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''Moon's Spell'' s'inspire du roman ''Salem'' de Sandra Triname. Les autres sources sont diverses et variées.
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All sins need holy water - ft Joanne

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Aedan Finnigan

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Humain



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MessageSujet: All sins need holy water - ft Joanne Dim 22 Avr - 16:03

C’était bien la peine d’être le dirigeant de la mafia irlandaise si c’était pour se retrouver à nettoyer le bar qui lui servait de quartier général et de couverture, à deux heures du matin… Il réprime un bâillement en sortant les verres encore brûlants du lave-vaisselle ; franchement, c’était vraiment la poisse, mais il n’avait pas encore eu le temps de s’occuper d’un recrutement en bonne et due forme. Pour le moment, les gars de l’Irish assuraient l’interim mais il ne pouvait pas décemment leur demander de rester aussi tard, de passer le balai et de faire la fermeture du Shamrock sans passer pour un affreux esclavagiste. Sa position, à leur tête, était encore trop précaire pour qu’il se permette ce genre d’écart, alors, même si ça l’ennuyait fortement, il se sacrifiait pour la bonne cause. Ses paupières sont tirées, ses yeux sont fatigués, mais il s’astreint à finir, quand bien même il s’endort à demi sur son balai. Question de principe et de discipline… C’est un bruit métallique et tonitruant qui attire son attention alors qu’il achève finalement de ranger la réserve. Il n’y a qu’une porte métallique qui le sépare de la ruelle adjacente, celle dans laquelle ils ne font que stocker les bennes à ordures et par laquelle rentrent discrètement toutes les marchandises illégales qu’ils revendaient ensuite sous le manteau… Il hausse un sourcil interrogateur, l’Irlandais, passant une main circonspecte dans sa barbe touffue. Il retourne derrière le bar, se saisit de la batte de baseball en aluminium qu’il conservait sous le comptoir avant de se diriger à grands pas vers la ruelle de derrière, l’objet tournoyant entre ses doigts habiles. Il n’était pas spécialement doué pour le baseball, pas spécialement intéressé, mais il s’en sortait suffisamment bien pour réussir à viser un visage, même dans le noir, et en faire un tartare de chair et de sang.

La lune brille haut quand il ouvre la porte mais le ciel est nuageux et il n’y a bien, au début, que les lumières blafardes des réverbères pour éclairer la venelle sombre. Il ne voit rien de suspect, de prime abord, sans doute le temps que sa vue s’habitue à l’obscurité ambiante, mais c’est un gémissement plaintif sur sa gauche qui le fait réagir et avancer prudemment. Il ne lui faut que quelques longues secondes pour prendre conscience ce qu’il se passe, en tous cas en gros. Il n’a besoin que d’un large coup d’œil pour aviser une forme recroquevillée dans un coin et visiblement ensanglantée, sur laquelle semblent pencher deux ou trois autres silhouettes. Il esquisse une moue ennuyée, hésite un instant à se dire, qu’après tout, ce ne sont pas vraiment ses affaires mais, à la réflexion, ce qu’il se passe derrière son bar le concerne aussi… Il siffle, comme on le ferait pour appeler un chien, histoire d’attirer leur attention et de la détourner de leur victime, quelques secondes. S’il en voit un se diriger vers lui, l’autre demeure obstinément auprès de la jeune femme, car c’est bien une femme qu’il a entendue, quelques minutes plus tôt. « Ben alors, mon gros… Il faut vous y mettre à deux pour agresser une pauvre fille ? » Certes, le comportement et le langage étaient archaïques, machistes et auraient fait bondir n’importe quelle féministe mais Aedan n’était pas assez réaliste pour s’imaginer qu’une femme puisse, un jour, lui foutre une raclée. Certes, Erin était capable de descendre plus de whisky que chacun de ses frères mais c’était une Finnigan, ça ne comptait pas vraiment, pas vrai ?

Il n’a pas vraiment le temps de discourir mentalement plus avant que, déjà, l’autre fond sur lui avec une vitesse qui aurait dû lui paraitre étrange mais qu’il ne relève pas immédiatement. Sa batte de baseball vient s’écraser instinctivement dans la tempe de l’homme, dans un bruit sourd de craquement qui aurait sans doute suffi à tuer n’importe qui. Pas lui, pourtant. S’il semble légèrement sonné par le coup porté, il ne semble pas en pâtir plus que ça et le visage de l’Irlandais se décompose comme il recule d’un pas, nerveux. C’est l’éclat d’une canine particulièrement longue qui finit par lui mettre la puce à l’oreille et il siffle entre ses dents serrées. Saloperies de suceurs de sang… Fallait-il donc que sa route croise sans cesse celle de ces créatures monstrueuses, comme un fait exprès ? A moins qu’avoir connaissance de ce monde surnaturel ne lui permette, au contraire, de repérer désormais ce qu’il avait toujours eu sous son nez… L’autre sourit, déjà persuadé, sans doute, qu’il ne lui faudra qu’un claquement de doigts pour lui briser la nuque mais c’est sans compter la rage qui habite l’Irlandais, vissée au creux de ses tripes, comme une amante trop collante. Il ne lui faut qu’un quart de tour pour que le manche à balai laissé contre la porte lors du dernier nettoyage ne devienne une arme redoutable qu’il lui enfonce dans le sternum, ratant le cœur de peu. C’est bien assez, toutefois, pour ralentir la créature une bonne fois pour toute et lui permettre, coup de batte après coup de batte, de transformer son visage en une bouillie informe…
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Joanne M. Moore

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• Chamane au Conseil de Londres
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MessageSujet: Re: All sins need holy water - ft Joanne Dim 22 Avr - 17:25


Joanne feat. Aedan
I was choking in the crowd. Living my brain up in the cloud. Falling like ashes to the ground. Hoping my feelings, they would drown. But they never did, ever lived, ebbing and flowing. Inhibited, limited. Till it broke up and it rained down. It rained down, like... Pain !



La dispute avait éclaté. Violente. Douloureuse. L’Alpha et sa Chamane avaient pourtant pensé pouvoir vivre paisiblement, une fois leurs doutes et craintes levés. Ils avaient osé y croire, à ce renouveau promis par les Ancêtres. En novembre 2017, la réconciliation avait eu lieu. Les amants s’étaient retrouvés, s’étaient aimés, après une mise au point animé. Que Yuma soit lié à cette louve alpha, cette Aslinn, ne semblait plus poser de problèmes à la Chamane. Du moins dans un premier temps. Les deux amants amoureux, presque fiancés, avaient passé du temps ensemble, à construire des projets d’avenir, à parler d’enfants et de mariage. Tout avait été presque trop beau pour être vrai. Les fêtes de Noël s’étaient écoulées, en amoureux, dans un voyage romantique dans la capitale française. Les deux amants avaient finalement réussi à trouver un équilibre presque parfait, entre leur vie de couple et leur vie professionnelle. Mais, le beau temps fini toujours par laisser place à la pluie et à la tempête. Tempête venue s’abattre lentement, en prenant son temps. En réalité, ce fut comme un poison ingéré, s’insinuant lentement au sein de ce couple fou amoureux. Joanne avait fini par se sentir délaissée, Yuma passant beaucoup de temps dans son nouvel emploi ou aux côtés d’Aslinn, cette louve que Joanne avait tout fait pour apprécier. Les semaines finissaient par sembler longues pour la Chamane qui peinait à retrouver la totalité de ses pouvoirs. Parce que son loup n’était pas assez présent. Alors, la dispute semblait inévitable à nouveau.

Joanne veilla toute la nuit de la pleine lune du 31 janvier 2018. Comme toujours. Passant sa nuit à s’assurer que, dans sa course folle, dans les bois, Yuma ne risque rien. Mais le Loup n’était pas rentré. Non. Il avait laissé sa belle attendre, ne retrouvant le foyer que tard dans l’après-midi suivante. Joanne, morte d’inquiétude, avait alors explosé. De rage. De soulagement. De colère. De tristesse. Elle, si inquiète, les yeux cernés, les traits tirés, avait déversé son flot de colère, de haine même, sur celui qu’elle aimait. Mots violents, entraînant les larmes de l’une et l’incompréhension de l’autre.

- Pourquoi Yuma ? Tu sais bien que je suis morte d’inquiétude putain. T’étais avec elle. ENCORE !
- Ashaisha, je suis désolé. Nous n’avons pas vu le temps passer. Aslinn avait besoin de se confier… Sur elle, sur Dante et la meute du nord. Je suis désolé. Tu avais dit que tu comprenais pourtant.
- Je comprends oui, mais pas quand tu ignores mes appels et que tu me laisses ici, morte d’inquiétude pour toi ! Je sais que je ne suis pas Louve, que je ne suis pas ELLE !
- Arrête ça Joanne. Tout de suite.
- Va te faire voir !

La porte de la maison avait claqué. Joanne avait éprouvé ce besoin de prendre l’air, de se changer les idées. Les larmes avaient souillé son visage épuisé. Lorsqu’elle était rentrée chez elle ce soir-là, la Chamane avait retrouvé la maison vide. Isha, son hibou totem, lui avait transmis les images d’un Yuma fou de rage qui avait claqué la porte de la maison lui aussi. Et il n’était jamais revenu.

Les jours s’étaient écoulés, se transformant en semaines. De longues semaines sans nouvelles du loup. Les larmes n’avaient cessé de souiller son visage, brisant toujours un peu plus son cœur qui s’émiettait. Elle avait mal la belle, comme jamais auparavant. Pourtant, ils avaient juré, de ne plus se séparer. IL avait juré, de ne plus jamais l’abandonné comme il l’avait déjà fait... Joanne avait contacté toutes les personnes que Yuma connaissait, se disant qu’il s’était peut-être réfugié chez Aslinn. Mais même elle n’avait pas de nouvelles. Un jour, un sms était arrivé sur le téléphone de la Chamane. Un sms de Yuma, lui disant qu’il avait besoin de temps. Qu’il reviendrait. Mais il ne revint pas. Et les esprits ne répondaient pas aux appels acharnés de la Chamane qui perdait, petit à petit, sa puissance. Elle s’épuisait la belle, entre ses recherches et son emploi ; entre les nuits sans sommeil et les nuits pleins de cauchemars à n’en plus finir.

Et puis un jour, en revenant de soirée de recherches, Joanne crue apercevoir des fantômes du passé. Le passé de sa vie à Prince Georges au Canada. C’est pas possible… Qu’est-ce qu’ils foutent là ? Eux… Les Vampires responsables du massacre de la meute Locklear. Alors Joanne fit rapidement le rapprochement, entre leur présence à Londres et la disparition de Yuma. Alors elle avait espionné, traqué, à l’aide d’Isha, son hibou. Durant plusieurs jours, semaine peut-être… À vrai dire, elle avait perdu la notion de temps. Elle était un robot la Chamane. Un robot qui se levait, pour aller travailler ou pour chercher Yuma. Un robot qui pleurait, seule dans leur lit conjugal. Un robot, qui ne mangeait plus grand-chose, qui avait perdu du poids déjà. Elle pouvait accepter la séparation, mais pas la mort de celui qu’elle aimait, de celui qui était son Alpha, son ami.

Alors un soir, elle se décida. La belle fouilla les affaires du loup et y trouva bon nombre d’armes : un pieu en bois, taillé des mains de l’Alpha, gravé de symboles indiens dont eux seuls avaient le secret ; un poignard, en argent, bien qu’elle détestait ça. Le sac comportait aussi de l’eau bénie, ce qui surpris Joanne, inconsciente que le loup possédait tout ça. Elle savait qu’il traquait les responsables et qu’il n’aimait pas les Vampires. Mais… A ce point ? La boule au ventre, mais déterminée, toute de noir vêtu, avec des habits sentant certainement le loup, Joanne quitta sa maison située dans le quartier de Camden pour rejoindre l’endroit où les Vampires avaient été vus. Elle longea les rues, la boule dans son ventre ne la quittant pas. Sa main, agrippée au poignard dans sa veste, elle avançait. Et si elle faisait une erreur ? Trop tard, il fallait y réfléchir avant. Dans le ciel, Isha, son hibou, suivait sa Chamane, observant au loin, lui envoyant par la pensée les informations qu’il captait. Et il les vit. Deux des Vampires étaient là, non loin d’un bar visiblement fermé. Il devait être environ deux heure du matin, ou quelque chose comme ça…

Joanne se mit à les chasser, se posant dans un coin pour les observer. Malheureusement, son odeur particulière joua contre elle. Sans que Isha ne puisse la prévenir, elle se retrouva avec un Vampire collé à son dos, une main posée sur sa bouche pour la faire taire.

- Ben alors ma jolie … tu veux jouer avec nous ?

L’individu la balança dans la ruelle, vers l’autre homme qui l’accompagnait.

- Regarde ce qu’on a là … Une humaine avec une odeur de cabot … Elle te rappelle pas quelqu’un Max ?
- Mhmhm … si … c’est pas la ptite Chamane de Prince Georges ? Nous manquait plus qu’elle dit donc !

Joanne tremblait. De froid ou de peur. Les deux peut-être. Mais elle ne perdit pas sa voix, ni même son courage.

- Qu’est-ce que vous avez fait de lui ? grogna-t-elle alors, encerclée par les deux Vampires.
- De qui tu parles ?
- Yuma ...

Prononcer ce prénom lui brûlait le cœur. Les deux hommes se regardèrent, souriants. La suite fut presque évidente. Bien que Joanne s’était défendue comme une belle diablesse, blessant l’un des Vampire au passage, elle fut surtout victime de sa folie. Les coups s’étaient abattus sur elle, fracassant certainement quelques os au passage. Lèvre fendue, arcade sourcilière ouverte, la belle avait le goût de son propre sang sur la langue, gémissant de douleur. Même Isha, qui tentait de blesser les Vampires, n’arriva à rien. C’était peine perdue. Son corps fut balancé plus loin, dans la ruelle, se fracassant contre un mur. Les crocs percèrent sa chair, la faisant gémir à nouveau de douleur. L’espace d’un instant, les yeux rivés vers le ciel, Joanne songea à abandonner. Mais dans son esprit, la voix de Nahima résonna. La première des Chamane venait de revenir à elle, lui murmurant de se battre, de ne pas abandonner, lui disant que son heure n’avait pas encore sonné. Et, à cet instant, un sifflement s’éleva dans le, presque, calme de la ruelle. L’un des deux Vampires abandonna sa proie pendant que l’autre s’abreuvait encore. Joanne, bien décidée à ne pas mourir, recommença à se battre, ou plutôt à se débattre.

Sa main tâta le sol dégoûtant, cherchant douloureusement son sac. Douloureusement, parce que chaque parcelle de son corps semblait la faire souffrir à cet instant. Le sac fut attrapé et Joanne y dénicha le pieu en bois qu’elle planta, avec toute sa force, dans le ventre du type qui beugla. Libérée du poids du Vampire qui se reculait, Joanna constata que le fameux Max était mort. Le regard de la Chamane, brouillé de larmes, se releva furtivement vers l’homme à la batte de baseball.

- Sale pute ! Regarde c’que t’as fait ! Dit le Vampire en arrachant le pieu de son ventre, le balançant à terre.

C’est là qu’il vit son compagnon mort, ce qui le rendit fou de rage. Alors, il abandonna la Sorcière pour un temps, se précipitant sur l’homme qui était responsable de cette mort. Joanne cru perdre connaissance, quelques secondes. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle vit le combat, entre les deux hommes. - Aide moi Nahima … par pitié, murmura-t-elle, les yeux rivés vers le ciel nuageux.

Et, du coin de l’oeil, Joanne vit a silhouette vampirique prendre feu. Les éléments et les esprits venaient de l’écouter et de lui venir en aide. Malheureusement, un autre Vampire arriva. Joanne fut alertée par Isha qui se mit à crier dans les airs, avertissant par la même occasion l’inconnu qui semblait bien vouloir la sauver.


• lilie




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Aedan Finnigan

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Humain



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MessageSujet: Re: All sins need holy water - ft Joanne Mar 22 Mai - 19:41

Elle avait l’air dans un sale état, la demoiselle en détresse qu’il cherchait à secourir, mais il n’avait pas vraiment eu le temps de s’y pencher plus avant, comme l’un des vampires était venu directement s’en prendre à lui. Aedan n’avait jamais fait dans la dentelle, on pouvait aisément s’en douter en voyant le gabarit de l’animal et ses airs d’ours mal léché. Généralement, les gens avaient tendance à l’éviter, quand ils le croisaient dans la rue, tard le soir. C’était le type qui vous faisait assez aisément changer de trottoir, sans même y penser. Au-delà de ça, Aedan n’était pas particulièrement altruiste ; la prison avait émoussé ses derniers éclats d’héroïsme dan l’œuf. Cependant, malgré ses airs machistes et sa volonté affichée de se foutre du monde, il ne pouvait décemment pas laisser une demoiselle se faire trucider à quinze mètres de la sortie de service de son bar. Ne serait-ce que pour éviter que les flics ne viennent foutre le nez dans ses affaires après avoir découvert un cadavre sur le pas de sa porte. Lui qui prenait tant soin de ne pas attirer l’attention sur son business, ça aurait été bien ironique qu’il ne tombe finalement pour le crime d’un autre. Il avait d’ailleurs déjà expérimenté ce genre de sacrifices, merci bien… Quand, en plus, il reconnait les caractéristiques des vampires dans les agresseurs, son sang ne fait qu’un tour ; ces foutues créatures de merde lui ont pourri la vie bien trop longtemps et il a une fâcheuse tendance à voir en teintes d’écarlate quand il en croise un. Que voulez-vous, on ne se refait pas… Sa batte vient fracasser le crâne de la malheureuse chose, explosant la cervelle en un amas de matière spongieuse rosâtre. Dirigé par la rage, une ire presque divine, Aedan ne s’arrête pas là : c’est dans un état presque second qu’il frappe, encore et encore, jusqu’à ce que le visage et la tête de l’autre ne soient plus qu’une bouillie informe et méconnaissable. Une maman vampire n’y aurait pas reconnu ses petits, qu’il pense, avec un sourire narquois, une lueur cruelle dans les pupilles, un air satisfait vissé sur la gueule. « Sale pute ! Regarde c’que t’as fait ! » Ca, c’est l’autre qui retire un pieu de son estomac en injuriant la jeune femme. Il a la brève pensée, un court instant, qu’elle en avait dans le ventre, la gamine, malgré sa mauvaise posture… Il avait toujours eu un faible pour les femmes combattives, celles qui ne se laissaient pas abattre par l’adversité, celles qui lui collaient leur main dans la gueule quand il venait juste de laisser trainer la sienne sur leurs fesses. Il aurait pensé, un peu naïf, que l’autre suceur de sang, continuerait à s’en prendre à la demoiselle en détresse et qu’il pourrait tenter de le prendre à revers, pendant qu’il était toujours occupé avec elle… Malheureusement, c’était sans compter la rage que provoquerait la vision de son compère, la tête éclatée aux pieds de l’Irlandais. A croire qu’ils étaient proches, vue la force avec laquelle l’autre se jette finalement sur lui, délaissant la belle pour s’attaquer à la bête ; un choix bien douteux, si vous vouliez son avis…

Les doigts du vampire se referment brusquement sur son poignet sans qu’il ne puisse anticiper quoi que ce soit, frappant son membre contre le mur le plus proche dans le but évident de lui faire lâcher sa batte en aluminium. Le mafieux s’y accroche, tel un naufragé à son radeau car, il le sait, l’objet constitue l’une de ses uniques chances de survie dans un combat singulier. Il gronde, laisse échapper un hurlement rauque de colère comme un énième coup provoque un éclair de douleur dans ses doigts, la batte tombant sur les pavés dans un bruit métallique qui se réverbère contre les murs de la ruelle. Une lueur d’effroi teintée de rage passe dans ses prunelles claires quand il voit, toutes canines dehors, l’infâme créature se précipiter vers sa gorge découverte. Quelle fin merdique que celle de finir égorgé au milieu d’une venelle, entre la benne à ordures et les flaques de pisse des clients trop avinés, à peine quelques semaines après sa sortie de prison… C’est tout ce à quoi il parvient à penser comme il lève les bras en une protection qu’il sait déjà vaine, fermant les paupières par instinct. Il ne s’attendait pas à entendre crépiter son ennemi et à le voir prendre feu sous ses yeux grands rouverts de surprise, l’odeur de chair brûlée venant délicieusement emplir ses narines. La fille ? Il penche légèrement la tête, l’observant de loin alors qu’elle semble au bout de ses forces, bien en peine de l’imaginer comme la responsable de ce brasero à taille humaine, et en même temps… Il lui semblait bien que les cas de combustion spontanée demeuraient rares, même chez les vampires. Surtout chez les vampires, à vrai dire… Il avance d’un pas vers elle, puis de deux. Il n’est pas philanthrope mais il ne peut pas décemment laisser une femme crever sur son perron. C’est l’excuse qu’il donnera, bourru, si on lui demande des comptes à ce sujet. Et puis, après tout, qui lui en demanderait, à lui ? Il n’avait pas à se justifier, c’était l’avantage d’être le chef. Un cri aigu résonne dans le ciel et il lève les yeux, interloqué, juste assez pour apercevoir une paire d’ailes avant qu’un coup à la mâchoire ne l’envoie brusquement au tapis. La tête lui tourne, il voit des étoiles danser devant ses yeux, le laissant un peu groggy, juste assez pour donner à l’autre le temps de lui décocher un coup de pied dans les côtes. Sa respiration se coupe mais il retrouve rapidement son souffle, prenant sans doute le dernier vampire par surprise, comme il se penche sur lui pour l’achever alors qu’Aedan s’est déjà emparé du manche à balai tout proche sur lequel la créature vient s’empaler d’elle-même, tâchant ses vêtements de sang encore chaud. Il gronde, repousse le cadavre pour qu’il ne lui tombe pas dessus et laisse sa tête reposer contre les pierres dans son dos, reprenant lentement ses esprits. Son corps est douloureux, sa bouche pleine d’un sang qu’il recrache rapidement sur les pavés. Avec difficulté, grimaçant, il se relève, lent, bien trop lent à son goût pour lui qui a toujours vécu en accéléré, au gré de ses passions légères… Il passe une main nerveuse sur son visage dont la pâleur cadavérique n’a rien à envier aux trois vampires qui jonchent le sol, se dirigeant vers la jeune femme. Elle a la peau sombre, il ne l’avait pas remarquée dans la pénombre environnante, maculée de sang. Ses prunelles croisent les siennes, un bref instant. Elle est en vie, peut-être pas pour très longtemps ; qu’en sait-il, au fond, il n’est pas docteur… Ses bras puissants la soulèvent avec une facilité déconcertante : à son échelle, elle n’est pas plus lourde qu’une plume. Il attrape son sac du bout des doigts avant de regagner le bar, montant à l’étage pour la déposer dans son propre lit. L’appartement est minuscule et ne paye pas de mine, certes, mais c’est bien assez pour l’ours qu’il est. Hors de question qu’ils demeurent tous deux au Shamrock, encore moins dans son sous-sol, véritable repaire de la mafia irlandaise et temple de trafics illicites en tous genres. Son logement est encore la meilleure solution. Il ne peut pas l’emmener à l’hôpital, de toute façon, alors mieux vaut encore qu’elle tienne le coup, auquel cas, il serait obligé de jeter son corps dans une fosse commune quelconque. Ce serait bien dommage, de gâcher un tel potentiel, qu’il pense un instant avant de reprendre ses esprits, sortant son téléphone pour envoyer un SMS très simple. « Trois cadavres derrière le bar. Occupe t’en. » Duncan, le nettoyeur, saurait quoi en faire, vampire ou pas… Il s’empare ensuite d’un linge humide, nettoyant les traces de sang sur les parties de peau visible de sa réfugiée. Ses prunelles claires accrochent la sacoche qu’il a négligemment posée au pied du lit, curieuses. Il aime surtout savoir à qui il a affaire, peu friand de surprises. Oh, il sait bien que ça ne se fait pas de fouiller dans les sacs des filles mais Aedan se fout bien de ce qui se fait ou pas. Ses grosses paluches s’emparent déjà de la besace, l’ouvrant au moment précis où Joanne fait de même avec ses paupières…
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Joanne M. Moore

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MessageSujet: Re: All sins need holy water - ft Joanne Mer 23 Mai - 18:06


Joanne feat. Aedan
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Elle aurait voulu crier la Chamane, mais plus aucun son ne semblait vouloir s’échapper de sa gorge serrée, où le goût de son propre sang s’était imprégné. Sa vision floue, les yeux brillants de larmes, l’empêcha de voir correctement ce qui se passa ensuite. La douleur, si vive, lui donnait la nausée et, parfois, elle semblait perdre connaissance, une fraction de seconde. Elle s’accrochait pourtant, pour ne pas sombrer vers les méandres de l’inconscience, là où ses tourments ne prendraient pas fin. Joanne entendit les coups, les hurlements, se demandant pourquoi personne n’était alerté. L’heure tardive ne devait pas aider. Et puis de nos jours, qui voulait encore se mêler des affaires des autres ? Il était déjà bien étonnant que cet homme lui soit venu en aide. Tant bien que mal, Joanne essaya d’attraper son sac, ses doigts s’accrochant au sol humide et dégueulasse. La douleur de ses côtes fut trop vive, la faisant grimacer et gémir de douleur, lui faisant presque tourner de l’œil. Il fallait croire qu’il n’y avait pas que les côtes de toucher. Il ne manquait plus qu’à espérer qu’elle ne crève pas là, la bouche en sang, d’une hémorragie interne… Triste fin tout de même, pour une jeune Sorcière en quête de vérité. Accroche toi Ashaisha, ne renonce pas. La voix de Nahima, son Ancêtre, soufflait à ses oreilles pour la première fois depuis trop longtemps, offrant à Joanne un réconfort qui lui fit ouvrir les yeux. C’est à cet instant que son regard croisa celui de cet homme. Aidez moi... Elle aurait voulu le lui dire, mais les lippes se mouvèrent sans qu’un seul son ne s’en échappe. Seul son regard parlait pour elle, suppliant, implorant qu’on l’aide. Si elle ne savait rien de cet homme, elle savait cependant qu’il avait pris le risque de se battre contre des Vampires. Il ne devait donc pas être quelqu’un de mauvais. Déduction rapide durant sa courte conscience. Son corps, léger comme une plume, quitta le sol dans une grimace de douleur et des plaintes, signe des souffrances qui torturaient son corps. La tête de Joanne s’appuya contre l’épaule de l’homme, respirant un parfum qui lui était inconnu. Et ses paupières s’abaissèrent, perdant connaissance. La douleur avait eu raison d’elle, la fatigue aussi.

Les ténèbres l’envahissaient tantôt glaciales, tantôt brûlantes. Joanne peinait à s’y retrouver dans cette noirceur qui l’engloutissait. Elle était là, debout au milieu de nul part, peinant à trouver son chemin vers la lumière. Songeait-elle à abandonner ? Oui, elle y songea, l’espace d’un instant. Abandonner pour ne plus souffrir, pour ne plus pleurer, pour ne plus avoir à se battre. Mais Joanne était une femme forte, sauvage, au caractère de feu. L’abandon n’était pas quelque chose qu’elle acceptait. Elle s’était battue, toute sa vie, pour ses idées et, la mort l’avait parfois épargnée. Mais la tristesse si profonde, la solitude si douloureuse, poussaient la Chamane à arrêter de se battre. À nouveau, ce fut la voix de Nahima qui se fit entendre, si loin et si proche à la fois. Mes descendantes n’abandonnent jamais Ashaisha. Tu es ma digne héritière. Ne laisse rien ni personne se mettre en travers de ton chemin. L’esprit de Nahima se montra cette fois, s’approcha de Joanne pour caresser sa joue de sa main chaude. Un sourire bienveillant étira les lèvres de l’esprit au regard perçant. Tu n’es pas seule, tu ne le seras jamais. L’avenir est grand pour toi Ashaisha. Mais tu dois te réveiller, te battre encore. Les larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune Sorcière. Pleurait-elle vraiment ? Impossible de le dire. Je n’ai plus la force de me battre. J’ai tellement mal, tellement peur. Sans lui, c’est impossible… L’esprit de Nahima serra Joanne contre elle, caressant ses cheveux comme une mère l’aurait fait avec son enfant. Rien est impossible tant qu’on n'a pas essayé Joanne.

Dans son songe, Joanne se mit à crier, voyant Nahima disparaître. Elle sentit la douleur revenir, vive, brûlante. Elle sentit les odeurs autour d’elle, le contact des draps sous son corps. Elle sentit la fraîcheur sur sa peau et le goût du sang encore présent dans sa bouche. Les larmes roulèrent cette fois sur ses joues alors qu’elle ouvrit doucement les yeux. La première chose qu’elle vit, fut cet homme accroché à son sac.

- Qu’est-ce que vous faite !!

La voix aurait voulu être plus forte, plus menaçante, mais elle ne fut qu’un murmure tout juste audible tant la voix était rauque et la gorge sèche. Mais Joanne trouva, malgré la douleur, la force de se redresser, s’emparant de son bien qu’elle lui arracha des mains. Réflexe de protection, elle recula à fond du lit, genoux remontés sur sa poitrine, sac collé à elle. Sa respiration douloureuse était lourde, rapide et son regard semblait presque fou, analysant rapidement l’homme et les lieux. D’un geste de la main, elle fit un rapide état des lieux, touchant sa lèvre fendu et son arcade sourcilière ouverte, grimaçant au passage. Son sac contenait de l’eau bénie, un pieu en bois et quelques substances magiques dont elle seule avait le secret.

- Vous m’avez sauvé… Pourquoi ? Pourquoi m’avoir aidé ? Pour avoir quelque chose en retour ? Vous êtes blessé par vrai ?

Certainement poussée par l’adrénaline et sa folie, Joanne se rapprocha, abandonnant temporairement son sac. La main de l’homme légèrement gonflée, semblait mal en point. Alors, lentement, Joanne l’attrapa et laissa sa magie opérer, du moins le peu qui lui restait encore de magie, loin des loups. L’homme sentit certainement une chaleur envahir sa main, peut-être même plus, soignant les plaies et soulageant les douleurs. Du nez de la Sorcière, un filet de sang se mit à couler, venant s’échouer sur ses lèvres. Elle s’essuya, rapidement, du revers de la manche.

- Pour vous remercier... Un rendu pour un donné, ou quelque chose comme ça… Où est-ce que je suis ? Ils sont tous morts ? Est-ce qu’ils ont dit quelque chose ? Joanne vacillait entre soulagement en se disant qu’ils étaient morts et la peur de ne jamais savoir ce qu’ils avaient pu faire de Yuma. Où est-ce que je suis ? Ils sont tous morts ? Est-ce qu’ils ont dit quelque chose ?

Trop de questions se mêlaient aux émotions de la jeune femme qui fut prise d’une sorte de vertige nauséeuse. Fermant les yeux quelques instants, elle s’adossa à nouveau contre le premier plan dur qu’elle trouva, s’enfonçant dans le lit qu’elle souillait de ses vêtements sales. À cet instant, Joanne ne savait ni quoi faire, ni quoi dire de plus, alors qu’elle aurait voulu dire beaucoup, faire beaucoup. Mais elle ne savait rien de cet homme et de l’endroit où elle se trouvait.




• lilie




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All sins need holy water - ft Joanne
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