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''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
Redécouvrez certaines races avec des manières de jeux exclusives qui pourront vous ravir. ''Moon's Spell'' cherche plusieurs
PV's très importants pour le développement du jeu. Personnages construits mais libres en plusieurs points, ils ont tous des
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You're not who you think you are. ft. Abel

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Aslinn Ó Dónaill

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MessageSujet: You're not who you think you are. ft. Abel Mar 14 Nov - 19:51


Aslinn ft. Abel

Hampstead Heath, grand parc ancien de Londres situé dans le quartier d’Hampstead où vivait Aslinn depuis quelques semaines. Depuis son emménagement à Londres, elle avait pris l’habitude de courir dans ce parc, petit coin de paradis, de verdure, e lac, d’étangs, de collines et de bois. Un bout de campagne au nord de Londres, pour oublier la pollution et les voitures. Malgré les apparences, la jeune femme, pas très grande, pas très épaisse, était sportif, déployant toute l’énergie possible pour supporter de longs footings pour défouler sa bête en manque de liberté et de grandes foulées dans les bois. Le compromis, entre la femme et la louve avait été trouvé : vivre près des bois pour courir mais vivre une vie ‘normale’. Comme plusieurs matins par semaine, Aslinn s’était réveillée tôt. Jamais elle n’avait été une grande dormeuse et cela ne s’était pas arrangé avec le temps. Elle avouait donc volontiers qu’elle préférait profité de ses réveils matinaux pour entretenir sa santé. Donc, comme presque tous les matins, elle avait avalé une tasse de jus d’orange, deux barres de céréales, une tasse de café avant de quitter son appartement. Vêtue de baskets, d’un leggings de sport et d’un pull à capuche, la jeune femme était partie en courant, écouteurs dans les oreilles, musique à fond. Elle connaissait maintenant le chemin par cœur, prenant soin de ne pas se faire écraser en traversant les routes qui la conduisaient tout droit à l’immense parc. Aslinn s’y sentait bien, malgré le soleil qui peinait à se lever, malgré la pluie n’avait cessé de tomber toute la nuit. Les rues étaient humides, les flaques nombreuses. Nul doute que les chemins seraient parfois boueux. Mais ça, elle s’en moquait, habituée à vivre sous forme animal, à travers bois et champs. Arrivée dans le parc, elle sentit sa louve gronder de plaisir à la vue de l’herbe, des arbres et des étendues magnifiques. Et c’est donc avec le sourire aux lèvres que la brune accéléra sa course, capuche sur la tête. Ses pieds foulaient le sol à vive allure, évitant parfois les flaques, prenant des sentiers qui grimpaient et que beaucoup n’auraient pas pris en courant. Elle, elle aimait ça. Elle aimait aussi entendre la nature s’éveiller ; sentir l’odeur de la pluie fraîchement tombée sur le sol, humidifiant la terre. Ses sens extrêmement développés lui permettaient d’apprécier l’endroit d’une manière différente, d’une façon que les humains ne pourraient jamais profiter. Ce parc était parfait pour se couper du monde, pour ne faire qu’un avec la nature. Évidemment, jamais elle n’oserait se transformer en louve ici, de peur d’être vue. Mais elle savait se contenter d’apprécier ses courses ici, s’extasiant face à la beauté de la nature changeante, différente jour après jour. L’automne était une saison qu’elle aimait particulièrement, pour ses couleurs, pour son ambiance.

Elle se rappela alors, les jours, les semaines, les mois, passés sous forme animale, refusant d’être femme, refusant d’être fragile. Cible facile pourtant, elle avait fui ennemis et chasseurs, décidée à rester sous cette forme pour ne pas souffrir, pour oublier. Elle se rappela le plaisir de ses pattes foulant les terres humides, de ses crocs plantés dans les fourrures bestiales, du goût du sang coulant sur sa langue et celui des chairs arrachées et dévorées. Elle se rappela le plaisir de boire l’eau des sources qui nettoyait sa gueule salie. Aslinn aimait être louve, elle aimait cette condition animale, parfois plus que sa condition d’humaine.

Quelques rayons de soleil parvinrent à percer à travers les nuages, offrant une nouvelle ambiance aux bois que la demoiselle parcourait. Le bruit des animaux, des gouttes d’eaux glissant des feuilles pour tomber sur le sol, parvenaient à percer à travers la musique qu’elle avait baissé volontairement pour savourer cet instant de communion avec la nature. Aslinn croisa quelques rares sportifs qui, comme elle, semblait apprécier les lieux. À force, certains finissaient par la saluer. L’un d’entre eux l’avait une fois abordé, lui demandant si courir à deux pouvait la tenter. Mais la louve était une solitaire, ne voulant s’embrasser de qui que ce soit, ne voulant retenir sa vitesse pour ne pas briser les rêves de pseudo-dominance d’un mâle en soif supériorité. Courir seule était un plaisir et non, elle n’avait pas peur de tomber sur quelqu’un d’étrange, sur un animal féroce. Car ici, c’était elle l’animal et ses coups de crocs pouvaient s’avérer mortels.

Finalement, sept-heure trente sonna, voilà plus d’une heure déjà qu’elle courait à s’en esquinter les poumons. Son ventre grognant un peu, Aslinn décida de rebrousser chemin pour quitter le parc. Comme toujours, elle avait ses habitudes. Quelques pièces en poche lui permettraient d’acheter un bon smoothie et une pâtisserie chez un artisan extrêmement gentil et doué. Alors elle rentrerait jusqu’à son appartement en marchant, savourant la ville qui se réveillait et qui commençait à s’activer. Malheureusement, certains jours viennent perturber vos habitudes et c’est ce qui arriva à la louve, proche de son point d’arrivée pour se sustenter. Sous ses yeux, un homme à la carrure plutôt impressionnante s’étala au sol, glissant sur une bouche d’égout trop humide. Quelques passants observèrent sans pour autant s’arrêter et tendre la main, certainement intimidés par le colosse qui beuglait un peu, ne parvenant pas à se relevant. Aslinn s’approcha, sentant chez lui un quelque chose d’étrange, se rendant compte en s’approchant qu’elle détectait en lui l’animal, le loup. Un congénère. L’appréhension, celle de rencontrer l’un de sa race, lui noua le ventre quelques instants. Mais sa bonté d’âme la poussa à s’avancer, tendant la main au géant.

- Hey, ça va ? Rien de cassé?

Son regard se posa sur le visage énervé du jeune homme. C’était un jeune loup, elle en était certaine. Bien que quelque chose la tracassait, ne sachant mettre le doigt dessus.

- Si je vous aide, vous arriverez à vous lever ? Je sais, j’ai pas l’air solide comme ça avec ma petite taille mais faut pas se fier aux apparences.

Un sourire, amusé, se glissa sur les lèvres d’une Aslinn toute transpirante mais bienveillante.



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Abel Quinn

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Mar 21 Nov - 17:11




"You're not who you think you are"


Aslinn & Abel








La guerre, les combats, les morts, le sang, les cris, les prisonniers et les tortures, tout cela, Abel l'avait déjà vu et perçu dans d’innombrables films qui avaient fait une partie de son adolescence. Innocemment, bêtement et même un peu trop naïvement, le jeune homme s'était dit que la réalité ne devait pas être si loin de la fiction. Et pourtant, et pourtant, il n'aurait jamais pu autant se tromper. Envoyé en Afghanistan, dans une guerre qui n'était pas la sienne, qui n'était même pas celle de sa nation, il y découvrit l'horreur absolue et inhumaine. Comment pouvait-on faire ça ? Comment pouvait-on être si vil et sans la moindre once d'humanité, ni même d'honneur ? De nombreux amis, bien plus malins et bien plus compétents que lui se firent massacrer devant ses yeux. Par balles, par grenades, voire même parfois par des enfants chargés en explosifs. Il assista même à des séances de tortures, des deux côtés de la table, ce qui ne fit que le briser encore plus. Quand il s'était engagé dans l'armée, l'écossais pensait bien faire, espérant pouvoir aider les siens, sa patrie et son peuple. Défendre son territoire et être envoyé là où on en avait besoin. Mais là-bas … Si l'enfer existait vraiment, c'était à quelque chose comme ça que cela pourrait ressembler. Durant des nuits de terreurs, agitées par des images de morts, de sang et de corps déchiquetés, il en était même arrivé à se demander si cet enfer ne serait pas quelque chose de plus léger que ce lieu. Sa grand-mère, qui l'avait élevé, n'avait jamais été particulièrement pratiquante, estimant que s'il y avait des vampires sur Terre c'était uniquement dû à des guerres célestes qui les dépassaient totalement les pauvres Hommes qu'ils étaient. Cela ne l'empêcha pas de lui apprendre ce qu'il avait à savoir, sans pour autant rentrer dans les détails pointilleux de cette religion. De son côté, Abel, même s'il était loin d'être un fervent croyant, pensait que les commandements étaient une bonne chose, se disant que si tous et toutes respections ces dix choses si simples, le monde se porterait fort bien. Une chose que l'ancien soldat essayait de respectait au quotidien, même si, certains étaient particulièrement compliqués à respecter en temps de guerre.

Ironiquement, ce fut une blessure que l'on pourrait qualifier de grave, qui le sauva de cet enfer. Une rafale dans la jambe, lui bousillant à vie son genoux et certains muscles. Pour le reste de son existence, le jeune homme devrait boiter et aurait de grandes douleurs, l'empêchant d'avoir une vie normale et, par chance, de repartir au front. Un lourd prix à payer pour la tranquillité certes mais … Même si cela le ferait passer pour un lâche, Abel était particulièrement heureux de retrouver sa maison et sa grand-mère. Il avait espéré que toute cette horreur reste derrière lui, malheureusement, cette guerre resta imprégnée en lui d'une bien horrible façon. Rares étaient les nuits qui n'étaient pas tourmentées par des images terrifiantes. Rares étaient les journées où il ne faisait pas de crises d'angoisses au moindre bruit sourd, ou proche de ce qu'il avait pu entendre là-bas. La paranoïa l'étreignait parfois lorsqu'il voyait des gamins courir vers lui, un objet à la main. Il lui arrivait même parfois de ne plus pouvoir respirer sans la moindre raison, pris de panique en voyant une ombre arrivant dans son dos, ou un reflet à une fenêtre, lui faisant croire à un sniper. Non, l'Afghanistan ne le quitta jamais réellement et, ne le quitterait jamais réellement.

Ce matin-là, comme d’innombrables avant celui-ci, le rescapé se réveilla en sursaut, paniqué et en nage. Il avait revécu le massacre d'une des unités dans lequel il avait servi. Ils ne furent que deux à s'en réchapper et ce, uniquement grâce à un miracle. Aujourd'hui encore, l'homme ignore comment il a pu survivre à pareille embuscade. C'était comme si … Comme s'il était passé à travers les balles et les explosions, tandis que ses confrères n'eurent guère cette chance. Affolé et le souffle court, l'homme se déplaça difficilement jusqu'à sa salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage, espérant se calmer. La chose ne marchant guère, il passa sous la douche froide pour finalement décider de sortir faire un tour, espérant pouvoir se changer les idées. La brume londonienne lui faisait toujours le plus grand bien, lui rappelant forcément sa ville natale, tandis que le froid des lieux l'éloignait de la chaleur de son enfer personnel, ne l'aidant que de mieux en mieux à retrouver ses pensées et son calme.

Malgré la douleur présente dans sa jambe, Abel continua à marcher un long moment. S'il y avait bien une chose que l'armée lui avait apprise c'était d'endurer la souffrance, la douleur et de continuer à marcher, encore et encore, sans jamais s'arrêter. Force était de constater que, marcher était l'une des rares thérapies qui arrivaient à le calmer. Ça et, discuter avec Damaris, étrangement. La jeune et jolie rouquine avait un effet particulièrement apaisant sur lui, quelque chose qu'il n'avait jamais connu avec grand monde. Même sa grand-mère n'avait pas un tel impact sur lui, c'était prodigieux, tout simplement. Grâce à elle, il avait réussi à avancer petit à petit. Ce n'était pas à cause de son joli minois non. Après tout, il avait pu discuter avec de nombreuses infirmières particulièrement belles durent sa convalescence et, cela n'avait pas fait grand chose. Non, la jeune femme savait trouver les mots et faire avancer, tout simplement.

Alors, n'ayant pas de Damaris sous le coude pour le moment, Abel se contenta de marcher, encore et encore, jusqu'à ce que les rues commencent à devenir vivante et que sa paranoïa commence à faire effet. Celle-ci occupa tellement bien son esprit que l'éclopé ne fit guère attention à cette plaque d’égout humide et particulièrement glissante qui l'envoya valser. En plus de se cogner le crâne contre le bitume, le genoux blessé fit de bien mauvais mouvements durant le vol plané et, la douleur fut particulièrement intense. Une voix qui n'était pas la sienne se fit entendre dans sa tête, un rire moqueur accompagné de quelques remarques peu agréables sur son incompétences. Voix qui arrivait depuis un petit moment déjà. Peur de passer pour un fou, Abel n'en avait jamais parlé à personne mais, celle-ci semblait se manifester de plus en plus ces derniers temps. Tentant de se relever en se frottant la tête, il dut bien vite arriver à une conclusion peu réjouissante ; son genoux n'était guère de ce point de vue. Alors, forçant la chose en pestant contre tout et n'importe quoi, tandis que de vieilles images commencèrent à refaire surface dans son esprit, de cette attaque où sa carrière militaire s'arrêta pour lui, il rechuta à nouveau, se faisant encore plus mal. Certain de rester là un bon moment, une petite main accompagnée d'une douce voix le firent sursauter. Les mots se voulaient rassurants et bienveillants mais … Dans cette tourmente, tout le monde semblait être un ennemi et pourtant, un si joli visage accompagné d'un sourire si bienveillant et chaleureux, cela suffit pour lui faire baisser la garde. Face à une belle femme il devenait un homme bien faible. Face à cette intervention divine, une nouvelle fois, la voix dans sa tête se manifesta et, pour la première fois, l'hôte, comme l'intrus étaient d'accord sur la chose ; cette inconnue était particulièrement belle.

La regardant avec un grand sourire particulièrement idiot et un air presque incompris Abel resta là un petit moment, sans dire un seul mot, se contentant de la fixer dans ses jolis yeux particulièrement expressifs, où il se perdit un bref moment, avant de prononcer quelques mots au moins aussi idiots que son sourire. « Vous … Êtes un ange ? Ma grand-mère m'a toujours dit qu'ils existaient, je ne la croyais pas. Oh … Faut toujours croire mamie, toujours ! » Finissant ses mots en agitant son index en guise d'un semblant de menace à son encontre, il ne se rendit pas forcément compte de la portée de ses mots. Pour lui qui était de ceux que l'on pourrait facilement qualifier de simple d'esprit, la chose était simple. Un si doux visage volant à sa rescousse, éclairée par le soleil dans son dos, lui donnant un semblant de halo de lumière, cela ne pouvait désigner qu'une seule chose. Un être céleste, tout simplement. Sans doutes que le coup à la tête pouvait aider un peu dans ses fabulations. Pourtant, d'un point de vue extérieur, comme le mien par exemple, il ne pourrait passer que pour un gros beauf à tenter de draguer une charmante demoiselle volant à sa rescousse. Et puis, après un nouveau silence gênant pour le commun des mortels, le blessé attrapa la main de l'inconnue pour reprendre la parole avec le même sourire idiot. « Oooh, je pense pas que j'suis cassé. J'ai une vieille blessure à la jambe … Plusieurs blessures en fait, m'dame. Le genoux a pas mal morflé et … J'crois bien qu'en tombant comme un gros caca comme ça, ça lui a pas fait du bien je … J'veux bien d'votre aide oui. J'vous fait confiance dans votre solidité. Allez ! » Attrapant fermement cette main offerte, le soldat poussa avec force sur sa seule jambe valide en s'aidant de la petite dame pour se relever difficilement et, se rendre compte qu'il ne pourrait guère marcher sur ses deux pieds, ce qui le fit soupirer, tandis qu'un nouveau rire se fit entendre dans sa tête, le forçant à se taper le front pour calmer cette voix. S'adossant au mur non lui de lui, il fit de nouveaux tests afin de voir si son genoux tiendrait et, la réponse était toujours la même. « Ahh … Impossible de marcher, foutu genoux. Vous êtes vraiment une gentille dame, merci beaucoup, vraiment. J'avais l'air d'un abruti comme ça par terre, heureusement vous êtes intervenue m'dame l'ange. J'vous aurais bien proposé un café ou quelque chose pour vous remercier mais … Ça ferait de moi un gros lourd profitant de la situation, ou quelque chose comme ça. » Riant sans la moindre gêne à sa remarque, il dut vite s'arrêter avec une douleur prenante de sa jambe, qui le ramenait à la réalité. « Par contre je … Je suis désolé, je vais vous demander encore un petit quelque chose je … Est-ce que ça vous dérangerait d’appeler un taxi pour moi s'il vous plaît ? Comme un abruti, je n'ai pas pris mon téléphone et, j'suis pas en état de rentrer chez moi là. Je suis vraiment idiot, désolé m'dame. » Il tenta un petit sourire idiot, tel un enfant qui avait oublié ses affaires.

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Sam 25 Nov - 8:56


Aslinn ft. Abel

Il y avait un truc chez ce type, que la louve ne parvenait à comprendre. Quelque chose qui la tracassait. Il était un loup, c’était indéniable. Les loups se reconnaissaient entre eux. Par l’odeur. Par l’instinct. Par leurs ‘bêtes’ qui parvenaient à se reconnaître. C’était ainsi. C’était magique. Tout comme ils parvenaient à reconnaître les Vampires à leur odeur particulière. Les Sorcières étaient plus difficiles à découvrir, leur magie étant plus discrète et leur odeur n’ayant rien de spéciale. Mais les loups… Ah ça, oui, elle savait les reconnaître. Et celui-là, devant elle, avait eu du mal à tenir sur ses deux pattes. Il est vrai que les Loups avaient une agilité toute particulière. Mais cela ne les empêchait pas de se ramasser à terre comme le commun des mortels. Main tendue vers le loup, Aslinn patientait, constatant qu’il semblait avoir un peu de mal à se remettre. Et, lorsqu’il prit la parole, elle se demanda s’il n’avait finalement pas pris un gros coup sur la tête durant sa chute. Elle, un Ange ? Vraiment ? Cela la fit sourire, amusée, si disant qu’il devait plutôt tenter de la draguer ou quelque chose comme ça.

- Allez savoir, je suis peut-être votre ange gardien ! Dit-elle amusée, la main toujours tendue.

Bon, elle devait l’avouer, il semblait un peu bizarre mais pas bien méchant. Mais bon, les dragueurs un peu maladroits ou lourd, elle avait l’habitude. Non pas qu’elle se trouvait superbe, mais elle savait qu’elle pouvait plaire aux hommes comme aux femmes, et cela ne la dérangeait pas, ayant elle aussi besoin de satisfaire ses besoins et pulsions. Mais là, il n’en était pas question, voulant simplement aider ce malheureux tombé à terre. Poli, l’appelant ‘m’dame’, le jeune homme lui expliqua qu’une ancienne blessure au genou lui faisait mal et que cette chute n’avait clairement rien arrangé à sa situation. Enfin, il attrapa la main tendue. Et s’il souffrait, Aslinn n’eut malgré tout pas énormément de mal à le relever. Certes, il était lourd, mais elle était forte. Il semblait pourtant évident que la blessure était réellement et handicapante, étonnant pour un loup… Et cela intrigua un peu plus l’Alpha. Ce qui l’intrigua un peu plus, était le comportement de ce jeune homme. Était-il fou ? Après tout, même chez les loups cela était possible. Rien n’empêchait un gène de déconner et de rendre fou. Mais en général, dans les meutes, ces jeunes loups là étaient rapidement tués, pour ne pas causer de tort à la meute. Elle n’avait jamais aimé ce genre de pratique et, au sein de son ancienne meute, Aslinn avait tout fait pour préserver ceux qui étaient différents, acceptant de laisser une chance à chacun.

L’inconnu blessé reprit la parole, faisant sourire Aslinn. Oh, il n’était pas bien méchant, ça se voyait. Elle aurait peut-être même pu le qualifier de bon gars. Un bon gars un peu spécial, un peu gauche, mais qui souffrait et qui n’avait pas de téléphone sur lui. Il demanda donc à Aslinn s’il pouvait lui appeler un taxi pour pouvoir rentrer chez lui. Il était clair qu’il n’avait absolument pas la possibilité de rentrer chez lui dans cet état, son genou étant bien trop douloureux.

- C’est rien, ça arrive à tout l’monde d’oublier son téléphone. Faut pas vous traiter d’idiot pour si peu. La belle adressa un sourire amical au loup, dégainant son téléphone après avoir vérifié qu’aucun taxi n’était dans les parages.

Un petit tour sur Google et la belle trouva un numéro qu’elle appela.

- Bonjour ! Il me faudra un taxi au niveau du… La belle se retourna, cherchant un numéro d’immeuble, au niveau du 11 South End Road sur Hampstead (…) Oui, deux personnes s’il vous plait (…) 10 minutes ? Okay ça marche. Au nom de Ó Dónaill … Merci !

Et elle raccrocha.

- Bon, vous ne bougez pas de là d’accord, je reviens !

Et Aslinn s’éclipsa quelques instants, rejoignant sa boulangerie préférée. Comme à son habitude, le boulanger la salua avec un grand sourire. La jeune femme commanda deux muffins au cœur fondant de chocolat et deux smoothies. Lorsqu’elle revint, quelques minutes plus tard, le jeune homme n’avait pas bougé. De toute manière, il n’aurait pas pu aller bien loin dans son état. Ouvrant son petit sac en papier, elle montra ses achats au Loup.

- De quoi se retaper, ça ne pourra pas faire de mal… Ouais, parce que je n’vais pas vous laisser seul. Faut soigner ce genou, même si normalement ça ne devrait pas être trop dur… Au fait, moi c’est Aslinn et vous ?

Sous-entendu que le loup était censé soigner ça. C’était d’ailleurs vraiment étrange qu’il souffre d’anciennes blessures. Pourquoi son loup n’avait-il pas soigné ça ? Ce devait être vraiment grave… Mais c’était bien trop tôt pour le dire. Le taxi, quant à lui, arriva et s’arrêta juste devant eux.

- Allez cow-boy, en route !

Le chauffeur de taxi sortit de la voiture et fit le tour pour rejoindre le couple un peu étrange et boiteux. Aslinn le salua et aida Abel à grimper à l’arrière, ayant mal pour lui en le voyant grimacer. Il morflait vraiment le pauvre.

- On va où ? Demanda le chauffeur, jetant un regard dans le rétroviseur.


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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Mer 6 Déc - 2:01




"You're not who you think you are"


Aslinn & Abel








Parler d'ange n'était pas une chose particulièrement courante pour Abel, même si, il faut bien l'avouer, il avait tendance à en voir un peu de partout. Sa grand-mère l'ayant nourri d'histoires en tout genre tout au long de sa vie, sur d’innombrables créatures peuplant notre monde, notre ami avait une certaine tendance à voir des signes de leur présences avec facilité. Les anges étaient de ceux qu'il pensait voir avec le plus de facilité. Une personne bienveillante, particulièrement bien attentionné, avec un joli physique et/ou un sourire que l'on pourrait qualifier de divin ou, en cédant à la facilité, d'angélique. Force était de constater que cette inconnue semblait rentrer dans chacune de ses conditions. Très belle, avec un très joli sourire, à cœur d'aider cet idiot tombé au sol que personne ne semblait vouloir voir. Alors oui, elle ne pouvait qu'être un ange, il était tant certain qu'il lui avoua et, la chose sembla la faire rire. Se moquait-elle de lui ? Il y avait de grandes chances après tout. Cela pouvait certainement passer pour une tentative de drague particulièrement mauvaise et surtout des plus démodées. Mais bon, après tout, quand est-ce qu'Abel n'avait pas fait un truc de travers ou maladroitement ? A cette question, il aurait pu y réfléchir des jours, sans être certain de trouver une quelconque réponse. C'est donc en riant que la demoiselle rebondit sur les mots de l'éclopé, lui disant que, qui sait ? Peut-être était-elle son ange gardien après tout ? L'idée plut beaucoup à l'écossais qui se mit à sourire tout doucement en rattrapant finalement cette main tendue « J'suppose qu'on rêve tous d'avoir un tel ange gardien. Z'avez un très joli sourire d'ailleurs m'dame, ça doit pas mal aider quand on est un ange j'dirais. » C'est avec un grand sourire ahuri que l'éclopé se fit redresser par la jeune femme qui devait bien faire quarante kilos de moins que lui et peut-être trente centimètres de moins, au bas-mot. Le tout sans forcer d'ailleurs, c'était … Impressionnant et, mine de rien, cela confirmait un peu plus sa théorie sur sa nature angélique. « Waw, vous avez une sacré force, j'fais bien 90 kilos, pas grand monde aurait été capable de faire ça et vous … Vous faites ça si facilement … C'est … Waw … Z'êtes vraiment un ange en fait. » Un petit rire idiot s'échappa de ses lèvres alors qu'il tentait désespérément de trouver un équilibre sur une jambe, le tout en s'appuyant sur le mur dans son dos, pour finalement se rendre compte d'une chose. Il était un de ces dragueurs lourds qui poussaient les féministes à hurler dans la rue. Alors, pour qu'on ne le prenne pas pour ce qu'il n'était pas, le trentenaire tenta de s'expliquer. Je dis bien tenter. « Oh .. Je suis désolé, j'me rend compte que tout c'que j'dis depuis tout à l'heure ça peut passer pour de la drague trèès lourde. C'est … Pas l'intention. Désolé. J'veux dire, vous êtes toute gentille à vouloir m'aider et tout, c'est pas bien d'essayer d'profiter d'la situation pour glisser des mots ou j'sais pas quoi. » Regardant honteusement le sol avec une moue déçue, son visage remonta rapidement et brusquement en direction de la belle, une mine paniquée pour reprendre la parole. « Attention hein ! J'dis pas que vous êtes pas bien ! Z'êtes vraiment très jolie et tout ! Z'avez même l'air toute gentille toute adorable avec vot'joli sourire hein ! Juste que … Oh … J'vais arrêter d'parler je crois … J'suis désolé m'dame, vous êtes tombé sur un boulet. J'm'enfonce facilement et … J'parle beaucoup, désolé. » Riant bêtement, Abel finit par s'adosser contre le mur et soupirer un long moment, préférant ne plus trop parler pendant quelques instants, pour au moins donner un peu de repos aux oreilles de sa bienfaitrice.

Bien vite vint le sujet du téléphone oublié et, en bon ange gardien, la brunette tenta de rassurer son interlocuteur sur le fait qu'il n'était peut-être pas tant idiot que ça. Du moins, pour cet oubli, que cela pouvait arriver à tout le monde. Puis, avec son habituel sourire, la demoiselle dégaina son téléphone pour appeler un taxi, offrant ainsi son nom aux oreilles de l'éclopé. A peine eut-elle terminée son coup de fil qu'elle somma à son compagnon d'infortune de rester là un petit moment, promettant de revenir. Alors lui, en bon petit soldat resta là, contre ce mur, une jambe en l'air, attendant sagement, ne doutant pas un seul instant que le petit ange reviendrait bien vite, quoi qu'elle ait à faire. Après tout, il l'avait sûrement dérangée dans ses activités, de fait, il n'avait pas son mot à dire sur ce qu'elle pouvait bien faire. Il ne fallut qu'une poignée de minutes à l'irlandaise présumée pour revenir, un petit sac en papier à la main qu'elle ouvrit bien vite pour tendre un muffin et un smoothie au blessé qui les regarda avec des étoiles dans les yeux, heureux comme personne. Elle se présenta alors, sous le nom Aslinn, précisant que c'était pour le requinquer et qu'une telle blessure finirait bien par se guérir. Sur ses présentations, Abel finit par tendre une main chaleureuse pour se présenter à son tour. « Enchanté Aslinn, j'suis heureux d'avoir fait ta connaissance... Enfin, votre, ta … Je … C'est bien le tutoiement aussi je pense, non ? Moi c'est Abel et … Je suis très curieux, désolé mais … Irlandaise du coup ? J'adore ce pays, j'aimerais vraiment beaucoup le visiter, j'ai vu pas mal de photos et c'est … Tellement beau. » Soupirant un long moment il croqua goulûment son muffin avant de soupirer d'extase et reprendre tout doucement, la bouche encore à moitié pleine. « Merci, vraiment … Z'êtes vraiment un ange, y'a pas à dire. Vous m'aidez et tout et m'achetez même à bouffer. Y'en a pas beaucoup des gens aussi gentil qu'vous ! Et … Vous savez, ma jambe, les toubib m'ont dit que ça s'arrangerait jamais vraiment. Même qu'avec l'âge ça va empirer. » A nouveau un long soupir, bien plus triste cette fois. « Enfin, j'ai fait ça en Afghanistan, déjà j'y ai survécu, c'est un miracle en soit v'savez. Mais mon g'nou bah … Voilà. Au final, j'ai quand même eu d'la chance j'dirais. » C'est sur un grand sourire chaleureux que l'éclopé ponctua ses mots cette fois-ci, heureux d'avoir pu revenir au pays. Malgré la douleur, malgré les cauchemars, malgré les crises d'angoisses … Pouvoir revoir sa grand-mère, ça n'avait pas de prix.

Le taxi arriva bien rapidement et, Aslinn, toujours angélique aida le colosse à rentrer dans la voiture entre deux grimaces et gémissements, mais il termina tout de même bien vite sur la banquette arrière avant de donner l'adresse au chauffeur. Il n'habitait pas très loin du lieu de sa chute, malheureusement, marcher jusqu'à chez lui lui semblait tout bonnement impossible. Ainsi, le trajet fut particulièrement rapide et, après avoir donné de quoi payer le chauffeur, en plus d'un pourboire il s'extrayait avec difficulté de la voiture pour se traîner jusqu'à la porte de chez lui qu'il ouvrit avec son trousseau de clés. Faisant quelques pas, notre ami ouvrit la porte d'un placard mural pour en tirer son fauteuil roulant qu'il déplia rapidement et enfin s'y jeter dans un grand soupir d'extase. Sa jambe bloquée horizontalement, ce qui maintenait son genoux dans la meilleure des positions, notre homme se sentait revivre. « Mamie ? J'suis rentré, on a une invitée ! T'es là ? » Attendant patiemment une récompense qui n'arriva jamais, il finit par se retourner vers la belle pour l'inviter à rentrer « Bon … Elle doit être au marché, elle adore ça mamie ! Allez, viens, entre ! J'dois bien pouvoir te remercier comme il se doit. Je … Sais pas trop, un café ? Un chocolat chaud ? Ou peut-être quelque chose de plus fort … Une bière ? Un peu de whisky ? J'dois avoir d'quoi grignoter aussi je ... » Faisant avancer son fauteuil jusqu'à la cuisine à invitant son ange gardien à faire de même, l'hôte farfouilla dans les placards à sa portée pour trouver du Nutella, des céréales ou même des biscuits qu'il montra fièrement. « J'dois avoir ça, sinon on a des fruits sur la table là. En tout cas, faites comme chez vous, moi, en attendant ... » D'un placard il tira une bouteille d'un de ses whisky préférés, fabriqué non loin de là où il avait grandi ainsi que de deux verres, qu'il vint poser sur la table pour se servir un grand verre et le descendre cul sec, le tout suivi de ce soupir particulièrement reconnaissable avant de se servir un nouveau verre et proposer à son invité de remplir le sien.

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Ven 15 Déc - 20:57


Aslinn ft. Abel

Le loup, c’était lui aussi présenté, avant que le taxi arrive. Il avait noté son origine irlandaise et s’emmêlait entre les tu et les vous. Il était vraiment perturbé, mais pourquoi ? Était-il souvent comme ça ? Avait-il pris un coup sur la tête ? Boh, difficile à dire. Mais Aslinn ne pouvait en faire trop. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment pour parler de certaines choses. En tout cas, il l’intriguait. Pas parce qu’il était un peu bizarre, mais parce qu’il y avait quelque chose avec son Loup qui la tracassait. Quelque chose qu’elle allait devoir éclaircir. Et puis bon, il arrivait à la toucher avec ces remerciements permanents. Non, elle n’était pas un ange, loin de là. Mais elle savait aider les siens, ceux chez qui elle sentait qu’elle pouvait agir. - C’est normal d’aider les siens, qu’elle avait rapidement répondu quand le taxi était arrivé. Les voilà finalement à bord du véhicule. Abel donna son adresse au chauffeur et de ce qu’elle savait, l’adresse n’était pas bien loin de leur emplacement. Mais dans cet état, avec cette douleur qui le faisait grimacer, nul doute qu’il n’aurait pu y aller à pied. Le taxi était donc la meilleure des solutions et ça ne dérangeait absolument pas Aslinn. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent. Après avoir payé, Aslinn et Abel quittèrent le véhicule. La Louve veilla à ce que son congénère ne tombe pas une nouvelle fois, restant derrière lui, sur ses gardes. Elle observa sa démarche, compatissante à la douleur. Le sac de papier à la main, elle le suivit dans la maison. Elle fut un peu mal à l’aise en voyant le chaise roulant. Non, les handicapés ne la dérangeaient pas. Ce n’était pas le fauteuil en lui-même qui la dérangeait. C’était de voir cette douleur, cette blessure qui ne semblait vraiment pas être récente et qui était là malgré tout. Pourquoi ? Pourquoi cette blessure persistait alors qu’il était un loup ?

Debout, silencieuse, Aslinn ne parvint à retenir un sourire lorsque Abel appela sa grand-mère. Mais la mamie n’arriva pas et cela semblait décevoir le jeune homme. Il avait l’air très attaché à elle et c’était touchant. Cela lui fit un pincement au cœur à la Louve… La solitude était parfois pesante. La famille lui manquait. Mais elle n’avait plus rien. Plus personne. Il n’y avait plus qu'elle. Elle et Yuma. Même si entre eux les choses étaient un peu différentes et compliquées. Mais elle ne laissa rien paraître.

- Oh bah j’ai deux smoothies et deux muffins, ne l’oublie pas, dit-elle en secouant le sac en papier, suivant Abel sagement. Et puis l’alcool j’évite à cette heure là. Ce n’était en rien un reproche. Chacun faisait ce qu’il voulait.

Tranquillement, Aslinn suivit Abel jusqu’à la cuisine, jetant un coup d’oeil rapide à la décoration. Elle s’installa sur une chaise qu’elle tira doucement, évitant de la faire grincer sur le sol. Un sourire se glissa sur ses lèvres alors qu’Abel fouillait ses placards à la recherche de nourriture. Silencieuse, elle l’observa se servir du whisky, vidant son verre d’une traite. Faisait-il ça souvent ? À cette heure là ? L’alcool aidait pour soulager la douleur. Elle le savait. Elle aussi s’en était servie parfois, en attendant que son Loup réparer les dégâts et que les douleurs soient atténuées. Elle refusa cependant le verre d’alcool, préférant donc sortir les smoothies et les muffins du sac en papier. Ses yeux se firent plus ronds, pupilles dilatées face au chocolat. Aslinn aimait deux choses dans la vie ; la viande très saignant et le chocolat. Deux mets qu’elle pouvait déguster à volonté, à s’en faire exploser la panse, sans scrupules et sans dégoûts.

- Comme dis, je préfère ne pas boire à cette heure-là. Pis, j’ai couru pas mal de kilomètres, ça serait bête de les gâcher avec de l’alcool… Par contre le chocolat, ça c’est pas mauvais, dit-elle en souriant, décrochant un morceau de muffin qu’elle vint fourrer dans sa bouche. Bon et sinon, dis moi, cette blessure, comment ça se fait qu’elle ne guérit pas ? J’veux dire … ta carrure, ta condition, ça devrait t’aider à guérir normalement !

Par ‘condition’, elle parlait évidemment de son Loup qui aurait dû le soigner. Souvent, elle avait été blessée. Son corps avait gardé quelques cicatrices visibles, mais rien de bien méchant. Les os s’étaient toujours ressoudés, les organes s’étaient toujours réparés. Alors pourquoi lui n’y parvenait pas ? Quelque chose dans son esprit lui disait qu’il n’était pas un loup comme les autres. De vagues souvenirs se rappelèrent à elle, ceux d’un loup rencontré, un loup qui avait été réincarné. Une âme de loup dans un corps humain. Et si c’était ça ? Peut-être. Difficile à savoir à vrai dire. Si ça se trouve Abel était fraîchement mordu et ne savait pas encore à quoi s’attendre. Mais il était clairement un Loup. Le flair d’Aslinn ne la trompait jamais à ce sujet. Et pourtant, à cet instant précis, elle doutait. En attendant d’en savoir plus, elle l’écouta parler, lui raconter l’histoire de sa blessure, de la guerre. Elle écouta attentivement, hochant la tête, buvant son smoothie, mangeant son muffin.

- Whoua … j’suis désolée pour tout ça. J’ai beaucoup de respect pour les militaires… et je comprends que ça doit te faire énormément souffrir.

Elle aurait aimé lui dire, à cet instant, que ce n’était pas normal. Elle aurait aimé lui demander directement pourquoi son Loup ne l’aidait pas à guérir. Mais elle se retenait. Hésitante.

- Et tu n’as jamais rien trouvé qui pourrait te soulager ? En dehors de la bouteille évidemment. Attention hein, je ne juge pas, loin de là. Après quelques os brisés ou grosses galères, j’ai aussi parfois pris la bouteille comme compagne pendant quelques jours, en attendant que mon corps guérisse tout seul.

Des pistes. Voilà, elle lui donnait des pistes. Peut-être qu’il comprendrait. Peut-être pas.


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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Jeu 4 Jan - 18:37




"You're not who you think you are"


Aslinn & Abel








Aslinn semblait si gentille, si douce, si attentionnée et si compatissante que s'en était touchant. S'en était même presque curieux et … Un peu louche. Comment une si belle femme pouvait-elle à se point agréable et serviable avec un boulet comme lui ? Abel était idiot mais, il avait tout de même conscience de ce qu'il se passait dans le monde. Les arnaqueurs, les bandits, les gens malhonnête qui profitaient des plus faibles. Oh, ça, il en avait entendu parler à de nombreuses reprises, dans les journaux ou sur internet. Cela lui faisait peur, pas pour lui particulièrement mais pour sa grand-mère. Une vieille dame qui pouvait sembler vivre seule, n'était-ce pas là une proie facile ? Sans doutes. Pourtant, l'éclopé était sans nul doute une proie bien plus aisée, tant sa chère mamie était rusée comme un renard et, semblait n'avoir peur de rien ni personne. Lui n'était qu'un imbécile heureux, ni plus, ni moins. Alors oui, l'espace d'un instant, il se mit à réfléchir à la chose et si, la charmante demoiselle n'était là que pour profiter ? Mais, quand il la vit avec un sourire si franc et chaleureux, lorsqu'il se retourna, presque triste de ne pas voir sa grand-mère, ses maigres soupçons s'envolèrent. Et puis, n'était-elle pas une sorte d'ange après tout ? D'autant plus que, quelque chose en lui semblait l'apprécier, quelque chose qu'il ne contrôlait pas. Pour les petits malin du fond, je tiens à préciser que je ne parle pas de sa libido, mais quelque chose de bien plus ancré en lui, qu'il n'aurait su expliquer, mais qui, pourtant le poussait à faire confiance à cette presque inconnue. Si ce n'était que son instinct, il se serait simplement fié à son sourire radieux pour se dire qu'elle était de confiance mais … Sans doutes que les criminels avaient quelque chose comme ça, eux aussi.

Tandis que l'hôte farfouillait dans ses placard, espérant trouver quelque chose à servir à sa bienfaitrice, mais aussi de quoi calmer la douleur, l'invitée s'installa à table, en sortant ses smoothies et les muffins. Elle refusa bien vite la proposition d'alcool, disant que c'était un peu tôt pour elle et que, dans tous les cas, après le sport, elle préférait ne reprendre les calories récupérées, chose qui amusa beaucoup le colosse qui servit le fameux chocolat demandé par la demoiselle. « J'pense pas que t'aies à t'en faire pour les calories. T'es toute très bien de partout, c'lui qui dira l'contraire c'est un menteur. » Souriant chaleureusement, ne se rendant pas forcément compte que ses mots pouvaient passer pour une tentative de drague, il revint difficilement jusqu'à la table où il posa la tasse et les verres et se servit le sien. « Mais … T'en fais pas, j'comprends c'que tu veux dire. Mais, j'ai plus trop d'heures moi. Tu sais, j'ai fait l'Afghanistan, j'suis resté un long moment et, rien que le décalage d'heures, les alertes en plein milieu de la nuit, les cauchemars et tout. V'la, y'a plus vraiment d'heures pour quoi qu'ce soit. Puis bon, c'pas le meilleur remède, mais ça aide pas mal au final. » Avec un grand sourire niais, Abel attrapa un de ses muffins dans lequel il croqua avec amour, s'en foutant de partout au passage, écoutant tranquillement la demoiselle poser des questions, ne relevant bien entendu pas les sous-entendu sur sa nouvelle nature. Restant pensif un moment, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien lui raconter sur sa blessure, Abel eut un petit frisson en revoyant cette scène, lui faisant perdre rapidement son sourire habituel, joyeux et chaleureux, en lui faisant opter pour un visage bien plus froid et terrorisé. Cela ne dura qu'un court instant mais, durant ces quelques secondes, notre ami était reparti là-bas. Sursautant presque en s'apercevant qu'il n'était pas seul, il s'excusa dans un soupir avant de tenter une explication, que l'irlandaise n'avait pas forcément demandé. « C'est … Comment j'peux dire ça ? Tu vois, les doc' ils étaient même pas sûr que j'puisse remarcher un jour. 'Pensaient qu'ma jambe était fichue, ils parlaient même d'amputer à un moment. » Un nouveau frisson le parcourut à cette idée, ainsi qu'une expression emplie de dégoûts. « C'est … J'suis super content du coup tu sais. Boh, j'ai mal tout l'temps, j'fais d'horrible cauchemars, de temps en temps j'ai de super crises d'angoisses mais .. J'suis en vie. J'suis rentré d'là-bas et, j'peux revoir mamie. Elle était seule si longtemps, ça m'a tellement fait d'la peine. J'suis sa seule famille et, s'il m'était arrivé quelque chose oooohhh …. J'aurais pas supporté je crois. Même du paradis et tout. » Mordillant sa lèvre dans une mine de culpabilité enfantine, le jeune homme but une bonne gorgée du smoothie avant de reprendre. « Mais … C'était pas beau à voir. Une vilaine embuscade, on s'est fait tirer d'sus de tous les côtés. J'me suis pris une rafale dans la jambe j'ai pris quelques coups dans l'genoux ça l'a bousillé tout plein. Je … J'suis l'seul à m'en être sorti. C'était .. Vraiment pas joli. Et, comme si ça suffisait pas, sur l'chemin d'retour, une grenade a explosé pas trop loin d'nous … Oh, y'a pas eu d'morts, ça c'est cool. Mais j'ai pris des éclats dans la même jambe. Alors … Ouais, ça a vraiment fait mal, t'imagine même pas. » Riant presque joyeusement en racontant cette histoire, surtout joyeux d'avoir pu rentrer en vie, il se rendit vite compte d'une chose, à qui il parlait. « Mais … J'dois peut-être pas raconter tout ça à une dame. Désolé … J'm'emporte toujours vite, j'suis pas très malin, j'réfléchis pas trop … Désolé. » Baissant la tête presque honteux, les nouveaux mots de sa charmante invitée lui firent bien vite retrouver le sourire. Oh, elle était si gentille, il n'y avait pas le moindre doute, c'était bel et bien un ange. « Oh, c'est gentil ça, merci … Vous … Tu sais, les gens ont tendance à pas trop aimer les militaire, pour beaucoup on est juste des idiots. Bon, pour certains c'est peut-être vrai mais … Ça fait plaisir à entendre. »

Tout souriant face aux mots de la belle qui le requinquèrent, notre ami engouffra son muffin avant de vider bien vite le smoothie, tout joyeux, pour finalement se servir un autre verre de Whisky. Puis, bien vite, le petit ange demanda s'il n'avait rien trouvé pour calmer ses douleurs, autre que la bouteille, même si elle pouvait comprendre, ayant aussi vécu la chose. « Oooh … Je … Sais que c'est pas la meilleure solution mais … Le mieux dans tout ça, c'est que je fais pas de cauchemars après. J'ai pas grand monde avec qui dormir … J'sais pas trop si ça aiderait d'ailleurs mais … Comme on m'dit souvenr, j'reussirai jamais à m'marier. » Riant sans la moindre gêne face à cette idée, notre ami marqua une petite pause. Après tout, quelle femme serait assez folle pour vouloir de quelqu'un comme lui ? De son point de vue, il n'avait aucune qualité, en plus d'être idiot, infirme et, plus ou moins bon à rien. Un avenir noir semblait se dessiner pour l'après, quand sa grand-mère ne serait plus là, pourtant, il arrivait toujours à positiver et à garder le sourire. Un point fort qu'il ne remarquait même pas. « Mais, une amie à moi me donne des plantes des fois. J'sais pas trop c'que c'est mais, elle est drôlement fortiche avec tout ça, ça calme un peu et, ça limite les crises d'angoisses. Mais elle m'dit que c'est des plantes qu'on trouve pas super facilement et tout, alors elle en a pas souvent. Du coup … Voilà, whisky, ça marche très bien. Et toi, alors, dis-moi, les grosses galères et les os brisés ? Ça s'est arrangé hein ? Parce que depuis tout à l'heure je parle de moi, mais c'est pas super intéressant si t'es toute pas bien aussi. Puis j'me sentirai vraiment nul de parler qu'd'moi du coup … Et, tu trouves d'autres idées que la bouteille d'ailleurs ? »

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Lun 8 Jan - 10:01


Aslinn ft. Abel



Abel était en vie. Mais à quel prix ? Il souffrait, aussi bien physiquement que psychologiquement. Il était un de ceux que la Guerre avait traumatisé pour toujours, laissant ses traces comme un fer chaud qui aurait brûlé ses chairs. Il était l’un de ces nombres combattant, à souffrir de stress post-traumatique. Était-ce mieux de vivre ainsi ? Aslinn n’aurait pu le dire. Mais elle éprouvait, à cet instant, une sympathie et un respect énorme avant cet homme. Il était allé à la Guerre. Il avait vécu les horreurs. La Louve, quant à elle, avait préféré fuir l’Europe à l’époque des Guerres Mondiales, ne souhaitant pas entrer dans le conflit, ne souhaitant ni le subir, ni en souffrir. Les horreurs, elle avait pu en voir. Elle avait vu les siens mourir. La famine. Les maladies. Elle avait dû enterrer suffisamment de morts pour ne pas vouloir en voir encore. Alors elle avait préféré s’éloigner de la violence… Celle qu’Abel avait décidé de combattre bien des années plus tard. Et le voilà là, blessé et marqué par ce vécu bien trop lourd pour un seul homme, vivant dans cette petite maison avec la seule personne qui semblait compter à ses yeux. Mais cela soulevait à nouveau bon nombre de questions. Le Loup était-il trop traumatisé pour guérir les blessures de l’homme ? Après tout, un fort choc psychologique pouvait avec des incidences dramatiques. Elle se rappelait alors de Yuma, un ami et amant, connu sur la route, qui avait refusé ses transformations, en guerre contre lui-même et son rôle d’Alpha. L’Homme et le Loup entraient parfois en conflits. Était-ce ce qui se passait pour Abel ? Alors oui, elle avait écouté, gravant les mots, les blessures. Pour savoir, pour comprendre. Aslinn lui souriait, tendrement, récupérant ses forces avec sa boisson et son muffin. Elle souriait en le voyant faire de même, avec un appétit féroce, digne d’un loup. Elle l’écouta aussi lui raconter qu’une amie à lui, lui offrait des plantes qui lui permettait d’être un peu soulager. Une Sorcière, peut-être, certainement d’ailleurs. Ce qui n’était pas un mal, bien au contraire. Le loup ne pourrait qu’apprécier les substances légales et naturelles pour se soigner.

Vint le tour pour Aslinn de parler à nouveau. Cette situation était délicate et elle marchait clairement sur des œufs, ne sachant que dire et comment le dire. Jusqu’où pouvait-elle aller ? Elle n’avait quasiment plus aucun doute sur le fait qu’un loup sommeillait en lui. Mais comment et pourquoi, ça elle n’en savait foutrement rien.

- Je suis résistante et je guéris relativement vite et bien. Pas de soucis à se faire là-dessus. J’ai .. Disons… Un organisme assez particulier. Mais les plantes, c’est bien. J’en utilise souvent aussi. J’ai appris à m’en servir durant ma jeunesse. Tu devrais en prendre plus… et je ne parle pas de celle qu’on fume.

Un sourire glissa sur ses lèvres, et un rire léger s’éleva. Elle ne jugeait pas. Des plantes, elle en avait consommé des particulières lors de son passé en meute, pour entrer en transe, pour recevoir des messages des Anciens. Souvenirs qu’elle cherchait à chasser le plus souvent possible.

- Pour le reste… J’ai laissé les problèmes derrière moi. J’ai beaucoup voyagé. Avant je vivais dans une sorte de communauté qui m’a bannie. Alors j’ai pris la route. On va dire que ça aide à voir les choses autrement.

Une gorgée de son smoothie fut avalée, alors qu’elle réfléchissait encore. Elle avait envie de pousser la chose, de provoquer certaines réactions. Mais ne savait vraiment, vraiment pas comment.

- J’ai rencontré pas mal de gens durant mes voyages. Des gens très très particuliers pour certains. Est-ce que, j’sais pas moi, tu crois à certaines choses ? Du style, les Sorcières, les loups ou des trucs comme ça ? Parce que moi j’y crois. J’ai vu des choses dingues dans ma vie. J’ai fait des choses dingues dans ma vie. Et quelque chose me dit que toi aussi ...

Lentement, elle approcha sa main d’Abel, frôlant la sienne. Elle laissa son aura d’Alpha se propager, se glisser entre eux comme un courant électrique chaud et agréable. Son sourire s’étira puis, elle retira sa main, satisfaite. Elle savait qu’il avait ressenti quelque chose. C’était son pouvoir, celui des chefs de meute. Ce pouvoir rassurant, dominant, intriguant, qui faisait d’elle une Alpha.

- Je ne te croirais pas si tu me dis que tu n’as pas senti quoi que ce soit Abel … Tu n’es pas quelqu’un de banal Abel et tu ne le seras jamais. Tu dois croire en toi, te faire confiance. Tu es bel homme, plein de qualités. Crois moi … je le sens.

C’était quitte ou double. Soit il la prenait complètement pour une folle, soit il comprenait des choses. Avec un peu de chance, Abel avait déjà été confronté à des faits surnaturels. Aslinn imaginait bien qu’à la guerre, des choses bizarres devaient aussi se passer. Elle connaissait des loups qui s’étaient engagés. Abel avait donc peut-être vu des choses dans sa vie. Et ça ne pouvait que l’arranger et l’aider à lui parler plus clairement.



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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Dim 21 Jan - 3:10




"You're not who you think you are"


Aslinn & Abel








Bien que particulièrement agréable, la jeune irlandaise semblait particulièrement étrange du point de vue d'Abel. Alors oui, d'accord, venant d'un homme comme lui, qualifier quelqu'un d'étrange pouvait sembler être paradoxal mais, ce qu'elle faisait et ce qu'elle racontait, il fallait bien l'avouer, cela le dépassait grandement. Bien sûr, Abel n'avait jamais été particulièrement malin, adroit ou même rapide à la détente, comme on pourrait dire, mais face à elle, il se sentait démuni à bien des points. Oui, elle était belle, très belle même, sûrement bien plus qu'une bonne partie des femmes qu'il avait pu rencontrer, mais ce n'était pas tout. Il y avait quelque chose en plus de ça, quelque chose d’imperceptible, mais qui était bel et bien présent. Quelque chose qui semblait émaner d'elle et qui, n'avait rien à voir avec un quelconque charme. Cela le dérangeait grandement. Non pas que la sensation le mettait mal à l’aise non, le fait de ne rien comprendre le déstabilisait grandement. Et puis, il y avait sa manière de parler. C'était comme si, Aslinn essayait de lui faire comprendre quelque chose en tournant autour du pot, plutôt que de prononcer les bons mots. Qu'importe ce qu'elle avait à lui dire, elle aurait pu. Il n'avait peur de pas grand chose et il aurait été prêt à tout entendre, vraiment. Alors lui, l'éclopé ne comprenait guère ce que ce petit ange pouvait bien vouloir lui dire et, plutôt que de se triturer l'esprit à démêler ce qui se situait entre les lignes, l'écossais se contenta de répondre aux mots prononcés.

Après avoir rapidement parlé de blessures et de guerres, la jeune femme sembla être du même avis que sa chère grand-mère ; les plantes, c'est une bonne chose. Oh, cela, il n'en avait jamais douté, cela l'avait toujours aidé et il avait toujours fait confiance à son amie et à sa mamie. Néanmoins, avec un bien agréable rire, l'invitée préféré développer le fond de sa pensée, pour une fois, précisant qu'elle ne parlait pas de plante que l'on fumait, ce qui l'amusa tout autant. « Oh ! Ça j'fais pas trop ! J'sais que, j'ai pas mal de copains qui ont traversés les mêmes trucs que moi qui se sont pas trop gênés pour ça, mais j'aime pas. Oh ! J'dis pas que j'ai déjà essayé, c'est … Tomber dedans, j'aime pas l'idée du tout du tout ! J'sais bien qu'l'alcool c'est pas bon, ça bousille, ça éteint la tête et tout mais … Fumer, ça fait perdre le souffle et ... » S'arrêtant un bref instant  il recula avec agilité son fauteuil pour pointer sa jambe amochée. « J'suis déjà plus bon à rien dans cet état. Mais, si un jour quelque chose se passe … J'dois quand même rester prêt. J'ai pas peur d'm'en prendre plein la tronche, j'ai pris sûrement plus qu'un bon paquet d'gens ! C'juste que … J'sais pas trop comment l'dire, c'est clair dans ma tête mais … T'vois, j'essaie d'faire du sport comme je peux, pour qu'mon cœur devienne pas tout raplapla et, fumer ça va tout casser, c'est pas bon. Puis j'dois aimer mamie, elle commence à s'faire vieille, alors ces bêtises c'est pas possible du tout ! » Malgré les quelques grimaces et rictus qui promenèrent sur son visage le long de son monologue, en particulier lorsqu'il parla de blessures, d'exercices et de fumette, ce dernier sembla s’illuminer lorsqu'il parla de sa grand-mère, comme si c'était la plus important des choses en ce monde. En réalité, pour lui, ça l'était. « En tout cas, t'as bien d'la chance ! J'aurais bien aimé être pareil ! A chaque fois que j'ai pris une balle ou un coup d'couteau, j'ai du rester un p'tit moment à l'infirmerie ! J'aime pas l'infirmerie ! On s'faisait trop chi … On s'embêtait énormément ! » Une nouvelle grimace sur son visage. L'idée même du passage dans ce lieu, semblait lui être plus douloureux que ce qui l'y avait amené. Courageux, téméraire, ou tout simplement vraiment idiot, à chaque coup qu'il prenait, notre homme était déjà prêt à repartir, même ensanglanté.

Bientôt, la demoiselle dévoila légèrement un petit passage de son existence, sans pour autant rentrer dans les détails, préférant rester vague, sans nul doute par manque d'envie d'en parler. Le grand curieux qu'était Abel lutta un long moment pour s'empêcher de poser des questions. Quelle était cette communauté ? Qui étaient ces gens ? Comment pouvaient-ils bannir un ange si adorable ou encore, quels endroits avait-elle voyagé ? Ces questions restèrent en suspens car, avant même qu'il ne puisse prononcer un mot, la belle reprit, parlant de choses étrange qu'elle avait pu voir, suggérant que lui aussi aurait du en voir, évoquant ainsi le sujet des loups et des sorcières. Fronçant les sourcils pour essayer de comprendre, il finit par soupirer en baissant légèrement les yeux et, se resservir un verre. « Oh, des choses, à part en Afghanistan, j'ai pas vu grand chose. Tu sais, j'ai eu une vie banale moi. J'ai grandi dans un p'tit coin, j'suis pas allé à l'école très longtemps j'ai juste aidé mamie à joindre les deux bouts dès que j'pouvais. Elle m'a toujours parlé des loups, des sorcières, des vampires et tout le reste, les meutes, les alphas, les rois. J'trouve ça super chouette ! Et, une chose est sûre, mamie, elle ment jamais ! Alors, si elle le dit, moi j'y crois, c'est tout. Mais, ces gens-là, j'suis pas assez intéressant pour eux, j'en ai jamais croisé. T'as eu la chance de .. » Avant qu'il ne puisse finir sa phrase, la main de l'irlandaise rentra doucement en contact avec lui, lui faisant ressentir quelque chose d'étrange, d’inattendu et d'insoupçonnable. Ce n'était pas comme, la première fois où un adolescent touchait la main d'une fille non …. C'était … Quoi que si, en fait, un peu, mais en beaucoup plus fort. Il y avait toutes sortes de choses qui se mêlaient en lui, une chaleur rassurante et agréable, mais aussi comme … Un sentiment de bien-être, de sécurité et de confiance absolue. Mettre un mot sur tout ça était impossible mais, devant tant de question, l'ange reprit doucement la parole en le couvrant de compliments. Ce qui l'interloqua d'ailleurs un moment, avant de rire sans gêne. « Oh ! J'me serais cru comme dans un film, ce contact ça m'a fait tout bizarre et … Oh, on aurait dit qu'vous … Que tu m'faisais tout comme … Oh, je sais pas, une sorte de déclaration et tout ! Ahah … J'sais bien qu'c'est pas ça hein, faut pas s'en faire ! Mais … Je suis désolé, j'crois que j'comprends pas tout et … Qu'tu fais erreur sur la personne. J'suis quelqu'un d'simple et normal, même moins, j'le sais qu'suis pas très malin. Alors, vui, c'est tout gentil d'dire tout plein d'choses comme ça mais ... » Gromelant dans sa barbe un p'tit moment en grattant celle-ci, l'hôte finit par lâcher ce qu'il avait sur le cœur, sans pour autant réellement oser la regarder dans les yeux. « J'vois bien qu't'essaie d'me dire un truc depuis l'début mais … J'suis désolé, j'comprends pas. J'l'ai dit, j'suis pas un gars malin, j'ai jamais rien pu faire à l'école, j'ai jamais pu évoluer dans l'armée, y'a tout plein d'choses que j'comprends pas c'est … Oh, moi ça m'dérange pas mais … Si tu veux demander quelque chose, faut l'dire ! Faut pas avoir peur et pas … Faire des tournures de phrases comme si ça dragouillait ! Ça fait tout bizarre après ! » Finissant ses mots joyeusement, avec un petit rire il descendit son verre tout heureux, sans pour autant comprendre ce qui pouvait se passer, sans même s'y attendre.

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Mar 23 Jan - 10:11


Aslinn ft. Abel



Abel croyait en certaines choses. Du moins, il croyait ce en quoi sa grand-mère croyait. Brave mémé, se dit-elle, se demandant également si la grand-mère en question savait pour son petit-fils ou pas. Aslinn était curieuse de la rencontrer un jour, pour connaître son avis sur la chose. Mais pour le moment, elle devait se charger de l’ancien militaire qui semblait tout bonnement ignorer ce qu’il était au fond de lui. Et cela expliquait évidemment tout un tas de choses, comme le fait qu’il était toujours invalide. Son loup ne pouvait le soigner s’il ignorait en être un. C’était aussi simple qu’un et un fond deux. Mais comment lui dire ? Ce n’était pas forcément son rôle, mais Abel n’avait pas de connaissance, pas de meute. Et elle savait qu’un loup qui se découvrait pouvait être incontrôlable et dangereux. C’était souvent le cas avec les humains mordus, par exemple. Mais, d’après ce qu’elle savait, cela pouvait être encore pire avec un réincarné. L’âme du loup se mélangeant avec l’âme de l’humain, cela pouvait perturber au plus au point et rendre fou. Et puis Abel semblait vraiment être un bon gamin, il ne méritait pas de souffrir. Aslinn avait beau ne jouer aucun rôle au sein des meutes de Londres, elle n’en restait pas moins une Alpha. Mais surtout, elle était pour la préservation du secret. Elle savait que les humains, la majorité en tout cas, n’étaient pas prêt à découvrir que, depuis des siècles et des siècles, ils côtoyaient des créatures qu’ils ne voyaient qu’à la télé ou dans les livres. Si certains voulaient tout déballer, tout dévoiler, Aslinn, elle, n’était pas certaine de vouloir le faire, se disant qu’ils finiraient par être pris pour des bêtes de foires et exterminés. Car c’est connu, l’homme détruit ce qui lui fait peur. Elle se devait donc d’aider Abel. Mais comment ? Même si à ses yeux, l’existence des surnaturels pouvait être ‘super chouette’ et intéressant, il y avait une différence entre en connaître et l’être. Elle ne pouvait donc pas lui claquer qu’il était un loup. Pas comme ça. C’était trop brutal. Et au contraire, il pourrait certainement lui rire au nez en la prenant pour une illuminée. Alors oui, elle tournait autour du pot, ne savait comment s’y prendre. Et elle se rendit compte, grâce aux mots d’Abel, que cela pouvait passer pour de la drague. Et ce n’en était pas, même s’il pouvait être physiquement son style d’homme.

Fort heureusement, le contact d’Aslinn lui avait fait éprouver des choses. Elle ne parvint à s’empêcher de sourire en l’écoutant lui expliquer ce qu’il avait pu ressentir. Malheureusement, Abel était conditionné pour ne pas croire en lui, pour se trouver certainement stupide et inintéressant. Mais si une âme avait fait le choix de se réincarner en lui, c’était pour une bonne raison. Mais avant de découvrir laquelle, il fallait qu’il comprenne les choses. Alors soupira, non pas contre lui, mais contre elle. Pour se donner un peu de courage aussi. Parce qu’il fallait qu’elle agisse.

- Je suis désolée. Je suis un peu maladroite. Il y a parfois des choses dans la vie, qui ne sont pas faciles à dire. Surtout quand on connaît la personne depuis une heure. Alors bon ... Dit-elle en commençant par se lever. À défaut de savoir comment te le dire, je vais te le montrer.

Aslinn s’éloigna un peu de la table de la cuisine et d’Abel. Il lui fallait de l’espace pour ce qu’elle s’apprêtait à faire. Heureusement, elle était une louve de petite taille et ne prendrait pas trop de place. Elle commença alors à se dévêtir, retirant d’abord ses baskets et chaussettes.

- J’aimerais que tu gardes l’esprit ouvert Abel. Je sais que tu en es capable. Baskets enlevées, Aslinn retira son pull à capuche, ne faisant attention aux éventuelles remarques de jeune homme. Le pull enlevé, elle se retrouva en soutien-gorge et leggings, sans une once de pudeur. D’ailleurs, elle commença à retirer son bas. Je sais qu’on se connaît à peine, mais je te demande de me faire confiance et de ne pas prendre peur. Je ne sais pas comment te le dire autrement. Alors je n’ai pas trop le choix.

En quelques secondes de plus, Aslinn se retrouva entièrement nue devant l’ancien militaire. Sa respiration se fit plus lourde et bruyante alors qu’elle provoquait sa transformation. La teinte naturelle de ses yeux passa au rouge. Sous sa peau, os et muscles se mirent à mouvoir et, rapidement, Aslinn se retrouva à terre, son corps mutant à une vitesse incroyable, avec un naturel et une facilité déconcertante. Elle ne se sentait jamais aussi bien que sous sa forme animale. Là, devant Abel, se tenait une louve blanche, magnifique, de taille un peu plus grande qu’un loup normal. L’animal renifla l’air et les environs puis elle reporta son attention sur l’humain présent. À aucun moment elle ne se montra agressive. Au contraire. Sa queue battait l’air, d’un air jovial et elle s’approcha doucement, très lentement, pour ne pas l’effrayer. Son museau vint, prudemment, toucher la jambe d’Abel, réclament presque une caresse, se montrant douce et affectueuse. Évidement, Aslinn ne pouvait communiquer sous cette forme, mais elle espérait ne pas trop effrayer Abel. Elle espérait surtout réveiller des souvenirs chez lui. Pas les siens, mais ceux de l’âme incarnée.

Au bout de quelques minutes, Aslinn décida qu’il était temps de reprendre forme humaine. Alors elle se recula à nouveau et, dans de nouveaux craquements d’os, l’animal se transforma en une femme nue. Les paupières closes durant quelques secondes, Aslinn reprit ses esprits et possession totale de son corps. Lorsqu’elle les rouvrit, elle ne prononça aucun mot, se dépêchant simplement d’enfiler à nouveau ses vêtements. Elle n’était pas pudique, mais elle n’allait pas non plus traîner nue ici alors que la mémé pouvait arriver à tout moment.

- Oui, les loups-garous existent et j’en suis une. Je t’écoute, j’imagine que tu as des tonnes de questions.

Comme si de rien était, Aslinn retrouva sa place autour de la table.



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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Sam 3 Fév - 4:26




"You're not who you think you are"


Aslinn & Abel








Aslinn était une personne incompréhensible pour Abel. Tant de gentillesse, d'attention et de patience avec lui, voilà quelque chose de rare à ses yeux. Nombreux étaient celles et ceux à ne pas vouloir se soucier de quelqu'un comme lui, prétextant qu'il était bien trop idiot pour tenter de lui expliquer quoi que ce soit, bien trop maladroit pour pouvoir entretenir une quelconque conversation. Oui, notre ami n'était pas une lumière, certes. Il avait une certaine tendance aussi à s'emmêler les pinceaux, le tout en mettant les pieds dans les plats de la plus belle manière, certes, mais, en creusant un peu, l'on finissait par y trouver un bon gars, pas très compliqué, pas très chiant qui n'attendait d'ailleurs que ça, qu'on le découvre un peu plus et qu'on s'intéresse à lui. Ainsi, qu'une femme comme elle, qui puisse être si avenante et douce le plaça dans une situation quelques peu paradoxale. D'un côté, le soldat ne pouvait qu'être heureux de tout cela mais, d'un autre, il ne pouvait s'empêcher de se poser des questions sur le pourquoi du comment. Puis, plus la conversation avançait, plus notre ami se demandait où est-ce qu'elle pouvait bien vouloir en venir avec ces phrases énigmatiques et, cette presque caresse de leur mains. Après tout, comment pouvait-il imaginer ce genre de révélation ?

Semblant lassée de tourner en rond et de ne pas arriver à faire entrer quoi que ce soit dans l'esprit de son interlocuteur, la joggeuse finit par se lever en soupirant. Bien vite, elle commença à se déshabiller devant lui, ce qui, vous l'aurez deviné, lui procura un surplus de concentration, rarement égalé dans l'esprit du trentenaire. Il était question de choses qu'elle préférerait lui montrer, plutôt que d'essayer de lui dire puis, au fur et à mesure qu'elle ôtait des habits l'inconnue lui demande de lui faire confiance, même s'ils ne se connaissaient pas. Chose qu'il tenta de faire. Abel n'avait pas la moindre idées de ce que la belle voulait lui montrer mais, il voulait faire de son mieux, afin de ne pas la décevoir, encore plus. Loin de toute prétention, l'éclopé était déjà certain que, cette mise à nu littérale n'avait pas pour finalité un quelconque échange charnel. Certainement pas. Moins il la voyait habillée, plus il se rendait compte à quel point elle était belle et, surtout, à quel point ils ne boxaient pas du tout dans la même catégorie et, à à quel point jamais ils ne le seraient.

Une fois entièrement nue, l'écossais ne put s'empêcher de relâcher un petit « Ooohh … » en la découvrant là, parfaite. L'homme découvrit d'ailleurs de nombreuses cicatrices parsemées sur tout son corps, sans nul doutes de batailles ou combats en tout genre. Des griffures, des morsures, pour un bon nombre. Cela n'enlevait en rien à la splendeur de ce qu'il avait sous les yeux, certainement pas. Et puis, après un bref moment en tenue d'Eve, le petit ange tomba au sol et, il se passa quelque chose sur tout son corps, ses yeux, ses muscles, sa taille, sa peau, tout changea petit à petit pour laisser place à un loup. Un magnifique loup blanc au pelage impeccable de son point de vue. Au cours de la transformation, l'hôte eut un petit mouvement de recul sur son fauteuil. Pas par peur non, mais par surprise. Il savait que les loups existaient, mais il n'en avait jamais vu et, ne se doutait pas que la transformation puisse être si violente. Et puis, pourquoi ? Pourquoi le montrer à lui ? N'y avait-il pas un secret à garder pour préserver le monde sous-terrain ou quelque chose comme ça ? Dans tous les cas, en la voyant dans sa forme bestiale, sa personnalité ne semblait guère avoir changé. Même s'il était particulièrement loin d'être un expert en animal sauvage, le loup semblait joyeux à en croire cette queue qui battait l'air en douceur. Aslinn se rapprocha alors doucement du blessé pour venir frotter son museau contre sa jambe. Prit d'affection pour cette forme qu'il pouvait caresser, sans arrière-pensée salace, bien entendu, notre homme finit par lui gratter derrière les oreilles, comme il l'aurait fait à un chien, puis sous le menton, se perdant même à faire quelques « Gouzi-gouzi » en s'occupant de ses joues. Sans doutes un peu trop sauvage et, pas forcément réceptive à ce genre d'attention, un petit grognement se fit retentir et, Abel s'arrêta.

L'invitée fit quelques pas en arrière et reprit doucement forme humaine, avant de se rhabiller. Cette fois-ci, le trentenaire détourna les yeux du corps nu. Une certaine forme de respect, dans un sens. Après tout, jamais il n'aurait du la voir ainsi, jamais elle ne se serait dévoilée nue devant lui dans d'autres circonstances, alors, autant ne pas profiter plus que de raison du spectacle. Enfin rhabillée, le petit ange gardien vint se remettre à table, comme si de rien n'était pour finalement lui proposer de répondre à toutes ses questions, supposant qu'il en avait des tas. Restant hagard un long moment, comme perdu dans ses pensées, l'hôte laissa flotter dans l'air quelques « Heu ... » d'hésitations, avant de finalement se lancer sur quelques petites choses qui le titillaient. « Dis, ça fait mal quand tu t'transformes ? Ça … A l'air plutôt violent comme truc pour l'coup. » Se grattant nerveusement le menton en regardant le plafond, presque honteux de la regarder de nouveau dans les yeux après tout ce qu'il avait vu d'elle, il enchaîna avec tout ce qui lui passait par la tête. « Et puis cette fourure là, t'as pas … Super chaud ? C'est … Un truc polaire non ? Ça doit pas être super pratique. Bon, d'accord on est à Londres mais quand même et … Ooh, toutes ces blessures ! Une p'tite guerrière ! Mais … Comment tu t'es fait tout ça ? C'est … Des guerres de clans et … Oh ! J'pense pas qu'ça m'regarden j'suis trop curieux ! Mais … J'pensais qu'les loups pouvaient s'soigner et ... » Se grattant à nouveau le menton en pleine réflexion, toujours parsemée par quelques « Heu ... » Abel reprit bien vite la parole, tout excité. « Ah ! Mamie disait qu'vous craigniez l'argent ! Ou … L'eau bénite 'sais plus … Non ! L'argent ! Les trucs saints c'est pour les vampires … T'en as déjà vu d'ailleurs ? Et ! Oui, elle disait que l'argent ça pouvait vous faire de vilaines blessures ! Mais … Elle m'disait aussi que c'était pas facile de contrôler le … J'sais plus comment qu'elle m'racontait mamie … Contrôler la bête dedans. Tu dois être vieille ! Enfin, non, c'pas c'que j'voulais dire ! T'as l'air d'tout bien maîtriser ! J'me dis qu'jerai p't't pas en vie sinon ! » Riant grandement à cette blague qui n'en était pas une et, qui n'avait absolument rien de marrant, il retrouva bien vite son son sérieux en levant son index vers le ciel, comme s'il venait de se rappeler de quelque chose d'important. « Ah ! J'me souviens ! J'voulais d'mander ça aussi ! Pourquoi m'le dire ? Même si … T'es mon ange gardien ou … Je sais pas, mon … Loup gardien ? Si quelque chose comme ça existe … Enfin, malgré tout ça, j'devrais pas avoir vu d'loup ! Mamie m'disait tout l'temps qu'vous cachiez l'secret aux yeux des gens, qu'c'était important et tout et tout. Alors … C'est pas risqué d'parler d'ça à quelqu'un qu'tu connais pas ? T'vas pas t'attirer des problèmes ? »

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MessageSujet: Re: You're not who you think you are. ft. Abel Lun 5 Fév - 21:18


Aslinn ft. Abel

Aslinn avait conscience de prendre des risques. Si Abel n’était pas parti en courant, s’il avait plutôt semblé à l’aise face à la louve qu’elle était, elle devait quand même rester prudente. Au moins il n’avait pas hurlé, c’était déjà ça. Il s’était même senti un peu trop à l’aise d’ailleurs, en la grattant ainsi. Aslinn voulait bien être gentille, mais elle restait une Louve Alpha avec un léger caractère de merde sous forme animale. Elle ne l’aurait pas mordu, ça non, mais un grognement avait suffit à le faire arrêter ses grattouilles un peu déplacées. Non, elle n’était pas un chien. Aslinn avait finalement repris sa forme humaine et avait renfilé ses vêtements. De retour à sa place, calme en apparence, elle était cependant… Nerveuse. La louve avait envie de grands airs, de gambader dans les bois, de chasser. L’instinct animal voulait prendre le dessus… Mais l’animal était frustré de ne pouvoir se dégourdir les pattes. La demoiselle n’en montra cependant rien à son hôte sachant très bien contrôler cette partie d’elle-même. Chaque chose en son temps.

Un léger silence planait autour d’eux, Abel réfléchissant certainement à ce qu’il venait de vivre. Après tout c’était normal. Ce n’était pas tous les jours qu’une parfaite inconnue se transformait en louve. Et soudain, les questions se mirent à fuser. Des questions parfois amusantes, parfois normales et tellement… Naturelles et banales. Bien évidemment, il se montra curieux, ayant observé les cicatrices qui parcouraient le corps à certains endroits de son corps. Alors Aslinn laissa le jeune homme parler, questionner, avant de répondre ; cherchant à tout mémoriser. Mais les informations étaient nombreuses et elle craignait d’en oublier une au passage. Quoi qu’il en soit, Abel avait conscience que la Louve lui avait révélé un grand secret. Mais comment lui faire comprendre pourquoi elle avait fait ça ? Bon sang, elle venait de se foutre dans un bordel pas possible, elle en était certaine.

- Bon … ça fait beaucoup de questions tout ça mais c’est bien normal … Alors, par où commencer ? Ah oui … Alors, non je n’ai pas mal quand je me transforme. Je suis habituée à ça, d’autant plus que je suis une pure race. Donc mes deux parents étaient loups. Ma Louve et moi on est en symbiose totale. Après … franchement … j’ai pas spécialement chaud mais c’est comme pour tous les animaux, le poil s’adapte à la région. Quand j’ai vécu au Canada j’avais le poil bien plus épais, dit-elle en se remémorant cette époque agréable de sa vie. Aslinn n’en revenait pas de parler de ses poils. C’était une conversation hors du commun et ce n’était clairement pas le genre de questions qu’elle s’était attendue à entendre un jour. Mais il y avait un début à tout non ?

Bref, Aslinn reprit la parole après s’être remémoré la suite. Concernant mes blessures … elles ont toutes un vécu … des bagarres pour la plupart et pas toujours qu’avec des loups. Certaines marques restent, causées par l’argent bien souvent, car oui, c’est un vrai poison pour nous. Elle était d’ailleurs étonné que cela ne le marque pas. Avait-il déjà été en contact avec de l’argent ? Aslinn se doutait que, n’ayant pas encore ‘muté’, sa sensibilité à l’argent ne devait pas être la même que la sienne. Un détail qui l’intriguait donc.

- Concernant mon vieil âge, dit-elle en souriant, j’ai quelque chose comme … 203 ans environ. À force on ne compte plus les années. Contrôler la bête ça s’apprend. Parfois ça prend du temps, mais quand on cède, quand on accepte sa nature, les choses se font beaucoup plus facilement. Je suis une louve Alpha. Ce qui veut dire que je suis censée être Chef de meute. Je l’ai été par le passé. Mais ce n’est plus le cas maintenant. Son regard s’assombrit l’espace d’un instant. Parler de son passé n’était jamais facile, c’était même bien souvent douloureux. Et ta grand-mère a raison Abel, normalement, nous devons préserver le secret. Les humains ne doivent pas savoir ou alors il faut être certain qu’ils sauront se taire. Mais si je t’en parle Abel, ce n’est pas pour rien … Je sais que ça va te sembler bizarre, que tu vas peut-être te mettre à rire ou me prendre pour une folle. Mais je crois que toi aussi tu es un loup.

Le verdict venait de tomber. Mais Aslinn ne lui laissa pas le temps de répondre, sachant très bien qu’il risquait de réagir bizarrement.

- Pas un loup comme moi … pas un né loup. Mais je le sens en toi. Il est là, il ne demande qu’à sortir. Tu n’as … je ne sais pas moi … jamais éprouvé de la nervosité pendant les pleines lune ? Jamais eu l’impression de voir ou d’entendre des choses qui ne t’appartiennent pas ? Je suis certaine que tu es ce qu’on appelle un Réincarné. Qu’il y a en toi une âme de loup. Je sais que ça semble complètement fou … mais j’en suis certaine Abel.

Au choix, soit, il riait et se moquait d’elle, soit il paniquait et la foutait dehors. Mais Aslinn avait décidé de prendre le risque. Parce qu’elle savait qu’un loup instable pouvait mettre en péril le secret de leur existence.



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