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''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
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Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov

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Ora Lewis

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MessageSujet: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Sam 28 Avr - 18:53

Retrouvailles... particulières
Vassily Ivanov & Ora Lewis

 
La Saint-Patrick avait été particulièrement éprouvante pour moi. Tout ce que je détestais réuni au même endroit. Le seul bon point c'était la confirmation de mon pouvoir, alors que je me croyais folle durant des années. Même si je pense que cette situation difficile ne me laisse pas totalement saine d'esprit.

En rentrant cette nuit-là, je me suis tellement frottée que j'en ai saigné. J'ai mis plusieurs semaines à cicatriser les plaies mais je me sentais tellement mal. Et c'est comme si je faisais peau neuve. Ma boutique était restée longtemps fermée au grand désarrois de mes habitués mais je n'étais pas présentable.

J'avais fini par rouvrir. Parce que ma boutique, c'est tout ce que j'avais. Je me faisais un peu plus confiance avec le temps et j'essayais de m'exercer pour contrôler mes pouvoirs. J'avais moins peur des morts maintenant, certaine qu'il ne s'agissait pas d'une hallucination. Même si j'étais les seuls à les voir. Mais depuis que j'étais plus ouverte, ils étaient encore plus présents et je n'arrivais pas à m'en débarrasser. Ce qui était certain, c'est que ça viendrait avec le temps.

Des jours et des jours enfermée dans ma boutique. Mes sourires étaient plus rares, mes éclats de rire aussi. J'avais fini par faire mon job sans rien demander. J'avais perdu tous mes repères, les prêtres ne me voulaient plus dans leurs paroisses, mon psy était introuvable et je n'osais pas embêter mes connaissances avec des problèmes de sorcière ou je ne sais quoi. La seule bonne nouvelle était cette régente qui m'avait proposé de contrôler mes pouvoirs et de me faire entrer dans le conseil. J'avais longtemps hésité, j'avais fini par accepter, bien que les sorcières du clan me trouvent étranges.

J'allais un peu mieux, un peu. Alors j'avais fait un grand ménage dans la boutique et j'avais trié mes livres. J'avais décidé de donner de bon cœur les invendus. Mais à qui ? J'avais déjà entendu parler de cet orphelinat au sud de la ville, alors je me suis dit que c'était la meilleure chose à faire. J'aurais voulu avoir des livres à l'époque, quand j'étais dans leur situation. Mais moi j'étais chez les bonnes sœurs, et la Bible reste le seul livre.

Alors je prends mon carton et mes livres propres et neufs pour les mettre dans mon coffre. Je conduis jusqu'à l'orphelinat, tout sourire (de façade) et après avoir sorti un mouchoir en manquant de faire tomber mon carton et finis par réussir à sonner à la porte. Une vieille femme ouvre la porte, tout sourire.

« - B'jour ma petite, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- J'avais des livres, j'aimerai savoir si je pouvais voir le ou la directrice, afin de voir s'il en veut pour les enfants ?
- Entrez, entrez, vite. Vous allez attraper froid en plus, avec ce vent dehors. J'voudrais pas qu'il y ait des courants d'air pour les gosses. Suivez moi, je vous conduis au bureau. »

J'entre en regardant tout autour de moi. Une vieille bâtisse qui me donnait l'impression d'un retour en arrière de deux siècles au moins. Je traîne en regardant tout autour, la vieille dame me secoue les puces avec une phrase rodée, j'accélère le pas pour la rejoindre.

Je souffle en voyant l'escalier et prends mon courage à deux mains. Le poids des livres va finir par m'achever mais tant pis. Je monte donc, elle me fait entrer dans un bureau et me demande d'attendre l'arrivée du directeur. Je dépose le carton près du bureau et... Je vois tellement de bazar sur ce bureau. Je joins mes mains, me pince la lèvre inférieure avec les dents pour résister mais c'est plus fort que moi. Je finis par aller à la place du directeur – sans m'y asseoir – pour ranger par ordre de grandeur, tout aligné, ses stylos qui valent très certainement une fortune. J'ai même le temps de ranger les feuilles de son bureau par thème, sans pour autant fouiller et lire des choses qui ne me regardent pas... Toujours pas là, je file voir sa bibliothèque et écarquille les yeux en voyant le rangement particulier. Je me remonte les manches, prête à les ranger. Quel ordre choisir ? Par titre, auteur, année, genre ? Les mains sur les hanches, je passe en revue tous les ouvrages. Il semble qu'il a de très bons goûts littéraires. Par auteur sera parfait, alors je commence, hop, un livre par-ci, un livre par-là. Je me presse, de peur qu'il arrive et me prenne sur le fait... En espérant qu'il ne me vire pas du bureau à coup de pied aux fesses...

Et alors que je range une petite pile de ses livres la porte s'ouvre... sur un homme... plutôt beau... très charismatique et... Oh bordel.

« Vassily ? »

Je suis sous le choc. Je me souviens de lui, très bien, je le reconnaîtrais entre mille. Cet homme que j'avais rencontré lorsque j'étais encore cette esclave en colère. Sous le choc, je laisse tomber les quelques livres sur mes pieds et lance un grognement en attrapant mon pied douloureux, sautille, manque de tomber et me rattrape de justesse. Mon Dieu, si ce n'est pas lui, je suis bonne pour l'asile.

 
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Vassily Ivanov

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MessageSujet: Re: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Dim 29 Avr - 14:44

feat. @Ora Lewis

“Rien n'est plus vivant qu'un souvenir. - Federico Garcia Lorca ” Il vibre en nous, respire avec nous. Il prend des formes, des couleurs. Un souvenir le meurt que s’il nous échappe. Mais en temps normal, il reste souvenir, ne peut revenir à la vie que par les pensées. Enfin… Normalement.


▲ ▲ ▲ ▲


Vassily se tenait là, dans la salle de classe. La professeur des enfants de 6 à 8 ans l’avait fait venir, en toute urgence. La nuit était loin d’être tombée. Le Directeur avait donc emprunté les tunnels pour rejoindre la seconde bâtisse qui enfermait les salles de classe. Tous les regards étaient rivés vers le sol. Les quelques enfants présents dans cette salle de classe savaient pertinemment que le Directeur ne plaisantait pas avec certaines valeurs.

Suis-je vraiment obligé de me déplacer pour vous rappeler nos valeurs ? Mh ?

La voix était forte, mais calme, résonnant dans les hauteurs de la pièce où l’on aurait pu entendre une mouche voler. Seule la jeune Tia osa lever le regard vers le Directeur.

- M’sieur Vassily ?
Oui Tia, je t’écoute.
- Personne m’croit quand j’dis que j’vois une dame avec des longs cheveux noirs, ils se moquent toujours de moi.

Tia était une jeune nécromancienne dont les pouvoirs s’étaient manifestés très tôt. La mort de ses parents avait, en réalité, propulsé la mort de la gamine dans le monde de la magie.

Vous êtes, tous et toutes, des êtres particuliers. Vous êtes ici pour les mêmes raisons et je refuse de voir des disputes, des bagarres. Apprenez à vous respecter. Si vous ne le faites pas, comment voulez vous que le monde extérieur vous respecte ? Les humains ont peur de nous, de ce que nous sommes. En vous comportant ainsi, vous ne faites que prouver qu’ils ont raison. Je veux que vous vous excusiez, tous. Vous ne sortirez pas de cette salle de classe tant que ce n’est pas réglé. Quant au cinéma de ce soir, j’y réfléchirais, je ne suis pas certain que vous le méritiez !

La déception se lisait sur les visages des gosses. Celle de ne pas pouvoir regarder un film avec le Directeur. Celle de le décevoir, tout simplement. Vassily était un homme droit, parfois sévère, mais toujours juste. Il n’avait pas eu cette éducation, il n’avait pas eu d’affection. Et il en donnait à ces gamins, prenait du temps avec chacun d’eux, s’y attachant sincèrement. Il ne pouvait donc tolérer de tels comportements. Il laissa là les gosses attristés, se contentant d’un signe de tête envers la Professeur qu’il invita à sortir dans le couloir pour lui en toucher deux mots. Dans la poche de son jean, le téléphone de Vassily sonna. C’était Maria, la nourrice, ou plutôt Gouvernante, qui lui annonça l’arrivée d’une ‘ptite’, comme elle aimait appeler les femmes plus jeunes qu’elle, venue pour apporter quelques livres aux jeunes orphelins. Vassily s’excusa auprès de la professeur qui retourna auprès des enfants.

Il prit son temps, l’Immortel, pour retourner au Manoir, longeant les tunnels. Là, quelques gamins échappèrent à la vigilance des nourrices pour venir quémander quelques câlins qu’il offrit avec le sourire avant de remettre les gamins entre les mains expertes de ses employées. Lorsqu’il arriva dans son bureau, poussant la porte, Vassily ne vit pas de suite l’invitée. C’est à la prononciation de son prénom qu’il posa les yeux sur ce petit bout de femme totalement maladroite. Livres à terre, grognement de douleur, Vassily se précipita vers la jeune inconnue.

Vous allez bien ?

Sans pouvoir se douter de quoi que ce soit, il aida la jeune femme à rejoindre l’un des fauteuils autour de son bureau, afin qu’elle s’y siège pour reposer son pied. C’est qu’il était bien élevé le Vampire. Enfin, sa Créatrice avait plutôt bien réussi cette partie de son éducation.

Je m’excuse, je ne voudrais pas paraître goujat ou malpoli, mais… Vous semblez me connaître alors que votre visage ne me dit absolument rien. Et j’ai pourtant une bonne mémoire en général, malgré mon vieil âge.

Il ignorait totalement qui était cette femme et espérait ne pas la froisser en disant ça. Un coup d’œil à son bureau et Vassily fronça les sourcils, n’ayant aucun souvenir d’avoir rangé à ce point son bureau. Lorsqu’il reposa son regard sur la jeune femme, cette dernière s’empressait de se désinfecter avec des lingettes dont l’odeur agressa les narines de l’immortel.

Dites moi… Est-ce vous qui avez… Rangé mon bureau ?

Personne n’entrait ici en dehors de Maria, la seule autorisée à être là en l’absence de Vassily. Et, bien vite, il constata les joues de cette demoiselle, qui prirent une teinte rose parfaitement charmante.


▲ ▲ ▲ ▲

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Ora Lewis

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MessageSujet: Re: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Lun 30 Avr - 23:00

Retrouvailles... particulières
Vassily Ivanov & Ora Lewis

 
« Vous allez bien ? »

Mes yeux papillonnent, surprise, tandis qu'il m'amène à son bureau pour l'asseoir. Je le regarde, estomaquée, croyant voir un revenant. Mais il est bien devant moi et je suis sûre de ne pas halluciner, il m'a touché. Mince. Il m'a touché. J'attrape mon sac que j'ai déposé tout près du carton et en sors une lingette pour laver mes mains.

« Je m’excuse, je ne voudrais pas paraître goujat ou malpoli, mais… Vous semblez me connaître alors que votre visage ne me dit absolument rien. Et j’ai pourtant une bonne mémoire en général, malgré mon vieil âge. »


Tu m'étonnes, je faisais quelques centimètres de plus, la peau ébène, lèvres pulpeuses, tout le contraire de ce que je suis aujourd'hui. Ma lingette s'acharne sur mes mains mais je me suis rapidement souvenue que je n'étais pas seule. Je la plie alors soigneusement pour pouvoir la jeter ensuite. Tandis que l'homme regarde son bureau, surpris, moi je suis stupéfaite. Il est exactement comme lorsque Tituba l'avait rencontré. Il n'a pas pris une ride. Toujours cette même voix, cette élégance... Je plisse un instant les yeux. Un vampire, me glisse Tituba à l'oreille. C'était un vampire, souviens toi. Oui, ce qui explique qu'on ne se rencontrait que de nuit pour traiter les affaires de mon maître.

« Dites moi… Est-ce vous qui avez… Rangé mon bureau ? »

Prise sur le fait. Je pensais pourtant que ça passerait inaperçu... Enfin, Ora, arrête de prendre les gens pour des idiots...lance Anjelika, excédée. Je m'empourpre et dépose quelques secondes mes mains fraîches sur mes joues brûlantes pour qu'elles reprennent une teinte normale.

« Je suis un peu maniaque... »

Un peu ? Tu te fiches de moi ? Encore quelques minutes et tu avais refais sa déco intérieure ! vocifère Eli. Je pince les lèvres cette fois. Mon Dieu, comment j'allais lui expliquer...

« Je vous jure que je n'ai pas fouillé... J'ai rangé, c'était plus fort que moi... »

Je sers l'un de mes poings pour le déposer sur mes fines lèvres, embarrassée. J'essaie de reprendre contenance, ne pas passer pour une folle. Comment lui dire que je le connais sans passer pour la folle sortie de l'asile (même si c'est à moitié vrai) ? Je finis par me lever et le fixer d'une manière très étrange. Je m'approche près, très près, trop près. Je passe toute sa personne en revue, j'ose même attraper l'une de ses manches de bout des doigts pour vérifier si ses mains étaient toujours aussi lisses et blanches que lorsqu'il m'avait serré la main des siècles plus tôt pour conclure notre pacte.

« Par tous les saints. »

Je me mets à lâcher un grand éclat de rire. Le monde est petit. Si ce n'était pas une autre preuve que ce que j'avais vécu était bien réel. Alors je me sens tellement rassurée, je n'étais finalement pas folle, juste incomprise. Je me redresse, sors de ma poche un gant noir que j'enfile et la lui tends pour lui serrer la main.

« Je suis très heureuse de te revoir, Vassily. Je m'appelle Ora. Bon sang, en deux siècles, tu n'as pas pris une ride. C'est dingue. Je veux dire, on connaît bien les pouvoirs de vampire mais quand on le voit, c'est différent ! Je sais que ça va te paraître dingue. Mais on s'est déjà rencontré. Enfin, tu as rencontré l'une de mes vies antérieures. En... je fronce les sourcils en essayant de me remémorer la date exacte. 1817 ? Tituba, ça te dit quelque chose ? »

J'affiche un sourire radieux tandis que le chemin se fait dans son cerveau. J'en profite pour retirer mon gant et le mettre à nouveau dans ma poche.

« Tu as construit un orphelinat ici, alors ? J'aurais aimé être dans l'un d'eux... Je n'ai pas eu cette chance. J'étais dans un pensionnat de bonnes sœurs, c'était vraiment affreux. Et ma famille d'accueil, je t'en parle pas... »

Je chasse ce souvenir d'un geste comme on le ferait avec une mouche et attrape le carton que je dépose sur le bureau, non sans mal. J'y sors un livre neuf, L'Etrange histoire de Benjamin Button et le regarde sous tous les angles.

« Mes clients ne sont pas très friands des classiques américains... J'ai amené quelques livres pour les enfants de ton orphelinat, je voulais savoir si ça t'intéressait ? J'aurais voulu qu'on m'offre des livres à leur place, ça m'aurait aidé à supporter le quotidien. »

Je hausse un sourcil, toujours concentrée sur le livre que je finis par reposer dans le carton.

« Ce sont des livres de ma boutique, ils sont encore neufs et nettoyés toutes les semaines ! »

Non, mais qui congèle des livres pour retirer toutes les bactéries à part toi, Ora ? Soupire Edmund.

 
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MessageSujet: Re: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Mar 1 Mai - 9:58

feat. @Ora Lewis

“Vous êtes et resterez à jamais unique. Aussi soyez vous-même. - Anthony Rapp” Des femmes et des hommes, j’en ai rencontré beaucoup durant ma longue existence. Des êtres uniques, avec un quelque chose de différent chez chacun. Certains s’effacent de ma mémoire, ne pouvant retenir tout le monde. D’autres y reste gravés à jamais. Mais les êtres uniques et particuliers, je ne les oublie pas.


▲ ▲ ▲ ▲

Cette scène était tout à fait étrange, à la fois amusante et dérangeante. Vassily n’appréciait pas que l’on touche à ses affaires sans y être invités. Tout le monde ici le savait. Mais cette jeune femme ne pouvait le savoir, n’étant pas de l’établissement. Il s’agissait cependant d’être bien élevé, n’est-ce pas ? Et d’avoir des bonnes manières ! L’ancien en vint à penser que ces nouvelles générations manquaient cruellement d’une bonne éducation. Mais avant de tirer des conclusions trop hâtives, Vassily laissa le bénéfice du doute à cette visiteuse un peu…. Hors du commun. Il l’observa donc, elle et ses joues empourprées, signifiant sa gêne évidente à l’évocation de ses actes tout autant qu’à l’aveu de sa maniaquerie. C’était évidemment pathologique, à la voir se nettoyer les mains ainsi et à voir l’état trop parfait de ce bureau. Mais, encore une fois, Vassily resta calme. Il n’avait pas envie de créer encore plus de gêne chez cette jeune femme qui, visiblement, n’avait pas besoin de lui pour être mal à l’aise.

D’accord. J’avoue, mon bureau avait besoin d’un peu d’ordre.

Même si cela l’agaçait, il préférait ne pas en ajouter une couche sur ce droit que cette jeune femme s’était octroyé en rangeant cette pièce. Mais alors qu’elle s’était sentie gênée, quelques instants plus tard, la jeune femme ne semblait plus l’être en s’approchant du Vampire. Elle était si petite qu’il fut forcé de baisser la tête et son regard pour observer ce qu’elle s’apprêtait à faire. Et il fut fortement surpris lorsqu’elle l’observa ainsi, comme si elle pouvait pénétrer son âme. Ce qui était fortement dérangeant. Il la laissa cependant faire lorsqu’elle attrapa sa manche pour observer ses mains. Sourcils froncés, il n’en revenait pas. Personne ne s’était ainsi comporté avec lui. Qui faisait ça ? Elle, visiblement, unique personne à agir ainsi. L’immortel fut encore plus surpris lorsque cette jeune femme se mit à rire. Il aurait voulu lui demander ce qu’elle trouvait si drôle, mais, pour une fois, quelqu’un venait de lui couper la chique. Il lui en fallait pourtant beaucoup pour perdre sa verve !

Et la voilà, enfilant un gant noir pour lui serrer la main. Un regard à la main, un regard à la jeune femme, et Vassily s’exécuta serrant doucement la main de cette femme. Était-elle folle ? Cela lui traversa l’esprit l’espace d’un instant. Jusqu’à ce qu’elle se présente. Ou plutôt, jusqu’à ce qu’elle parle de Tituba. Les yeux du Vampire s’écarquillèrent de surprise. Depuis quand n’avait-il plus entendu ce prénom ? Des siècles. Elle était là, cette gamine, à parler à des êtres invisibles, à parler de dates et d’une personne qu’il avait connu, il y avait fort longtemps, dans un autre pays, dans d’autres conditions. Elle était là, si naturelle, fraîche, pimpante, comme si tout ceci était normal. À l’époque où il était né, cette femme aurait été enfermée dans un asile de fous, elle n’aurait plus vu le jour. Peut-être même qu’on l’aurait traité de Sorcière et qu’elle aura fini pendue au bout d’une corde, la nuque brisée, le regard vidé de vie.

Vassily avait perdu sa langue. Il était abasourdi. Vraiment. Il observait cette jeune femme, minuscule, se mouvoir dans son bureau, sortir un livre de sa caisse en carton. Et, alors qu’elle parlait toujours, Vassily préféré s’asseoir, s’enfonçant dans le fauteuil de son bureau sans quitter cette Ora du regard. Comment était-ce possible ? Elle ne pouvait pas mentir. Cette demoiselle était clairement humaine, son cœur battait et le sang pulsait dans ses veines. Personne, ou presque, ne connaissait l’histoire de Vassily et de Tituba. Alors elle ne pouvait pas mentir. Mais comment était-ce possible ? Une nécromancienne ? Peut-être. Des vies antérieures ? Il n’y connaissait foutrement rien à tout ça, ne croyant pas réellement à la réincarnation. Ne croyant même pas en un quelconque Dieu, même si les nourrices de son enfance l’avaient forcé à prier, comme les autres gamins de l’orphelinat.

Ora ?

La voix s’était enfin élevée, pour stopper la jeune femme dans sa conversation, pour attirer son attention.

Pourriez-vous vous asseoir, je vous prie ?

Le regard était insistant. En réalité, il ne lui laissait clairement pas le choix. Vassily attendit donc qu’elle prenne place avant de reprendre la parole.

C’est très généreux de votre part d’avoir pensé à mes petits pensionnaires. Je pense qu’ils seront ravis d’avoir de nouveaux livres à dévorer. Mais… Ora… Vous ne pouvez pas faire comme si de rien était ! Vous venez de me parler d’une personne, que j’ai rencontré à une époque où vous n’étiez clairement pas née. Une femme, dont peu murmurent encore le prénom aujourd’hui, ce qui est bien triste vu la femme qu’elle était.

Une sorte de mélancolie, de fierté aussi, fut perceptible dans sa voix et son regard.

Laissons donc les livres de côtés, je vous prie, et donnez moi plus d’explications. Vous prétendez donc être la… Réincarnation de Tituba ? Comment pouvez-vous me le prouver ? Après tout, mon nom et mon visage sont connus ici, vous pourriez très bien avoir fouillé mon passé pour obtenir quelques informations. Où est-ce quelqu’un qui vous envoie ? Après tout, qui soupçonnerait un si joli minois d’être une femme dangereuse ? Mhm ?

Il était calme le Vampire, posé, courtois, comme à son habitude. Mais, clairement, il n’allait pas laisser cette femme s’en sortir à si bon compte. Il avait besoin de savoir, d’être sûr qu’elle n’était pas une folle ou une femme envoyée par l’un de ces, certainement nombreux, ennemis, pour lui nuire et nuire à ses petits.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Mar 1 Mai - 16:40

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Vassily Ivanov & Ora Lewis

 
Il avait l'air un peu perdu, peut-être même un peu en colère ? J'avais l'impression qu'il ne me prenait absolument pas au sérieux, ou du moins pas comme je l'espérais. J'avais essayé d'être la plus claire possible pour ne pas passer pour une folle, en vain. Je ne l'en blâmerai pas cependant, il m'a fallu quelques années pour me persuader moi-même que je n'étais pas folle et je n'en suis pas encore convaincue pleinement. Je débite un peu trop de mots à la seconde, lui expliquant la raison de ma visite mais je n'ai pas l'impression qu'il en est quelque chose à faire. Il fixe son bureau puis s'attarde sur moi, comme si je sortais d'un Freak Show. Ce n'est pas le regard qui me dérange le plus, en fait j'y étais habituée. Celui que je détestais par dessus tout, c'était celui de la pitié, celui qui me faisait sentir comme une pauvre chose qui était bonne à jeter à la poubelle.

Il m'interpelle. Je me stoppe un instant, le regardant avec mes immenses yeux surpris et m'assois lorsqu'il me le demande. Je savais clairement qu'il n'était pas heureux de me voir ici alors je perds un peu mon sourire et deviens subitement sérieuse. Un air qui est très rare à voir sur mon visage. Je le regarde un instant tandis qu'il me pose toutes ses questions. L'entendre parler de Tituba en bien me fait du bien : j'avais l'impression d'avoir été si mauvaise durant ces vies, que je n'avais été qu'égoïsme, violence... C'est comme s'il avait figé un peu de bonté de moi dans le temps.

Bon il semblerait que je sois coincée et que je raconte mon histoire... Pour la seconde fois. La première avait été particulièrement difficile à raconter, le prête m'avait chassé de sa paroisse et j'avais enchaîné les séances au psy mais cette fois je la raconterai non pas comme une hallucination mais comme un vécu. Je triture mes mains quelques instants et ramène une mèche de mes cheveux derrière mon oreille pour me reprendre et ne pas paniquer. Je me racle la gorge avant de commencer. D'ailleurs, par quoi commencer ? Ora ou Tituba ?

« Je suis ce qui semblerait être une sorcière. J'ai longtemps cru le contraire parce que ma mère m'a abandonné à la naissance. J'ai été élevée par des catholiques pur et dur, je n'ai jamais cru en la magie. J'étais complètement fermée à elle et je pense que ça n'a fait qu'empirer les choses, en fait. Quand j'ai eu ma boutique je m'amusais parfois à tirer la carte et j'étais particulièrement nulle à ça. »


Je ris légèrement au souvenir des tirages de cartes catastrophiques ou elle a dû dire des histoires à dormir debout aux gens à qui elle a tiré les cartes. Mon Dieu. Je me mordille la lèvre en haussant les épaules.

« Quelqu'un est venu un soir et ça a mal tourné. Je crois que ce n'était pas une simple humaine et que ma magie a court-circuité ou je ne sais quoi encore. J'ai eu conscience de mes nombreuses vies antérieures à ce moment là. Dont celle de Tituba. J'étais une esclave en Louisiane. J'étais une vraie tête brûlée. J'avais une petite famille qui a été décimé par mon maître. J'étais furieuse, une vraie furie, prête à tout pour me venger. Je l'ai fait. J'étais une sorcière vaudoo. J'ai pris mon animal familier, un crapaud, et je l'ai fait avaler à mon maître pour qu'il devienne paraplégique. Il était coincé dans son propre corps et moi je pouvais le faire souffrir chaque nuit exactement comme il me l'avait fait quand il m'avait violé et tué ma famille. Je parlais en son nom, c'est pour ça que tu es venu à moi. Tu avais besoin d'un financement. Tu savais qu'il y avait de la magie derrière ça. Je savais que tu étais un vampire, tu savais que j'étais une sorcière. C'était notre petit secret et j'ai fait signé mon maître pour te donner ce financement. Même si mes méthodes étaient particulièrement sadiques. Tu disais qu'après tout, il avait tué mes enfants, des êtres innocents, il méritait bien ce qui lui arrivait.On s'entendait plutôt bien. Mais j'avais pris la grosse tête et tu avais essayé de me raisonner. Quand mon maître et mort, on m'a fait dévorer par les chiens du chenil. »

Je m'accoude à son bureau, joignant mes mains et avançant mon buste et le fixant. J'avais l'air particulièrement dangereuse, j'avais la flamme de folie de Tituba dans l’œil. Je n'étais, pendant quelques secondes, plus rien de la jeune femme toquée et maladroite qui avait fait le ménage dans son bureau. Je haussais un sourcil à son attention, un sourire malicieux au coin des lèvres.

« C'est la seule vie antérieure dont je ne regrette rien et ça a pourtant été la plus violente. Et Dieu sait que je suis terrifiée à l'idée de finir comme elle. Comme eux. »


Je me recule pour m'enfoncer dans mon siège. Je croise les jambes, fais glisser mes doigts sur le tissus de l'accoudoir et regarde ces derniers comme pour essayer d'y trouver de la poussière.

« Ai-je été assez convaincante, Monsieur Ivanov ? Qui pourrait croire qu'une femme aussi frêle que moi soit si dangereuse ? Je ne suis qu'une folle qui vient tout juste de sortir de l'asile pour trouble de la personnalité parce que je n'étais pas foutue de croire que j'étais une sorcière. Merci l'éducation catholique... Peut-être que je le suis, oui. Mais si tu connais suffisamment Tituba, tu saurais qu'elle ne ferait pas de mal à des enfants et encore moins à son vieil ami. »

Mon visage reste grave pendant quelques secondes pour finir par afficher un grand sourire innocent. Je dépose mes mains sur mes genoux, rentrant ma tête dans mes épaules, attitude qui me fait me sentir si petite dans cet immense bureau. Je regarde le plafond pour constater pour la première fois la hauteur impressionnante du plafond. Je joue de mes doigts sur mes genoux comme une jeune fille innocente. Voilà le genre d'épisode qui faisait clairement croire à mon psy que j'étais bonne à interner.

« Mais je suis Ora et je suis aussi douce qu'un agneau. Pour le moment. »

 
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Vassily Ivanov

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Vampire • Clan Sud Est



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MessageSujet: Re: Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov Jeu 3 Mai - 19:19

feat. @Ora Lewis
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Vassily avait rencontré de nombreuses femmes dans sa vie et certaines étaient inoubliables. Il fut donc réellement surpris de voir ce petit bout de femme l’appeler par son prénom alors qu’il ignorait totalement qui elle pouvait être, ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Malgré son âge avancé, Vassily conservait une excellente mémoire. Ce petit être vivant semblait plein d’énergie, de bienveillance et de générosité. Mais le maître des lieux savait que beaucoup usaient de subterfuges pour parvenir à leurs fins. Il n’aurait donc pas été étonné de voir cette femme se transformer en personne violente et diabolique. En le voyant, personne ne pourrait croire que lui-même pouvait être un monstre sanguinaire. Et pourtant… Il était donc important pour lui, de savoir si cette femme était, ou non, venue entre ses murs avec des intentions bienveillantes. La jeune femme, quant à elle, semblait visiblement surprise, peut-être agacée, par cette demande. Mais Vassily attendait, patiemment, comme toujours. Il observait cette jeune femme, étudiait les courbes de son visage, la couleur de ses nez, la forme de son petit nez, la gravant ainsi dans sa mémoire, pour ne pas l’oublier. Et alors qu’elle fut enfin prête à parler, elle fit résonner sa voix, douce et agréable.

La jeune Ora commença par se présenter comme étant une Sorcière. Voilà qui pouvait donc expliquer bien des choses. Elle lui raconta rapidement son enfance. Fille abandonnée elle aussi, par une mère certainement incapable de la gérer. Cela leur faisait déjà un point commun. Vassily, attentif, l’écouta parler de l’éducation qu’elle avait reçu et de son manque total d’acceptation de la magie, jusqu’à il y a peu. Intrigué, il plissa les yeux lorsqu’elle lui parla de cet instant qui changea, certainement à jamais, sa vie. Connaître ses vies antérieures n’était pas donné à tout le monde, mais cette jeune femme avait visiblement cette chance. Bien qu’à la regarder, elle ne semblait pas ravie de tout savoir.

Tituba. Voilà cette vie dont il voulait entendre parler. L’immortel, fixé sur les lèvres de la jeune femme, l’écouta parler, buvant les mots qui s’échappaient de cette bouche. Elle parla de Tituba comme si elle l’avait réellement connu. Tout était vrai. Vassily avait connu l’esclave à une époque où cette Ora n’avait clairement pas vécu. Et pourtant elle savait tout de leur rencontre, du financement qu’il était venu chercher pour ouvrir un orphelinat en Louisiane ; elle savait tout de l’accord qu’ils avaient eu pour que le maître de Tituba signe les papiers nécessaires. Et elle lui raconta la cruauté de ces hommes blancs. Vassily se remémora ces souvenirs, revoyant Tituba lui raconter ses malheurs. Il se revit lui dire qu’elle avait raison de se venger, que les hommes capables de tuer ainsi des enfants, de souiller des femmes, n’étaient que bon à crever la gueule ouverte. Il l’avait comprise, il l’avait soutenue, mais il l’avait mise en garde, contre cette magie qui prenait trop de place en elle, qui la rendait encore plus sombre que la peau noire qui habillait son corps.

La mâchoire de Vassily se crispa lorsqu’il apprit comment la Sorcière était morte. Une colère, une haine, sourde, grondait en lui. S’il avait pu la venger, il se serait régalé. Malheureusement, le temps était passé et ces hommes étaient tous morts. Il était triste le Vampire, d’apprendre quelle fin elle avait eu. Cela laissa l’immortel sans voix, incapable de laisser un son s’échapper. Il savait, qu’il ne pouvait plus rien changer et qu’il n’aurait certainement rien pu faire pour sauver l’esclave. Mais quand même. Il était touché, attristé, malgré tout les années qui s’étaient écoulées. Dans le regard de cette femme, assise face à lui, dansait les démons du passé ; une flamme animée qu’il avait bien souvent retrouvée dans le regard de Tituba. Il n’avait pas peur d’elle. C’est d’ailleurs ce qu’il lui fit comprendre un peu plus, qu’elle ne mentait pas. Ora semblait, à cet instant précis, habitée par l’esprit de l’ancienne esclave.

Il y avait quelque chose de perturbant chez cette jeune femme. À la fois troublant et fascinant, à la fois effrayant et attirant. Elle changeait, d’une seconde à l’autre. Passant de cette femme presque dangereuse, habitée par l’animosité d’une ancienne Sorcière ; à la jeune femme, timide et presque désolée d’exister. Non, elle n’était pas folle. Des fous, Vassily en avait vu dans sa vie, et elle ne leur ressemblait absolument pas. Cette femme était une Sorcière, nécromancienne, cela ne faisait maintenant plus aucun doute. Une femme hantée par ses vies. Combien ? Combien de vies avait-elle vécu ? Combien de tourments avait-elle traversé durant toutes ces années d’existences ?

Je ne sais pas si Tituba est à vos côtés en ce moment, mais… J’aimerais lui dire que je suis désolé, sincèrement. Je ne savais pas, jusqu’à aujourd’hui, quelle avait été sa terrible fin. Je l’ignorais et j’en suis sincèrement touché, attristée. Tituba était une Sorcière puissante, animée par sa soif de vengeance. Mais au fond d’elle, elle n’était pas mauvaise. Elle agissait pour défendre les siens, pour défendre leur mémoire et la sienne. C’était… C’était une femme remarquable. Je l’appréciais énormément.

Le Vampire était sincère et, si Tituba était encore là, elle saurait qu’il ne mentait pas. Il n’avait aucune raison de le faire de toutes manières.

Je vous remercie, Mademoiselle, pour votre sincérité et je m’excuse d’avoir douté de vous. Vous comprendrez certainement qu’en plusieurs siècles de vies, j’ai accumulé un certain nombre d’ennemis et qu’il me faut être prudent. Non pas pour moi, mais pour les enfants qui vivent ici. Ils ne sont pas encore extrêmement nombreux, certains ont eu la chance d’être adoptés, d’autres sont majeurs et volent de leurs propres ailes. J’aurais aimé, vous avoir dans l’un de mes orphelinats. Vous auriez apprivoisé votre magie bien plus vite.

Un sourire étira les lèvres de l’homme. Lentement, il attrapa le combiné de son téléphone et appela Maria, la gouvernante.

Maria, pourriez-vous apporter le thé pour mon invitée et moi ? Oh … parfait, nous vous attendons !

Lorsqu’il raccrocha, l’immortel reposa son regard sur Ora. Vassily se rappela alors que la jeune femme n’avait cessé de le tutoyer et décida, pour une fois, d’en faire de même, bien qu’il ne se sentait pas encore suffisamment intime pour le faire.

Les enfants ont préparé des cookies, il va nous falloir les goûter. Mais promis, si tu ne les n’aime pas, je ne leur dirai pas. Il faut parfois savoir leur mentir pour les rendre heureux.

Il souriait à nouveau. Les enfants avaient toujours été une source de bien-être pour lui, un apaisement qui lui permettait de ne pas redevenir l’homme qu’il avait été par le passé.

J’aimerais te payer pour tous ces livres. Après tout, si tu as une boutique à faire tourner, il est normal que je le fasse. Peut-être aimerais-tu leur faire la lecture de temps en temps ? Nous manquons de personnes intéressées pour passer du temps avec eux…

Maria frappa à la porte, invitée par Vassily à entrer. À ses côtés, la jeune Tia venait d’apporter la boite de cookies.

- Sont encore chauds M’sieur Vassily ! Oh, mais dites donc… y a du monde ici !

Vassily souriait, amusé également par les gros yeux que Maria fit à la jeune enfant, tout en servant le thé.

Tia est une jeune sorcière, nécromancienne. Ce n’est pas toujours facile pour elle, mais elle s’en sort plutôt bien, pas vrai Tia.

La jeune fille se mit à rougir, venant tendre à Ora, la boite de cookies maintenant ouverte.

- M’sieur Vassily il dit toujours que je me débrouille bien, mais moi des fois j’ai peur. Mais vos copains à vous, ils ont l’air gentils !

Et, sans demander son reste, la jeune enfant abandonna la boite de cookies sur le bureau, alla faire un bisou au directeur et fila dans les couloirs, Maria à ses trousses. Vassily souriait encore, le regard illuminé de tendresse.

Je cherche quelqu’un pour l’aider à gérer sa magie. Mais les nécromanciennes ne sont pas toujours les Sorcières les plus coopératives malheureusement. Aurais-tu des conseils à me donner ?


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Retrouvailles.... particulières. - feat Vassily Ivanov
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