vie peut offrir. »

Des plaisirs, il en avait de toutes sortes mais il n’allait pas lui dire qu’il avait presque cinq cents ans. Au final, les humains étaient assez limités et se mettaient eux-mêmes des bâtons dans les roues ce qui les empêchait de profiter de la vie comme il le fallait. Mais il n’était pas là pour juger et si elle ne le souhaitait pas, il n’insisterait pas. Il trouverait bien autre chose. Le vampire n’était pas du genre à se prendre la tête et il faisait les choses comme elles venaient.

Sauf qu’il n’eut pas tellement le temps de profiter puisque la jeune femme quitta l’établissement dans lequel ils se trouvaient. Le plan du vampire tomba à l’eau mais la fortune l’aida en postant un malotru sur la route de la jeune femme. Bien qu’il n’avait rien du bon samaritain, William apprécia que cet évènement lui permette de se rapprocher à nouveau de la jeune femme. Il n’eut pas beaucoup de peine à faire fuir le sale type et il espérait ne pas le revoir. Vu le regard qu’il lui avait lancé, il était à peu près sûr que ce ne serait pas le cas. Encore un qui méritait de finir en amphore de sang, tout juste bon à le nourrir. Mais s’il pouvait se délecter d’un meilleur nectar, il n’allait pas s’en priver. La jeune femme le  remercia et en profita pour s’excuser de son départ précipité, ce qu’apprécia le vampire. Après tout, il n’avait pas pensé qu’elle partirait si vite et sans un mot de plus. William hocha la tête et se mit à la hauteur de la jeune femme qui les guidait vers son domicile.

« Décidément ce n’est pas votre soirée. Un manuscrit peu intéressant, un irish coffee renversé, une agression… Il est certain que vous serez mieux chez vous. »

Alors qu’ils marchaient tranquillement, la jeune femme trébucha et William tendit instinctivement le bras pour la rattraper. Cela ne se fit pas tout à fait sans heurt puisqu’elle lui griffa le bras mais il n’y prêta pas réellement attention. Après tout, Ashanti faisait parfois bien plus que ça lors de leurs moments à deux. Mais la brunette s’excusa à nouveau. Décidément, ce n’était vraiment pas sa soirée.

« On dirait bien oui… Ce  n’est pas grave, ce n’est pas comme si vous le faisiez exprès. Rien de cassé ou de tordu ? »

Pas qu’il s’en inquiétait réellement mais cela pourrait toujours lui servir. Toutefois, elle semblait marcher normalement, ce qui laissait penser qu’elle allait bien. Cette fois, elle lui proposa de lui offrir un verre pour se faire pardonner de tout ça. William hocha la tête non sans un léger sourire.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, ça m’ira très bien. Alors, avec plaisir pour ce verre… Et puis chez vous, vous devriez être à l’abri de cette malchance qui vous poursuit. »

La jeune femme se fit plus curieuse sur les raisons de sa présence dans le bar. William ne savait pas tellement quoi répondre. Il n’y était pas venu dans un but particulier après tout. Il appréciait de se laisser porter par les évènements. Après tout, il était rare qu’il passe une soirée à ne rien faire ou peu intéressant. S’il s’ennuyait, il partait chasser. Ce soir, il ignorait encore où le destin allait le mener.

« Rien, à vrai dire. J’aime me poser et laisser les choses venir à moi. Même si c’est moi qui suis venu à vous au final. C’est un des plaisirs de la vie : découvrir ce qui va nous arriver sans chercher quelque chose en particulier. La preuve, regardez où cela m’a mené. Je ne m’ennuie pas ! »


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Tamara S. Dunne

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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Sam 15 Sep - 18:30

Don't worry c'était mon tour Razz
William & Tamara ~ Février 2017

Visiter de véritables caves au sein d’un vrai domaine d’exploitation aurait été du pain béni. Mais entre le fait qu’elle n’aimait pas abuser des autres et sa fierté sur le fait d’obtenir ce qu’elle voulait par elle-même, Tamara n’était pas en position d’accepter aussi aisément la proposition de son interlocuteur d’un soir dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Mais après tout, elle ne savait absolument pas où allait la mener cette nouvelle rencontre. Les dernières remarques du jeune homme à ce sujet firent écho dans l’esprit de la brune. Il est vrai qu’elle n’avait qu’une vie et qu’il valait mieux profiter de chaque instant. C’était ce genre de pensées qui l’avait fait s’arrêter si vite en sortant du bar. La compagnie du beau brun était plaisante et il était rare que l’éditrice profite. Evidemment il avait fallu qu’un facteur extérieur s’emmêle et qu’elle soit arrosée d’Irish Coffee brûlant. Alors que le lourdaud en rajouta une couche dès qu’elle s’était arrêtée, le grand costaud refroidit ses ardeurs rapidement, se débarrassant de sa présence gênante d’un claquement de doigts. Son intervention était pour le moins impressionnante.

Espérons que je ne retourne pas tout dans mon propre appartement.

Elle lui adressa un sourire lié à la bêtise qu’elle venait de dire avant de trébucher et de terminer dans les bras de William. Ce dernier ne s’inquiéta pas le moins du monde du mal qu’elle aurait pu lui faire mais lui demanda si elle ne s’était pas faite mal. Sa cheville lui faisait un peu mal mais elle arrivait à compenser sans soucis. Se redressant pour ne pas imposer sa présence physique

Non je ne le fais pas exprès mais de toute évidence vous avez raison, je suis poissarde ce soir. Ca me lance un peu dans la cheville droite mais rien d’insurmontable.

Tamara aurait presque rajouté qu’heureusement leur rencontre n’était pas désastreuse comme le reste des évènements de la soirée. Mais ça n’était pas son genre. La brune n’était pas une aguicheuse ou une dragueuse dans l’âme ni une amie très expressive. De toute manière, les amies ou connaissances qu’elle avait se compter sur les doigts d’une main n’étant pas très avenante au premier abord. Et ses amants, eux, se faisaient plutôt rares. La belle ne prenait le temps qu’une fois de temps en temps, lorsqu’elle croisait quelqu’un ayant un minimum de cervelle. Son attention fut attirée par le léger sourire qui se dessina sur les lèvres de son interlocuteur. Le beau brun accepta sans hésiter de venir boire un verre chez elle. Rares étaient ceux qui étaient venus dans son appartement mais pour le coup.

Son acolyte d’un soir semblait assez mystérieux. Il ne s’exprimait pas beaucoup sur sa personne. Il faut dire que Tamara était mal placée pour se plaindre d’une telle chose, elle qui ne disait rien ou en tout cas pas grand chose sur elle. Il est vrai qu’il était venu la rejoindre à sa table. La brune restait surprise par son propre comportement. Elle était plutôt du genre à passer son tour dans ce genre de situations, à laisser les gens allaient chercher de la compagnie ailleurs. La solitude n’avait jamais été pesante pour l’éditrice, au contraire, elle adorait être seule avec un bon verre et un bon livre ou une couette et un bon film. Le genre humain n’était pas forcément de bonne compagnie, seules de rares exceptions croisaient le chemin de la jeune femme. La façon d’aborder la vie du beau brun était assez tentante. Poursuivant leur marche, l’éditrice ajouta, le sourire aux lèvres :

Je ne sais pas si je dois rire du divertissement que je vous offre ou m’en plaindre. Je pense que je serais plus tentée de rire de ce désastre.

Après tout, cela n’allait pas changer ce qui était arrivé. Il faut dire que les embûches s’étaient accumulées sur son chemin tout au cours de sa soirée : pression par son boss pour obtenir un manuscrit valable, Irish Coffee renversé par le serveur et enfin un lourdaud à la sortie du bar. Au milieu de tout ça, ce charmant inconnu avait décidé de venir la voir subissant encore plus malgré lui les péripéties de la jeune femme. Leurs pas les menèrent rapidement jusqu’en bas d’un petit immeuble à l’ancienne. Tamara louait un petit appartement composé de la pièce principale et d’une chambre au deuxième étage. Ouvrant la marche, elle gravit les escaliers pour se retrouver rapidement devant sa porte d’entrée. Elle sortit ses clés et ouvrit la porte, indiquant au vampire de la suivre. La brune laissa son acolyte entrer dans son appartement et lui indiqua le coin salon, composé d’un canapé et d’un fauteuil qui étaient disposés autour d’une petite table basse, face à la télévision qui prenait la poussière. Son petit nid était plutôt simple, la décoration était blanche et grise foncée, sobre avec une touche de classe.

Allez-y, installez-vous je vais aller chercher à boire.

Se tournant de l’autre côté, Tamara fit vite le tour du bar qui faisait office de séparation entre le coin salon et le coin cuisine pour se saisir d’une bouteille de rouge, d’un tire-bouchon et de deux verres à pied. Jetant un oeil aux vins qu’elle avait à disposition, la brune se laissa tenter par un 1er Cru de Bourgogne et attrapa la bouteille par le goulot. Revenant près du beau brun, elle déposa le tout avant de de retirer son pull à col roulé laissant apparaître un débardeur noir assez passe-partout. Le chauffage était collectif et le gérant de l’immeuble avait tendance à mettre ce dernier un peu fort. Elle déboucha la bouteille et sortit de sous la table basse un stop-goutte, un petit bout de papier plastifié de forme ronde qui, une fois introduit dans le goulot de la bouteille, permettait de verser sans qu’une goutte ne coule tout le long de la bouteille jusqu’à la table. Servant les deux verres, elle en passa un à son invité avant de s’asseoir dans le fauteuil. Elle se pencha pour retirer ses escarpins avant de s’asseoir les jambes pliées sur son fauteuil. La brune prit son verre et le tendit vers William pour trinquer.

Santé ! En espérant que mes malheurs de la journée soient enfin terminés.

La jeune femme porta son verre à ses lèvres pour boire une gorgée de ce doux breuvage. Elle avait laissé son sac avec tous ses manuscrits à l’entrée et n’y pensait plus beaucoup pour le moment. La brune savait pourtant pertinemment qu’elle allait devoir s’y remettre tôt ou tard dans la soirée.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire un si beau et si ancien métier dites-moi. C’est plutôt inhabituel comme choix.

Evidemment l’éditrice ne pouvait comprendre que cela n’était pas si inhabituel comme métier, surtout à l’époque où son interlocuteur l’avait choisi.
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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Lun 24 Sep - 16:00

William & Tamara ~ Février 2017


Lorsqu’une femme tombait sur un homme, ce dernier s’en plaindrait-il ? Pas William. Tout vampire qu’il était, il ne risquait pas de se faire mal en la réceptionnant. Mais comme elle était humaine, elle, risquait de s’être blessée. Les humains étaient si fragiles, si facilement brisables. William ne regrettait pas d’avoir abandonné son humanité pour obtenir les pouvoirs et les avantages qui allaient de pair avec son nouveau statut. La jeune femme jouait de malchance et les éléments semblaient être ligués contre elle. Allait-elle finir la soirée en un seul morceau ? A ce rythme là il n’en était plus sûr. Quelque part, cela lui permettrait peut-être d’arriver à ses fins.

« Evitez de jouer à la loterie ce soir oui, cela vaut mieux. Une fois chez vous vous devriez être tranquille… mais dans le doute, évitez de cuisiner. Avec votre chance actuelle, il ne serait pas impossible que votre appartement prenne feu. »

Même s’il ne lui souhaitait pas, il préférait prévoir. A croire qu’elle s’était faite maudire par une sorcière qu’elle avait contrarié. Cela n’était pas impossible. William préféra mettre ça sur le compte d’une simple malchance. Et au pire des cas, il serait présent pour éviter un énième drame puisqu’elle venait de l’inviter à prendre un verre chez elle. Au moins la jeune femme dont il ignorait toujours le nom ne se formalisait pas de ce qu’il pouvait dire. Après tout, il ne disait rien de méchant, au contraire.

« Vous pouvez aussi être flattée. Les gens intéressants se font rares. »

Surtout chez les humains. Jouer avec eux était des plus amusants. Ils se posaient tant de questions et bien peu de leurs semblables profitaient réellement de leur courte vie. Peut-être que la jeune femme était de ceux-là. Ou peut-être que malgré son air distant, elle s’amusait plus qu’elle ne le montrait réellement. Toutes les éditrices n’étaient pas des femmes pincées ou trop sérieuses après tout. Elle l’invita à pénétrer dans son appartement, plutôt grand pour une femme seule. Au moins elle devait y être à l’aise. Il la soupçonna de regarder assez peu la télévision vu la poussière qui s’y trouvait bien que cela ne voulait rien dire. William s’installa sur le canapé en attendant que son hôte revienne. C’était une décoration simple mais plutôt élégante, à l’image de celle qui vivait en ces lieux. Elle ne tarda d’ailleurs pas à revenir, armée de verres et d’une bouteille de vin. William ne manqua rien du spectacle lorsqu’elle retira son pull. Pourquoi se priver ? C’était un agréable spectacle. Il s’empara du verre qu’elle lui tendit et se pencha pour trinquer avec elle.

« A votre future nouvelle chance… »

On ne savait jamais vraiment de quoi demain était fait. Peut-être que les choses seraient pires au final. Le vampire but une gorgée avant de reposer son verre. Le tenir était une mauvaise idée, cela réchauffait le vin et lui donnait mauvais goût. Et William détestait le mauvais vin. Son hôte le questionna à nouveau sur son métier. Rien de surprenant vu que c’était un métier plutôt rare à présent. Il aurait pu choisir un autre métier depuis le temps mais il conservait une passion pour ces travails manuels qui lui était très utile pour forger des armes.

« C’est vrai, c’est peu commun. Mon père était maréchal ferrant et j’ai appris de lui. En fait, ça s’est transmis de génération en génération et.. il ne m’est jamais venu à l’esprit de faire autre chose. J’aime ça. Et comme il n’y a plus beaucoup de forgerons, je n’ai pas de mal à avoir des clients. Rien ne vaut un travail manuel. Ce qui est fait industriellement et à la chaine n’a rien à voir… Et vous ? Une passion pour la lecture je suppose ? »

Sinon cela devait être une véritable torture. La jeune femme ne ressemblait pas à l’idée que l’on pouvait se faire d’une éditrice mais William savait depuis longtemps qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Il but une nouvelle gorgée avant de lorgner vers la gorge de celle qui lui faisait face, percevant les mouvements imperceptibles de ses veines sous sa peau.


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Tamara S. Dunne

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▲ Vit en Angleterre depuis près de quinze ans
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▲ A une cicatrice au niveau du coude gauche liée à la fracture de son bras à l'âge de 10 ans faite par son père.
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MessageSujet: Re: Reading is like in a dream, far from reality ... Mer 26 Sep - 21:57

William & Tamara ~ Février 2017

Tamara rigola à la remarque de son compagnon d’un soir. Il est vrai qu’il était difficile d’avoir moins de chances qu’elle actuellement. La situation aurait pu faire fuir plus d'une personne mais de toute évidence, le beau brun n'était pas de ceux là. La brune était cependant un peu surprise de sa propre attitude. Finir la soirée avec une personne étrangère n’était pas une chose qu’elle faisait pour la première fois. Mais inviter un inconnu chez elle ne lui ressemblait pas pour autant. Elle fut vite convaincue que cuisiner n’était pas une bonne idée pour ce soir, comme lui recommandait son compagnon d’un soir. Alors qu’elle cherchait une bouteille, elle songea à l’intervention de cet homme musclé auprès de cet idiot imposant uniquement par sa présence désagréable. Alors qu’ils ne se connaissaient pas et qu’ils avaient échangé de simples banalités, ce dernier avait affirmé qu’il l’accompagnait pour faire renoncer le lourdaud. L’éditrice devait-elle y comprendre qu’il attendait quelque chose d’elle ou bien qu’il était tout simplement galant, une espèce en voie de disparition. Ces quelques pensées sortirent bien vite de son esprit pour se recentrer sur la situation actuelle. Elle avait pris une bonne bouteille pour rattraper le début de soirée désastreux. La brune accueillit le compliment de William avec le sourire. De toute évidence, l’intérêt pour l’autre était réciproque. Il faut dire que rencontrer un forgeron, un vrai qui exerçait toujours son métier de nos jours n’était pas donné à tout le monde.

Je dois dire que j’ai tout de même eu la chance de vous croiser dans tous ces malheurs.

La jeune femme écouta le beau brun répondre à sa question sur le choix de son métier. Elle avait assez souvent croisé des gens qui s’étaient orientés, professionnellement parlant, en suivant le chemin de leurs parents. Cela n’avait absolument pas été son cas pour le coup. Pour autant, elle trouvait cela beau qu’un enfant puisse poursuivre l’oeuvre d’un de ses parents, reprendre l’affaire familiale. Mais jamais l’éditrice n’aurait songé reprendre la ferme de son père ou suivre les pas hésitants de sa mère. Elle avait eu un objectif, une envie, et l’avait poussé jusqu’au bout, travaillant sans relâche au cours de ses études pour n’avoir aucun regret. Aujourd’hui, Tamara était plutôt satisfaite de sa vie, elle ne manquait de rien et pouvait se faire plaisir comme elle le souhaitait. Ce n’était pas une vie de rêve mais c’était sa vie et ça lui convenait bien. Tout comme l’homme qui lui faisait face, elle aimait ce qu’elle faisait au quotidien. N’était-ce pas là l’essentiel ? Voyant qu’il lui retournait la question, la brune prit le temps de boire une gorgée appréciable de vin avant de prendre la parole à son tour. Plongeant dans ses souvenirs, elle se rappela pourquoi les livres l’avaient tant attiré, ils l’avaient éloigné de sa réalité et des poings de son père. Son regard se perdit un instant avant de se plonger dans les yeux de son interlocuteur.

J’ai effectivement toujours aimé lire. Cela est dû principalement à cette rêverie, cette évasion que peut procurer un écrivain à son lecteur. Pour autant, aucun de mes parents ne s’est jamais intéressé à cela. Ce n’était pas de grands rêveurs ni de grands passionnés.

Même s’ils ne travaillaient pas dans le même domaine avec son père, il y avait une autre chose qui les différenciaient drastiquement : leur volonté propre. Tamara n’avait jamais lâché l’affaire tout au long de ses études alors que son géniteur avait baissé les bras avec sa ferme se réfugiant dans l’alcool et la violence. Portant à nouveau son verre à ses lèvres, la jeune femme remarqua le regard de William sans vraiment en comprendre la signification. Elle profita tout de même de cette attention pour revenir sur un sujet laissé en suspens.

Aurais-je enfin l’honneur de connaître votre nom ?

Ne le laissant pas répondre immédiatement, elle se leva pour se diriger vers la salle de bain, laissant la porte très légèrement entrouverte pour poursuivre sa conversation avec le beau brun. L’éditrice venait de se rappeler la raison principale qui l’avait poussé à rentrer si vite et à inviter cet homme chez elle.

Excusez-moi, nous étions rentré pour voir si le serveur ne m’avait pas brûlé avec son café. Mais j’espère tout de même avoir une réponse de votre part … Au moins un prénom ...

S’il ne voulait pas la revoir après ce soir, cela ne lui posait pas de problème. Mais il était vrai que ne pas connaître son nom restait désagréable. Observant le haut de son buste, Tamara constata quelques rougeurs, soulevant son haut, elle constata qu’elle en avait également sur l’abdomen. Le serveur l’avait pas raté avec son Irish Coffee brûlant. La brune se passa un peu d’eau fraîche avant de remettre son débardeur en place, attendant toujours une réponse de cet homme mystérieux qu’elle avait ramené chez elle.
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